Actualité en continu

Cameroun : Cap sur la transformation de 30% de la production cacaoyère nationale.

19 mars, 2015

Les autorités camerounaises, enclines à une dynamique de croissance tous azimuts, ne laissent plus en reste aucun domaine de cette économie si florissante déjà. Après le secteur portuaire qui voit l’arrivée du grand port en eau profonde de Kribi, d’autres chantiers annoncent une croissance forte pour le pays de Paul Biya. Cette fois Yaoundé table sur l’augmentation de la transformation de cacao sur place. Désormais le pays pourrait transformer sur place 30% de son cacao, contre 13% seulement pendant l’exercice 2013/2014.

La Côte d’Ivoire, leader mondial dans le secteur du cacao, n’est pas seule à envisager aujourd’hui un accroissement de la transformation locale de ses fèves. Le Cameroun qui vient à la cinquième place des pays producteurs de cacao, dans son optique de booster sa croissance et de se libérer d’un marché des matières premières fortement désavantageux pour les pays du continent noir, table à son tour sur la mise en place de  nouvelles unités de transformation de cacao, en vue d’atteindre dans de brèves échéances, une transformation locale de 30% contre seulement 13% pendant le dernier exercice.

Loin des cités urbaines, près des régions où on produit le cacao, ces dix nouvelles structures vont voir le jour. L’objectif poursuivi par le ministère du développement industriel est un accroissement de « la transformation locale ».

Si donc le pays de Paul Biya a transformé l’exercice dernier 32 700 tonnes de cacao, on table cette fois-ci sur une transformation de 70 000 tonnes. De ce fait, Bruno Ntakeu, sous-directeur en charge de cette branche au ministère du Développement industriel, déclarait à Reuters que le Cameroun souhaite porter ses capacités de transformation du cacao à 30 % de sa production, soit 70 000 tonnes par an. Donc les autorités qui n’ont rien révélé encore sur la façon donc elles vont procéder pour mobiliser les 5,2 millions de dollars qu’il faut pour la réalisation des dix nouvelles unités, parlent cependant d’un traitement journalier de 15 tonnes par celles-ci. Ainsi des 32 000 tonnes que le pays transformait chaque année, s’ajoutera 36 000 autres.

Cinquième pays producteur de cacao dans le monde, le Cameroun compte une production annuelle avoisinant les 210 tonnes ; ce qui est trop pour ses trois transformateurs déjà présents, Sic Cacaos, du suisse Barry Callebaut, Chococam, du sud-africain Tiger Brands, et une filiale du marocain Compagnie chérifienne de chocolaterie. Onesiphore Nembe. AFPmag. 

Zone Cemac : le FMI table sur un important recul de la croissance en 2015

12 mai, 2015

 

Baisse des investissements publics, chute sans précédente des cours du pétrole, voici autant de raisons évoquées par la commission du FMI qui vient de séjourner dans la région Cemac et qui a annoncé le recul net du taux de croissance : de 4,6% de l’année dernière à 2,2% au terme de cette année 2015.

La nouvelle du recul des chiffres du taux de croissance dans la zone Cemac est tombée finalement. De 4,6% de croissance l’année 2014, les pays de la zone Cemac pourraient descendre à un taux de croissance de 2,2%, ce qui est la baisse la plus importante depuis une décennie.

Cameroun : Après Sémengué, François Hollande va-t-il admettre le massacre des peuples Bassa’a et Bamiléké.

29 juin, 2015
Défilé des troupes de la France libre devant le Général De Gaulle en Septembre 1940 à Douala, Cameroun.
Défilé des troupes de la France libre devant le Général De Gaulle en Septembre 1940 à Douala, Cameroun.

Entre 1955 et 1971, ce sont quelques centaines de milliers de camerounais issus des peuples Bassa’a dans le littoral et le centre et du peuple Bamiléké issu de la région Ouest du pays, qui ont été massacré par la jeune armée nationale camerounaise soutenue par l’administration coloniale française. Ces massacres jamais avoués officiellement, ont été reconnu par le général Sémengué et pourraient être admis par François Hollande lors de son voyage à Yaoundé le 3 juillet prochain.

