La bataille lancée en 2017 contre le détournement des deniers publics par le président Joao Lourenço, commence à produire ses fruits. Cette année 2019 qui s’achève, l’Angola est parvenue à récupérer 5 milliards de dollars selon une annonce de Francisco Queiroz, ministre angolais de la justice.

Sur les 5 milliards de dollars récupérés, 3 avaient été détournés du fond souverain angolais géré par Filomeno Dos Santos, fils de l’ancien président Eduardo Dos Santos. L’homme né en 1978 avait fait l’objet d’un licenciement avant d’être arrêté pour détournement. Mis aux arrêts pendant quelques mois, il a été relâché en mars dernier. Le 9 décembre passé il était au tribunal à Luanda pour un détournement présumé de 1,5 milliard de dollars. Des traces d’un transfert de 500 millions de dollars vers une banque anglaise ont été retrouvées d’où le risque qu’il soit condamné au terme de cette procédure judiciaire.

Le ministre angolais de la justice qui mène cette bataille contre les détournements des deniers publics, la corruption et le blanchiment d’argent a indiqué au cours d’une conférence de presse à Luanda, que son pays entend récupérer ces sommes sans condition aucune.
« Nous avons soutenu avec insistance que ces importantes ressources devraient être rendues sans condition aux pays dans lesquels, elles ont été illégalement retirées afin d’être utilisées pour améliorer la qualité de vie de nos populations » a indiqué Francisco Queiroz a nos confrères de l’agence Reuters.

Le président José Dos Santos a quitté le pouvoir en 2017 à la suite d’une élection remportée par Joao Lourenço, un des barons du MPLA. Depuis lors une cavale contre le détournement a été lancée emportant toute sa progéniture. La première, Isabel Dos Santos, s’est vue licenciée de son poste de PDG de Sonangol, la société pétrolière angolaise, tandis que Filomeno Dos Santos a été licencié du fonds souverain angolais, une institution disposant de 5 milliards de dollars dans ses réserves. Pendant ce temps l’homme qui a incarné l’Angola ces dernières décennies s’est installé à Barcelone, à croire qu’il fuit pour lui-même les châtiments de son poulain devenu un bourreau.

Onesiphore NEMBE

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