Actualité en continu

Quand le destin de Sarkozy se joue en territoire sénégalais.

31 mars, 2015

 

Dans l’affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par Mouammar Kadhafi, le guide libyen assassiné en 2011 à Syrte, la justice française ne se contente plus des tribunaux parisiens. Deux magistrats ont traversé la méditerranée pour rejoindre le Sénégal où, dans les locaux de la division des investigations criminelles, Amadou Toumani Touré, ancien chef d’Etat malien en exil depuis sa chute en 2012 à Dakar, a été interrogé dans le parfait secret le 24 mars dernier.

A quelques deux ans de la présidentielle de 2017, la justice française court dans tous les sens pour récolter, preuves et témoignages en vue de prouver le financement ou non de la campagne de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle de 2007, par le guide libyen assassiné en 2011 à Syrte. Dans le cadre de cette affaire commencée depuis quelques années, Amadou Toumani Touré, ancien chef d’Etat malien en exil au Sénégal depuis sa chute en 2012, a été appelé à répondre à une foule d’interrogations à Dakar dans les locaux de la division des investigations criminelles (DIC) devant deux magistrats français qui ont fait spécialement le déplacement. Les deux juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris auraient pris une demi-journée dans le cadre de cet interrogatoire.

L’ancien chef d’Etat malien étant très proche du guide devait en savoir plus sur ce financement que Nicolas Sarkozy, actuel président de l’UMP, n’a jamais reconnu. Sa maîtrise supposé du dossier est telle que, selon de nombreux témoins interrogés à Paris avant cette date, le fonds d’investissement libyen au Mali, est la boîte par où les fonds ayant financé la campagne de Sarkozy sont passés. A l’époque le fonds était sous la direction d’un certain Amadou Cheikh Bani Kanté.  

Mais pas d’amalgame sur la question, Amadou Toumani Touré n’est pas entré en procès pour autant, mais ses déclarations pourraient orienter ces juges qui disposent encore de deux années avant les présidentielles françaises auxquelles Nicolas Sarkozy pourrait participer comme candidat UMP pour une troisième fois consécutive. AFPmag. 

Mali: L’ONU reconnaît la responsabilité de la MINUSMA dans la mort de trois maliens.

03 avril, 2015
Patrouille d'une unité de police de la MINUSMA à Gao, Mali
Patrouille d'une unité de police de la MINUSMA à Gao, Mali

 

L’ONU vient de reconnaître l’assassinat de trois maliens par ses casques bleus qui opèrent depuis juillet 2013 à Gao sous le mandat de la Minusma. En s’excusant auprès des familles des victimes, Ban Ki-moon, a promis que les responsables de ces actes devront assumer la responsabilité qui en découle.

Le 27 janvier dernier, la Minusma avait fait trois morts dans les rangs des manifestants qui tentaient de prendre d’assaut sa base de Gao. Ces manifestants estimaient que la Minusma, en signant avec la coordination des groupes armés un accord allait au-delà de sa mission. A la suite de ce crime, l’ONU avait diligenté une enquête pour établir dans les détails les faits qui venaient ternir sa réputation.

 

Des manifestants s'en prennent à un poste de la Minusma, à Gao, mardi 27 janvier 2015.
Des manifestants s'en prennent à un poste de la Minusma, à Gao, mardi 27 janvier 2015. Les casques bleus sont accusés d'avoir tiré sur la foule, tuant trois personnes.

 

Alors que les conclusions du rapport rendu récemment confirment que le corps onusien en mission pour le retour de la paix au Mali depuis le mois de juillet 2013 a fait un usage abusif de la force, Ban Ki-moon, a présenté les excuses aux familles des victimes. Le secrétaire général des Nations unies a promis que les auteurs de cet assassinat seront « tenus entièrement responsables de leurs actions ». Puisqu’en en droit comme dans la vie, l’équilibre entre l’attaque et la riposte est ce qui concède à un acte la couverture de la légitime défense. Or en l’espèce les manifestants n’avaient que des pierres et donc rien n’explique qu’on tire sur eux au point de tuer trois d’entre eux et de faire quatre blessés. Onesiphore Nembe. AFPmag. 