Massacre de l’UPC au Cameroun : l’histoire en parle, les officiels presque jamais, c’est à croire que le plus grand crime jamais perpétré dans l’histoire du Cameroun et dans l’histoire de nombreuses ex-colonies françaises, est une pure invention selon les termes de François Fillon. Alors que ce dernier était encore premier ministre français en 2009, interrogé lors d’une conférence de presse au sujet de la responsabilité française dans ces massacres, il affirmait : « Madame, ceci est une pure invention ! »

Cameroun : le règne de la bande dessinée occidentale est en passe de finir.

02 mars, 2015

Au Cameroun où Brice Ludovic Bindzi a lancé depuis décembre 2014 l’initiative « afro shonen », la bande dessinée occidentale, moyen de diffusion d’une culture jugée sans importance pour l’Afrique par nombre des intellectuels du continent, devrait décroître dans les ventes et disparaître prochainement.

Avec l’initiative « afro shonen » lancée en décembre 2014 par Brice Ludovic Bindzi, le Cameroun et tout le continent, risque connaître dans les jours qui viennent une révolution de la bande dessinée. Le pays qui jusque là consommait Manga, une bande dessinée japonaise fortement critiquée par les intellectuels africains qui n’y voient aucun intérêt éducatif pour les enfants du continent, devrait se tourner vers le « shonen Manga ». La revue est aujourd’hui tirée à 1 000 exemplaires, mais elle devrait passer dans les semaines qui viennent à un tirage plus important. A 28 ans aujourd’hui, Brice Ludovic Bindzi, se souvient encore de ses débuts dans le monde du dessin. L’homme qui est devenu pour cette jeunesse camerounaise un modèle, déclare : « Ma passion pour le dessin a été influencée par ma mère qui me promettait tous les soirs de m'emmener un jour visiter Euro Disney ».

Mais si Brice Ludovic Bindzi a gardé ses impressionnants diplômes, ingénierie à l’université Gramma à Cuba, ou DUT en génie thermique à l’IUT de Douala, ce n’est pas pour faire long feu dans le monde de la BD. Son ambition est aujourd’hui de « créer le Disney africain et d'offrir le meilleur package de divertissements pour enfants et adolescents en Afrique : jouets, jeux, contenus ». Mais ce Disney africain à naître, aura aussi des personnages blancs, puisque pour le jeune prodige, un cantonnement à l’histoire africaine contribue à valider les stéréotypes. Le plus important finalement est que les personnages noirs de la « Shonen Manga » pourront jouer des rôles respectables et avoir des visages moins insultants que « Tintin au Congo ». Avec de telles initiatives, le continent semble avoir compris que la prise en compte de tous les aspects et surtout de l’aspect culturel, est indispensable pour briser les carcans qui, malicieusement retiennent l’Afrique au banc du dernier. AFPmag.

Liboy Li Kundum : un album qui déchaîne les passions.

13 mars, 2015
Eric Beck's
Le musicien Erik Beck's, le 12 mars 2015 lors du concert à l'Institut Al Mowafaqa, Rabat - © Afrique Progrès Magazine

 

C'est à la consécration d'un artiste que l'on a assisté ce jeudi 12 mars 2015 à Rabat. Le concert qui tenait lieu dans l'enceinte de l'institut Al Mowafaqa, sous l'égide de Bernard Coyault, aura été pour les populations de la métropole marocaine, un vrai moment de recueillement. Erik Beck’s, l'enfant longtemps chéri du public marocain, avec ce concert, annonce son disque et le lancement de sa carrière internationale.

Pari réussi pour Erik Beck’s et l'institut Al Mowafaqa? Certainement, oui. Le chanteur de 34 ans qui s'est produit ce jeudi 12 mars 2015 dans les locaux de l'institut œcuménique Al Mowafaqa,  s'est frayé encore une voie dans l'estime du peuple marocain et de nombreux étrangers venus célébrer son talent.

Fils d'un mélomane, celui qui va à l'international aujourd'hui avec son premier album solo, a fait ses preuves sur toutes les scènes marocaines après les podiums de Yaoundé, sa ville natale. Ce chef d'œuvre de dix chansons, rappelle les grandes figures du reggae et reste pour le peuple africain, une balade dans les artères de l'histoire Camerounaise.

 

Eric Beck's au concert de l'Institut Al Mowafaqa
Liboy Li Kundum est le projet d'album de l'artiste Erik Beck's- © Afrique Progrès Magazine

"Liboy Li Kundum" ou "Mpodol Um Nyobe", chanson que l'auteur dédie à la figure emblématique de la lutte pour la décolonisation du Cameroun, ont déchaîné l'effervescence et scellé la montée de cette étoile. Jean Eric Dally, membre de l’organisation de ce concert et artiste musicien, s’est félicité de la réussite de cet évènement avant de déclarer que : « C’est une œuvre de génie ». 

