A l’occasion de la journée mondiale du VIH le 1er décembre dernier, la banque mondiale a dans un communiqué diffusé sur son blog, fait état des chiffres relatifs au nombre de personnes infectées. Des progrès sont certes enregistrés mais on reste bien loin de l’éradication.

Entre 1990 et 2018 la réduction des cas d’infection au VIH est de 40%. En 1998 ce sont 3 millions de personnes qui avaient été infectées. Vingt ans plus tard ce nombre est de 1,7million, soit 5 000 cas d’infections tous les jours. Le communiqué de la banque mondiale précise que 61% des cas d’infections sont localisés en Afrique subsaharienne soit environ 3050 cas d’infections tous les jours. Le nombre global de personnes atteintes en 2018 est par contre cinq fois plus important que celui de 1990. En effet courant 1990 le monde comptait à peine 7,9 millions de personnes atteintes du VIH, tandis qu’en 2018 ce chiffre est passé à 37,9 millions.

On note cependant une hausse significative du nombre de personnes vivant avec la maladie et qui ont accès au traitement. En 2018 ce nombre tournait autour de 23 millions. Par conséquent le nombre de décès est passé de 1,7millions en 2005 à 770 000 en 2018.


L’éradication reste loin en raison des lents progrès de la médecine

Les progrès de la médecine ne sont pas encore parvenus à soigner le VIH sida. Si même quelques illustres chercheurs ont répandu la rumeur à propos d’un vaccin, de source officielle cela n’a pas établi. Sinon que la courbe de la vie des malades du VIH a été rallongée au fil des ans grâce à la recherche. On doit à ces chercheurs les antirétroviraux qui ont permis de rendre le VIH moins mortifère que le cancer. En effet dans les années 1990 on donnait à peine 6 à 10 ans de vie après l’infection aux personnes atteintes du VIH. Or aujourd’hui leur vie n’est aucunement menacée pour autant qu’ils suivent assidûment leur traitement.


Rappelons toutefois que les budgets affectés aux niveaux international et national pour entretenir la vie des personnes infectées sont importants. Depuis sa création en 2002 le fonds mondial a été alimenté à 60 milliards d’euros ; de l’argent qui a servi dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. C’est dire que des efforts supplémentaires doivent être consentis sur le terrain de la recherche en vue de parvenir un jour à une éradication. Puisqu’il faut le marteler, le VIH depuis son apparition en 1981 a fait près de 40 millions de morts d’après des chiffres de l’organisation mondiale de la santé.


Onesiphore NEMBE

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