Mali : La gente féminine et les acteurs associatifs veulent une loi interdisant l’excision.

06 février, 2015

Alors qu’on célèbre ce vendredi 6 février la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales, la détermination des femmes maliennes à mettre un terme à cette pratique se renforce. L’exigence des acteurs de cette lutte porte sur la mise en place d’une loi interdisant ces pratiques dans ce pays où plus de 80% des femmes sont excisées.

La détermination à lutter contre l’excision se renforce de plus en plus au Mali. Alors qu’on célèbre ce vendredi 6 février la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales, l’occasion est idoine pour lancer un vibrant appel aux législateurs afin qu’une loi préserve désormais la gente féminine du tranchant des couteaux. Dans ce pays où plus de 80% des femmes sont excisées, atteindre l’âge  de 18 ans sans être excisée est une prouesse. Toutefois cet âge ne vous met pas à l’abri des lames.  Pour un mariage, parfois la condition peut-être de subir l’excision comme Aïssata Traoré. La jeune femme raconte : « J’ai accepté. Nous sommes partis chez une vieille. On a fait ça. Cela me faisait énormément peur. Elle avait un couteau. Il y avait deux personnes qui tenaient mes mains, mes pieds. Ainsi, elle pouvait faire ça sans que je la dérange avec mes coups de poing. Après être excisée, j’ai eu des complications parce que le vagin était collé complètement. Je n’arrivais même pas à uriner ».

Pour ces femmes, certains acteurs associatifs sont mobilisés aujourd’hui et réclament une loi qui les met à l’abri de ces pratiques traditionnelles. Siaka Traoré, président de l’association Sini Sanuman déclare que : « Nous voulons une loi spécifique contre la pratique de l’excision. Trop, c’est trop. L’Etat peut initier un projet de loi à partir du Programme national mais jusqu’à présent, cela n’a pas été fait. Je veux une loi qui interdise de façon rigoureuse la pratique de l’excision ; des sanctions contre des gens qui pratiquent et contre ceux qui vont même jusqu’à l’encourager ».

La voix des femmes excisées a été entendue en Ouganda et cinq personnes ont d’ailleurs été condamnées en novembre 2014, l’espoir est aujourd’hui qu’elle soit entendue au Mali, pour qu’enfin cesse l’une des plus graves injustices commise à l’endroit des femmes. AFPmag.

 

Mali: Nouveau round dans les négociations avec les groupes armés.

10 février, 2015

Alors que s’ouvre ce mardi 10 février un nouvel épisode dans les négociations avec les groupes armés du nord Mali, la diplomatie malienne, auteur du projet d’accord en négociation, reconnaît des avancées significatives sur ce dossier et affirme rester confiant quant à l’issue prochaine de cette crise.

Ce mardi 10 février 2015, groupes rebelles et diplomatie malienne vont se retrouver à Alger pour un nouvel épisode dans les discussions sur le retour du calme dans cette région du pays. Le ministre des affaires étrangères qui arrive ce mardi même dans la capitale algérienne, se dit confiant quant à l’issue de cette négociation.  Abdoulaye Diop, affirme que  « Nous y allons dans un état d’esprit toujours confiant mais en même temps conscient de la gravité de la situation sur le terrain ». Le ministre, auteur du projet d’accord négocié avec les groupes armés est revenu sur ce document qui privilégie avant tout l’intégrité territoriale. « Ce document préserve le respect de l’intégrité territoriale, le respect de la souveraineté nationale du pays, le respect du caractère laïc et républicain, de même que la forme unitaire de l’Etat malien » a-t-il déclaré.

