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Actualité en continu

Boko Haram perd 123 islamistes dans une attaque contre les troupes Tchadiennes à FOTOKOL.

01 février, 2015

Après deux tentatives jeudi et vendredi dernier, les islamistes de Boko Haram ont finalement croisé le feu avec les militaires Tchadiens postés dans la région de Fotokol au Nord du Cameroun. L'armée tchadienne a fait 123 morts dans le camp islamistes et perdu trois valeureux soldats tués par des engins explosifs de fabrication artisanale. 

L’annonce  de la mort de 123 islamistes de Boko Haram a été faite par un communiqué de l’armée Tchadienne. Selon ce communiqué, le Tchad a perdu 3 soldats dans les affrontements qui ont eu lieu à Fotokol dans le nord du Cameroun ce samedi 31 janvier. Ces militaires « ont été tués par des engins explosifs de fabrication artisanale » précise l’Etat-major. Douze autres militaires ont été blessés dans ces combats.

Cette campagne islamiste contre la position tchadienne à Fotokol dans le nord du Cameroun, est la troisième après les tentatives du jeudi et du vendredi. Les islamistes voulaient certainement jauger les aptitudes au combat de cette armée Tchadienne qui remporta tant de défis par le passé et démontrer leur puissance à la face du monde. Hélas ! Le bilan des pertes enregistré par ces islamistes de la secte nigériane est donc une alerte forte donnée par les forces militaires tchadiennes après celles du Cameroun. Désormais une intrusion de Boko Haram sur ces terres voisines du Nigeria où il venait voler le bétail et piller les récoltes paysannes s’avère difficile sinon impossible.

Arrivées au Cameroun le 17 janvier dernier, les troupes Tchadiennes sont au front contre Boko Haram aux côtés de l’armée Camerounaise qui a repoussé maintes attaques et fait un nombre important de victimes dans les rangs des islamistes. Même si ces forces armées Tchadiennes ont gagné ce premier round d’un défi qui s’annonce difficile à cause du voisin Nigérian qui campe encore sur sa position d’Etat souverain, il reste que son but de reprendre la ville stratégique de Baga, tombée entre les mains des islamistes début janvier, sera sa véritable première victoire. Déjà de sa position de Fotokol, elle se trouve à 500 mètres de la ville de Gamboru tenue par les islamistes, une position qui en dit long sur son ambition de repousser les forces de Boko Haram jusques dans les collines de Sambissa. La paix reviendra dans cette région du lac Tchad, le Cameroun et le Tchad semblent bien décidés à la rétablir sur le sang de ces islamistes sans foi ni loi. AFPmag

 

Boko Haram a été chassé de Gamboru par les forces armées Tchadiennes.

04 février, 2015

C’est certainement la première victoire du Tchad dans cette guerre qu’elle a commencé depuis une semaine. La ville de Gamboru, située de l’autre côté de la frontière avec le Cameroun a été libéré ce mardi 3 février après un assaut donné par cette force armée Tchadienne. Une heure de combat a suffit pour que les militaires Tchadiens cimentent une victoire que les bombardements aériens menés conjointement avec l’armée camerounaise depuis samedi dernier avaient dessiné.

 

Après d’intenses bombardements, l’armée Tchadienne qui a lancé finalement un assaut contre les islamistes de Boko Haram à Gamboru ce mardi 3 février, a repris la ville en seulement une heure de combat. Les troupes qui ont traversé pour la première fois le fleuve El Beïd qui sépare Fotokol, localité Camerounaise, de Gamboru ville nigériane, sont encore en train de la ratisser en vue de déloger les islamistes qui se seraient cachés. C’est au total deux mille militaires Tchadiens qui se sont rués sur la ville que les islamistes tenaient depuis le début de cette année 2015. On rappelle que jusqu’à présent l’armée Tchadienne et les forces armées Camerounaises répliquaient aux attaques des islamistes depuis samedi dernier par des bombardements aériens et qu’aucune pénétration terrestre n’avait été effective malgré le fait pour le Tchad d’avoir aujourd’hui un droit de poursuite.

