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Actualité en continu

Cameroun : le règne de la bande dessinée occidentale est en passe de finir.

02 mars, 2015

Au Cameroun où Brice Ludovic Bindzi a lancé depuis décembre 2014 l’initiative « afro shonen », la bande dessinée occidentale, moyen de diffusion d’une culture jugée sans importance pour l’Afrique par nombre des intellectuels du continent, devrait décroître dans les ventes et disparaître prochainement.

Avec l’initiative « afro shonen » lancée en décembre 2014 par Brice Ludovic Bindzi, le Cameroun et tout le continent, risque connaître dans les jours qui viennent une révolution de la bande dessinée. Le pays qui jusque là consommait Manga, une bande dessinée japonaise fortement critiquée par les intellectuels africains qui n’y voient aucun intérêt éducatif pour les enfants du continent, devrait se tourner vers le « shonen Manga ». La revue est aujourd’hui tirée à 1 000 exemplaires, mais elle devrait passer dans les semaines qui viennent à un tirage plus important. A 28 ans aujourd’hui, Brice Ludovic Bindzi, se souvient encore de ses débuts dans le monde du dessin. L’homme qui est devenu pour cette jeunesse camerounaise un modèle, déclare : « Ma passion pour le dessin a été influencée par ma mère qui me promettait tous les soirs de m'emmener un jour visiter Euro Disney ».

Mais si Brice Ludovic Bindzi a gardé ses impressionnants diplômes, ingénierie à l’université Gramma à Cuba, ou DUT en génie thermique à l’IUT de Douala, ce n’est pas pour faire long feu dans le monde de la BD. Son ambition est aujourd’hui de « créer le Disney africain et d'offrir le meilleur package de divertissements pour enfants et adolescents en Afrique : jouets, jeux, contenus ». Mais ce Disney africain à naître, aura aussi des personnages blancs, puisque pour le jeune prodige, un cantonnement à l’histoire africaine contribue à valider les stéréotypes. Le plus important finalement est que les personnages noirs de la « Shonen Manga » pourront jouer des rôles respectables et avoir des visages moins insultants que « Tintin au Congo ». Avec de telles initiatives, le continent semble avoir compris que la prise en compte de tous les aspects et surtout de l’aspect culturel, est indispensable pour briser les carcans qui, malicieusement retiennent l’Afrique au banc du dernier. AFPmag.

Liboy Li Kundum : un album qui déchaîne les passions.

13 mars, 2015
Eric Beck's
Le musicien Erik Beck's, le 12 mars 2015 lors du concert à l'Institut Al Mowafaqa, Rabat - © Afrique Progrès Magazine

 

C'est à la consécration d'un artiste que l'on a assisté ce jeudi 12 mars 2015 à Rabat. Le concert qui tenait lieu dans l'enceinte de l'institut Al Mowafaqa, sous l'égide de Bernard Coyault, aura été pour les populations de la métropole marocaine, un vrai moment de recueillement. Erik Beck’s, l'enfant longtemps chéri du public marocain, avec ce concert, annonce son disque et le lancement de sa carrière internationale.

Pari réussi pour Erik Beck’s et l'institut Al Mowafaqa? Certainement, oui. Le chanteur de 34 ans qui s'est produit ce jeudi 12 mars 2015 dans les locaux de l'institut œcuménique Al Mowafaqa,  s'est frayé encore une voie dans l'estime du peuple marocain et de nombreux étrangers venus célébrer son talent.

Fils d'un mélomane, celui qui va à l'international aujourd'hui avec son premier album solo, a fait ses preuves sur toutes les scènes marocaines après les podiums de Yaoundé, sa ville natale. Ce chef d'œuvre de dix chansons, rappelle les grandes figures du reggae et reste pour le peuple africain, une balade dans les artères de l'histoire Camerounaise.

 

Eric Beck's au concert de l'Institut Al Mowafaqa
Liboy Li Kundum est le projet d'album de l'artiste Erik Beck's- © Afrique Progrès Magazine

"Liboy Li Kundum" ou "Mpodol Um Nyobe", chanson que l'auteur dédie à la figure emblématique de la lutte pour la décolonisation du Cameroun, ont déchaîné l'effervescence et scellé la montée de cette étoile. Jean Eric Dally, membre de l’organisation de ce concert et artiste musicien, s’est félicité de la réussite de cet évènement avant de déclarer que : « C’est une œuvre de génie ». 

En attendant l’arrivée de cet album dans les mois qui viennent, l’auteur qui s’est gardé de toute déclaration hardie, parle de retrouver dès demain le studio, cette place où il entend passer désormais sa vie. Onesiphore Nembe. AFPmag.

