Actualité en continu

MINUSMA : 850 militaires togolais en instance de déploiement au Mali

26 juin, 2015
L’ambassadeur de France au Togo Marc Fonbaustier (à droite) remettant l'attestation à un participant à la formation d’entraînement aux opérations de maintien de la paix.
L’ambassadeur de France au Togo Marc Fonbaustier (à droite) remettant l'attestation à un participant à la formation d’entraînement aux opérations de maintien de la paix.

 

850 éléments  (officiers, sous officiers et soldats) togolais vont être très prochainement déployés au Mali pour une année, dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).

Ce qui porte à 1250, le nombre de togolais dépêchés dans le cadre de cette mission.

Mali : Attaque terroriste et prise d’otage dans un hôtel, plusieurs morts

08 août, 2015

Un commando armé a pris d’assaut un hôtel de la ville de Sévaré, dans le centre du Mali, ce vendredi 7 juillet 2015, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés.

Mali: le peuple Touareg au bord de l’autodestruction.

02 janvier, 2015

Entre les groupes armés touareg du Nord du Mali, plus rien ne va. Après les échauffourées du lundi 29 décembre 2014, lesquelles auraient coûté la vie à six combattants du MNLA, le Gatia et le MNLA se regardent en chien de faïence et pourraient rompre à nouveau l’accord de cessez-le-feu supposé les retenir dans leur périmètre respectif.

Le MNLA, groupe rebelle touareg, voulant entrer dans le village de Bamba (village situé à 245 km de Gao) sous contrôle du Gatia, groupe d’autodéfense des touaregs Imghad et alliés né le 21 mai 2014, n’ont pas été bien accueilli. Pour les membres du Gatia, cette entrée à Bamba des membres du MNLA était un casus beli et méritait bien une sévère réplique de leur part. Ce lundi 29 décembre 2014, les affrontements ont donc eu lieu entre les deux groupes. Selon Sidy Alméidi AG Albaka, chargé de communication du Gatia, le MNLA a perdu six hommes dans ces combats, un véhicule et deux membres de leur groupe ont été faits prisonniers. L’homme déclare que « Ça été une journée favorable pour notre mouvement ». Depuis cet accrochage, le conflit s’est déporté vers la ville de Ber, située dans la localité de Tombouctou. Là-bas, les combattants du MNLA, dans la ville, et ceux du Gatia à une dizaine de kilomètres, sur la rive gauche du fleuve Niger, s’épient en attendant de s’autodétruire. Rappelons cependant que ces deux groupes sont composés de touaregs ; mais de touaregs qui semblent avoir choisi leur camp respectif. Le MNLA, est une aile du mouvement arabe de l’Azawad, et le Gatia, une organisation progouvernementale.  

 

Cette situation de guerre entre les groupes armés touaregs peut sembler dans l’intérêt du Mali qui recherche la paix dans cette région du pays. Pourtant dans la réalité, une telle issue détruit une couche ethnique du peuple malien. Il n’est donc pas question de laisser les choses évoluer dans ce sens. Présente dans cette ville de Ber, la Minusma joue désormais aux pompiers. La mission onusienne aurait demandé aux combattants des deux camps de ne point faire usage de  leurs armes, dans l’optique de respecter le cessez-le-feu. La Minusma pourrait donc réunir les belligérants des deux camps lundi prochain, afin de trouver une issue pacifique à cette crise ethnique.

 

Pour certains observateurs de la situation du Nord du Mali, le combat pour la création d’un Etat touareg n’est plus d’actualité aujourd’hui. Dans ce sens, les combats que se livrent ces groupes poursuivent le but de contrôler la manne issue des trafics illégaux qui transitent dans cette région longtemps délaissée. AFPmag.

 

Mali: le maire victime d’une attaque terroriste jeudi est mort ce samedi.

