Actualité en continu

Tchad: 28 pays s’exercent dans la lutte anti-terroriste.

18 février, 2015

 

Des soldats maliens effectuent un système de corde de descente rapide à partir d'un hélicoptère MH-47 Chinook du 160th Special Operations Aviation Regiment (Airborne) de l'armée américaine à Bamako, au Mali  le 18 mai 2010 dans le cadre des exercices conjoints Flintlock de 2010. 

 

Dans le cadre de la lutte antiterrorisme, 28 délégations militaires se sont données rendez-vous au Tchad. Baptisé Flintlock, l’exercice militaire qu’elles viennent de commencer doit durer jusqu’au 19 mars prochain et elle consistera surtout, à inculquer aux participants les notions de lutte antiterroriste que les écoles militaires n’enseignent généralement pas et d’échanger les expériences.

Le terrorisme n’ayant plus de frontière aujourd’hui, tous les pays s’activent dans cette lutte. Au Tchad où des exercices militaires viennent de commencer pour 1200 militaires venus de 28 pays, on s’entraîne à faire face à la menace terroriste. Baptisé Flintlok, l’opération qui regroupe les militaires africains, européens et des forces spéciales américaines, devrait se terminer le 19 mars prochain. Au cours de ce mois d’exercice, les participants seront entraînés dans des techniques que les écoles militaires n’enseignent généralement pas. Ce rendez-vous annuel sera aussi le moment d’échanger les expériences.

Pareilles rencontres montrent l’universalité du terrorisme et la détermination des Etats à harmoniser leur position et leurs méthodes de lutte anti-terroriste. Zacharia Gobongue, général tchadien participant à l’exercice,  a fait une déclaration dans ce sens : « Vous savez le terrorisme n’a ni frontière, ni visage et il se meut partout. On doit s’y adapter, on utilise le mode opératoire asymétrique qui nous permet de nous adopter à sa manière de faire et pour le combattre avec efficacité ». Mais pour Gilbert Diendéré, général Burkinabé, il y a un impératif dans cette lutte contre le terrorisme, que les pays africains soient dotés de la technologie afin de bénéficier d’un renseignement plus fiable désormais.

On comprend que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme soit ouverte aujourd’hui et que de tels exercices constituent des actes majeurs posés dans ce sens, mais des doutes subsistent encore quant à la possibilité pour ces occidentaux de doter les pays africains des technologies qui permettraient d’avoir un renseignement fiable. On peut toutefois compter sur leur assistance éternelle, comme cette quinzaine de militaires français qui se trouvent actuellement au Niger dans le cadre de la lutte contre les islamistes de Boko Haram. AFPmag.

 

Afrique du Sud: la publication des secrets d’Etat met les autorités à mal.

26 février, 2015

Après la publication sur le site Internet de la chaîne Al Jazeera, d’importants documents de la SSA, service secret sud-africain, les enquêtes pour trouver le coupable ont été ouvertes par les autorités du pays.

C’est un flot toujours plus accru de secrets que le site Internet de la chaîne Al Jazeera déverse depuis quelques jours. Depuis la collaboration entre les services secrets sud-africain, israélien et anglais, en passant par les tentatives de Téhéran de courtiser Pretoria au sujet de son nucléaire, jusqu’aux relations entre le pays et ses voisins africains, c’est finalement tout le secret national depuis 2006 qui est dévoilé. Cette soirée du mercredi 25 février, le ministre chargé des renseignements, a publié un communiqué condamnant la fuite des ces documents secrets. Le ministre a déclaré qu’une enquête vient d’être ouverte en vue de punir les auteurs de cet acte qui porte atteinte à la sécurité de l’Etat et met à mal ses relations diplomatiques. Depuis  vingt ans, l’Afrique du Sud n’a plus connu une divulgation de secrets de cette envergure.

 

Quelques révélations importantes.

- L’Afrique du Sud travaille étroitement pour la sécurité de la présidente de la commission de l’Union Africaine.

