Avec plus de 15% de la population mondiale, l’Afrique assure tout juste 2,2% des exportations de services. C’est dire que d’importants efforts doivent être consentis pour le développement de ce secteur, cela d’autant plus que l’avènement de la zone de libre-échange du continent africain (ZLECAf) sera effectif en juillet prochain.

Grand oublié des échanges autour de la ZLECAf, le marché des services dispose pourtant d’un potentiel capable de booster les échanges intra-africains. Dans le rapport 2015 du CNUCED sur le développement économique de l’Afrique intitulé : libérer le potentiel du commerce des services en Afrique pour la croissance et le développement, on notait que le continent avait connu une croissance du secteur des services de 4,6 %, contre 5,4 % dans les pays en développement. Cette position à la traîne du continent était liée à des problèmes de réglementation et de politique générale qui empêchent l’Afrique de tirer parti du potentiel de son secteur des services.

Entre autres causes citées dans le rapport, l’insuffisance des infrastructures africaines et leurs coûts. Ceci a rendu difficile voire impossible la transformation structurelle requise pour que le continent. Or le document indique que  » les services d’infrastructure sont essentiels à la réalisation des objectifs de développement durable pour 2016-2030 que les Nations Unies s’efforcent de fixer et à la création des conditions d’une croissance diversifiée en Afrique ».

Quelques pays ayant développé leur secteur des services

Le développement de ce secteur en parlant par exemple des services de distribution d’électricité, des télécommunications et des transports, contribue à la productivité. il est également déterminant pour la compétitivité des entreprises africaines. D’où l’urgence d’aborder dans ce sens pour une meilleure implémentation de la ZLECAf.

Entre 2009 et 2012 le secteur a enregistré une croissance de 4,6% en Afrique. Dans 30 pays africains ce secteur a boosté le produit intérieur brut. Cependant seuls quelques pays sont parvenus à développer leur secteur des services au point d’exporter sur le continent. Concernant les services bancaires l’Ile Maurice et le Nigeria ont fait d’importants Progrès. Le communiqué précise que « l’industrie du transport aérien de passagers et de marchandises en Éthiopie, au Kenya et en Afrique du Sud, le secteur des services d’éducation en Ouganda, les services de télécommunication en Égypte et l’industrie des services portuaires à Djibouti et au Kenya ». Pour précision, la compagnie aérienne ethiopienne fait depuis une quinzaine d’années une progression comprise entre 20% et 25% annuellement. Avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards de dollars, Ethiopian airlines s’assurre un profit annuel de 228 millions de dollars ce qui en fait la compagnie de transport la plus rentable du continent.

Il faut dire que le développement des services doit être concomitant de l’amélioration de leur qualité en vue d’atteindre le niveau de l’offre internationale. Par conséquent le continent africain devrait tabler désormais sur la mise en place de compagnies africaines de certification.

Onesiphore NEMBE




Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here