La jeunesse africaine entend désormais prendre part à l’industrialisation du continent d’après l’agenda 2063 de l’Union africaine. Pour ce faire un groupe de startupers originaires de 11 pays ont constitué le 27 septembre dernier la première plateforme communautaire des chefs d’entreprises et startupers africains autrement dit Global Eliting. Objectif : mutualiser les intelligences pour répondre à la nécessité d’innovation et de production du continent.

Global Eliting réunit des ressortissants du Gabon, Cameroun, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Congo, Congo RDC, Centrafrique, Togo, Angola, France. Elle est présidée par Nzue-Nzue Ghislain Morin, un acteur majeur des énergies renouvelables du Gabon et du continent en général.

A l’issue de sa nomination au poste de président de Global Eliting, Ghislain Morin qui est par ailleurs le P-DG de Maintenance Global Industrielle et consultant en maintenance industrielle et des énergies renouvelables, s’est dit honoré pour la confiance que ses pairs africains lui ont témoignée. « L’heure est à l’industrialisation du continent africain d’après l’agenda 2063 de l’Union Africaine a-t-il indiqué à Afrique Progrès Magazine, ajoutant que, les entrepreneurs et startupers africains sont prêts aujourd’hui à accompagner le continent dans cette importante initiative en offrant leur expertise en matière d’innovation ».

Cette institution nait à un moment où l’Afrique a mis le cap sur son développement, alors que les décideurs africains ont compris que l’industrialisation du continent est la condition sine qua non de son émergence. D’ailleurs depuis quelques années des parcs industriels sont en train de voir le jour dans de nombreux pays du continent. Mais il faut souligner que la survie de cette industrie naissante dépend étroitement de sa capacité à innover dans un environnement global hautement concurrentiel. C’est dire que Global Eliting peut devenir très vite un laboratoire qui accompagne les industriels dans l’innovation, l’adaptation et même l’africanisation de leur production.

Il faut dire que le continent africain est aujourd’hui en retard sur de nombreux chantiers. Avec une demande d’un milliard de paires de chaussures chaque année, il reste dépendant étroitement de la production occidentale et même asiatique. Sur le plan alimentaire, les importations de riz suivent une courbe ascendante et de nombreux pays espèrent toujours l’arrivée de l’agriculture mécanisée. La richesse reste générée grâce à la vente des matières premières. La mise en place des chaînes de valeur tarde en raison d’un défaut criant d’énergie dans certains pays.

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