 

Extrait du concert Liboy Li Kundum à l'Institut Al Mowafaqa

 

Maroc : La diaspora Camerounaise manifeste son soutien à l’armée nationale en guerre contre Boko Haram.

22 mars, 2015

Autour de son armée qui lutte sans défaillir dans la région septentrionale, le peuple camerounais s’est complètement fédéré. Aux quatre coins du pays, enfants, adolescents et adultes, comme un seul homme ont témoigné tous les jours depuis plusieurs mois, leur soutien indéfectible aux populations du nord et surtout à l’armée nationale dont le courage et la bravoure ont été salués à travers le monde. Ce train de manifestations a atteint le royaume chérifien ce samedi 21 mars. Après la capitale française, ce sont donc des centaines de Camerounais vivant au Maroc qui ont répondu présent à l’appel conjoint de leur mission diplomatique et de Ndédi Ndédi Blaise, président de la communauté. 

 

Manifestation de la diaspora camerounaise au Maroc pour soutenir l'armée camerounaise combattant contre Boko Haram
Au milieu le doyen de la communauté camerounaise au Maroc Claude Meyoupo. A sa gauche Ndédi Ndédi Blaise, le président de la communauté camerounaise. A sa droite (en cravate noire) le président de l’association des étudiants camerounais au Maroc (CASAM). 

Un appel qui a rallié la grande communauté camerounaise vivant au Maroc. 

Samedi, 21 mars 2015, il est 9h30, lorsque en groupuscules de dix, les camerounais résidents au Maroc ou en transit affluent dans les locaux de la mission diplomatique à Rabat. Comme leurs frères restés au pays le 28 février dernier, ils se sont donnés rendez-vous dans les jardins de l’ambassade pour dénoncer vertement les islamistes de Boko Haram, louer cette armée dont les réactions fermes contre la secte islamiste nigériane ont été saluées à travers le monde, mais aussi soutenir cette frange du peuple qui vit et subit toute forme d’exactions depuis une année. Sur leurs différentes pancartes on pouvait lire « Non à Boko Haram ou soutien à nos frères de l’extrême nord. Ou encore Vive la machine militaire nationale ». 

 

« Boko Haram est en perte de vitesse »

A l’issue d’une brève marche patriotique au son de l’hymne national, Samuel Zang, ministre plénipotentiaire et Chargé d'Affaires a.i de la mission diplomatique, ouvre le débat. Faisant référence à l’allégeance de Boko Haram à Daesh, le diplomate pense aujourd’hui que « la secte Boko Haram est en perte de vitesse. Elle est sur la pente descendante. Selon lui, Pour Boko Haram le compte à rebours a commencé. Pourtant il ajoutera qu’on ne doit pas baisser la garde », une façon d’inviter le peuple à rester vigilant jusqu’à la rémission du dernier islamiste. 

 

Le 1er secrétaire de l'ambassade camerounaise au Maroc, S.E.M. Zang Samuel rend hommage aux victimes de Boko Haram.
M. Zang Samuel pendant la minute de silence en hommage aux victimes de Boko Haram.

 

Entre appel au ralliement du peuple et soutien à l’armée nationale

Le constat du ralliement des camerounais autour de la cause nationale est très frappant, et pourtant Claude Meyoupo, doyen de cette communauté du Maroc et présent depuis quatre décennies au royaume, lance encore un appel à tous : « je souhaite une seule chose aujourd’hui, que nous soyons unis derrière notre armée nationale ». Cet appel sera largement repris par Ndédi Ndédi Blaise, président de la communauté Camerounaise au Maroc. L’homme déclare pour sa part que « nous sommes concernés par cette guerre. Nous sommes endeuillés » ; interpellant ainsi les uns et les autres à mener cette lutte de quelque façon qui soit.   Le dernier, Erik Beck’s, musicien camerounais vivant au Maroc, vouera son soutien à cette armée en lui dédiant « Ruben Um Nyobe », chanson qui rappelle la résistance camerounaise face à l’impérialisme coloniale.

 

Une forte mobilisation des amis du Cameroun

 

Hélène Yamta pendant une manifestation anti Boko Haram
Hélène Yamta, militante des droits de l'homme et présidente de la communauté tchadienne au Maroc.

