Richard Bona, le bassiste camerounais a été sur la scène du Jazzablanca 2016

Rabat, Casablanca, Marrakech; le marché de la culture a le vent en poupe

économie


La plupart des événements culturels qu’abrite le pays offrent aux artistes une meilleure visibilité aussi bien en Afrique qu’à l’international.

 

Du 21 au 24 novembre prochain, Rabat la capitale du Maroc va vibrer au rythme des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. A la faveur de la 5e édition du Visa For Music. Evènement rassemble les professionnels de l’industrie musicale (artistes, agents, maisons de disque, programmateurs, institutions culturelles et fondations, médias et formateurs, etc.). Le Maroc a l’habitude d’abriter de grands rendez-vous culturels comme celui-ci, qui, à l’occasion, donne une visibilité aux artistes d'Afrique et du Moyen-Orient à l'international. Créé en 2013 par Brahim El Mazned, Visa For Music ambitionne également d'améliorer la condition des artistes du Sud tout en encourageant la mobilité artistique entre l'Afrique et le Moyen-Orient.

 

La 4e édition organisée du 22 au 25 novembre 2017, a réuni 1500 professionnels venus de 85 pays à travers le monde, 400 artistes d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Amérique latine, d’Europe, d’Asie et d’Océanie, 73 exposants et 500 speed-meeting. Quatre hommages ont été rendus à de grands noms de la musique, en plus de six conférences et neuf ateliers et formations animés par des professionnels issus de divers pays (Espagne, Norvège, Mexique, Inde et Corée du Sud). Les langoureuses mélodies distillées par le musicien camerounais Blick Bassy en novembre 2015 lors de la 2e édition n’ont pas laissé le public indifférent. Dans une fusion entre influences traditionnelles camerounaises et acoustique moderne, le chanteur a été à la hauteur des attentes des mélomanes.

 

L’humour au rendez-vous

Côté humour, Jamel Debbouze, fondateur du Marrakech du Rire, réussit depuis huit éditions déjà, à procurer de la joie à ses fans. Plus qu’un festival, le Marrakech du Rire est devenu un trait d’union entre les cultures. Au point d’être considéré comme le premier festival d’humour francophone dans le monde. Depuis sa création en 2011, plus d’une dizaine de nationalités différentes se sont produites sur la scène du Marrakech du Rire : marocains, français, ivoiriens, belges, canadiens, togolais, suisses… La 8e édition tenue du 20 au 24 juin dernier a une fois de plus donné l’occasion à une vingtaine de comédiens, humoristes, acteurs et chanteurs de se faire connaître aux yeux des réalisateurs, producteurs et scénaristes présents, mais aussi du public. En 2017, Gad Elmaleh, Ary Abittan, Chantal Ladesou, Bruno Salomone…ont, du 28 juin au 2 juillet, « cassé les côtes » du public.

 

Au rythme des festivals haletants !

Le Festival Mawazine est l’un des principaux pôles d’attraction à Rabat. Lors de son 17e anniversaire célébré du 22 au 30 juin dernier, les festivaliers ont eu droit à un mix de stars nationales et internationales. La scène de l’OLM-Souissi, haut-lieu des rassemblements populaires, a déroulé le tapis au rappeur Damso (République démocratique du Congo), au DJ numéro 1 Martin Garrix (Pays-Bas), au duo à succès The Chainsmokers (Etats-Unis), au charismatique Jamiroquai (Grande-Bretagne). Du théâtre national Mohammed V à la scène Nahda en passant par la scène du Bouregreg et le site historique du Chellah, les festivaliers ont eu droit à plus de cent concerts et spectacles de danse donnés par des professionnels du monde entier. Lors de la clôture de la 16e édition en mai 2017, Alpha Blondy, le père du reggae africain a su tenir en haleine le public en distillant des classiques de reggae comme « Peace in Liberia » « Médiocratie » ou encore « Sweet Fanta Diallo ».

 

L’ode à la musique jazz n’est pas en reste. Le Jazzablanca Festival 2018 qui était rendu à son 13e anniversaire, s’est tenu du 14 au 22 avril dernier à Casablanca. Comme chaque année, le festival a donné lieu à de nombreux concerts de jazz-fusion qui confirment la place du Jazzablanca comme festival éclectique et raffiné. En 2016, l’artiste camerounais Richard Bona a livré une interprétation d’un morceau de Jaco Pastorius qui a électrisé le public.

Gibrile KENFACK TSABDO



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