Actualité en continu

Niger : le plan social des licenciés d’Areva Imouraren fortement critiqué.

06 mars, 2015

Depuis la chute des cours de l’uranium, en passant par les réacteurs japonais, le gaz de schiste américain ou les mines du Kazakhstan, plusieurs raisons sont à l’origine des pertes de 4,8 milliards d’euros que le groupe Areva a connues l’année 2014. Pour se relever, l’entreprise est obligée aujourd’hui de se séparer de quatre cinquième de son personnel de la filiale Imouraren au Niger. Mais pour ces ouvriers, les conditions de cette séparation sont extrêmement désastreuses, parce qu’ils ont tout laissé pour suivre Areva et l’espoir qu’Areva sera là pendant les trente ou quarante prochaines années les a forcé à s’imposer des charges.

Deux jours seulement après l’annonce des résultats du groupe Areva le mercredi 4 mars dernier et déjà, au Niger où la boîte tient trois filiales, c’est le deuil pour les ouvriers de l’une d’elle. Pour cette année 2014, Areva a perdu 4,8 milliards de dollars. En cause, le cours de l’uranium, à 135 dollars la livre est passé à 40 dollars. L’autre cause majeure de cette chute historique se situe dans les réacteurs japonais, le gaz de schiste américain, le parc allemand ou encore les mines du Kazakhstan. Pour ces raisons, l’entreprise est passée au licenciement dans son site d’Imouraren au Niger.

Ce licenciement pour motif économique, « On l’a tous reçue, ou presque », affirme désemparé un ouvrier de cette filiale. La lettre notifiée aux ouvriers, précise que la prise d’effet de ce licenciement aurait commencé le 31 janvier 2015, ce qui remet en question le mois récemment écoulé. Ce mois sera-t-il prélevé dans les cinq mois de salaire brut promis à ces 185 ouvriers licenciés aujourd’hui ? Précisons que, seuls 45 ouvriers ont pu conserver leur poste à l’issue de cette vague de départs.  Ce sont principalement les gardiens et les agents en charge de la maintenance du site qui ont échappé à cette mesure de remerciement.

Un départ qui réduit les espoirs de la nation et des familles des ouvriers.

Lors de sa prise de pouvoir, Mahamadou Issoufou, avait fait de l’ouverture de cette mine d’Imouraren, un des objectifs de son mandat. C’est dire que la désolation du chef de l’Etat a été très grande. L’un de ses proches conseillers a d’ailleurs reconnu que  « Ces licenciements sont logiques, au vu de la situation ». Pour ces ouvriers qui doivent toucher une indemnité spéciale équivalant à cinq mois de salaire brut, un appui à la création d’entreprise, une contribution aux frais de formation et le maintien d’une prise en charge santé et assurance vie pendant cinq mois, c’est la souffrance qui s’annonce. Puisque certains ont tout quitté pour suivre Areva et l’espoir d’être employé 30 à 40 ans durant, comme on leur disait à l’époque où on venait les chercher dans leur village de ces régions proches d’Agadez, les a fait prendre femme et accoucher des charges. Le syndicat continue de plaider pour que soit portée à 10 mois de salaire brut cette indemnité et que soit maintenu tout le reste, mais rien n’est sûr quant à la révision de cette décision. Finalement on se demande pourquoi autant de combats avaient été livrés pour arracher cette mine aux chinois cette année 2009 ? AFPmag. 

Niger : Les employés d’Areva poursuivent la grève.

09 avril, 2015

La grève de trois jours initiée par les employés de la Somaïr, filiale du groupe français Areva au Niger, continue ce jeudi. Le personnel de la filiale conteste le non versement des primes depuis le 7 avril dernier.

Depuis le mardi 7 avril le personnel de la Somaïr est en grève contre le non versement des primes. Cet arrêt du travail devrait se poursuivre aujourd’hui selon un représentant syndical. Près de 90% des salariés de la mine ont répondu à l’appel du syndicat.

Moussa Moutari, a déclaré à Reuters que « La production est pratiquement paralysée ». Le porte-parole du syndicat Synamin dénonce l’attitude des dirigeants de la Somaïr qui refuse de verser les primes sous prétexte que la situation de l’entreprise est fortement désastreuse. « La Somaïr ne veut pas verser des primes liées aux objectifs financiers atteints en 2014. Ils disent qu'ils enregistrent des pertes, ce qui n'est pas vrai », a-t-il lancé.