- En 2012 Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’Union Africaine était sous une forte menace.

- Thabo Mbeki, l’ancien chef d’Etat sud-africain avait été contacté à une certaine époque par Teheran qui voulait alors contourner l’embargo

- En 2012 le Rwanda voulait s’assurer la coopération de Pretoria pour espionner des individus qu’il soupçonnait de vouloir semer l’instabilité sur son territoire. La demande avait été rejetée par Pretoria.

- Selon ces documents le Cameroun aurait demandé en septembre 2011 à l’Afrique du Sud de garder un œil sur un opposant au régime Biya qui effectuait à l’époque le déplacement vers l’Afrique du Sud. AFPmag.

Cameroun: Lydienne Yen Eyoum passera 25 ans derrière les barreaux.

10 juin, 2015
Lydienne Yen Eyoum
Lydienne Yen Eyoum

 

Au Cameroun où la lutte contre les détournements de fonds publics s’est accentuée cette dernière décennie, c’est la condamnation de Lydienne Yen Eyoum, française d’origine camerounaise, qui vient d’être confirmée ce mardi 9 juin 2015. La cour suprême a confirmé le jugement des cours d’instances de septembre dernier, soit 25 ans de prison ferme.

En septembre dernier, Lydienne Yen Eyoum, avocate française d’origine camerounaise avait été condamnée pour une affaire de détournement de fonds. Cette condamnation à 25 années de prison vient d’être confirmée ce mardi 9 juin par la cour suprême camerounaise, plus haute juridiction camerounaise.

Boko Haram perd 123 islamistes dans une attaque contre les troupes Tchadiennes à FOTOKOL.

01 février, 2015

Après deux tentatives jeudi et vendredi dernier, les islamistes de Boko Haram ont finalement croisé le feu avec les militaires Tchadiens postés dans la région de Fotokol au Nord du Cameroun. L'armée tchadienne a fait 123 morts dans le camp islamistes et perdu trois valeureux soldats tués par des engins explosifs de fabrication artisanale. 

L’annonce  de la mort de 123 islamistes de Boko Haram a été faite par un communiqué de l’armée Tchadienne. Selon ce communiqué, le Tchad a perdu 3 soldats dans les affrontements qui ont eu lieu à Fotokol dans le nord du Cameroun ce samedi 31 janvier. Ces militaires « ont été tués par des engins explosifs de fabrication artisanale » précise l’Etat-major. Douze autres militaires ont été blessés dans ces combats.

Cette campagne islamiste contre la position tchadienne à Fotokol dans le nord du Cameroun, est la troisième après les tentatives du jeudi et du vendredi. Les islamistes voulaient certainement jauger les aptitudes au combat de cette armée Tchadienne qui remporta tant de défis par le passé et démontrer leur puissance à la face du monde. Hélas ! Le bilan des pertes enregistré par ces islamistes de la secte nigériane est donc une alerte forte donnée par les forces militaires tchadiennes après celles du Cameroun. Désormais une intrusion de Boko Haram sur ces terres voisines du Nigeria où il venait voler le bétail et piller les récoltes paysannes s’avère difficile sinon impossible.

Arrivées au Cameroun le 17 janvier dernier, les troupes Tchadiennes sont au front contre Boko Haram aux côtés de l’armée Camerounaise qui a repoussé maintes attaques et fait un nombre important de victimes dans les rangs des islamistes. Même si ces forces armées Tchadiennes ont gagné ce premier round d’un défi qui s’annonce difficile à cause du voisin Nigérian qui campe encore sur sa position d’Etat souverain, il reste que son but de reprendre la ville stratégique de Baga, tombée entre les mains des islamistes début janvier, sera sa véritable première victoire. Déjà de sa position de Fotokol, elle se trouve à 500 mètres de la ville de Gamboru tenue par les islamistes, une position qui en dit long sur son ambition de repousser les forces de Boko Haram jusques dans les collines de Sambissa. La paix reviendra dans cette région du lac Tchad, le Cameroun et le Tchad semblent bien décidés à la rétablir sur le sang de ces islamistes sans foi ni loi. AFPmag

 

Boko Haram a été chassé de Gamboru par les forces armées Tchadiennes.

