La crise sanitaire provoquée par le COVID 19 a eu un impact sur l’économie africaine. C’est au point que la commission économique pour l’Afrique (CEA) estime a 2,5% du PIB du continent les pertes liées à un confinement de 30 jours seulement.


Devant le COVID 19 la résolution a été la même pour les pays développés et les pays dits du tiers-monde ; le confinement. Une solution qui traduit l’impossibilité humaine à faire face à la pandémie qui ravage au-dehors. On estime à plus de 4 milliards le nombre de personnes restées confinées entre fin janvier et ce début du mois de mai. En Afrique 42 pays ont observé un confinement total ou partiel. Et les pertes économiques, de l’avis de la CEA s’élèvent à un minimum de 65 milliards de dollars pour 30 jours de confinement. C’est donc un minimum de 2,5% du PIB africain qui est perdu.


Dans un webinar le 7 mai dernier l’ensemble des panelistes, entre autres, Vera Songwe, Secrétaire exécutif de la CEA, S.E Arancha Gonzáles, Ministre Espagnole des affaires étrangères, ont souligné les effets désastreux du COVID 19 pour l’économie du continent africain. Elles ont évoqué le deconfinement du continent, appelant les États a concilié les objectifs de relance économique à la protection des vies.


Nonobstant ces appels à un deconfinement prudent, les incertitudes sur l’avenir des économies africaines sont fortes. Pour juguler les effets néfastes du COVID 19 de nombreux pays se sont rendus auprès des institutions de Breton wood pour une nouvelle vague d’endettement. D’autres, soit 25 pays, ont bénéficié d’une remise de tout ou partie de leur dette à l’issue d’une procédure portée par la France. La situation actuelle est telle qu’aucune intelligence humaine ne peut se prononcer avec certitude sur l’avenir du continent noir.


Onesiphore NEMBE,

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