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Actualité en continu

Cameroun: Rencontre des dirigeants de l’Afrique Centrale pour discuter sur Boko Haram.

16 février, 2015

 

Après la réunion du 5-7 février dernier entre les experts militaires des pays de la région du lac Tchad, les représentations des dix pays de l’Afrique  Centrale se retrouveront à Yaoundé ce lundi 16 février pour parler d’une voix unique et surtout affiner la stratégie à adopter face aux islamistes de Boko Haram.

L’Afrique a résolument mis le cap sur l’union. Depuis l’UA jusqu’aux organisations régionales, le mouvement d’union est le même. Sur la question de la secte islamiste nigériane, les pays de la région Afrique Centrale veulent mettre sur pied une stratégie unique, en vue d’éradiquer la menace. Ceci se fera au cours de la rencontre prévue à Yaoundé ce 16 février 2015. Après la décision de mobiliser une force de 8 700 hommes contre Boko Haram, ils devraient convenir aujourd’hui sur le mandat et le rôle de cette force régionale. Les experts militaires au cours de leur réunion à Yaoundé le 5 février dernier avaient établi une feuille de route, mais celle-ci doit être soumise au conseil de paix et de sécurité de l’union africaine et au conseil de sécurité des nations Unies.

Les autorités Camerounaises et Tchadiennes qui portent aujourd’hui le fardeau de cette guerre contre les islamistes mettront certainement à l’ordre du jour le financement de cette force multinationale. D’ailleurs un délégué à ce sommet de Yaoundé reconnaît aujourd’hui que : « Intervenir militairement a un coût ». Un autre souligne que « ce sont entre 6 000 et 7 000 soldats qu'il faut nourrir, soigner et équiper quotidiennement pour répondre à chaque agression du groupe islamiste ». Le défaut de moyen plombe encore l’avancement de l’union africaine et des unions régionales, mais face à l’impératif de réagir aux attaques islamistes, l’Afrique doit trouver ces moyens, tous le savent bien aujourd’hui. AFPmag.

Boko Haram perd 86 assaillants face au Cameroun et deux villes reprises par l’armée Nigériane.

17 février, 2015

 

Patrouille des forces spéciales du BIR à Waza

 

Dans des accrochages avec l’armée Camerounaise ce lundi 16 février,  les islamistes ont perdu 86 hommes, un blindé et beaucoup d’armes abandonnées sur le champ de bataille. Dans le même temps, ils ont perdu Mungono et Marte, à la suite des bombardements de l’aviation nigériane.

La matinée de ce lundi 16 février a été mouvementée pour les forces armées Camerounaises postées à Waza, dans la région de l’extrême nord. Alors que ces militaires camerounais effectuaient des patrouilles, ils sont tombés sur des combattants de Boko Haram. Une source anonyme précise qu’ « Il y a alors eu plusieurs accrochages. Des combats de forte intensité ». Ces accrochages ont duré jusqu’à l’après-midi et fait 86 morts dans le camp des islamistes. De leur côté les forces armées Camerounaises déplorent une perte de cinq hommes et sept blessés.  Comme dans toutes les croisades, cette force armée camerounaise est entrée en possession d’un butin considérable. On parle d’un blindé récupéré, et de plusieurs armes. 

Ce lundi décidément aura été très dur pour ces islamistes. Ils ont aussi perdu deux villes, reprises par l’armée Nigériane. Il s’agit de Mungono et de Marte dans le nord-Est du Nigeria. La force armée Nigériane s’est déroulée sur le terrain, appuyée par son aviation, elle a reprise ces deux villes, tombées aux mains des islamistes en janvier dernier. Aucune précision n’a été donnée concernant le nombre de victimes. Mais on sait de propos du général Chris Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane, que désormais la reconquête des zones occupées par Boko Haram est lancée. « L’opération aérienne et terrestre se poursuit et nous progressons résolument vers d’autres localités qui doivent être reprises dans le cadre de l’offensive en cours contre les terroristes », a-t-il déclaré à l’issue de cette première victoire de l’armée.

Avec l’ouverture de plusieurs fronts ces derniers jours, les islamistes pensaient faire l’effet d’une force capable de tenir plusieurs positions à la fois. Il semble bien qu’ils se soient trop dispersés et qu’ils aient diminué leur puissance de nuire. Le sommet des chefs d’Etat de  la CEEAC étant finie ce lundi, l’Opération Alpha que pilote le colonel Camerounais Joseph Nouma, l’armée Tchadienne et l’armée nigérienne, pourraient resserrer à leur tour l’étau sur la bande à Abubakar Shekau. AFPmag.

