Immeuble de la Sonatrach à Alger.

Algérie : Le potentiel gazier de Gassi-Touil est considérable

énergie


Les contrats signés vont optimiser les capacités de production des installations déjà existantes et valoriser le potentiel du champ gazier de Gassi-Touil.

 

Un pas supplémentaire vient d’être franchi en Algérie dans le secteur gazier. Ceci à la faveur de deux accords de signés le 30 décembre 2018 entre la société nationale d’hydrocarbures d’Algérie, Sonatrach, et deux entreprises nationales. Il s’agit respectivement de la société Cosider Canalisation et de l’Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (ENGTP), filiale de la Sonatrach. L’objet porte sur le développement des champs gaziers de la périphérie de Gassi-Touil, qui compte un ensemble de 47 puits pour une production estimée à près de 12,3 millions de mètres cube par jour. Selon les clauses techniques, le premier accord porte sur la réalisation d’un réseau de collecte pour le raccordement et la mise en production de 25 puits vers le centre de traitement de Rhour de Nouss (Illizi). Outre le réseau de collecte, il est prévuentre autres la construction des installations de surface aux puits, six manifolds sur champs, cinq jonctions et un poste de sectionnement. En termes de production de gaz, son apport sera de 7 MMSm3 par jour, de l’avis du directeur central Engineering et Project Management auprès de Sonatrach, Faiz Zane. Les études d’ingénierie de détail, la construction, le montage sur site, les essais et la mise en service seront réalisés par Cosider Canalisation. Le coût du contrat dont la livraison est prévue pour décembre 2020 est de près de 21 milliards de dinars algériens, soit 177 millions de dollars.

 

Le second accord porte quant à lui sur la réalisation d’un réseau de collecte pour le raccordement et la mise en production de 22 puits vers le centre de traitement existant de Gassi-Touil. Sa capacité de production est estimée à 5,3 MMSm3 par jour. Les termes du contrat prévoient que l’ENGTP devra assurer les études d’ingénierie de détail, la construction et le montage sur site, les essais, la mise en service, la réalisation des installations de surface aux puits, 4 manifolds sur champs et l’extension de 2 manifolds déjà existants. Le coût global du contrat est de 32 milliards de dinars algériens, soit 269 millions de dollars. Le chantier sera également livré en décembre 2020.

 

La Sonatrach a jeté son dévolu sur dévolu sur deux entreprises nationales pour atteindre un taux d’intégration de l’ordre de 55% comme le prévoit la Stratégie de la compagnie à l’horizon 2030 (SH2030). Cette stratégie ambitionne de faire de Sinotrach une « entreprise gazière ». Le groupe en veut pour preuve les accords signés en décembre 2017 avec GCB, ENAC, Infratelle, l’ENGTP et Cosider pour la réalisation d’un réseau de collecte de 330km, pour le raccordement de 50 puits producteurs sur les 154 identifiés sur le champ gazier de Tinhert (Illizi). Par ailleurs, le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, précise que le projet vise également l’optimisation des installations déjà existantes.

Gibrile KENFACK TSABDO



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