04 février, 2015

C’est certainement la première victoire du Tchad dans cette guerre qu’elle a commencé depuis une semaine. La ville de Gamboru, située de l’autre côté de la frontière avec le Cameroun a été libéré ce mardi 3 février après un assaut donné par cette force armée Tchadienne. Une heure de combat a suffit pour que les militaires Tchadiens cimentent une victoire que les bombardements aériens menés conjointement avec l’armée camerounaise depuis samedi dernier avaient dessiné.

 

Après d’intenses bombardements, l’armée Tchadienne qui a lancé finalement un assaut contre les islamistes de Boko Haram à Gamboru ce mardi 3 février, a repris la ville en seulement une heure de combat. Les troupes qui ont traversé pour la première fois le fleuve El Beïd qui sépare Fotokol, localité Camerounaise, de Gamboru ville nigériane, sont encore en train de la ratisser en vue de déloger les islamistes qui se seraient cachés. C’est au total deux mille militaires Tchadiens qui se sont rués sur la ville que les islamistes tenaient depuis le début de cette année 2015. On rappelle que jusqu’à présent l’armée Tchadienne et les forces armées Camerounaises répliquaient aux attaques des islamistes depuis samedi dernier par des bombardements aériens et qu’aucune pénétration terrestre n’avait été effective malgré le fait pour le Tchad d’avoir aujourd’hui un droit de poursuite.

 

A la suite de cette entrée sur le territoire Nigérian, les autorités Tchadiennes qui ne s’étaient pas encore exprimées sur le droit de poursuite donc jouit le Tchad dans cette guerre, sont passées aux déclarations. Hassan Sylla, ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement déclare que : « Nos forces basées à Fotokol au Cameroun ont été une fois de plus lâchement attaquées par les hommes de Boko Haram et à la suite de cela nous avons riposté, nous avons usé de notre droit de poursuite et on est arrivé jusqu’à la ville de Gamboru et l’avons libérée totalement des forces du mal ».

 

Hassan Sylla ajoute que « Nous sommes décidés à en finir avec cette bête-là à côté de nos frères d’armes camerounais, nigériens ou tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre Boko Haram ». Ces propos qui montrent la détermination du pays d’Idriss Déby d’en finir avec cette pseudo menace que constitue Boko Haram, éclairent aussi sur les actions que mènera cette armée Tchadienne dans les jours qui viennent.

 

A Bosso, ville nigérienne située à 200 km au nord sur les rives du lac Tchad, les forces armées Tchadiennes ont déployé lundi dernier plusieurs  centaines de véhicules et quelques 2 500 hommes. L’objectif de cette nouvelle troupe est la reprise de Malam fatori tombé aux mains des islamistes il y’a trois mois. Ces troupes pourraient donc traverser dans les jours qui viennent le Komadougou, une rivière qui sépare le Niger du Nigeria. Ici aussi rien n’est sûr quand à la participation à cette mission en territoire Nigérian des forces armées nigériennes déployées sur plus de 150 km le long de la frontière avec le Nigeria. Sans droit de poursuite comme le Cameroun, ils attendront le feu vert du parlement qui peut décider d’une mesure d’intervention contre Boko Haram en évoquant la légitime défense préventive. AFPmag.

 

Cameroun : des heurts avec des islamistes infiltrés de Boko Haram font des morts à Fotokol.

05 février, 2015

 

Alors qu’on croyait que les islamistes de la secte Nigériane avaient été chassés de Gambaru après les pertes qu’ils ont essuyées ces trois derniers jours, certains qui s’étaient sûrement glissés dans des cachettes dans cette ville reprise par l’armée tchadienne, ont fait surface au Cameroun, et à la faveur d’un relâche de la vigilance, ont commis des exactions dans une mosquée avant d’être tués à leur tour.