04 janvier, 2015

Pris dans une embuscade le 1er janvier 2015, Aroudeiny Ag Hamatou, maire de la commune d’Aderanboukane, dans le nord du Mali, est mort finalement ce samedi 3 janvier sur la route de Bamako pendant son transfert sanitaire.

Le maire de la commune d’Aderanboukane, au Nord du Mali, avait été pris dans une embuscade le 1er janvier 2015.  Pendant l’attaque de ces hommes non identifiés encore, le chauffeur du maire avait été tué. Depuis lors, personne n’a revendiqué l’attaque. Ce fait a poussé certains a privilégié la piste d’un règlement de compte. D’autres par contre, avec la montée des tensions entre les groupes armés au Nord du Mali, attribuent la mort du maire qui était de surcroît touareg au Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Soulignons cependant que le Mujao ne s’est pas prononcé depuis lors sur cette attaque.

 

De toute façon, le transfert à l’hôpital de Bamako à bord de l’avion de la mission de l’ONU au Mali n’a pas pu sauver le maire, puisqu’il est mort au cours de ce voyage. Son corps est arrivé ce samedi à l’aéroport international de Bamako. A son arrivée, un parterre d’hommes politiques maliens parmi lesquels, Bajan Ag Hamatou, frère aîné du défunt ou Sada Samaké, ministre de la sécurité et général dans l’armée malienne étaient présents. Pour l’heure aucun officiel malien ne s’est prononcé sur cet assassinat, mais ils pourraient s’exprimer après son inhumation à Bamako ce dimanche 4 janvier 2015. AFPmag.

 

Le nouveau premier ministre malien face au défi de ramener la paix au Nord.

11 janvier, 2015

Après neuf mois à la primature malienne, Moussa Mara qui a été forcé à la démission par le président Ibrahim Boubacar Keïta, a cédé sa place vendredi 9 janvier 2015 à Modibo Keïta. Le nouveau premier ministre se voit donc confié à nouveau le dossier du retour de la paix dans le nord du pays.

Après la passation de pouvoir de ce vendredi 9 janvier 2015, Modibo Keïta qui remplace Moussa Mara que le chef d’Etat a forcé à la démission est face à ses responsabilités. Le nouveau premier ministre malien doit faire face désormais à son principal défi ; le retour de la paix au nord du pays. Ce dossier, l’homme le connaît parfaitement pour avoir été jusqu’à ce jour, Haut représentant du chef de l’Etat malien aux négociations. Acclamée par tout le pays, la nomination pour une deuxième fois de Modibo Keïta au poste de premier ministre fait croire à la fin prochaine des troubles dans le Nord Mali. Certains avancent que « c’est quelqu’un de très sage, c’est quelqu’un de chevronné, nous souhaitons qu’il réussisse ».

Connaissant bien tous les acteurs mêlés à la crise qui sévit au nord Mali, le nouveau premier ministre fait presque corps avec le dossier. Lui qui a toujours évité dans cette crise qu’on atteigne la ligne rouge, ou l’éclatement, disait récemment l’urgence qu’il y a à faire la paix avec les touaregs. « Les Touaregs, que l’on appelle les rebelles sont en réalité nos frères. Nous devons faire la paix », déclarait-il. Avec son objectif de mener désormais les négociations en vue de la signature d’un accord, son obsession de relier les deux couches du peuple malien, tout porte à croire que le Mali retrouvera bientôt son calme d’antan. Et cela pour le peuple malien qui subit de plein fouet les conséquences de la crise du nord du pays vaut bien un changement. AFPmag.

 

Mali: les groupes armés se disputent la localité stratégique de Tabankort

19 janvier, 2015

Après un court cessez-le-feu, Tabankorf, dans le nord du Mali est depuis ce samedi 17 janvier 2015 le théâtre des échanges de tirs entre les groupes rivaux qui se disputent le contrôle de cette localité si précieuse pour le contrôle de l’axe routier qui descend au nord du pays et pour le contrôle du désert où les trafics se passent à ciel ouvert.