L’autre question si chère aux parties dans les négociations qui recommencent aujourd’hui est la question des quotas dans les administrations. Elle pourrait permettre désormais une représentativité de toutes les couches ethniques nationales au sein des institutions administratives. Si donc le chef de la diplomatie s’est dit prêt à négocier avec les groupes armés, il n’est pas prêt dans ces négociations à accepter « l’Azawad dans sa connotation politique et géographique qui considérait Tombouctou, Kidal et Gao comme une seule entité politique »

Le train des négociations a suffisamment avancé aujourd’hui grâce à Modibo Keïta, chef de la négociation il y a encore quelques semaines. Actuellement premier ministre du Mali, l’homme sera au rendez-vous de ce mardi pour cette ouverture des discussions avec ces groupes armés qui ont confiance en lui plus qu’en nul autre. AFPmag.

 

Mali: La MINUSMA tire sur des manifestants et fait des morts civils

28 janvier, 2015

A Gao où la contestation contre la présence de la Minusma qui prendrait des décisions sans consulter les autorités locales a mis des foules en branle ce mardi 27 janvier, on apprend que trois personnes ont été tuées par ces forces onusiennes.

C’est un fait bien regrettable que les soldats de la force onusienne qui doivent veiller sur les populations des ces localités du Nord mali en crise sécuritaire, se retrouvent à tirer à balles réels sur elles et arrivent à faire des morts. En fait au cours d’une marche de contestation contre la présence de la Minusma sur le sol malien, certains manifestants ont été tués par les soldats de l’ONU. Au sujet de cette manifestation qui a tourné au carnage, Olivier Salgado, porte-parole de la Mission onusienne, déclare que « nous recevions, à leur demande (les manifestants), les délégués de la manifestation dans le camp de la Minusma, une foule s’est amassée autour du camp, aux environs de 10h. Après avoir jeté pierres et coktails molotov, des manifestants ont alors tenté de pénétrer dans le camp et c’est à ce moment que la police des Nations unies a utilisé des gaz lacrymogènes et effectué des tirs de sommation pour disperser la foule et l’empêcher de pénétrer dans le camp. ».

Le porte-parole de cette mission onusienne parle de tirs de sommation pourtant la direction de l’hôpital où ces cadavres ont été acheminés confirme qu’ils ont été tués par balles. Cette même direction déclare que de nombreux blessés ont afflué dans leurs locaux et des cas de personnes victimes des gaz lacrymogènes ont été enregistrées. Boutiques, lycées où les cours ont été suspendus et les enfants retenus par leurs enseignants, bureaux, c’est toute la ville de Gao qui a été paralysée ce mardi 27 janvier.

Après cette manifestation qui a coûté la vie à trois personnes selon nos confrères de malijet, la Minusma qui ne quittera peut-être pas le territoire malien à cause de cette bavure, voudra-t-elle au moins se soumettre à la volonté du peuple qui s’oppose à un accord entre la Minusma et les groupes rebelles sur la création d’un secteur démilitarisé ?  Rien n’est désormais sûr avec ces soldats de l’ONU qui, envoyés pour ramener la paix, sont prêts à faire la guerre à des civils qui ne demandent qu’à voir leur point de vue pris en compte dans la prise des décisions qui les entament directement. AFPmag.

 

Afrique : Arriveront-ils à faire quelque chose quand les foyers de tension paralysent le continent ?

21 décembre, 2014

 

A travers le continent des foyers de tensions sont nés et commencent à enflammer des régions entières. La Libye se somalise de plus en plus, le Kenya fait face à la hargne des islamistes Shebab, la Centrafrique accentue ses divisions confessionnelles, tandis que le Nigeria, et le Cameroun voisin sont au prise avec la secte islamiste, Boko Haram.