 

A la suite de cette entrée sur le territoire Nigérian, les autorités Tchadiennes qui ne s’étaient pas encore exprimées sur le droit de poursuite donc jouit le Tchad dans cette guerre, sont passées aux déclarations. Hassan Sylla, ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement déclare que : « Nos forces basées à Fotokol au Cameroun ont été une fois de plus lâchement attaquées par les hommes de Boko Haram et à la suite de cela nous avons riposté, nous avons usé de notre droit de poursuite et on est arrivé jusqu’à la ville de Gamboru et l’avons libérée totalement des forces du mal ».

 

Hassan Sylla ajoute que « Nous sommes décidés à en finir avec cette bête-là à côté de nos frères d’armes camerounais, nigériens ou tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre Boko Haram ». Ces propos qui montrent la détermination du pays d’Idriss Déby d’en finir avec cette pseudo menace que constitue Boko Haram, éclairent aussi sur les actions que mènera cette armée Tchadienne dans les jours qui viennent.

 

A Bosso, ville nigérienne située à 200 km au nord sur les rives du lac Tchad, les forces armées Tchadiennes ont déployé lundi dernier plusieurs  centaines de véhicules et quelques 2 500 hommes. L’objectif de cette nouvelle troupe est la reprise de Malam fatori tombé aux mains des islamistes il y’a trois mois. Ces troupes pourraient donc traverser dans les jours qui viennent le Komadougou, une rivière qui sépare le Niger du Nigeria. Ici aussi rien n’est sûr quand à la participation à cette mission en territoire Nigérian des forces armées nigériennes déployées sur plus de 150 km le long de la frontière avec le Nigeria. Sans droit de poursuite comme le Cameroun, ils attendront le feu vert du parlement qui peut décider d’une mesure d’intervention contre Boko Haram en évoquant la légitime défense préventive. AFPmag.

 

Cameroun : des heurts avec des islamistes infiltrés de Boko Haram font des morts à Fotokol.

05 février, 2015

 

Alors qu’on croyait que les islamistes de la secte Nigériane avaient été chassés de Gambaru après les pertes qu’ils ont essuyées ces trois derniers jours, certains qui s’étaient sûrement glissés dans des cachettes dans cette ville reprise par l’armée tchadienne, ont fait surface au Cameroun, et à la faveur d’un relâche de la vigilance, ont commis des exactions dans une mosquée avant d’être tués à leur tour.

Mardi 3 février, Gambaru, ville nigériane située à 500 mètres de Fotokol territoire camerounais, est reprise par l’armée tchadienne après trois jours de bombardements et un assaut de 2 000 militaires. A l’issue de cette reprise de la ville, l’armée tchadienne a procédé à un ratissage complet de la ville. Mais le problème, les islamistes ont réussi l’exploit de se cacher et ce mercredi matin, alors que la vigilance côté Camerounaise avait diminué, ils se sont faufilés jusqu’à une mosquée où ils auraient massacrés des dizaines d’hommes. La riposte de l’armée Camerounaise a coûté la vie à 50 islamistes.

Au cours de ces échanges, les forces tchadiennes présentent à Gambaru sont venus en renfort à l’armée Camerounaise et d’autres renforts ont été dépêchés de Kolofata, l’autre point chaud de cette guerre contre les islamistes de Boko Haram. Un militaire camerounais joint par téléphone par AFPmag déclare que c’était des « combats de localité » et que la difficulté se posait au niveau où « les islamistes n’attaquent plus comme une force armée » ; ce qui les rend difficilement identifiable. Ce fait a causé la perte de quelques militaires tchadiens et de trois soldats camerounais. Depuis la fin de cet incident, certainement le plus dur pour la nation camerounaise, certaines voix demandent déjà que les populations de ces localités quittent temporairement les lieux.

Cet incident permet de voir qu’au sein de ces villes nigérianes que les islamistes ont prises ces derniers temps, ils bénéficient d’un soutien indéfectible de certains civils et de quelques autorités qui auraient pu les soustraire à la fouille minutieuse à laquelle l’armée Tchadienne s’est livrée dans cette ville de Gambaru. Ceci dit, il est possible que les forces armées tchadiennes, en prenant le contrôle des villes désormais, exigent du gouvernement nigérian un remaniement des autorités en place et une autorisation de passer au peigne fin coins et recoins des maisons et des administrations.  Le Cameroun et son allié Tchadien ont certainement perdu des vies ce mercredi 4 février, mais cela n’a pas suffi pour défaire le moral de ces troupes que la détermination mettra bientôt les islamistes de Boko Haram hors d’Etat de nuire. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Boko Haram perd 143 hommes face à l’armée Camerounaise à Kolofata.

