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Actualité en continu

Une brigade de l’Armée Camerounaise replie face aux islamistes de Boko Haram.

29 décembre, 2014

 

Ashigashiya, village transfrontalier situé entre le Nigeria et le Cameroun est tombé aux mains des islamistes de Boko Haram ce dimanche après des affrontements avec l’armée Camerounaise. Présent dans le village, côté Nigeria depuis quelques temps, les islamistes sont arrivés à repousser les forces de sécurité Camerounaises à quelques distances à l’intérieur du pays.

La force militaire Camerounaise a-t-elle choisi de reculer face aux troupes islamistes en surnombre pour se préparer pour un assaut d’envergure ? Non à ce qu’il parait. On sait toutefois que les troupes Camerounaises ont cédé leur position à Ashigashiya, un village transfrontalier séparant le Cameroun et le Nigeria voisin. Les combats entre les éléments de la Brigade d’infanterie motorisée (BRIM) qui avaient érigé un camp dans ce village et les islamistes de la secte nigériane, commencé vers quatre heures du matin ce dimanche 28 décembre 2014, ont mal tourné pour les forces de défense Camerounaises. On apprend de nos confrères de RFI qu’ils auraient reculé à quelques distances dans l’arrière pays.

Les populations villageoises de cette localité, nigérianes pour la plupart a-t-on appris de nos sources sur place, ont pris les chemins de l’exil. Elles se sont enfoncées dans l’arrière pays du Cameroun, sur ces terres où la paix leur garanti de voir leurs vieux jours. Aux dires des témoins, les islamistes de la secte ont hissé leur drapeau dans ce village, en signe de victoire. Mais combien de temps cette joie durera t-elle puisque les forces de défense Camerounaises ont su ces derniers temps créer des failles dans les rangs de ces troupes islamistes suffisamment mal entraînées. Pour combattre la secte islamiste, toute les mesures sont en train d’être prises au niveau du Cameroun. Une vague de recrutement militaire, un renforcement du dispositif sécuritaire à la frontière avec le Nigeria, l’adoption d’un projet de loi le 8 décembre dernier, lequel propose « la peine de mort, pour quiconque à titre personnel, en complicité ou en coaction, commet un acte terroriste. ».

Bien que les conventions avec le Nigeria interdisent un droit de poursuite sur les terres Nigérianes par les forces de sécurité Camerounaises, et que le Cameroun se refuse encore de poursuivre les islamistes de Boko Haram dans leurs repères du Nigeria au nom de la légitime défense préventive, l’issue de cette crise est loin de se dessiner. Les derniers épisodes de cette série montrent bel et bien que les forces de défense Camerounaises n’ont cédé qu’une position et qu’elles reviennent à la charge sous peu. D’ailleurs un officier supérieur de l’armée Camerounaise a assuré que le retour en force est pour les jours à venir, puisque le matériel militaire disponible dans les casernes de Maroua est suffisant pour une réplique nourrie. AFPmag

 

L’aviation militaire Camerounaise renvoie Boko Haram dans ses repères du Nigeria.

29 décembre, 2014

Finalement la victoire de la secte islamiste Nigériane n’aura duré que trois heures à Ashigashiya. Entré en jeu après le repli de sa brigade militaire dans l’après midi du dimanche 28 décembre, l’aviation militaire Camerounaise a poussé à la désertion les assaillants islamistes.

Le drapeau des islamistes de la secte nigériane n’aura flotté que trois heures au total avant l’assaut de l’aviation Camerounaise et la reprise du camp militaire d’Ashigashiya. Les chasseurs bombardiers ont investi le ciel du village et forcé les islamistes à détaler à travers les champs d’où ils étaient venus. Le Bilan n’a pas encore été donné quant aux victimes de cette réplique, mais il pourrait être très lourd en raison de la puissance et de la précision des frappes qui ont submergé ces lieux en fin de journée de ce dimanche.

A la suite de cette réplique Camerounaise, le colonel Badjeck, porte-parole de l’armée Camerounaise s’est expliqué sur les raisons qui ont forcé l’armée Camerounaise à mettre enfin les moteurs de ses bombardiers en marche.  « Nous avons bien compris [que l'ennemi] voulait nous occuper sur tous les fronts. A partir de là, je pense que l’aviation est extrêmement importante pour nous permettre de gagner non seulement en mobilité, mais également en flexibilité, indique-t-il. On avait quelques appréhensions à utiliser l’arme aérienne à cause des pertes collatérales. Mais à partir du moment où l’ennemi est identifié sur un plan géographique, je pense qu’on va utiliser l’arme aérienne. C’est effectivement une montée en puissance dans nos moyens. C’est la preuve qu’on peut répondre à n’importe quelle gradation du conflit. », a-t-il déclaré. Le porte-parole laisse voir que finalement le Cameroun a pris la mesure de la menace et qu’il répliquera désormais vivement à toute attaque des islamistes, et cela avec tout le matériel militaire d’usage dans une guerre, puisqu’à bien y regarder, c’est ce dimanche 28 décembre 2014 que le Cameroun est officiellement entré en guerre contre la secte. Mais le silence du voisin nigérian, face à cette montée des islamistes sur son territoire et lorsqu’elle menace l’intégrité territoriale d’une nation souveraine est spectaculairement étonnant. C’est à croire que ces islamistes ont reçu la bénédiction des autorités Nigérianes.