 

L’Afrique est en train de sombrer dans une lutte pour une idéologie importée. Ici et là les luttes interconfessionnelles font rages, c’est à croire que ces hommes qu’on tue sont sacrifiés pour l’avènement du « vrai dieu ». Le Nigeria dans ce jour s’est illustré comme l’un des foyers majeurs de cette lutte islamiste. Au mois d’avril dernier, 270 écolières avaient été enlevées par Boko Haram au nord-est du Nigeria, dans l’Etat de Borno.  Depuis lors la secte fait parler d’elle et son chef, Abubacar Shekau, ne manque pas de narguer les autorités nigérianes et même la communauté internationale via des vidéos de ces actes terroristes « réussis ». Ces derniers jours la secte a réussi à plonger dans la psychose totale toute la région nord-est du pays. Avec sa prise de 180 femmes et enfants dans le village de Gumsuri le 13 décembre dernier, la secte qui vit dans les forêts de Sambisa, à quelques lieux des provinces nord du Cameroun fait croire à son autorité dans cette région du Nigeria. Le plus étonnant est dans cet acharnement contre des populations parfois musulmanes. "Ils ont tué 32 personnes, dont l'imam de la localité", a déclaré un des villageois à l’issue de l’attaque. Cette situation est de nature à alimenter un dialogue plus ouvert sur les intérêts qui se profilent dans cette mêlée terroriste. Dès lors il convient de s’interroger sur l’intérêt de ces attaques ? 

 

Les intrusions de Boko Haram dans l’Etat du Cameroun voisin ont permis de comprendre très rapidement sa visée sous-régionale. Après quelques massacres d’une quarantaine d’hommes en terre Camerounaise, les islamiste ont a réussi l’exploit de mettre en mouvement la machine sécuritaire camerounaise. Depuis lors, la réplique Camerounaise a mis en branle les bases du fief que la secte allait créer au Nord du pays. Mercredi dernier, l’armée Camerounaise a abattu 116 islamistes lors d’une attaque de la secte de la base militaire Camerounaise d’Amchidé, à la frontière avec le Nigéria. «Du côté des assaillants, l'on dénombre 116 morts en territoire camerounais et des dégâts non déterminés en territoire nigérian suite aux tirs de notre artillerie», a affirmé le ministère camerounais de la défense. Le jeu des attaques et de la défense commence à se faire ennuyeux, qu’une véritable guerre contre les islamistes s’impose de plus en plus. Certaines sources anonymes parlent aujourd’hui de la nécessité d’une attaque préventive de l’armée camerounaise au niveau des fiefs de la secte établis le long de leur immense frontière. Mais aussi une certaine nécessité d’harmonisation des stratégies entre le Cameroun et le Nigeria pourrait taire l’élan de Boko Haram. Mais l’armée Nigériane est-elle prête à travailler sur ce dossier avec le voisin Camerounais, et puis pourra-t-elle autoriser dans cette nécessité de prendre en tenaille Boko Haram, des actions militaires Camerounaises sur son territoire ?

 

Dans ces guerres la Libye n’est pas en reste. A côté du Kenya qui est aux prises avec les islamistes Shebab depuis quelques années, le cas Libyen, si proche de celui somalien, est de plus en plus inquiétant. Pour Boubacar Keita, le chef d’Etat malien, le cas libyen doit être prioritaire dans le calendrier africain d’arrangement des conflits. A côté de ces cas, tant écoeurants, la situation à l’Est du Congo est aussi une préoccupation pour la communauté africaine, tandis que celle centrafricaine ne fait rire personne. Tenu ces 29 et 30 novembre 2014 à Dakar, au Sénégal, le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique a-t-il effectivement jeté les bases d’un retour prochain de la paix et de la stabilité en Afrique ? Nous le saurons bientôt !

Eric Mvondo Manga. AFPmag

 

Bamako : La CMA rechigne à signer l’accord de paix d’Alger

15 mai, 2015
Bilal Ag Chérif, secrétaire général du CMA, lors du paraphe l'accord de paix inter-malien, jeudi 14 mai à Alger.
Bilal Ag Chérif, secrétaire général du CMA, lors du paraphe l'accord de paix inter-malien, jeudi 14 mai à Alger.