13 janvier, 2015

Alors que les islamistes de Boko Haram continuent de semer la terreur au Nigeria, deux mille morts la semaine dernière, ils viennent d’essuyer une cuisante défaite face à l’armée Camerounaise. Le bilan provisoire fait état de 143 islamistes morts et d’un important matériel de guerre laissé sur le champ de bataille par les islamistes.

Décidément les islamistes de Boko Haram n’ont pas de chance face au mur sécuritaire Camerounais. Selon les autorités Camerounaises, les islamistes ont perdu 143 hommes dans les combats qui ont eu lieu à Kolofata ce lundi 12 janvier 2015. Les islamistes qui voulaient prendre un camp militaire tenu par les hommes de Paul Biya auront cependant réussi l’exploit de tuer un soldat Camerounais. Pendant ces combats qui ont duré cinq heures seulement, l’armée Camerounaise a saisi un important arsenal militaire. Bien que cette perte soit très importante, elle reste bien moindre comparée aux deux précédentes.

Forte de ses victoires à Baga au Nigeria, la secte avait attaqué très tôt ce lundi Kolofata où un camp militaire Camerounais surplombe la ville. A la faveur de la brume, elle espérait prendre par surprise cette impressionnante armée Camerounaise, la tactique a finalement tourné en sa défaveur. Mais par mesure de sécurité les populations ont rejoint la ville de Maroua, capitale de cette province de l’extrême nord du Cameroun. Un témoin de cette scène parlant de la violence de ces combats déclare : « J'étais dans ma chambre et à 6h44, j'ai commencé à entendre des coups de feu [...] Finalement, ça a perduré et c'est devenu un brasier de tirs, terrible. On se demandait quand tout cela allait finir et qu'est-ce qui se passait. Finalement, j'ai appelé un peu partout, et on m'a dit que les Boko Haram étaient arrivés et qu'ils avaient attaqué la base militaire. Ils ont voulu pénétrer en ville, mais comme la base militaire est juste au-dessus de Kolofata, donc du côté nord, ils ont été stoppés net.

L’armée Camerounaise reste finalement seule apte à stopper la progression des islamistes. Si elle s’accordait au nom de la légitime défense préventive le droit de poursuivre les islamistes de Boko Haram dans leur retranchement du Nigeria, à coup sûr la secte retournerait dans l’oubli d’où elle a émergé en 2009. Puisque quoi qu’on dise, le Nigeria a perdu sa souveraineté sur certains de ses territoires et ce fait, suffit pour justifier une intervention armée du voisin Camerounais qui ne demande qu’à vivre tranquillement. AFPmag.

 

Boko Haram : les militaires camerounais en ont-ils vraiment ras-le-bol ?

14 janvier, 2015

Engagée au Nord du Cameroun contre les islamistes de la secte Nigériane Boko Haram, l’armée Camerounaise commence à se lasser de l’inaction du Nigeria face à la montée de Boko Haram et du silence qui au niveau international semble acclamer aujourd’hui le terrorisme pourtant si fustigé hier.

Bien que l’armée Camerounaise soit sortie victorieuse de toutes les attaques lancées par les islamistes de Boko Haram, le porte-parole de cette armée aurait déclaré au passage après la riposte Camerounaise qui a coûté la vie à 143 islamistes et un militaire Camerounais ce lundi 12 janvier 2015 : « On se sent très seul au front ». En fait ils auraient bien aimé que derrière les troupes des islamistes, l’armée Nigériane mène une campagne. Certains hauts responsables de l’armée Camerounaise parlent d’une attaque Nigériane dans les forêts de Sambissa, base arrière des islamistes. Hélas, le Nigeria a mieux à faire quand 2 000 de ces nationaux peuvent être tués en un seul jour. Le pays de Goodluck Jonathan n’a réagi que récemment, après les raids menés par les islamistes dans la ville de Baga, tuant cent cinquante islamistes.