 

Après Paul Biya qui a réussi la prouesse de coaliser toutes les forces vives de la région du lac Tchad, d’Afrique centrale et même toute la communauté africaine, les camerounais du Maroc ont suivi cet idéal d’union en invitant les diaspora tchadienne, nigériane et nigérienne à rallier cette manifestation de soutien. Woyle Soyinka, président de la communauté nigériane du Maroc, profitant de cette occasion, saluera l’intervention de première heure du Cameroun dans cette guerre contre les islamistes, tandis que Hélène Yamta, militante tchadienne des droits humains, bornera son propos à célébrer les prouesses de la force multinationale en campagne contre Boko Haram depuis de longues semaines.  Onesiphore Nembe. AFPmag

 

Les photos de l’événement:

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Quand le Cameroun, potentiel investisseur, cherche un investisseur

26 novembre, 2014

Après l’annulation du protocole d’accord avec la société indo-Camerounaise, Justin Sugar Mills, Emmanuel Bondé, ministre camerounais des mines, de l’industrie et du développement technologique a lancé le 20 novembre dernier un appel d’offre aux investisseurs étrangers désirant développer un complexe agro-industriel sucrier entre Bertoua et Batouri, une région située à l’Est du pays.

Justin Sugar Mills, l’entreprise indo-camerounaise qui avait signé un protocole d’accord le 13 avril 2012 avec le Cameroun sur la création d’un complexe agro-industriel sucrier à l’Est du pays, n’étant pas en mesure de produire 16 MW d’électricité à base des déchets, comme initialement convenu, le gouvernement a mis un terme à l’accord. Le rapport de l’audit réalisé récemment par le cabinet EY notifie « des dysfonctionnements dans l’application dudit protocole d’accord, de même que dans la réalisation du projet ». Pour ces raisons, le Cameroun s’est remis depuis le 20 novembre dernier à la recherche d’un investisseur pouvant payer les 100 millions d’euros que nécessite la mise en place du complexe agro-industriel sucrier. Le ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique, Emmanuel Bondé n’entend pas attendre longtemps le nouvel investisseur. Il a laissé deux mois et demi au présent appel d’offre. Mais passé le délai que pourrait faire le Cameroun pour mettre en place le complexe sucrier?

L’industrie nationale Camerounaise accuse un certain retard. Les secteurs des mines et la production pétrolière nationale reste stérile, ce qui ne permet pas le décollage de l’économie. Les recettes de la SONARA, usine de raffinage du pétrole de Limbé au sud-ouest du Cameroun, peuvent pourtant servir au financement de tels projets gouvernementaux soit complètement, soit à un certain pourcentage. Pour rappel, l’usine produit 2 100 000 tonnes de brut par an. Avec un capital de 40 millions d’euros, l’usine qui tourne depuis 1981 n’a pas pu donner naissance à d’autres filiales, à l’instar de la SONANGOL, le géant pétrolier angolais qui commence à se faire présent dans tous les secteurs de l’économie. L’idée de rassembler tous les industriels déjà présents dans l’économie nationale en vue de financer cette entreprise via des parts, pourrait aujourd’hui s’avérer plus efficace que la quête d’un investisseur.

Le marché du sucre est un secteur porteur au Cameroun et dans toute la sous-région Afrique centrale. La Sosucam, société camerounaise de production de sucre reste bien incapable de satisfaire la seule demande nationale. Avec ses usines de Mbandjock et Nkoteng, l’entreprise pourvoit à 125 000 tonnes sur une demande dépassant la barre des 180 000 tonnes. Il n’y a donc aucune crainte à se faire sur l’avenir de l’industrie à naître. Elle émergera sur fond d’une forte demande et pourrait contribuer à étendre l’influence des produits camerounais dans toute la sous-région, via ses exportations.

 

Onesiphore Nembe

Cameroun : Afriland First Bank se tourne vers la finance islamique.

25 février, 2015

Afriland First Bank, le géant du secteur bancaire camerounais a ouvert le 20 février  à Yaoundé sa première agence spécialisée dans la finance islamique. Au courant des mois à venir, le groupe bancaire camerounais devrait étendre ce nouveau réseau bancaire dans toutes les régions du pays avant de se tourner vers d’autres pays où le groupe est fortement présent aujourd’hui.

Désormais même la population musulmane se délectera des services du groupe bancaire camerounais. Afriland First Bank a ouvert ce 20 février à Yaoundé sa première agence spécialisée dans la finance islamique. Le géant camerounais prévoit d’étendre au cours des mois à venir ce nouveau réseau bancaire dans tout le pays. Cette banque, première dans toute la région Afrique Centrale, table sur le respect strict des ordonnances du culte musulman. Elle proposera à cet effet des produits bancaires conformes à la charia.

