L’Afrique se construira grâce au produit de l’industrialisation. Les Etats africains devront s’atteler à l’élaboration des stratégies ainsi qu’à la mise en place d’un climat des affaires propice tandis que le secteur privé va s’investir dans le volet purement industriel de ce chantier historique. Cette position d’Arancha Gonzalez, en faveur du développement industriel africain, a été officialisée ce mercredi 20 novembre au cours d’une conférence de presse au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis-Abeba. C’était en marge du lancement de la journée africaine de l’industrialisation.


Arancha González, la directrice exécutive du centre international du commerce (CIC) croit à l’industrialisation du continent africain et vient de donner ses suggestions sur cette question. Pour la directrice exécutive de la CIC, il est indispensable que l’Afrique s’active sur le dossier de construction des infrastructures avec un accent sur les infrastructures de production énergétique. Un peu comme l’Éthiopie. En effet Addis-Abeba dispose aujourd’hui de 4000 MW et vise 10 000 MW d’ici 2025. Et cette manne énergétique constitue le poumon de l’industrialisation en cours dans le pays. Pour précision, plus un pays dispose d’énergie, plus les coûts sont bas, plus il attire les capitaux industriels.


Appelant à joindre l’acte à de nombreuses années de discours, la directrice exécutive de la CIC invite les pays africains à œuvrer afin de créer de la valeur. A noter que la valeur créée en Afrique se situe autour de 25%, contre 75% en Europe et 87% en Asie. Par conséquent il faut travailler à relever ce niveau grâce à la transformation systématique de toutes les matières premières. Pourquoi pas à la mise en place des chaînes de valeur régionales. Cependant la réussite de cette ambition requiert la facilitation des investissements ainsi que leur clarté dans les règles en matière de transparence.


Rappelant que 12 millions de candidats arrivent annuellement sur le marché africain de l’emploi, Arancha González invite le continent à davantage s’intéresser au secteur des services qui regorge d’un important potentiel en termes d’emplois. En outre, elle propose un investissement substantiel dans l’économie numérique question de permettre un changement radical de l’écosystème de l’économie africaine. « D’ici 2025 le secteur du numérique peut permettre la création de 3 millions d’emplois en Afrique » a-t-elle indiqué au cours de son propos.


La directrice exécutive de la CIC suggère enfin d’investir dans la compétence. Cette orientation, faut-il le souligner, est le socle sans lequel toute tentative de développement économique est vouée à l’échec.


Onesiphore NEMBE, Afrique Progrès Magazine, envoyé spécial à Addis-Abeba

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