18 millions $ pour ouvrir une usine pharmaceutique

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C’est le projet que nourrit Apex Biotech, une entreprise codétenue par des investisseurs rwandais et bangladais. Il se pose déjà comme des concurrents de Cooper Pharma, une entreprise marocaine qui détenait jusque-là le monopole du marché.

Mercredi 16 mai 2018, les dirigeants de l’entreprise, codétenue par des investisseurs rwandais et bangladais, Apex Biotech procédait à la cérémonie d’inauguration dans la parcelle D15 de la « zone économique spéciale » de Kigali, capitale du Rwanda, une usine. Il s’agit de la deuxième firme de fabrication de produits pharmaceutiques qui compte ouvrir ses portes dans les neuf prochains mois. 

Les dirigeants de Apex Biotech, assurent que les maladies non transmissibles continuent de faire plus de victimes que n’importe quel autre groupe de maladies. D’où la raison de ce projet. « Une entreprise pharmaceutique supplémentaire sur le marché rwandais se focalisera sur la détection, la prévention et le traitement, réduisant ainsi le taux de mortalité », confient les responsables de la joint-venture. A cet effet, Apex Biotech ambitionne de fabriquer des médicaments génériques pour toutes les principales thérapies sous diverses formes de posologies. Des médicaments conditionnés en comprimés, en capsules, en poudre pour la suspension, en sirops liquides et les produits de réhydratation orale. 

18 millions $ pour fabriquer 800 millions de médicaments…                                          

Le projet de la firme, qui est évalué à 18 millions $, sera développé en deux étapes. Ceci implique la mise en place d’une usine de fabrication conforme aux standards « BPF » (Bonne pratique de fabrication) avec une capacité annuelle de 800 millions de comprimés, 200 millions de capsules, 8 millions de bouteilles et 5 millions de sachets de solutions de réhydratation buvable. 

Herbeton Madari, le Directeur général d’Apex Biotech Pharmaceutical-Rwanda a déclaré que « l’entreprise fera progresser la science pour la vie dans le pays et fournira des médicaments de haute qualité et abordable qui remonteront le niveau de l’espérance de vie au Rwanda et stimuleront la croissance économique », a-t-il expliqué. 

« Nos produits et technologies seront utilisés pour prévenir et traiter un large éventail de pathologies, y compris le paludisme, le VIH/SIDA, la tuberculose, l’hépatite… »

Avis partagé par le partenaire bangladais, Namzul Ahasan Sarker, Directeur général de la Health City. « Nos produits et technologies seront utilisés pour prévenir et traiter un large éventail de pathologies, y compris le paludisme, le VIH/SIDA, la tuberculose, l’hépatite et les maladies non transmissibles comme les cardiaques, le diabète, la malnutrition, la santé des femmes et des enfants et les conditions de la douleur chronique », a déclaré Namzul. « Avec une bonne gouvernance et un environnement favorable au monde des affaires ainsi qu’à une population croissante, le Rwanda a été identifié comme un endroit idéal pour la mise en place de notre première usine en Afrique. Il cimente clairement notre engagement à soutenir un secteur de soins de santé robuste ici au Rwanda », a ajouté le directeur général de Health City.

Une concurrence à Cooper Pharma 

Le gouvernement rwandais voit quant à lui une occasion de réduire la pression des importations de médicaments sur les réserves de change. C'est la deuxième usine de médicament qui verra ainsi le jour au Rwanda. Elle viendra mettre fin de fait, au monopole du groupe Cooper Pharma qui était seule dans le secteur. L’entreprise qui a son siège à Casablanca, au Maroc, revendique une présence dans 14 pays africains et le leadership en Afrique de l'ouest. 

Selon Dr Diane Gashumba, Ministre de la Santé du Rwanda, cela contribuera à réduire les devises étrangères que le Rwanda investit dans l’importation de médicaments, la création des emplois et l’amélioration de la qualité des soins de santé au Rwanda. Précisons qu’au cours de l’exercice 2015/2016, le Rwanda a dépensé 74,2 milliards Rwf dans importation des médicaments.



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