Champ de baobab à Madagascar, un paysage unique à préserver pour un monde écolo

Biodiversité mondiale : La prise des mesures pour la préservation se fait urgente

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Notre planète soupire, exploitée abusivement par l’activité humaine elle prévient de cataclysmes importants en témoigne son dérèglement continu et ses pertes en vie. Les scientifiques auteurs du dernier rapport de Planète Vivante paru ce quatrième trimestre 2018 parlent d’une humanité à la « croisée des chemins » et appellent à des mesures urgentes face à l’évidence de l’extinction de la race humaine ainsi que d’autres races animales, si nous poursuivons dans cette voie.

Entre les dégâts causés par les feux de brousse, le braconnage ou l’activité intensive de l’homme sur la nature, le résultat est sans appel ; les écosystèmes accusent continuellement un coup, dépérissent et se meurent. D’après l’IPV (Indice Planète Vivante), Près de 60% des populations mondiales de poissons, d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles a disparu entre 1970 et 2014 ans et le bilan est loin de s’arrêter là.

Et le braconnage se poursuit malgré tout

Le chiffre de 30 000 pachydermes abattus annuellement en Afrique soit plus de 82 bêtes abattus par jour, présage de l’extinction de cette race si rien n’est fait. Céline Sissler-Bienvenu, la Directrice du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) pour la France et l’Afrique francophone indique d’ailleurs que « le braconnage des éléphants pour leur ivoire a atteint des proportions dramatiques ces dernières années, et les saisies de grande ampleur dont le volume dépasse 800 kilos sont devenues la norme plutôt que l'exception ». Il n‘y a pas que les éléphants qui font l’objet du braconnage, mais aussi les rhinocéros, les crocodiles, les pangolins et de nombreuses autres espèces en voie de disparition. Les tortues étoilées de Madagascar pour cette seule année 2018, ce sont plus de 18 000 qui ont été reprises à des trafiquants.

En 2016, Madagascar a connu un pic significatif dans son activité touristique avec 641 500 emplois dans le tourisme et 4 369,2 milliards d’Ariary à l’économie.

 

Toujours concernant le Madagascar, on n’est pas loin de la catastrophe en parlant simplement des feux de brousse. 510 000 hectares de forêts disparues à cause des feux de brousse en 2017, soit plus de 55 fois la taille de la capitale de ce pays, Antananarivo. Or la richesse touristique de Madagascar tient plus de sa nature unique au monde que d’une politique touristique attrayante. D’où tout l’enjeu de la préservation de cet environnement. D’après un récent rapport de Planète vivante, en 2016, Madagascar a connu un pic significatif dans son activité touristique avec 641 500 emplois dans le tourisme et 4 369,2 milliards d’Ariary à l’économie.

Jusqu’où les hommes ont l’intention d’aller dans la dégradation de l’environnement ? La question se pose devant la recrudescence de la destruction de la nature par l’activité humaine. Et les chercheurs auteurs du dernier rapport de Planète Vivante tirent la sonnette d’alarme en ces termes « il n'y a aucune excuse pour l'inaction. Nous ne pouvons ignorer plus les signes avant-coureurs ; Ce serait notre propre péril. Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de la volonté d'agir - et d'agir rapidement. L’agenda de la conservation de la nature ne vise pas seulement à garantir l'avenir des tigres, pandas, baleines et toute la diversité de la vie que nous aimons et chérissons sur Terre. C’est plus gros que ça. Notre quotidien la vie, la santé et les moyens de subsistance dépendent d'une planète en bonne santé. Il ne peut pas être un avenir sain, heureux et prospère pour les habitants d'une planète climat déstabilisé, océans et rivières épuisés, dégradés »



La biodiviersité malgache est unique au monde



Les risques sont si élevés que dans ce rapport disponible sur le site de la wwf France, on rapporte que 100 000 espèces sont menacées d’extinction. Cette déclaration qui n’est pas nouvelle parce que rapportée au préalable par des milliers d’autres experts, s’appuie sur des informations en rapport avec les critères et catégories de l'UICN. Elle prend aussi en compte l’utilisation des informations sur les traits de vie, la population et la taille, et la structure de la distribution et leur évolution dans le temps, Red   Ainsi les espèces sont classées dans les huit catégories suivantes : « Eteint à l'état sauvage, En danger critique d'extinction, En voie de disparition, Vulnérable, Quasi menacée, préoccupation mineure ou données insuffisantes ».
 
L’urgence d’un nouveau pacte mondial
Il faut se rendre compte à l’évidence que les objectifs d'Aichi ne seront généralement pas atteints d'ici 2020. Reste l’espoir d’un nouveau pacte plus ambitieux. Oui l’urgence d’un nouveau pacte de la nature se fait forte et le WWF soutient cette initiative qui devrait voir le jour en 2020. Elle constituera une feuille de route décidée par tous et dont le respect garantira l’avenir de la planète. Et les experts d’appeler à cet effet à la mise en place d’ « un nouveau pacte ambitieux pour la nature et les hommes en Chine en 2020. Nous avons besoin de ce nouveau pacte, qui protège et restaure la nature, pour un avenir commun durable ». Cet accord fournira un plan pour la biodiversité et pour les personnes jusqu'en 2050 et au-delà.
 
 
Le Cameroun et le Kenya ont au cours de l’année 2017 brûlé des dizaines voire des centaines de tonnes d’ivoires et relevé le niveau de sécurité dans les parcs où vivent ces espèces.




Il faut souligner cependant les efforts qui sont en train d’être fait au niveau des pays africains. Le Cameroun et le Kenya ont au cours de l’année 2017 brûlé des dizaines voire des centaines de tonnes d’ivoires et relevé le niveau de sécurité dans les parcs où vivent ces espèces. Pour aller plus loin, les pays africains en plus de leur engagement en faveur de la préservation de la biodiversité, sont en train d’aborder dans un développement industriel durable. Ceci dit, le recyclage de tous les éléments servant à la production est prévu dans les projets industriels, sociaux et autres ; cas de l’Ethiopie avec le parc industriel d’Awassa.



Il convient in fine de préciser que la nature a toujours été un allié de l’homme dans sa survie. Elle lui offre les médicaments, de la nourriture, de quoi se construire un gîte, des paysages pour le tourisme, autant de bien qui sont évalué à plus de 120 000 milliards de dollars par an. Notre survie dépend de celle de la nature, d’où tout l’intérêt de prendre urgemment des mesures ambitieuses de sauvegarde de cette dernière. Le rapport de Planète Vivante conclut en déclarant que « la science n'a jamais été aussi claire sur les conséquences de notre impact. Il n'y a jamais eu autant de conscience - ni cet investissement de plus en plus rapide dans la recherche de solutions. Aujourd’hui, nous avons le savoir et les moyens de redéfinir notre relation avec la planète ». Onésiphore NEMBE



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