La first lady Du Botswana à droite en rouge et la directrice exécutive du centre international du commerce, Arancha González.

Venues de tout le continent africain et d’ailleurs, les femmes ont présenté une certaine détermination à se lancer dans les affaires, accroître leur production et intégrer mieux l’univers mondial du commerce. C’était à l’ouverture du forum She Trades Global 2019, ce 19 novembre au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba.


Défavorisées dans le financement par les banques, les femmes constituent malgré tout, le pilier du commerce transfrontalier africain. Si même elles sont appuyées par les micro finances, ce sont de modestes financements qui sont consentis à leur endroit. Très peu d’entre elles arrivent à lever d’importants financements pour leur entreprise.or leur implication dans les affaires avec les mêmes atouts que les hommes va contribuer à accroître le volume de la production et par ricochet les recettes. De ce fait Albert Muchanga, voit l’implication des femmes dans le monde de la production et du commerce comme un atout important pour le continent africain. « Autonomiser une femme, vous autonomisez une famille ; autonomiser les femmes, vous autonomisez une nation » a indiqué le commissaire au commerce et à l’industrie à la commission de l’Union Africaine. C’est dire qu’une femme autonome constitue un privilège pour toute la famille et que plus il y’a de femmes autonomes, plus les nations africaines connaitront la croissance. Une croissance inclusive cependant.


Vers une meilleure prise en compte dès femmes entrepreneurs
Pour Albert Muchanga il faut en plus de l’égalité de chance, accroître le volume des investissements dédiés aux femmes. « Nous devons investir plus sur les femmes » a-t-il indiqué au cours de son propos inaugural. Par contre cet investissement va revêtir plusieurs formes puisque les besoins des femmes pour une intervention plus efficace dans l’économie touchent à la formation, au financement et éventuellement à l’accompagnement dans l’accès au Marché national et ou africain.


Arancha González partage ce point de vue. Mme González a annoncé que le CCI, la Commission de l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique ont initié récemment une collaboration avec plus de 40 associations de femmes entrepreneurs représentant un million de femmes entrepreneurs et productrices africaines afin de définir des priorités pour la création d’un AfCFTA qui fonctionne pour les femmes. Cette initiative qui va se Poursuivre d’après Arancha González, permet désormais aux femmes entrepreneurs de travailler main dans la main avec les acteurs en charge des politiques commerciales.


Le She Trades Global 2019 commence ainsi sur un message en faveur d’une forte implication de la femme et de la mise à sa disposition de tous les atouts que disposent les hommes. Et cette forme de développement inclusif est le seul gage de la réussite de la Zone de Libre-échange du continent africain. Car il faut le rappeler, ce grand marché de 1,2 milliard de personnes implique l’augmentation de la production du continent aux fins de l’alimenter.


In fine Bonolo Monthe une sucess entrepreneur originaire du Botswana, a appelé les femmes à un engagement immédiat sans se soucier des difficultés de la route et en bravant tous les obstacles. « Commencez maintenant, ne vous arrêtez pas, commencez juste  » a-t-elle déclaré .

Réunis à Addis-Abeba ce 19 novembre, quelques centaines de femmes ont réaffirmé leur engagement à intégrer l’appareil de production africain pour donner plus de chance de réussite à la ZLECAf.


Onesiphore NEMBE, envoyé spécial Afrique Progrès Magazine, Addis-Abeba

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