Au Bénin e Centre de Valorisation des Déchets en Biogaz et Engrais organiques (Cvdbe), convertissent les boues en énergie

Bénin: Des ménages font de leurs toilettes, une source d’énergie

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Dans les périphéries de Cotonou, les Béninois font progressivement recours aux énergies renouvelables pour une autonomie énergétique. Certains ménages, aidés par le Centre de Valorisation des Déchets en Biogaz et Engrais organiques (Cvdbe), convertissent les boues en énergie, plutôt que de les envoyer à l’égout.

Ce n’est qu’une fosse septique. Cependant, aménagée de sorte à décomposer les matières fécales et produire du méthane, elle est devenue la source insoupçonnable d’énergie. A Akassato, une localité située à 15 km de Cotonou, Hénock Gnanga, Expert en Gestion de l’Environnement et des Energies renouvelables a mis en place une micro turbine. « Il suffit de tirer la chasse d’eau pour que les digestions parviennent au biodigesteur. Le biogaz produit alimente le groupe électrogène. C’est si simple que ça», explique-t-il.  Au Bénin, le gaz domestique est cédé à 600 FCFA, soit 1 dollar. Mais, il n’est pas accessible à toutes les couches, du fait du pouvoir d’achat. Beaucoup font usage du charbon de bois, principale cause de la déforestation dans plusieurs communes.

Formé au centre Songhaï, présent au Bénin et au Nigéria, Hénock Gnanga a mis en œuvre le système et le promeut auprès des ménages des périphéries de la capitale économique du Bénin. Tout part d’un système hydrodynamique de vases communicant et est composé d'un corps en béton de 10-20 cm d’épaisseur disposant en son sein d’un dôme de stockage de gaz. Ce qui évite toutes fuites. Le tout est connecté aux WC. Une fois mis en marche, sans carburant, l’électricité est produite. En moins d’un quart d’heure, la citerne posée au toit du bâtiment se remplit.  Le système impressionne. Beaucoup de ménages et d’unités de production se sont approprié le dispositif pour se mettre à l’abri des factures d’électricité. « On a commencé à Cotonou, dans le 3e arrondissement avec des digesteurs en plastique. Les ménages essayaient de transformer leurs déchets en biogaz pour préparer. Mais le problème de boues de vidange se posait toujours. En réfléchissant, nous avons développé des modèles qui ont abouti au premier prototype installé à Porto-Novo dans la capitale politique, quarter Ouando en 2012 », explique Hénock Gnanga. 

Avec environ 350.000 Fcfa, soit 582 dollars, les ménages disposent d’une autonomie pour un biodigesteur de 4m3.  « Au départ, j’ai pensé que cela revient cher. Mais avec le temps, surtout que j’ai jumelé avec le solaire, je ne paye plus de facture. Il n’y a que les frais de maintenance », confie Eustache Favi, un utilisateur.  Le système a été dupliqué d’ores et déjà dans deux localités d’Abuja au Nigéria où des ménages, écoles et unités de production, s’alimentent à partir d’une même tribune de biodigesteur. 

Fulbert ADJIMEHOSSOU



2 Commentaires
  •       13 déc. 2018  

    bonjour M. GNANGA je suis intéressé par ce projet que je voudrais implémenter dans mon pays. Votr

  •       13 déc. 2018  

    bonjour M. GNANGA je suis intéressé par ce projet que je voudrais implémenter dans mon pays. Votre e


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