En attendant l’arrivée de cet album dans les mois qui viennent, l’auteur qui s’est gardé de toute déclaration hardie, parle de retrouver dès demain le studio, cette place où il entend passer désormais sa vie. Onesiphore Nembe. AFPmag.

 

Extrait du concert Liboy Li Kundum à l'Institut Al Mowafaqa

 

Maroc : La diaspora Camerounaise manifeste son soutien à l’armée nationale en guerre contre Boko Haram.

22 mars, 2015

Autour de son armée qui lutte sans défaillir dans la région septentrionale, le peuple camerounais s’est complètement fédéré. Aux quatre coins du pays, enfants, adolescents et adultes, comme un seul homme ont témoigné tous les jours depuis plusieurs mois, leur soutien indéfectible aux populations du nord et surtout à l’armée nationale dont le courage et la bravoure ont été salués à travers le monde. Ce train de manifestations a atteint le royaume chérifien ce samedi 21 mars. Après la capitale française, ce sont donc des centaines de Camerounais vivant au Maroc qui ont répondu présent à l’appel conjoint de leur mission diplomatique et de Ndédi Ndédi Blaise, président de la communauté. 

 

Manifestation de la diaspora camerounaise au Maroc pour soutenir l'armée camerounaise combattant contre Boko Haram
Au milieu le doyen de la communauté camerounaise au Maroc Claude Meyoupo. A sa gauche Ndédi Ndédi Blaise, le président de la communauté camerounaise. A sa droite (en cravate noire) le président de l’association des étudiants camerounais au Maroc (CASAM). 

Un appel qui a rallié la grande communauté camerounaise vivant au Maroc. 

Samedi, 21 mars 2015, il est 9h30, lorsque en groupuscules de dix, les camerounais résidents au Maroc ou en transit affluent dans les locaux de la mission diplomatique à Rabat. Comme leurs frères restés au pays le 28 février dernier, ils se sont donnés rendez-vous dans les jardins de l’ambassade pour dénoncer vertement les islamistes de Boko Haram, louer cette armée dont les réactions fermes contre la secte islamiste nigériane ont été saluées à travers le monde, mais aussi soutenir cette frange du peuple qui vit et subit toute forme d’exactions depuis une année. Sur leurs différentes pancartes on pouvait lire « Non à Boko Haram ou soutien à nos frères de l’extrême nord. Ou encore Vive la machine militaire nationale ». 

 

« Boko Haram est en perte de vitesse »

A l’issue d’une brève marche patriotique au son de l’hymne national, Samuel Zang, ministre plénipotentiaire et Chargé d'Affaires a.i de la mission diplomatique, ouvre le débat. Faisant référence à l’allégeance de Boko Haram à Daesh, le diplomate pense aujourd’hui que « la secte Boko Haram est en perte de vitesse. Elle est sur la pente descendante. Selon lui, Pour Boko Haram le compte à rebours a commencé. Pourtant il ajoutera qu’on ne doit pas baisser la garde », une façon d’inviter le peuple à rester vigilant jusqu’à la rémission du dernier islamiste. 

 

Le 1er secrétaire de l'ambassade camerounaise au Maroc, S.E.M. Zang Samuel rend hommage aux victimes de Boko Haram.
M. Zang Samuel pendant la minute de silence en hommage aux victimes de Boko Haram.

 

Entre appel au ralliement du peuple et soutien à l’armée nationale

Le constat du ralliement des camerounais autour de la cause nationale est très frappant, et pourtant Claude Meyoupo, doyen de cette communauté du Maroc et présent depuis quatre décennies au royaume, lance encore un appel à tous : « je souhaite une seule chose aujourd’hui, que nous soyons unis derrière notre armée nationale ». Cet appel sera largement repris par Ndédi Ndédi Blaise, président de la communauté Camerounaise au Maroc. L’homme déclare pour sa part que « nous sommes concernés par cette guerre. Nous sommes endeuillés » ; interpellant ainsi les uns et les autres à mener cette lutte de quelque façon qui soit.   Le dernier, Erik Beck’s, musicien camerounais vivant au Maroc, vouera son soutien à cette armée en lui dédiant « Ruben Um Nyobe », chanson qui rappelle la résistance camerounaise face à l’impérialisme coloniale.