Au Cameroun où les stratèges militaires n’évoquent pas l’idée d’une incursion de l’armée Camerounaise en terre Nigériane et notamment dans les forêts de Sambissa, seule option militaire adéquate pour stopper les islamistes, l’appel à l’international aurait été lancé. Didier Badjeck, porte-parole de l’armée Camerounaise aurait déclaré « On ne peut pas se cacher de dire qu’on se sent toujours très seul au front. Cela pèse. […] Je pense que, même au niveau international, il commence à y avoir une certaine gêne quant à l’implication même de cette communauté internationale. Nous œuvrons énormément pour les observations de maintien de la paix. En retour, on pourrait également bénéficier de ces attentions. Vous avez peut-être pu lire le message du chef de l’Etat adressé à la Nation. Il a dit que c’était un problème qui était global et qu’il fallait des solutions globales. Il faudrait donc peut-être que ces solutions se mettent déjà en place pour qu’on puisse nous soulager déjà d’un problème qui n’est pas le nôtre ».

Finalement la lassitude gagne-t-elle cette armée Camerounaise ? On ne saurait d’emblée le conclure. Mais l’énervement face à l’attitude du géant voisin nigérian visiblement ramolli par ses islamistes et l’attitude de spectateur d’un monde qui dévoile chaque jour l’un de ses mensonges historiques, voici ce qui dérange ces vaillants soldats Camerounais. AFPmag.

 

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.

Boko Haram: pourquoi le Tchad est finalement méfiant ?

16 janvier, 2015

Alors que les mille attaques des islamistes de Boko Haram se sont fracassées contre le rideau sécuritaire des forces armées Camerounaises, le Tchad, allié de la France dans la guerre au Mali, commence à se méfier de ces étranges terroristes Nigérians.

L’étonnement commençait à atteindre son comble face à l’attitude du Tchad qui, combattant activement au Nord du Mali aux côtés des forces armées françaises contre l’instauration d’un régime islamiste, arrive à laisser vivre à sa frontière sud les islamistes de Boko Haram. Avec le déplacement du ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o le 14 janvier dernier à N’djamena, l’attitude du pays d’Idriss Déby a complètement changé. Le Tchad semble désormais vouloir se préserver des attaques prochaines des islamistes contre ses positions sur les rives du Logone. Que s’est-il finalement passé pour que l’attitude Tchadienne change si brutalement ?

Un officier Camerounais sous anonymat a déclaré au représentant local d’Afrique Progrès Magazine que « les attaques de Boko Haram ayant croisé une riposte Camerounaise vive et impénétrable, les islamistes commencent aujourd’hui à se tourner vers le Tchad (…) Mais la riposte Tchadienne pourrait les confiner définitivement dans les forêts de Sambissa et les obliger à poursuivre leur campagne au Nigeria en faisant de temps en temps des tentatives d’incursion dans les Etats voisins». Ce propos qui justifie mieux le revirement opéré par N’djamena depuis quelques heures, montre quelque part que lorsque les trois pays prendraient les islamistes dans un mouvement en tenaille, la secte que certains médias de déstabilisation louent depuis quelques jours, sera définitivement effacée.

Mais en attendant la rencontre du 20 janvier 2015 entre le Nigeria, le Tchad, le Bénin et le Cameroun, laquelle pourrait déterminer bientôt les axes prioritaires de cette campagne internationale africaine contre Boko Haram, le Tchad a doublé de vigilance sur toute la côte du Logone (200km) pour se préserver enfin de celui qui semblait destiné à la déstabilisation du voisin Camerounais. Reste à savoir si cette rencontre, si importante pour le retour au calme, ne verra pas la présence d’un ennemi de la paix dans cette région. AFPmag.

 

Contre Boko Haram Idriss Déby est finalement l’ambassadeur.

18 janvier, 2015

Alors que Idriss Déby a lui-même assuré la descente de ses troupes à la frontière avec le Nigeria pour lutter contre Boko Haram, le chef d’Etat Tchadien appelle les pays africains aujourd’hui à se donner la main afin d’éradiquer la menace des islamistes dans cette région du lac Tchad.

