Le président malgache Andry RAJOELINA accompagnant le président de la Banque mondiale David MALPASS lors de la première visite en Afrique de celui-ci, le 29 avril dernier

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : La croissance ne suffira pas à reculer la pauvreté

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L’édition 2019 des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale intitulée « Tensions grandissantes et investissements atones » sorte le 4 juin dernier à Washington (USA).

« La croissance économique mondiale devrait être moins soutenue que prévu en 2019, à 2,6 %, avant de remonter légèrement en 2020, à 2,7 % » font remarquer les auteurs de cette publication. Toujours selon eux « dans les marchés émergents et les économies en développement, la croissance devrait se renforcer l’an prochain, plusieurs pays étant sortis de leurs difficultés financières, mais le rythme restera modéré ».

De surcroît le président de la Banque mondiale, David MALPASS insiste que « pour réduire la pauvreté et améliorer les niveaux de vie, la croissance économique doit être plus soutenue (…). Les gouvernements doivent impérativement engager des réformes structurelles pour améliorer l’environnement des affaires et attirer des investissements»

Il est cité dans les Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale que la croissance dans les pays à faible revenu — qui devrait rebondir à 6 % en 2020, contre 5,4 % en 2019 — ne suffira pas pour faire reculer sensiblement la pauvreté.

Par exemple, pour  l’Afrique subsaharienne, l’étude pense que la croissance y devrait s’accélérer à 3,3 % en 2020. Cette estimation est sous réserve d’une amélioration de la confiance des investisseurs dans certaines des grandes économies, mais également du redémarrage de la production de pétrole dans les grands pays exportateurs et du maintien d’une production agricole et d’investissements publics soutenus dans les économies pauvres en ressources, en appui à une croissance robuste.

La hausse attendue du PIB par habitant dans la région ne vaincra pas encore la pauvreté. Mais le document avance qu’en 2020, la croissance en Afrique du Sud devrait redémarrer légèrement, à 1,5 % tandis qu’en Angola et au Nigéria, elle devrait s’établir à respectivement 2,9 et 2,2 %.

A noter que seulement une vingtaine de jours après sa prise de fonction en début avril 2019, le nouveau patron de la Banque mondiale a entamé sa première visite internationale en Afrique (Madagascar, Mozambique et Ethiopie) A Madagascar, premier pays visité, il a confirmé le financement à hauteur de 392 millions de dollars pour le bien être, l’éducation, l’économique et la bonne gouvernance des malgaches.

James RAMAROSAONA



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