 

Une forte mobilisation des amis du Cameroun

 

Hélène Yamta pendant une manifestation anti Boko Haram
Hélène Yamta, militante des droits de l'homme et présidente de la communauté tchadienne au Maroc.

 

Après Paul Biya qui a réussi la prouesse de coaliser toutes les forces vives de la région du lac Tchad, d’Afrique centrale et même toute la communauté africaine, les camerounais du Maroc ont suivi cet idéal d’union en invitant les diaspora tchadienne, nigériane et nigérienne à rallier cette manifestation de soutien. Woyle Soyinka, président de la communauté nigériane du Maroc, profitant de cette occasion, saluera l’intervention de première heure du Cameroun dans cette guerre contre les islamistes, tandis que Hélène Yamta, militante tchadienne des droits humains, bornera son propos à célébrer les prouesses de la force multinationale en campagne contre Boko Haram depuis de longues semaines.  Onesiphore Nembe. AFPmag

 

Les photos de l’événement:

{module DiaspoCaMarocVsBH}

Quand le Cameroun, potentiel investisseur, cherche un investisseur

26 novembre, 2014

Après l’annulation du protocole d’accord avec la société indo-Camerounaise, Justin Sugar Mills, Emmanuel Bondé, ministre camerounais des mines, de l’industrie et du développement technologique a lancé le 20 novembre dernier un appel d’offre aux investisseurs étrangers désirant développer un complexe agro-industriel sucrier entre Bertoua et Batouri, une région située à l’Est du pays.

Justin Sugar Mills, l’entreprise indo-camerounaise qui avait signé un protocole d’accord le 13 avril 2012 avec le Cameroun sur la création d’un complexe agro-industriel sucrier à l’Est du pays, n’étant pas en mesure de produire 16 MW d’électricité à base des déchets, comme initialement convenu, le gouvernement a mis un terme à l’accord. Le rapport de l’audit réalisé récemment par le cabinet EY notifie « des dysfonctionnements dans l’application dudit protocole d’accord, de même que dans la réalisation du projet ». Pour ces raisons, le Cameroun s’est remis depuis le 20 novembre dernier à la recherche d’un investisseur pouvant payer les 100 millions d’euros que nécessite la mise en place du complexe agro-industriel sucrier. Le ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique, Emmanuel Bondé n’entend pas attendre longtemps le nouvel investisseur. Il a laissé deux mois et demi au présent appel d’offre. Mais passé le délai que pourrait faire le Cameroun pour mettre en place le complexe sucrier?

L’industrie nationale Camerounaise accuse un certain retard. Les secteurs des mines et la production pétrolière nationale reste stérile, ce qui ne permet pas le décollage de l’économie. Les recettes de la SONARA, usine de raffinage du pétrole de Limbé au sud-ouest du Cameroun, peuvent pourtant servir au financement de tels projets gouvernementaux soit complètement, soit à un certain pourcentage. Pour rappel, l’usine produit 2 100 000 tonnes de brut par an. Avec un capital de 40 millions d’euros, l’usine qui tourne depuis 1981 n’a pas pu donner naissance à d’autres filiales, à l’instar de la SONANGOL, le géant pétrolier angolais qui commence à se faire présent dans tous les secteurs de l’économie. L’idée de rassembler tous les industriels déjà présents dans l’économie nationale en vue de financer cette entreprise via des parts, pourrait aujourd’hui s’avérer plus efficace que la quête d’un investisseur.

Le marché du sucre est un secteur porteur au Cameroun et dans toute la sous-région Afrique centrale. La Sosucam, société camerounaise de production de sucre reste bien incapable de satisfaire la seule demande nationale. Avec ses usines de Mbandjock et Nkoteng, l’entreprise pourvoit à 125 000 tonnes sur une demande dépassant la barre des 180 000 tonnes. Il n’y a donc aucune crainte à se faire sur l’avenir de l’industrie à naître. Elle émergera sur fond d’une forte demande et pourrait contribuer à étendre l’influence des produits camerounais dans toute la sous-région, via ses exportations.

 

Onesiphore Nembe

Cameroun : Afriland First Bank se tourne vers la finance islamique.