Mais Areva aurait-il accepté d’augmenter les royalties  qu’il reverse au gouvernement nigérien lors du renouvellement de son contrat l’an dernier si l’entreprise n’engrangeait pas de profits de l’activité de ses mines du Niger ?

On rappelle que le cinquième de la production d’uranium des centrales françaises est assuré par le Niger jusqu’en 2013. Et qu’en mars dernier Areva qui annonçait des pertes de 4,8 milliards d’euros de son activité sur l’année 2014, avait procédé au licenciement de près 170 salariés d’Imouraren SA, une de ses trois filiales du Niger. Depuis lors les difficultés des salariés semblent avoir commencé. AFPmag. 

Afrique de l’Ouest : le groupe Bolloré très sollicité dans la construction des chemins de fer.

10 avril, 2015
Mahamadou Issoufou, Vincent Bolloré et Boni Yayi lors du lancement de la construction de la ligne ferroviaire Cotonou-Niamey.
Mahamadou Issoufou, Vincent Bolloré et Boni Yayi lors du lancement de la construction de la ligne ferroviaire Cotonou-Niamey, le mardi 9 avril 2014.

 

Finalement le groupe français Bolloré va investir 1 milliard d’euros dans la réalisation de la ligne de chemin de fer reliant Niamey et Cotonou. Cet investissement place le groupe en tête des parts avec 40%, tandis que le Niger et le Bénin, détiendront 10% chacun.

Bolloré, les pays africains en veulent encore. Pour les structures portuaires mais aussi pour des investissements comme celui de 1 milliard d’euros sur la ligne de chemin de fer qui reliera à partir du milieu de l’année 2016, la capitale nigérienne, Niamey, à Cotonou capitale du Bénin, le groupe est sollicité.

Le Bénin et le Niger ont signé le 07 mars dernier un accord fixant les termes de la construction et de l’exploitation de la prochaine ligne de chemin de fer. Cet accord qui prévoit le financement par le Bolloré d’un milliard d’euros, accorde au groupe français, 40% des parts, 10% au Bénin, 10% au Niger et 40% seront repartis entre les autres investisseurs privés des deux pays.

Au sujet de ce projet très ambitieux, Amadou Boubacar Cissé, ministre nigérien de l'Aménagement du territoire, estime que tout a été réuni pour mener à bien cette entreprise. « Nous avons créé les conditions pour garantir l'harmonie, la diligence et l'efficacité de ce projet historique et ambitieux », a-t-il lancé.

De son côté, Vincent Bolloré qui ne dit rien au sujet des modalités de cet accord du 07 mars, a déclaré à la télévision publique nigérienne que « Ce contrat est une garantie que le chemin de fer sera achevé, et une garantie que nous le financerons ».

Les travaux de cette ligne de chemin de fer ont démarré en avril 2014 sur 574 km, un tronçon reliant Niamey à Parakou, ville béninoise située dans l’ouest du pays. Ils devraient se poursuivre vers Cotonou, où il est simplement question de rénover les lignes existantes.

Mais le groupe français s’en sort plutôt bien dans cette affaire. Les travaux de ce premier chantier ne sont pas encore finis que, Mahamadou Issoufou, président du Niger, sollicite Bolloré dans la construction du chemin de fer entre le Niger et Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Ce chantier rentre dans les travaux de construction des 2800 km de chemin de  fer  qui feront la boucle ferroviaire entre la Cote d'Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. AFPmag.

Tchad: 28 pays s’exercent dans la lutte anti-terroriste.

18 février, 2015

 

Des soldats maliens effectuent un système de corde de descente rapide à partir d'un hélicoptère MH-47 Chinook du 160th Special Operations Aviation Regiment (Airborne) de l'armée américaine à Bamako, au Mali  le 18 mai 2010 dans le cadre des exercices conjoints Flintlock de 2010. 

 

Dans le cadre de la lutte antiterrorisme, 28 délégations militaires se sont données rendez-vous au Tchad. Baptisé Flintlock, l’exercice militaire qu’elles viennent de commencer doit durer jusqu’au 19 mars prochain et elle consistera surtout, à inculquer aux participants les notions de lutte antiterroriste que les écoles militaires n’enseignent généralement pas et d’échanger les expériences.