 

Au sommet de la CEEAC : 50 milliards de francs CFA mobilisés contre Boko Haram

17 février, 2015

De g.à d. : Samba Panza, Paul Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby et Ali Bongo Ondimba

A l’issue du sommet de Yaoundé de ce lundi 16 février, les chefs d'Etat d'Afrique centrale qui élaboraient une stratégie commune contre les islamistes de Boko Haram, ont décidé de reverser au Cameroun et au Tchad un fonds d’urgence de 50 milliards de FCFA, conformément au pacte d’assistance et de solidarité qui lie les pays de la CEEAC.

Ils étaient au total six chefs d’Etats au sommet de Yaoundé de ce lundi 16 février 2015. Leur objectif : établir une stratégie commune pour lutter et anéantir la menace islamiste aux frontières Camerouno-tchadiennes. Au cours de ce sommet que présidait Idriss Déby, président en exercice de la CEEAC, la décision de reverser au Cameroun et au Tchad la somme de 50 milliards de Fcfa a été prise. Cette somme est accordée aujourd’hui au nom du pacte d’assistance et de solidarité qui lie les pays de la région Afrique Centrale. La décision d’affecter des équipements militaires et logistiques aux deux pays a aussi été prise. Les populations de la région des combats n’ont pas été oubliées au cours de cette rencontre. Elles pourraient donc bénéficier d’actions sociales au cours des jours à venir.

Pour Paul Biya, président du Cameroun et hôte de ce sommet, aucune négociation n’est possible avec les islamistes de Boko Haram vue leur immoralité, d’où sa conclusion de combattre la secte jusqu’au dernier retranchement. Mais pour Idriss Déby, à l’issue de ce sommet, le Cameroun et le Tchad doivent passer à l’action désormais. AFPmag.

 

Qu’apportera la France aux pays qui luttent contre Boko Haram?

21 février, 2015

 

Alors que Laurent Fabius vient d’effectuer un déplacement pour la capitale tchadienne afin d’affirmer aux autorités du pays le soutien de Paris dans la lutte contre les islamistes de Boko Haram, et qu’il devrait poursuivre son voyage au Cameroun et au Niger, on se demande bien ce que la France voudrait apporter à ces pays dans cette lutte ?

Pour sa tournée marathon, Laurent Fabius qui a fait sa première escale à N’djamena, au Tchad et qui devra poursuivre sa visite au Cameroun puis au Niger au courant des 24 prochaines heures, est venu affirmer le soutien de la France aux autres nations qui luttent contre les islamistes de Boko Haram. Ce soutien qui intervient moins de cinquante jours après les attentats qui ont secoué la France, prouve aujourd’hui la détermination de la nation française à combattre le terrorisme. Mais on se demande toutefois en quoi consiste ce soutien français ?

Récemment la France a envoyé une quinzaine d’éléments au Niger dans la région de Diffa pour le renseignement des troupes de la force multinationale. Elle se dit prête aujourd’hui à plaider au niveau des Nations Unies et du FMI, pour la création d’un fond destiné à la lutte contre Boko Haram. Dans le cadre de sa relation bilatérale avec le Tchad, la France pense pouvoir aider le pays à s’en sortir de la crise que la baisse historique des cours de pétrole a provoquée dans le pays. Précisons toutefois que la France ne tient pas à s’impliquer directement dans cette guerre comme au Mali, puisqu’un proche de Laurent Fabius a tenu à rappeler que les soldats français ne sont pas les « « tuniques bleues qui arrivent sabre au clair ».

Les Etats n’ayant jamais des amis mais des intérêts, on se demande bien si le ministre des affaires étrangères peut effectuer un voyage dans l’unique but d’assurer le soutien de son pays aux nations engagées dans le combat contre la secte islamiste nigériane. Certains pensent aujourd’hui qu’après l’Egypte, la France recherche des acheteurs de son matériel militaire parmi ces pays qui combattent Boko Haram, puisqu’il y a quelques semaines, l’annonce de Yaoundé de recevoir un important dispositif militaire en provenance de Russie, avait fait écho. De toute façon, Idriss Déby et le ministre français ont passé 45 minutes d’audience et 15 minutes dans un tête-à-tête où ils ont pu abordé de tels sujets. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : deux régiments tchadiens lancent un repli stratégique.

13 mars, 2015

 

Depuis l’annonce du départ de deux régiments tchadiens de Dikwa le vendredi dernier, des insinuations peu objectives nourrissent l’idée d’une rupture entre les deux pays voisins, et acteurs de la coalition multinationale qui lutte contre les islamistes de Boko Haram. Mais qu’en est-il dans la vérité ?

Près de dix jours après la reprise de Dikwa par les forces armées tchadiennes, le Nigeria est venu prendre possession des lieux, ce qui en principe exclu les deux régiments tchadiens présents à Dikwa. De ce fait ce sont 2 500 soldats tchadiens qui viennent de rejoindre le camp militaire Camerounais de Fotokol, situé de l’autre côté de la frontière

Boko Haram s’apprêterait-il à attaquer Kolofata ?