A l’issue de ce premier lancement, Youssoufa Bouba, le directeur de la finance spécialisée a apporté des éclaircissements sur les prévisions du groupe.

" Nous tablons sur 2 milliards de F CFA (3 millions d'euros)de crédits et la collecte de 3 milliards de F CFA à travers les comptes chèques islamiques, durant la première année"

, a-t-il déclaré. Mais cette entreprise qui se concrétise aujourd’hui est en partie due à la collaboration avec la SID, filiale de la Banque islamique de Développement (BID) qui a contribué largement dans le choix des produits de nouveau département d’Afriland First Bank. Bientôt cette initiative pourrait s’étendre à la Guinée Equatoriale, à Sao Tomé-et-Principe et au Congo RDC, pays où le groupe bancaire Camerounais est fortement présent aujourd’hui. Il était temps pour le géant camerounais de se tourner vers cette clientèle en forte croissance partout à travers le monde. AFPmag.

Cameroun : le Marocain Cosumar retenu pour l’implantation d’un nouveau complexe sucrier.

02 mars, 2015

 

Finalement c’est au leader Marocain de sucre, Cosumar, que l’Etat Camerounais s’apprête à accorder 32 hectares de terre pour planter la canne à sucre et mettre sur pied une raffinerie sur l’axe Batouri et Bertoua dans la province Est du pays. Le leader Marocain s’est imposé largement au dessus de Somdiaa, un groupe français  déjà présent dans l’univers sucrier du pays.

Une fois de plus l’entreprise française s’est montrée chichement offrante vis-à-vis des entreprises concurrentes sur le marché de l’investissement africain. Pour l’implantation d’une nouvelle raffinerie sucrière, Cosumar, le leader du sucre marocain, s’est imposé le 25 février dernier devant le français Somdiaa qui opère pourtant depuis de longues dates sur le territoire camerounais. Le comité ad hoc chargé de gérer le dossier de la prochaine raffinerie sucrière nationale, aurait accordé au leader Marocain la note de 80,5/100, contre seulement 62,16/100 pour le groupe français.

En attendant la signature de l’accord avec le gouvernement camerounais, le leader du sucre marocain qui, semble-t-il, serait prêt à investir la somme de 90 millions d’euros pour la reprise du projet de construction du complexe agro-industriel, enlevé au mois de novembre 2014 à Justin Sugar Mills, devra préparer son dossier d’investissement en concertation avec la direction de l’industrie. Cette dernière étape permet de mettre en exergue les réelles intentions du groupe maghrébin. 

A l’issue de cette signature, Cosumar se verra attribuer un espace de 32 000 hectares de terre pour son champ de canne à sucre. Mais le marché camerounais absorbant entre 180 000 à 200 000 selon le ministère du commerce camerounais, le groupe Marocain devra se livrer à la concurrence pour arracher des parts de marché à la Sosucam de Somdiaa qui entend livrer entre 150 000 et 160 000 tonnes cette année 2015. AFPmag.

Zone Cemac : le FMI table sur un important recul de la croissance en 2015

12 mai, 2015

 

Baisse des investissements publics, chute sans précédente des cours du pétrole, voici autant de raisons évoquées par la commission du FMI qui vient de séjourner dans la région Cemac et qui a annoncé le recul net du taux de croissance : de 4,6% de l’année dernière à 2,2% au terme de cette année 2015.

La nouvelle du recul des chiffres du taux de croissance dans la zone Cemac est tombée finalement. De 4,6% de croissance l’année 2014, les pays de la zone Cemac pourraient descendre à un taux de croissance de 2,2%, ce qui est la baisse la plus importante depuis une décennie.

Tchad: 28 pays s’exercent dans la lutte anti-terroriste.

18 février, 2015

 

Des soldats maliens effectuent un système de corde de descente rapide à partir d'un hélicoptère MH-47 Chinook du 160th Special Operations Aviation Regiment (Airborne) de l'armée américaine à Bamako, au Mali  le 18 mai 2010 dans le cadre des exercices conjoints Flintlock de 2010. 

 

Dans le cadre de la lutte antiterrorisme, 28 délégations militaires se sont données rendez-vous au Tchad. Baptisé Flintlock, l’exercice militaire qu’elles viennent de commencer doit durer jusqu’au 19 mars prochain et elle consistera surtout, à inculquer aux participants les notions de lutte antiterroriste que les écoles militaires n’enseignent généralement pas et d’échanger les expériences.

