Muhammadu Buhari et son homologue le souverain chérifien Mohamed VI, travaillent à la construction du Gazoduc qui traversera toute l'Afrique de l'ouest pour déboucher au Maroc, et en occident probablement

Muhammadu Buhari et Mohamed VI : deux chefs d'Etat, une vision

énergie


C’est une nouvelle ère de coopération entre le Maroc et le Nigéria. Au cours de sa visite au mois de juin au Maroc, Muhammadu Buhari, président du Nigeria et le Roi Mohammed VI ont convenu et signé plusieurs accords. Des projets vont naître pour concrétiser tout cela.

Depuis 2016, lors d’une visite du Roi au Maroc, ce projet de gazoduc a été lancé. L’année suivante, une étude de faisabilité a été menée puis en 2018, les lignes ont commencé par véritablement bouger. Le méga projet de gazoduc annoncé consiste à faire le pont entre les champs gaziers du Nigeria, passer par des pays de l’Afrique de l’ouest pour chuter sur l’Europe.

Selon nos informations, il s’agira d’étendre vers le Maroc, le gazoduc ouest-africain (GAO) fonctionnel depuis 2010 et reliant les zones gazières du sud du Nigeria au Bénin, au Togo et au Ghana. «Pour des raisons d'ordre économique, politique, juridique et sécuritaire, le choix s'est opéré sur une route combinée onshore/offshore», ont souligné des sources au sein de la direction générale de la Compagnie de pétrole nationale nigériane et au sein de l’Office national (marocain) des hydrocarbures et des mines. Il est à noter que «plusieurs tracés ont été évalués jusqu’ici. Le premier est un tracé offshore, le second est un tracé onshore qui longe la côte. Tandis que le troisième est un tracé mixte».

L’agriculture n’est pas oubliée

Le secteur agricole n’est pas le dernier de la classe. Enfin, il n’est pas oublié. Une autre convention de coopération a été signée en ces sens. Elle met beaucoup plus l’accent sur les formations professionnelles agricoles. Outre cela, un accent particulier est mis sur l’encadrement technique entre le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et le ministère nigérian de l’Agriculture et du Développement rural.

En 2017, l’agriculture au Maroc, d’après des données de la Banque mondiale a contribué à 13,1% au PIB. Le pays a une agriculture considérée comme premier pourvoyeur d’emplois, loin devant les autres secteurs économiques en occupant 40 % de la population active. Un Plan Maroc vert aussi est en cours dans le pays depuis 2008 et permet d’améliorer la productivité agricole. 

Au Nigéria, le secteur agricole contribuait à 20,2% au PIB du Nigeria dans les années 2014 et 21,2% en 2016. Il fournit des emplois à plus de 70% de la population du pays. Le pays possède aussi d’importantes ressources agricoles, d’une superficie immense de terres cultivables (70,8Mha), des conditions agro-écologiques variées et deux des plus grands fleuves du continent. A l’horizon 2020, l’ambition de diversité de l’économie amène le pays à s‘orienter vers l’agro-alimentaire comme « le nouveau pétrole du pays » et sextupler les productions.

Assou Afanglo



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