Appelé à abriter le championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) courant 2020, et la coupe d’Afrique des nations (CAN) début 2021, le Cameroun poursuit le travail de préparation des infrastructures. La société nationale d’électricité (Eneo) vient d’annoncer qu’une puissance électrique de 28 MW a été installé dans les stades, soit 90% des besoins.


Nicolas Keedi, le directeur adjoint des études chez Eneo indique que« l’option prise de dédier des ouvrages à l’alimentation des sites participe de la volonté de mettre en place des réseaux qui seront très peu exposés aux pannes et garantiront un transit optimal des charges. Leurs structures faciliteront ainsi les interventions en cas d’incidents ». Cette initiative vise à éviter les délestages liés aux défaillances du réseau électrique national. Du coup tout porte à croire que les sites qui abriteront les deux compétitions seront alimentés malgré les caprices d’un climat Équatorial de plus en plus incertain.


Eneo précise dans son communiqué de presse que « l’ensemble du projet consistait en la réalisation, à travers quatre régions, de plus de 47 km de réseau souterrain, 36 km de réseau aérien sur poteaux métalliques et béton, sept postes de livraison, 15 postes de distribution, un poste de répartition, pour une puissance installée de 28 MW ».


C’est donc dire que l’organisation camerounaise des grands rendez-vous du football africain est en bonne voie. L’échec cuisant de 2019 avec le retrait de la CAN et son attribution à l’Égypte ont été une leçon pour Yaoundé. On se souvient à l’époque du tollé et de la mauvaise publicité que ce retrait avait causé au pays de Roger Milla. Aujourd’hui il faut une certaine rigueur pour rendre ses lettres de noblesse au Cameroun.

Onesiphore NEMBE

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