Le cessez-le-feu a été rompu ce samedi 17 janvier 2015. Les groupes rivaux se sont livrés à des échanges de tir à Tabankorf, une localité stratégique située à 200 kilomètres au nord de Gao. Cette localité est importante pour le contrôle de l’axe reliant le sud du Mali au Nord et elle permet un accès dans le désert où tous les trafics se passent. Contrôlée par le groupe d’auto défense touareg Imghad, elle fait l’objet d’une grande convoitise par le HCUA, le MNLA et une autre branche du MAA.

Après la journée du samedi où les échanges de coups de feu ont été intenses on redoute un nouveau regain de tension dans le coin, puisque l’un des groupes armés voudrait aujourd’hui en découdre avec son adversaire. D’ailleurs les appels au calme de la mission de l’ONU sur place n’ont pas servi à grand-chose au cours de ces heures de combat.

Les mouvements de revendication touaregs se sont tellement scindés ces derniers temps que l’on peine à reconnaître ce bloc qui parlait d’une voix unique et demandait l’instauration d’un régime jihadistes. Alors que les groupes armés confondent aujourd’hui à des clans, l’impératif pour le gouvernement malien de changer de stratégie pour résoudre ce problème s’impose. Le chalenge est de réunir désormais tous les chefs de ces familles pour une discussion franche, laquelle tiendra compte des intérêts des uns et des autres. Mais le développement de cette région doit aussi s’inscrire dans la liste des priorités du nouveau gouvernement. AFPmag.

 

Mali : Le général Abderrahmane Ould Meydou, est victime d’une attaque armée.

27 janvier, 2015

 

Après Aroudeiny Ag Hamatou, maire de la commune d’Aderanboukane, pris dans une embuscade le 1er janvier 2015 dans le nord du Mali, c’est au tour de Mohamed Abderrahmane Ould Meydou, général de brigade originaire du nord du Mali et touareg, d’être attaqué par des hommes armés. Alors que le général rentrait à son domicile situé à Banankabougou à Bamako, deux hommes armés ont tiré sur lui avant de prendre la fuite sur des motos. Depuis il est dans un hôpital de la capitale où il prend des soins.

Alors que les groupes armés dans le nord Mali se livrent un combat sans merci aujourd’hui, une nouvelle orientation de cette lutte semble être née. Depuis l’assassinat d’Aroudeiny Ag Hamatou, maire de la commune d’Aderanboukane au début de cette année 2015, les tentatives de meurtres semblent visées certaines élites du nord. Hier, 26 janvier 2015, alors que Mohamed Abderrahmane Ould Meydou, général de brigade originaire du nord et du peuple touareg précisément, rentrait à son domicile de Banankabougou, à Bamako, deux hommes armés et enturbannés lui ont tiré dessus. Blessé, le général s’est rendu dans un hôpital de Bamako où il reçoit des soins en ce moment. Mais les deux auteurs de cette tentative d’assassinat se sont fondus dans les rues de la capitale sur les motos qu’ils avaient au moment de l’attaque.

Cette attaque est loin d’être un malencontreux hasard, puisque le général, d’une imperturbable loyauté, a toujours combattu les groupes armés qui hantent le nord du pays. En 2012 il était au front contre le MNLA. A l’époque on se souvient que c’est lui qui conduisait l’armée malienne dans cette campagne contre les milices. Alors que le général est attaqué au cœur de Bamako aujourd’hui, tout porte à croire que les armes se baladent dans la capitale maintenant. Néanmoins les maliens ont été nombreux à réagir sur cette attaque. Certains maliens ont fait des commentaires tels que « Plusieurs fois annoncé mort, il a toujours répondu présent au drapeau national. Ces 2 balles auront juste ajouté 2 cicatrices de plus sur une trentaine que porte son corps », une façon de louer la bravoure de ce général qui a tant donné souvent pour sa patrie.