Le terrorisme n’ayant plus de frontière aujourd’hui, tous les pays s’activent dans cette lutte. Au Tchad où des exercices militaires viennent de commencer pour 1200 militaires venus de 28 pays, on s’entraîne à faire face à la menace terroriste. Baptisé Flintlok, l’opération qui regroupe les militaires africains, européens et des forces spéciales américaines, devrait se terminer le 19 mars prochain. Au cours de ce mois d’exercice, les participants seront entraînés dans des techniques que les écoles militaires n’enseignent généralement pas. Ce rendez-vous annuel sera aussi le moment d’échanger les expériences.

Pareilles rencontres montrent l’universalité du terrorisme et la détermination des Etats à harmoniser leur position et leurs méthodes de lutte anti-terroriste. Zacharia Gobongue, général tchadien participant à l’exercice,  a fait une déclaration dans ce sens : « Vous savez le terrorisme n’a ni frontière, ni visage et il se meut partout. On doit s’y adapter, on utilise le mode opératoire asymétrique qui nous permet de nous adopter à sa manière de faire et pour le combattre avec efficacité ». Mais pour Gilbert Diendéré, général Burkinabé, il y a un impératif dans cette lutte contre le terrorisme, que les pays africains soient dotés de la technologie afin de bénéficier d’un renseignement plus fiable désormais.

On comprend que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme soit ouverte aujourd’hui et que de tels exercices constituent des actes majeurs posés dans ce sens, mais des doutes subsistent encore quant à la possibilité pour ces occidentaux de doter les pays africains des technologies qui permettraient d’avoir un renseignement fiable. On peut toutefois compter sur leur assistance éternelle, comme cette quinzaine de militaires français qui se trouvent actuellement au Niger dans le cadre de la lutte contre les islamistes de Boko Haram. AFPmag.

 

Boko Haram a été chassé de Gamboru par les forces armées Tchadiennes.

04 février, 2015

C’est certainement la première victoire du Tchad dans cette guerre qu’elle a commencé depuis une semaine. La ville de Gamboru, située de l’autre côté de la frontière avec le Cameroun a été libéré ce mardi 3 février après un assaut donné par cette force armée Tchadienne. Une heure de combat a suffit pour que les militaires Tchadiens cimentent une victoire que les bombardements aériens menés conjointement avec l’armée camerounaise depuis samedi dernier avaient dessiné.

 

Après d’intenses bombardements, l’armée Tchadienne qui a lancé finalement un assaut contre les islamistes de Boko Haram à Gamboru ce mardi 3 février, a repris la ville en seulement une heure de combat. Les troupes qui ont traversé pour la première fois le fleuve El Beïd qui sépare Fotokol, localité Camerounaise, de Gamboru ville nigériane, sont encore en train de la ratisser en vue de déloger les islamistes qui se seraient cachés. C’est au total deux mille militaires Tchadiens qui se sont rués sur la ville que les islamistes tenaient depuis le début de cette année 2015. On rappelle que jusqu’à présent l’armée Tchadienne et les forces armées Camerounaises répliquaient aux attaques des islamistes depuis samedi dernier par des bombardements aériens et qu’aucune pénétration terrestre n’avait été effective malgré le fait pour le Tchad d’avoir aujourd’hui un droit de poursuite.

 

A la suite de cette entrée sur le territoire Nigérian, les autorités Tchadiennes qui ne s’étaient pas encore exprimées sur le droit de poursuite donc jouit le Tchad dans cette guerre, sont passées aux déclarations. Hassan Sylla, ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement déclare que : « Nos forces basées à Fotokol au Cameroun ont été une fois de plus lâchement attaquées par les hommes de Boko Haram et à la suite de cela nous avons riposté, nous avons usé de notre droit de poursuite et on est arrivé jusqu’à la ville de Gamboru et l’avons libérée totalement des forces du mal ».

 

Hassan Sylla ajoute que « Nous sommes décidés à en finir avec cette bête-là à côté de nos frères d’armes camerounais, nigériens ou tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre Boko Haram ». Ces propos qui montrent la détermination du pays d’Idriss Déby d’en finir avec cette pseudo menace que constitue Boko Haram, éclairent aussi sur les actions que mènera cette armée Tchadienne dans les jours qui viennent.