Une fois ses troupes postées à la frontière sous son égide, Idriss Déby qu’on allait accuser de je-m’en—foutisme dans le combat contre les islamistes de Boko Haram, s’est aujourd’hui investi dans le rôle d’ambassadeur des pays en guerre contre la secte Nigériane. Le chef d’Etat Tchadien a appelé les pays du CAC, communauté de l’Afrique centrale et tous les pays africains à faire bloc pour effacer la menace islamiste dans cette partie sud du Nigeria.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes indifférents à ce qui se passe, parce que nous sommes concernés directement et parce que nous estimons que le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse. J’ai lancé aussi un appel aux pays de la CAC, (Communauté de l’Afrique centrale, NDLR) et à tous les pays du continent africain afin qu’ils viennent avec nous pour former une large coalition pour faire face à cette nébuleuse Boko Haram et montrer ainsi à la face du monde que l’Afrique est capable de résoudre ses problèmes » a-t-il déclaré.

Donc l’entrée du Tchad en guerre aujourd’hui est en partie liée au souci de montrer au monde que l’Afrique peut régler ses crises sans nul besoin d’une intervention militaire internationale. Avec ce propos il est sûr que des interventions comme celle qui a décousu la Libye et en fait la nouvelle Somalie ne seront plus jamais tolérées en Afrique. La position tchadienne semble pourtant ne pas suffire aux responsables des Nations Unies. Au cours de son voyage au Nigeria le 16 janvier 2015, Leila Zerrougui, sous-secrétaire général de l'ONU demandait une « réponse régionale » mais aussi internationale.  Sauf que dans cette région du monde personne ne veut entendre parler des réponses internationales. Ces réponses ont trahi par  leurs allures de vengeance camorréenne en Libye où elles semblent avoir signé la somalisation d’une nation qui polémiquait simplement avec son dirigeant.

Au Tchad les populations ont salué le départ de leurs 2 000 soldats par un mouvement de soutien.  « Nous, populations de Ndjamena, apportons notre soutien total aux forces de défense et de sécurité, les encourageons à faire preuve de courage et de détermination dans ce nouveau combat pour la paix et la sécurité dans le bassin du lac Tchad, comme elles l’ont démontré dans le septentrion malien ». Tout est en train de se mettre en ordre pour prendre Boko Haram en tenaille. Fasse le ciel que la détermination politique de tous ses leaders régionaux soit dénuée de toute manigance signée occident. AFPmag.

 

Des bilans divergents après une attaque des islamistes au Nord du cameroun.

19 janvier, 2015

Alors que les islamistes de la secte Nigériane ont attaqué au Nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, les bilans de leur rapt divergent fortement.

Dimanche 18 janvier 2015 les islamistes de la secte nigériane ont attaqué au nord du Cameroun, dans une région proche de Kolofata, le dernier théâtre de l’incursion qui a coûté la vie lundi 12 janvier à 143 de leurs hommes et à un militaire Camerounais. A l’issue de cette campagne certains parlent de la libération de 24 otages islamistes que le Cameroun retenait à l’issue des derniers affrontements, d’autres de 60 personnes enlevées, d’autres de 50 enfants, certains autres de 80 personnes femmes et enfants y compris. Sur la question du nombre de morts toute la presse n’est pas toujours unanime. « L’attaque a fait des morts », « plusieurs personnes ont été tuées », « trois morts », chacune y va comme elle l’entend. Le comble reste ces sources non citées qui rapportent des faits qu’elles n’ont certainement pas vécus.

Face à cette cacophonie blâmable des médias sur des faits qu’il serait utile de rapporter exactement, on retient que Boko Haram a opéré à Tourou dans l’arrondissement de Mokolo (province de l’extrême Nord du Cameroun) et que certaines personnes n’ont pas répondu présentes à l’appel à l’issue de cette menée. Retenons aussi que les forces armées camerounaises ont lancé hier une excursion contre la secte.  Mais en attendant l’issue de cette mission commando de l’armée Camerounaise, signalons l’entrée en guerre du Tchad à partir de ce lundi 19 janvier 2015 dans le combat contre les islamistes.

Le Tchad qui doit veiller sur ses frontières aujourd’hui menacées et sur l’intégrité du Cameroun où il a d’énormes intérêts économiques a envoyé un contingent de 400 voitures militaires, des avions de combat et 2 000 hommes pour appuyer l’armée Camerounaise dans la défense de cette région du lac Tchad. Avec l’arrivée de ces patrouilles tchadiennes, une menée conjointe avec les forces de défense Camerounaises en territoire nigérian est envisageable dans les jours qui viennent. Puisque sans une attaque dans les repères nigérians des islamistes, cette guerre est loin de connaître un terme et de pareilles incursions seront toujours perpétrées. AFPmag.