La réussite de la Zone de Libre Echange du Continent africain en cours de lancement à Niamey dans le cadre du 12e sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement incombe à tous les acteurs ; les gouvernements, la société civile, le secteur privé. De ce fait l’implication du secteur bancaire est plus que jamais cruciale.

Quand on ferait le procès de la banque en Afrique concernant sa participation au développement, dans beaucoup de pays au sud du Sahara, elle serait condamnée pour action insuffisante. Et pour cause : les banques ne prennent pas beaucoup de risques en matière de financement des acteurs du secteur privé, ce qui oblige la plupart d’entre ces derniers à composer avec les modestes moyens qu’ils disposent.

Or dans sa mise en œuvre la ZLECAf suggère entre autres ; le financement du commerce, le développement des industries, y compris la PME, la production des biens nécessaires, le développement des infrastructures physiques, l’électrification. Et ces multiples financements ne visent pas que les Etats, mais aussi l’ensemble des acteurs gravitant autour de la ZLECAf.

Le seul développement des infrastructures exige au moins la somme d’un milliard $ désormais. Et seule une mise en commun de plusieurs institutions bancaires peut garantir la mobilisation de cette somme. En parlant de la production des biens qui vont être engagés dans la ZLECAf, les banques devraient désormais financer la construction des parcs industriels cela dans un contexte de manque des infrastructures.

Quand la BAD et Afreximbank s’intéressent aux femmes et aux jeunes

Au cours de ce 12e sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’UA, les banques se sont engagées à appuyer des acteurs tels que les jeunes et les femmes. C’est le cas Afreximbank avec son idée de la FIDA. En effet l’idée consiste à participer aux entreprises des jeunes. Ce sera une sorte d’appui apporté aux jeunes qui ont des idées mais n’arrivent pas à les concrétiser pour défaut de projets bancables ou des moyens financiers. On pourrait aussi aller vers la création des centres de soutien aux jeunes entrepreneurs.

« La banque africaine de développement (BAD) est en train de mobiliser 3 milliards de dollars pour financer les projets portés par les femmes africaines » a laissé entendre le représentant de l’institution bancaire africaine. Cette somme permettra le renforcement des capacités des femmes.

Nonobstant ces annonces d’Afreximbank et de la BAD, les experts ont appelé le secteur bancaire à s’impliquer davantage dans la formation des PME, question de permettre à ces dernières d’améliorer la qualité. Les banques devraient aussi capaciter tout le secteur privé. Ils ont appelé à continuer de mettre un accent sur les femmes, qui, manquent plus que jamais d’outils capables de leur permettre d’avancer sur le terrain économique. C’est le cas notamment de l’information et même des moyens financiers. Ils précisent d’ailleurs que le gros des financements des femmes provient des microfinances et des tontines. Impossible donc dans cette situation d’entretenir des entreprises viables et de permettre à ces dernières d’aider à la production des biens qui seront entamés dans la ZLECAf.

Des banquiers optimistes quant à la réussite de la ZLECAf

Les banquiers restent confiants quant à la mise en œuvre de la ZLECAf. D’ailleurs Afreximbank s’est engagée à financer les 5 milliards de dollars nécessaires à la finalisation du travail de mise en œuvre de la ZLECAf.

L’engagement des acteurs du secteur bancaire à mobiliser les fonds en vue d’accompagner le marché commun africain est un gage intéressant. Toutefois les banquiers appellent les autorités africaines à rendre opérationnel cet accord. Et cela passe par la ratification des instruments, l’harmonisation des textes juridiques, la création des guichets uniques aux postes frontières. Il faudra qu’il y’ait un accord sans zone d’ombre pour parvenir à un engagement total de toutes les parties prenantes à ce processus.

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