 

A Bosso, ville nigérienne située à 200 km au nord sur les rives du lac Tchad, les forces armées Tchadiennes ont déployé lundi dernier plusieurs  centaines de véhicules et quelques 2 500 hommes. L’objectif de cette nouvelle troupe est la reprise de Malam fatori tombé aux mains des islamistes il y’a trois mois. Ces troupes pourraient donc traverser dans les jours qui viennent le Komadougou, une rivière qui sépare le Niger du Nigeria. Ici aussi rien n’est sûr quand à la participation à cette mission en territoire Nigérian des forces armées nigériennes déployées sur plus de 150 km le long de la frontière avec le Nigeria. Sans droit de poursuite comme le Cameroun, ils attendront le feu vert du parlement qui peut décider d’une mesure d’intervention contre Boko Haram en évoquant la légitime défense préventive. AFPmag.

 

Boko Haram: la raison du déploiement des militaires français au Niger.

06 février, 2015

Après les supposées missions de reconnaissance que l’armée française mènerait dans le nord Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, c’est d’une poignée de militaires français déployée dans la région de Diffa au Niger dont on parle aujourd’hui. Ils seraient envoyés pour fournir le renseignement militaire aux forces africaines engagées dans la lutte contre Boko Haram.

Décidément la bonne France veut se battre contre les islamistes de Boko Haram. La raison est peut-être dans sa récente détermination à éradiquer le terrorisme. Après les missions de reconnaissance que l’armée française serait en train de mener dans l’extrême nord du Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, une information jamais confirmée par les autorités camerounaises, elle aurait été déployée dans la région de Diffa, au sud du Niger, pour fournir désormais les renseignements aux forces qui combattent Boko Haram. L’annonce de ce déploiement français dans cette région nigérienne a été faite par le ministère de la défense français. Ils seraient entre 15 et 20 militaires français.

Le plus étonnant dans ce déploiement est qu’il a été demandé par le Niger qui est resté encore inactif dans la lutte contre Boko Haram. Les discussions sur l’intervention du pays au Nigeria contre les islamistes restent en cours et pourtant ils demandent déjà du soutien à une nation française très critiquée après son intervention en Libye, laquelle a ouvert la voie à la somalisation de cette nation relativement calme par le passé. « Il s’agit aujourd’hui du renseignement, mais demain il s’agira d’autre chose » ironise un intellectuel africain interrogé par AFPmag sur la question de ce soutien français.

Présente au Mali, en Centrafrique, et désormais au Niger, la France ne serait-elle pas en train de tisser une nasse autour de son pré carré qu’elle a perdu de moitié cette dernière décennie, en mettant toujours en avant son grand souci d’aider ces pays à vaincre un mal qui a grandi si mystérieusement ces derniers mois ? De toute façon on attend de voir ce que cette cellule de renseignement apportera de déterminant dans cette lutte que le Cameroun et le Tchad mènent déjà si bien. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Entrée précoce du Niger en guerre contre les islamistes de Boko Haram.

08 février, 2015

 

 Postés à Diffa, frontière avec le Nigeria, les soldats nigériens attendaient le vote de leur parlement ce lundi 9 février pour entrer officiellement en guerre contre les islamistes de Boko Haram. Mais l’attaque islamiste de Bosso et de Diffa du vendredi 6 février, a précipité l’entrée en guerre de l’armée Nigérienne.

Jusque là les islamistes de Boko Haram ne s’attaquaient qu’au Cameroun et au Nigeria, deux terres qui devaient servir de territoire à leur califat imaginaire. Pourtant c’est après le Niger qu’ils en voulaient ce vendredi 6 février. Postées à la frontière, les troupes nigériennes attendaient le feu vert du parlement qui doit voter l’entrée en guerre du pays lundi 9 février. L’attaque islamiste a été menée simultanément sur deux fronts : à Bosso et à Diffa. Mahamadou Karidjo, ministre nigérien de la Défense parle de 109 islamistes tués, 4 militaires nigériens et un civil ont aussi perdu la vie au cours de cette bataille. Le Niger qui déplore aussi deux disparitions, assurait vendredi soir par son ministre de la défense qu’ « En ce moment, le calme est revenu dans les deux localités. La situation est sous contrôle ».