15 mars, 2015

Le pont sur le fleuve El Beid reliant le Cameroun au Nigeria 

Après les multiples attaques des troupes de la force multinationale contre Boko Haram, la secte s’est massivement rassemblée à Kumché, une localité nigériane située à 15 kilomètres de Kolofata, base militaire camerounaise. Depuis lors, les soupçons d’une attaque massive de la secte contre le Cameroun gonflent.

Boko Haram : Paralysé mais encore nuisible.

19 avril, 2015
Des islamistes de Boko Haram sur un tank (capture d'écran d'une vidéo de propagande publiée par Boko Haram en novembre 2014)

 

Bien que paralysé, Boko Haram est toujours une secte nuisible. Les habitants de Bia, un hameau situé dans la localité de Kolofata, à l’extrême Nord du Cameroun, viennent d’essuyer un revers de la secte. Dans la nuit du jeudi au vendredi, une dizaine de personnes auraient été tuées dans une attaque éclair islamiste.

Malgré la perte de toutes ses places fortes, Boko Haram, secte mal structurée en ce moment et fortement diminuée sur le plan des effectifs, continue de commettre des atrocités aux frontières des Etats voisins. Au Cameroun où l’armée a connu une certaine  accalmie depuis quelques semaines, le relâchement de la vigilance des forces armées vient de coûter la vie à une dizaine de nationaux.

Boko Haram : Entre malnutrition des réfugiés nigérians et la guerre contre les islamistes le Cameroun fait de son mieux

11 mai, 2015
Le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres salue des réfugiés nigérians au camp de réfugiés Minawao au Cameroun, le 25 Mars 2015.
Le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres salue des réfugiés nigérians au camp de réfugiés Minawao, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, le 25 mars 2015.

 

En guerre contre Boko Haram depuis plus d’une année déjà, le Cameroun fait face à de nombreux problèmes à la fois ces derniers jours. Pendant que la malnutrition touche les réfugiés nigérians dans la région de l’Extrême Nord du pays, les forces armées Camerounaises qui ont fait montre de courage et de détermination jusqu’à ce jour, doivent affronter les combattants islamistes qui tentent d’infiltrer son territoire. Les derniers affrontements survenues dans la nuit du samedi au dimanche dernier, ont coûté la vie à  deux militaires camerounais tandis qu’une soixantaine d’islamistes a été tuée.

Premier pays de la région du lac Tchad à déclarer la guerre aux islamistes de Boko Haram, le Cameroun, au front depuis plus d’une année, continue de faire face à d’importantes menaces d’infiltration de son territoire par les islamistes. Dans la nuit du Samedi au dimanche dernier, les forces armées Camerounaises en patrouille dans la région de Zelevet, département de Mayo Tsanaga, dans la province de l’extrême nord du pays sont tombées sur des islamistes de Boko Haram.

Cameroun : des décisions fortes après l’attentat de Fotokol

17 juillet, 2015

Après l’attentat de Fotokol du dimanche dernier, les autorités camerounaises sont passées aux résolutions fortes pour éviter que de nouvelles attaques soient perpétrées avec le même scénario. Désormais le port du voile intégral est interdit dans la région de l’extrême nord du Cameroun.

Le gouverneur de la province de l’extrême nord, Midjiyawa Bakari, l’a précisé : « Le voile intégral est complètement interdit dans la région... Nous avons demandé aux gendarmes et aux policiers d'interpeller toute femme qui porte le voile intégral ». Depuis l’attentat du dimanche dernier, on s’attendait à cette mesure, mais la réaction des autorités arrivent si vite que certains analystes y voient une prise de conscience des autorités, vis-à-vis de ces populations qui souffrent déjà des rapines des islamistes de Boko Haram.

Cameroun: renforcement des mesures de sécurité dans l’extrême nord du pays après un nouvel attentat de Boko Haram

23 juillet, 2015
Des forces de sécurité évacuent un corps après un attentat à Maroua, dans l'Extrême-nord du Cameroun, le 22 juillet 2015.
Des forces de sécurité évacuent un corps après un attentat-suicide à Maroua, la capitale de l'Extrême-nord du Cameroun, le 22 juillet 2015.

 

Ce mercredi 22 juillet, ce sont deux nouveaux kamikazes qui se sont faits exploser au marché de Maroua, tuant quelques personnes. Le président Paul Biya qui a pris le dossier des islamistes de Boko Haram à bras le corps, appelle les populations de la région septentrionale à coopérer avec les forces de sécurité, une option qui peut faire la différence. De son côté, le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakary, promet de nouvelles mesures de sécurité.

Il est 14h25, ce mercredi 22 juillet, lorsqu’une vendeuse de dattes de quinze ans selon les services de sécurité camerounais, se fait exploser dans le marché des tissus, quelques minutes plus tard, c’est une nouvelle fillette du même âge qui se fait exploser non loin, près de l’angle où les camions déchargent. Bilan, 11 civils tués, deux islamistes et une trentaine de blessés.