Mardi 3 février, Gambaru, ville nigériane située à 500 mètres de Fotokol territoire camerounais, est reprise par l’armée tchadienne après trois jours de bombardements et un assaut de 2 000 militaires. A l’issue de cette reprise de la ville, l’armée tchadienne a procédé à un ratissage complet de la ville. Mais le problème, les islamistes ont réussi l’exploit de se cacher et ce mercredi matin, alors que la vigilance côté Camerounaise avait diminué, ils se sont faufilés jusqu’à une mosquée où ils auraient massacrés des dizaines d’hommes. La riposte de l’armée Camerounaise a coûté la vie à 50 islamistes.

Au cours de ces échanges, les forces tchadiennes présentent à Gambaru sont venus en renfort à l’armée Camerounaise et d’autres renforts ont été dépêchés de Kolofata, l’autre point chaud de cette guerre contre les islamistes de Boko Haram. Un militaire camerounais joint par téléphone par AFPmag déclare que c’était des « combats de localité » et que la difficulté se posait au niveau où « les islamistes n’attaquent plus comme une force armée » ; ce qui les rend difficilement identifiable. Ce fait a causé la perte de quelques militaires tchadiens et de trois soldats camerounais. Depuis la fin de cet incident, certainement le plus dur pour la nation camerounaise, certaines voix demandent déjà que les populations de ces localités quittent temporairement les lieux.

Cet incident permet de voir qu’au sein de ces villes nigérianes que les islamistes ont prises ces derniers temps, ils bénéficient d’un soutien indéfectible de certains civils et de quelques autorités qui auraient pu les soustraire à la fouille minutieuse à laquelle l’armée Tchadienne s’est livrée dans cette ville de Gambaru. Ceci dit, il est possible que les forces armées tchadiennes, en prenant le contrôle des villes désormais, exigent du gouvernement nigérian un remaniement des autorités en place et une autorisation de passer au peigne fin coins et recoins des maisons et des administrations.  Le Cameroun et son allié Tchadien ont certainement perdu des vies ce mercredi 4 février, mais cela n’a pas suffi pour défaire le moral de ces troupes que la détermination mettra bientôt les islamistes de Boko Haram hors d’Etat de nuire. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Boko Haram perd 143 hommes face à l’armée Camerounaise à Kolofata.

13 janvier, 2015

Alors que les islamistes de Boko Haram continuent de semer la terreur au Nigeria, deux mille morts la semaine dernière, ils viennent d’essuyer une cuisante défaite face à l’armée Camerounaise. Le bilan provisoire fait état de 143 islamistes morts et d’un important matériel de guerre laissé sur le champ de bataille par les islamistes.

Décidément les islamistes de Boko Haram n’ont pas de chance face au mur sécuritaire Camerounais. Selon les autorités Camerounaises, les islamistes ont perdu 143 hommes dans les combats qui ont eu lieu à Kolofata ce lundi 12 janvier 2015. Les islamistes qui voulaient prendre un camp militaire tenu par les hommes de Paul Biya auront cependant réussi l’exploit de tuer un soldat Camerounais. Pendant ces combats qui ont duré cinq heures seulement, l’armée Camerounaise a saisi un important arsenal militaire. Bien que cette perte soit très importante, elle reste bien moindre comparée aux deux précédentes.