Bamako s’est refaite une beauté à l’occasion de la signature ce vendredi de l’accord de paix qui doit mettre un terme à l’action des mouvements armés dans le Nord du pays et permettre le retour des 190 000 déplacés. Pour la circonstance, plusieurs chefs d’Etat africains seront présents ou représentés. Pourtant, la CMA, coordination des mouvements de l’Azawad, qui a paraphé le texte jeudi 14 mai, a annoncé ne pas vouloir signer cet accord en l’absence de nouvelles garanties.   

A Bamako où plus d’une vingtaine de chefs d’Etats africains seront présents ou représentés ce vendredi 15 mai 2015, des doutes persistent quand à la présence de la coordination des mouvements de l’Azawad et à leur signature du texte définitif. Son secrétaire général avant de parapher le texte ce jeudi 14 mai 2015 a tenu à déclarer que « Aucun mécanisme de garantie à l'égard des violations du cessez-le-feu n'a été véritablement mis en place tout au long du processus, ce qui renvoie vers la position légitime de la CMA demandant que des assurances lui soient données pour éviter toute nouvelle escalade. Pourtant il poursuivait en déclarant qu’ En dépit de toutes ces contraintes, la CMA consent, dans un esprit d'équité et de bonne foi, de parapher le document ». 

Mali : Deux chefs jihadistes tués par l’armée française

21 mai, 2015

Une patrouille française dans l'Adrar des Ifoghas, Nord-Est du MaliUne patrouille de l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas, un massif montagneux situé dans le Nord-Est du Mali et dans le Sud de l'Algérie, en plein cœur du Sahara.

 

Abdelkrim al-Targui, acteur selon l’armée française des ravitaillements et Ibrahim Ag Inawalen, un ex-officier de l’armée malienne qui, ayant déserté en 2006 a rejoint les rangs des jihadistes, ont finalement été tués par l’armée française au cours d’une opération longuement planifiée d’avance. L’annonce a été faite ce mercredi 20 mai 2015, soit plus de 48 heures après le coup qui a coûté la vie à ces deux hommes.

Quatre islamistes tués, deux cadres, Abdelkrim al-Targui, acteur selon l’armée française des ravitaillements et Ibrahim Ag Inawalen, un ex-officier de l’armée malienne qui, ayant déserté en 2006 a rejoint les jihadistes. Les autorités françaises ont confirmé la mort de ces deux figures d’Aqmi au Maghreb ce mercredi 20 mai 2015, pourtant l’assaut qui leur a coûté la vie avait été lancé dans la nuit du 17 au 18 mai dernier. Probablement 48 heures de vérification des identités des deux hommes.

Mali: Victoire du peuple à Menaka

24 juin, 2015

Décidés à ne pas livrer la ville de Menaka aux rebelles de la CMA, coordination des mouvements de l’Azawad, à la veille de la signature de l’accord de paix de la semaine dernière, le peuple a finalement eu raison. Depuis ce dimanche 21 juin, l’armée régulière malienne est de retour dans les artères de la ville. Jusqu’à ce jour, les soldats maliens postés dans cette ville étaient cantonnés dans leurs casernes.

Ménaka, dernier point d’achoppement des négociations avant la signature de l’accord de paix du au Mali est de nouveau sous la vigilance de l’armée régulière. Depuis dimanche dernier les militaires sont de retour dans les rues de la ville. Depuis le début de la crise malienne, la ville avait été assiégée par les rebelles de la CMA. A la suite de la violation du cessez-le-feu d’avril 2014, les troupes pro-Bamako avait repris la ville aux rebelles. Cette reprise de la ville avait ouvert la voie à la signature de l’accord de paix et au redeploiement de l’armée malienne dans cette ville.