Dix-huit mois après le départ de Meriem Bensallah de la préidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), son remplaçant, Salaheddine Mezouar, vient de démissionner emporté par une déclaration « irresponsable, maladroite et irréflechie » sur l’avenir sociopolitique algérien.

Décidément Salaheddine Mezouar n’a plus de chance. Que celui qui a perdu le portefeuille ministériel des affaires étrangères le 5 avril 2017, devenu président de la CGEM mi-2018 e remplacement de Meriem Bensallah, soit obligé de démissionner au terme de dix-huit mois à ce poste. L’annonce de sa démission par une lettre adressée aux membres de la CGEM ce 13 octobre pour cause de « contraintes personnelles majeures », était une suprise à bien d’égards.

Tout s’est joué le jour d’avant à en croire la presse marocaine. En effet au cours du world policy conference qui s’est tenu à Marrakech jusqu’au 12 octobre dernier, l’ex-président du Rassemblement National des Indépendants (RNI) avait fait une sortie condamnée par les autorités du Royaume. 

« Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’Algérie ne reviendra pas en arrière. Le pouvoir militaire devra accepter de partager le pouvoir. La solution à la problématique algérienne c’est d’amener le pouvoir algérien à accepter la solution de partage du pouvoir » avait déclaré Salaheddine Mezouar.

Une réplique prompt du gouvernement marocain

La réplique du gouvernement de sa Majesté ne s’est pas faite attendre. Dans un communiqué de presse publié au lendemain de cette sortie jugée « irresponsable, maladroite et irréflechie » , les autorités précisent que « la CGEM ne peut se substituer au gouvernement de sa Majesté le roi dans la prise de positions sur les questions internationales et notamment le développement dans ce pays voisin. La position du royaume du Maroc à ce sujet est claire et constante ». Le même texte indique que « le royaume du Maroc a décidé de s’en tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux développements en Algérie (…). Il n’a ni à se mêler des développements internes que connaît ce pays voisin, ni à les commenter ».

A la suite de cette démission la CGEM a tenu une réunion d’urgence pour voir celui qui sur le plan statutaire est habilité à prendre les rênes de l’organisation. Puisqu’il faut le rappeler, d’autres postes tels que la vice-présidence sont vacants depuis la démission de Faïcal Mekouar le 18 juillet dernier.

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