Forte de ses victoires à Baga au Nigeria, la secte avait attaqué très tôt ce lundi Kolofata où un camp militaire Camerounais surplombe la ville. A la faveur de la brume, elle espérait prendre par surprise cette impressionnante armée Camerounaise, la tactique a finalement tourné en sa défaveur. Mais par mesure de sécurité les populations ont rejoint la ville de Maroua, capitale de cette province de l’extrême nord du Cameroun. Un témoin de cette scène parlant de la violence de ces combats déclare : « J'étais dans ma chambre et à 6h44, j'ai commencé à entendre des coups de feu [...] Finalement, ça a perduré et c'est devenu un brasier de tirs, terrible. On se demandait quand tout cela allait finir et qu'est-ce qui se passait. Finalement, j'ai appelé un peu partout, et on m'a dit que les Boko Haram étaient arrivés et qu'ils avaient attaqué la base militaire. Ils ont voulu pénétrer en ville, mais comme la base militaire est juste au-dessus de Kolofata, donc du côté nord, ils ont été stoppés net.

L’armée Camerounaise reste finalement seule apte à stopper la progression des islamistes. Si elle s’accordait au nom de la légitime défense préventive le droit de poursuivre les islamistes de Boko Haram dans leur retranchement du Nigeria, à coup sûr la secte retournerait dans l’oubli d’où elle a émergé en 2009. Puisque quoi qu’on dise, le Nigeria a perdu sa souveraineté sur certains de ses territoires et ce fait, suffit pour justifier une intervention armée du voisin Camerounais qui ne demande qu’à vivre tranquillement. AFPmag.

 

Boko Haram : les militaires camerounais en ont-ils vraiment ras-le-bol ?

14 janvier, 2015

Engagée au Nord du Cameroun contre les islamistes de la secte Nigériane Boko Haram, l’armée Camerounaise commence à se lasser de l’inaction du Nigeria face à la montée de Boko Haram et du silence qui au niveau international semble acclamer aujourd’hui le terrorisme pourtant si fustigé hier.

Bien que l’armée Camerounaise soit sortie victorieuse de toutes les attaques lancées par les islamistes de Boko Haram, le porte-parole de cette armée aurait déclaré au passage après la riposte Camerounaise qui a coûté la vie à 143 islamistes et un militaire Camerounais ce lundi 12 janvier 2015 : « On se sent très seul au front ». En fait ils auraient bien aimé que derrière les troupes des islamistes, l’armée Nigériane mène une campagne. Certains hauts responsables de l’armée Camerounaise parlent d’une attaque Nigériane dans les forêts de Sambissa, base arrière des islamistes. Hélas, le Nigeria a mieux à faire quand 2 000 de ces nationaux peuvent être tués en un seul jour. Le pays de Goodluck Jonathan n’a réagi que récemment, après les raids menés par les islamistes dans la ville de Baga, tuant cent cinquante islamistes.

Au Cameroun où les stratèges militaires n’évoquent pas l’idée d’une incursion de l’armée Camerounaise en terre Nigériane et notamment dans les forêts de Sambissa, seule option militaire adéquate pour stopper les islamistes, l’appel à l’international aurait été lancé. Didier Badjeck, porte-parole de l’armée Camerounaise aurait déclaré « On ne peut pas se cacher de dire qu’on se sent toujours très seul au front. Cela pèse. […] Je pense que, même au niveau international, il commence à y avoir une certaine gêne quant à l’implication même de cette communauté internationale. Nous œuvrons énormément pour les observations de maintien de la paix. En retour, on pourrait également bénéficier de ces attentions. Vous avez peut-être pu lire le message du chef de l’Etat adressé à la Nation. Il a dit que c’était un problème qui était global et qu’il fallait des solutions globales. Il faudrait donc peut-être que ces solutions se mettent déjà en place pour qu’on puisse nous soulager déjà d’un problème qui n’est pas le nôtre ».

Finalement la lassitude gagne-t-elle cette armée Camerounaise ? On ne saurait d’emblée le conclure. Mais l’énervement face à l’attitude du géant voisin nigérian visiblement ramolli par ses islamistes et l’attitude de spectateur d’un monde qui dévoile chaque jour l’un de ses mensonges historiques, voici ce qui dérange ces vaillants soldats Camerounais. AFPmag.

 

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.