Présent a Niamey le 7 juillet dernier lors du lancement de la Zone de libre-échange du continent africain, Afrique Progrès Magazine est allé à la rencontre de Baîpo Temon Sylvie pour s’enquérir des actions qui seront menées en République Centrafricaine pour une meilleure profitabilité de la ZLECAf. Dans cette interview exclusive la ministre Centrafricaine des affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger se dit optimiste quant à l’avenir deson pays avec le lancement de ce marché de plus d’un milliard de consommateurs.


Que représente le lancement de la Zone de libre-échange du continent africain pour vous et votre pays la République Centrafricaine ?
Ce grand marché qui permet aujourd’hui à l’Afrique d’établir des relations sud-sud plus renforcées est une grande opportunité pour la République Centrafricaine avec plus d’un milliard de consommateurs. C’est donc une raison d’être plus motivée pour entamer la marche vers le développement. Puisque vous savez que la RCA sort d’une crise qui a été violente et aujourd’hui. La restauration de l’autorité de l’Etat est aujourd’hui l’ultime point de priorité afin que la reconstruction de l’Etat permette à la République Centrafricaine de bénéficier de ce large marché pour arriver à la transformation de ses produits. La République Centrafricaine regorge d’un certains nombre de richesses, il faut aujourd’hui les mettre à la disposition de l’Afrique.


Mme la Ministre la RCA dispose d’un faible potentiel en termes de production énergétique, ceci dit, un accent sera-t-il mis dans ce secteur avant d’amorcer une véritable politique de transformation voire d’industrialisation ?
En effet la République Centrafricaine a un certain nombre de défis notamment l’électrification pour l’ensemble du pays afin d’asseoir l’industrialisation et avoir un niveau de production qui soit convenable et en conformité avec le marché que nous offre la ZLECAf. Aujourd’hui la situation de la République Centrafricaine avec tous les conflits qu’elle a rencontrés a freiné son développement et le dernier accord qu’elle a signé le 6 février 2019 qui permet de sortir de la récente crise et d’attaquer le développement de la RCA. Donc les défis sont nombreux certes, mais nous avons la volonté de nous mettre à niveau et ce marché va nous permettre justement de relever les différents challenges et nous devons avec l’appui de l’ensemble des partenaires qui nous soutiennent dans la stabilisation de la République Centrafricaine il nous faut atteindre
Et de deux il nous faudra mettre à la disposition du marché l’ensemble des biens et services que la République Centrafricaine propose.


Mme la Ministre faut-il dire que vous êtes optimiste quant à la zone de Libre-échange du continent africain qui est en train de se mettre en place ?
Oui je suis optimiste, il faut que nous soyons optimistes, on a passé un long trajet pour en arriver là, depuis la colonisation, l’organisation de l’Union africaine et aujourd’hui l’Union Africaine. La ZLECAf marque une grande étape dans la dignité de l’Afrique.
Il faut être optimiste mais il faut aussi être conscient des défis auxquels nous devons faire face au niveau de l’Afrique. C’est-à-dire que le continent africain regorge de beaucoup de potentialités mais il connaît aussi beaucoup de conflits. Donc c’est un défi pour l’Union Africaine.


Propos recueillis par Onesiphore NEMBE, envoyé spécial à Niamey

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