Le cabriolet F8 de la société chinoise BYD présenté au salon de l'auto de Détroit en 2009.

Pékin fait son entrée dans le secteur automobile marocain tenu par le français Renault

économie


La Chine sera désormais présente dans le marché de l’automobile africain dominé par le français Renault et le japonais Toyota. Pour parvenir à cet objectif, les sociétés chinoises passent par des implantations comme celle annoncée à Tanger début décembre 2017.

Dans le protocole d’accord signé entre le Maroc et la société chinoise BYD, leader de l’Empire du milieu dans la fourniture des voitures électriques, on évoque la construction de cinq usines d’assemblage de véhicules avec un objectif de 100 000 automobiles par an. C’est une capacité de production bien en deçà du français Renault basé à Tanger lui aussi et qui produit un minimum de 340 000 automobiles par an, mais c’est assez pour se positionner en concurrent.

En Tunisie, il ne s’agit certes pas d’une installation, mais on n’en est pas loin. « Nous avons toujours des salariés que nous envoyons pour des formations de trois mois en Chine portant sur les nouveaux modèles, a indiqué Mourad Hafhouf, ajoutant que, nous recevons très régulièrement des missions techniques et du marketing de Foton, tout comme de Great Wall ». Pour évoquer encore la société chinoise Foton, rappelons qu’elle vient de signer des conventions de distribution avec Akagera Business Group, une société rwandaise. D’autres constructeurs automobiles chinois sont en prospection sur le continent, cas de l’Egypte où une usine d’assemblage est en étude.

La Chine entend bien faire de l’Afrique le premier terrain sur lequel l’automobile made in China va prouver sa puissance après les beugs au début du 21e siècle, quelques vingt ans en arrière.

Onésiphore Nembe 



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