L’attaque en tout cas permet au gouvernement malien de réaliser que le problème qu’on croyait résider au nord du pays seulement, s’est déporté dans le sud, afin de travailler à lever cette menace avant qu’elle gangrène tout le pays. AFPmag.

 

Mali: Arriveront-ils à signer le texte que certains résistent à parapher ?

02 mars, 2015

Bilal Ag Cherif, chef du groupe armé touareg Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA)

Après la rédaction du texte supposé mettre définitivement un terme aux mouvements armés dans le nord du Mali, les mouvements pro-Mali ont paraphé le texte ce dimanche 1 mars, tandis que la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) s’est donné un temps de réflexion jusqu’au 10 mars prochain.

Après le refus de la coordination des mouvements de l’Azawad de signer le texte proposé par la médiation en vue de mettre définitivement un terme à cette crise, on se demande si cet accord a des chances d’aboutir ? Les groupes armés pro-Mali ont quant à eux paraphé le texte et devraient en principe le signer à la fin de ce mois. Le refus opposé par ces premiers de parapher le texte aujourd’hui, peut être lié à leur opposition aux mentions qu’il renferme, mais la raison évoquée est qu’il est nécessaire d’étudier le texte d’accord avant de passer à l’acte. La CMA se donne donc jusqu’au 10 mars prochain pour se prononcer sur ce texte qui a validé pourtant la notion d’Azawad.

Toutefois, signalons que la CMA n’est pas seule à vouloir rentrer présenter ce texte à ses populations comme le mentionne ses membres : « nous restons dans le processus, mais nous voulons plus de temps pour analyser le document et le partager avec les populations de l'Azawad ». Puisque de leur côté, les autorités maliennes doivent opérer une sensibilisation au sud du pays, afin d’instruire les populations du sud sur la portée du mot Azawad que ce texte mentionne aujourd’hui. Puisque certains pourraient être portés à croire que l’Azawad devient une entité distincte du Mali. Le rendez-vous du 10 mars, donné par le CMA ce dimanche, sera une occasion d’évaluer les chances pour cet accord d’aboutir à la signature à la fin de ce mois. Mais il faut dire que certaines figures de cette négociation résistent à croire qu’elle aboutira, même si elles sont reparties prêcher aux uns et aux autres que « sans accord de paix, le Mali est reparti pour une longue période d'instabilité ». AFPmag.

Mali: un attentat-suicide contre un camp de la Minusma fait trois morts.

16 avril, 2015

Le camp de la Minusma dans la région de Gao vient d’être une nouvelle fois l’objet d’une attaque. Cette fois, c’est une voiture piégée qui a explosé à l’entrée du camp tuant trois civils et blessant 16 personnes.

Pas de morts au sein des forces onusiennes d’Ansongo, dans la région de Gao, mais l’attaque en tout cas a eu lieu ce mercredi matin. Une voiture piégée a explosé devant l’entrée du camp, tuant deux civils à l’extérieur et un autre qui se trouvait dans l’enceinte du camp.

Mali: les mouvements pro-Bamako ne livreront pas Ménaka au pillage

17 juin, 2015
Marche de soutien à la population de Ménaka, le 2 mai à Bamako
Marche de soutien à la population de Ménaka, le 2 mai à Bamako

 

C’est un nouveau rebondissement qui survient dans le processus de paix en cours au Mali. Quelques semaines après la signature de l’accord entre la coordination des mouvements de l’Azawad et le gouvernement malien à Alger, accord qui prévoyait le départ des mouvements pro-Bamako de Ménaka, ces derniers ont refusé de quitter la ville.

L’accord entre la coordination des mouvements de l’Azawad et  le gouvernement malien signé le mois dernier à Alger, prévoyait le départ des mouvements pro-Bamako de la localité de Ménaka. Mais contre toute attente ces derniers ont refusé de quitter la ville. Le motif de ce refus est simple : ils n’abandonneront pas cette ville sans protection.