25 février, 2015

Afriland First Bank, le géant du secteur bancaire camerounais a ouvert le 20 février  à Yaoundé sa première agence spécialisée dans la finance islamique. Au courant des mois à venir, le groupe bancaire camerounais devrait étendre ce nouveau réseau bancaire dans toutes les régions du pays avant de se tourner vers d’autres pays où le groupe est fortement présent aujourd’hui.

Désormais même la population musulmane se délectera des services du groupe bancaire camerounais. Afriland First Bank a ouvert ce 20 février à Yaoundé sa première agence spécialisée dans la finance islamique. Le géant camerounais prévoit d’étendre au cours des mois à venir ce nouveau réseau bancaire dans tout le pays. Cette banque, première dans toute la région Afrique Centrale, table sur le respect strict des ordonnances du culte musulman. Elle proposera à cet effet des produits bancaires conformes à la charia.

A l’issue de ce premier lancement, Youssoufa Bouba, le directeur de la finance spécialisée a apporté des éclaircissements sur les prévisions du groupe.

" Nous tablons sur 2 milliards de F CFA (3 millions d'euros)de crédits et la collecte de 3 milliards de F CFA à travers les comptes chèques islamiques, durant la première année"

, a-t-il déclaré. Mais cette entreprise qui se concrétise aujourd’hui est en partie due à la collaboration avec la SID, filiale de la Banque islamique de Développement (BID) qui a contribué largement dans le choix des produits de nouveau département d’Afriland First Bank. Bientôt cette initiative pourrait s’étendre à la Guinée Equatoriale, à Sao Tomé-et-Principe et au Congo RDC, pays où le groupe bancaire Camerounais est fortement présent aujourd’hui. Il était temps pour le géant camerounais de se tourner vers cette clientèle en forte croissance partout à travers le monde. AFPmag.

Cameroun : le Marocain Cosumar retenu pour l’implantation d’un nouveau complexe sucrier.

02 mars, 2015

 

Finalement c’est au leader Marocain de sucre, Cosumar, que l’Etat Camerounais s’apprête à accorder 32 hectares de terre pour planter la canne à sucre et mettre sur pied une raffinerie sur l’axe Batouri et Bertoua dans la province Est du pays. Le leader Marocain s’est imposé largement au dessus de Somdiaa, un groupe français  déjà présent dans l’univers sucrier du pays.

Une fois de plus l’entreprise française s’est montrée chichement offrante vis-à-vis des entreprises concurrentes sur le marché de l’investissement africain. Pour l’implantation d’une nouvelle raffinerie sucrière, Cosumar, le leader du sucre marocain, s’est imposé le 25 février dernier devant le français Somdiaa qui opère pourtant depuis de longues dates sur le territoire camerounais. Le comité ad hoc chargé de gérer le dossier de la prochaine raffinerie sucrière nationale, aurait accordé au leader Marocain la note de 80,5/100, contre seulement 62,16/100 pour le groupe français.

En attendant la signature de l’accord avec le gouvernement camerounais, le leader du sucre marocain qui, semble-t-il, serait prêt à investir la somme de 90 millions d’euros pour la reprise du projet de construction du complexe agro-industriel, enlevé au mois de novembre 2014 à Justin Sugar Mills, devra préparer son dossier d’investissement en concertation avec la direction de l’industrie. Cette dernière étape permet de mettre en exergue les réelles intentions du groupe maghrébin. 

A l’issue de cette signature, Cosumar se verra attribuer un espace de 32 000 hectares de terre pour son champ de canne à sucre. Mais le marché camerounais absorbant entre 180 000 à 200 000 selon le ministère du commerce camerounais, le groupe Marocain devra se livrer à la concurrence pour arracher des parts de marché à la Sosucam de Somdiaa qui entend livrer entre 150 000 et 160 000 tonnes cette année 2015. AFPmag.

Zone Cemac : le FMI table sur un important recul de la croissance en 2015

12 mai, 2015

 

Baisse des investissements publics, chute sans précédente des cours du pétrole, voici autant de raisons évoquées par la commission du FMI qui vient de séjourner dans la région Cemac et qui a annoncé le recul net du taux de croissance : de 4,6% de l’année dernière à 2,2% au terme de cette année 2015.

La nouvelle du recul des chiffres du taux de croissance dans la zone Cemac est tombée finalement. De 4,6% de croissance l’année 2014, les pays de la zone Cemac pourraient descendre à un taux de croissance de 2,2%, ce qui est la baisse la plus importante depuis une décennie.