Acculés par les forces Camerounaises et Tchadiennes les islamistes cherchent-ils aujourd’hui à fuir vers le Niger ? Aucune certitude dans ce sens, par contre on sait que le parlement nigérien ne peut plus reculer après ce qui vient d’arriver. Désormais le Niger rejoint le Cameroun qui mène cette guerre depuis une année bientôt et le Tchad qui commence sa troisième semaine. A trois, les armées de ces pays, présentes à Kolofata, à Fotokol, à Gambaru, le long du Lac tchad, à Diffa et à Bosso, ont suffisamment encerclé les islamistes pour en découdre à l’arrivée de la force multinationale de 8 700 hommes annoncées pour bientôt. AFPmag.

 

Niger: Nouveaux heurts de l’armée avec les islamistes de Boko Haram.

09 février, 2015

Ce dimanche 8 février, Diffa, ville nigérienne à la frontière avec le nord du Nigeria, était une nouvelle fois submergé par le tir des canons. Les islamistes de Boko Haram ont attaqué une deuxième fois en deux jours la garnison militaire, où les officiels nigériens venus la samedi rendre hommage aux soldats tombés vendredi dernier se trouvaient encore.

La muraille Camerounaise n’ayant pas fissuré après plusieurs attaques de Boko Haram, les islamistes semblent se tourner désormais vers le Niger. Après l’attaque du vendredi dernier et sa centaine de morts côté islamistes, Boko Haram est revenu à la charge ce dimanche 8 février. Tout a commencé avec les tirs d’obus à 5h 30, heure locale. Objectif : prendre le pont de Komadougou Yobé afin de rejoindre le sol nigérien ou le détruire pour interdire l’accès aux forces armées nigériennes. Ce pont qui se trouve à 7 kilomètres de la ville de Diffa devrait permettre aux forces armées nigériennes et tchadiennes postées dans cette localité d’accéder au Nigeria à l’issue du vote confirmatif du parlement nigérien de ce lundi 9 février.

Les premiers tirs ont commencé ce dimanche alors que les officiels nigériens, le ministre de la défense y compris, venus samedi pour honorer la mémoire des quatre militaires et un civil tombés dans les affrontements de la veille étaient encore dans la garnison. Ils ont été exfiltrés et ce sont les civils d’un marché de la ville qui ont été touchés par un tir d’obus. On parle d’un mort et d’une dizaine de blessés. Côté islamistes où un nuage de feu s’est déversé, on ne saura peut-être jamais combien de morts ont été enregistrés. Les islamistes au final ont été repoussés à la mi-journée. S’ils ne reviennent pas à la charge ce lundi, il est possible que les forces armées nigériennes lancent leur première offensive contre ce mardi à l’issue du vote au Parlement. AFPmag.

 

Niger: Assaut imminent contre Boko Haram.

10 février, 2015

Après le vote au parlement ce lundi 9 février, les militaires nigériens postés à Diffa et le détachement de l’armée tchadienne présente dans cette zone, s’apprêtent à lancer une offensive en terre nigériane contre Boko Haram

Les militaires nigériens n’attendaient que le feu vert du parlement avant de lancer l’assaut contre les islamistes de Boko Haram. Hier, lundi 9 février 2015, le parlement a voté pour cette intervention de l’armée en terre nigériane contre les islamistes. L’assaut n’est qu’une question d’heures désormais. Cette opération sera menée avec la coordination des troupes tchadiennes venues en renfort dans cette localité et des informateurs occidentaux dépêchés ici il y a quelques jours. Ce sont donc des milliers de soldats entraînés au combat contre les islamistes qui vont traverser la frontière en direction du Nigeria.

Pour cette campagne qui s’apprête, on parle d’un déploiement important d’armes et de canons. Dans l’arsenal de cette force nigérienne on rencontre même le canon 122 mm, capable de pulvériser des cibles à 20 kilomètres. Mais si franchir la frontière est devenu pour ces soldats une obsession, toutefois on se demande bien comment ils surveilleront désormais cette ville que des kamikazes islamistes tentent d’infiltrer par tous les moyens. Pour rappel, deux kamikazes ont traversé la frontière  ce mardi avant d’être neutralisés.

Coincé au milieu des canons de cette force multinationale, Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans sa récente vidéo postée sur Youtube, tente d’interpeller le leader du groupe Etat islamique et joue la carte de la puissante armée qui ne craint rien face à ces redoutables forces qui arrivent désormais de toute part. La fin de Boko Haram surviendra-t-elle avant la fin de ces six semaines que s’accorde le gouvernement de Goodluck Jonathan ? On ne peut le parier même si tout est mis en ordre pour en finir très bientôt.  AFPmag.