Le terrorisme n’ayant plus de frontière aujourd’hui, tous les pays s’activent dans cette lutte. Au Tchad où des exercices militaires viennent de commencer pour 1200 militaires venus de 28 pays, on s’entraîne à faire face à la menace terroriste. Baptisé Flintlok, l’opération qui regroupe les militaires africains, européens et des forces spéciales américaines, devrait se terminer le 19 mars prochain. Au cours de ce mois d’exercice, les participants seront entraînés dans des techniques que les écoles militaires n’enseignent généralement pas. Ce rendez-vous annuel sera aussi le moment d’échanger les expériences.

Pareilles rencontres montrent l’universalité du terrorisme et la détermination des Etats à harmoniser leur position et leurs méthodes de lutte anti-terroriste. Zacharia Gobongue, général tchadien participant à l’exercice,  a fait une déclaration dans ce sens : « Vous savez le terrorisme n’a ni frontière, ni visage et il se meut partout. On doit s’y adapter, on utilise le mode opératoire asymétrique qui nous permet de nous adopter à sa manière de faire et pour le combattre avec efficacité ». Mais pour Gilbert Diendéré, général Burkinabé, il y a un impératif dans cette lutte contre le terrorisme, que les pays africains soient dotés de la technologie afin de bénéficier d’un renseignement plus fiable désormais.

On comprend que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme soit ouverte aujourd’hui et que de tels exercices constituent des actes majeurs posés dans ce sens, mais des doutes subsistent encore quant à la possibilité pour ces occidentaux de doter les pays africains des technologies qui permettraient d’avoir un renseignement fiable. On peut toutefois compter sur leur assistance éternelle, comme cette quinzaine de militaires français qui se trouvent actuellement au Niger dans le cadre de la lutte contre les islamistes de Boko Haram. AFPmag.

 

Afrique du Sud: la publication des secrets d’Etat met les autorités à mal.

26 février, 2015

Après la publication sur le site Internet de la chaîne Al Jazeera, d’importants documents de la SSA, service secret sud-africain, les enquêtes pour trouver le coupable ont été ouvertes par les autorités du pays.

C’est un flot toujours plus accru de secrets que le site Internet de la chaîne Al Jazeera déverse depuis quelques jours. Depuis la collaboration entre les services secrets sud-africain, israélien et anglais, en passant par les tentatives de Téhéran de courtiser Pretoria au sujet de son nucléaire, jusqu’aux relations entre le pays et ses voisins africains, c’est finalement tout le secret national depuis 2006 qui est dévoilé. Cette soirée du mercredi 25 février, le ministre chargé des renseignements, a publié un communiqué condamnant la fuite des ces documents secrets. Le ministre a déclaré qu’une enquête vient d’être ouverte en vue de punir les auteurs de cet acte qui porte atteinte à la sécurité de l’Etat et met à mal ses relations diplomatiques. Depuis  vingt ans, l’Afrique du Sud n’a plus connu une divulgation de secrets de cette envergure.

 

Quelques révélations importantes.

- L’Afrique du Sud travaille étroitement pour la sécurité de la présidente de la commission de l’Union Africaine.

- En 2012 Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’Union Africaine était sous une forte menace.

- Thabo Mbeki, l’ancien chef d’Etat sud-africain avait été contacté à une certaine époque par Teheran qui voulait alors contourner l’embargo

- En 2012 le Rwanda voulait s’assurer la coopération de Pretoria pour espionner des individus qu’il soupçonnait de vouloir semer l’instabilité sur son territoire. La demande avait été rejetée par Pretoria.

- Selon ces documents le Cameroun aurait demandé en septembre 2011 à l’Afrique du Sud de garder un œil sur un opposant au régime Biya qui effectuait à l’époque le déplacement vers l’Afrique du Sud. AFPmag.

Cameroun: Lydienne Yen Eyoum passera 25 ans derrière les barreaux.

10 juin, 2015
Lydienne Yen Eyoum
Lydienne Yen Eyoum

 

Au Cameroun où la lutte contre les détournements de fonds publics s’est accentuée cette dernière décennie, c’est la condamnation de Lydienne Yen Eyoum, française d’origine camerounaise, qui vient d’être confirmée ce mardi 9 juin 2015. La cour suprême a confirmé le jugement des cours d’instances de septembre dernier, soit 25 ans de prison ferme.

En septembre dernier, Lydienne Yen Eyoum, avocate française d’origine camerounaise avait été condamnée pour une affaire de détournement de fonds. Cette condamnation à 25 années de prison vient d’être confirmée ce mardi 9 juin par la cour suprême camerounaise, plus haute juridiction camerounaise.