Si les islamistes de Boko Haram ont multiplié les incursions sur tous les fronts ces derniers jours, c’est parce qu’une percée de cette muraille sécuritaire Camerounaise est le premier objectif dans ces démenés en vue de créer un Etat islamiste ou quelque chose comme çà. Par chance les musulmans du Nord Cameroun restent bien accrochés à un islamisme modéré, et négligent désormais les liens commerciaux qui auraient pu les pousser dans les bras de ces étrangers. Onesiphore Nembe. AFPmag

 

 

Cameroun : Des voix appellent le Nigeria à durcir le ton contre Boko Haram.

31 décembre, 2014

Quelques heures après le coup de force de l’aviation militaire camerounaise du dimanche 28 décembre à Ashigashiya, des voix s’élèvent au Cameroun pour rappeler sa responsabilité à l’Etat du Nigeria.

Après sa réplique aérienne du dimanche 28 décembre 2014, laquelle a contraint les assaillants de la secte islamiste nigériane à se retirer dans leurs forêts du Nigeria et coûté la vie à quarante de leurs éléments selon les chiffres communiqués par le ministère de la défense Camerounais, certaines voix camerounaises rappellent sa responsabilité à l’Etat du Nigeria. Hervé Emmanuel Nkom, acteur politique au sein de la mouvance au pouvoir, connu pour son franc-parler, n’est pas aller par quatre chemins. L’homme aurait déclaré, « un problème de sécurité intérieure nigérian devient un problème de sécurité Camerounaise dans la mesure où il déborde de leurs frontières. (…) et nos voisins doivent assumer leur responsabilité. »

Cette position que beaucoup de camerounais partagent aujourd’hui est dictée par une certaine inaction du voisin nigérian alors que la gangrène islamiste s’enfonce dans les nerfs de sa société et tente désespérément de s’infiltrer au Cameroun.  Puisque dans la vérité, une véritable menée de l’armée nigériane contre Boko Haram, au pire des cas, diminuerait la capacité de nuire de la secte. Onesiphore Nembe. AFPmag.

 

Après de lourdes défaites face à l’armée Camerounaise, Boko Haram change vainement de tactique.

06 janvier, 2015

Les défaites consécutives de la secte islamiste nigériane à la frontière avec le Cameroun ont forcé les leaders de Boko Haram a changé de tactique. Mais face à tout ceci le Cameroun est prêt aujourd’hui à répondre à toutes les attaques des islamistes. 

 

Après la riposte aérienne de l’armée Camerounaise dans la nuit du 28 décembre 2014, les islamistes de Boko Haram qui ont essuyé une autre perte de plusieurs dizaines d’hommes au début de cette année 2015, ont changé de tactique. « Ils ont changé de stratégie de guerre… maintenant ils posent des mines » a déclaré un militaire Camerounais à un représentant local d’Afrique Progrès Magazine. Cette vieille tactique hitlérienne qui vise à interdire à l’adversaire de pénétrer jusqu’au repère de l’ennemie affaibli, ne suffit pas pour arrêter les unités d’élites Camerounaises. Selon une source militaire « le Cameroun a dépêché sur le terrain des démineurs professionnels ». L’homme ajoute que « le moral des troupes Camerounaises est très haut aujourd’hui ».

 

Les troupes de Boko Haram sont-elles finalement aussi fortes que l’on croyait ? On ne dirait pas, puisqu’un haut gradé de cette armée Camerounaise pense aujourd’hui que « Si on (le Cameroun) était pas en position de riposte, il y a longtemps qu’on ne parlerait plus de Boko Haram ». AFPmag.

 

Touché : le chef de Boko Haram passe aux menaces contre Paul Biya.

09 janvier, 2015

A la suite des dernières échauffourées entre l’armée Camerounaise et les islamistes de Boko Haram à la fin de l’année 2014, Aboubakar Shekau, chef de Boko Haram, passe aux menaces contre Paul Biya.

Dans une vidéo postée sur youtube le 5 janvier 2015, Aboubakar Shekau, chef de la secte islamiste qui terrorise quelques villes Nigérianes, est passé aux menaces. Sa cible ; l’indomptable Paul Biya. L’homme déclare au chef d’Etat Camerounais,  « Tes soldats ne peuvent rien contre nous. Si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir le même sort que le Nigeria ». Ces propos qui dénotent la position d’un homme acculé, n’ont pas suffi à intimider Paul Biya, encore moins le Cameroun où la vie suit son train train habituel. De  leur côté, les soldats Camerounais, qui ont promis depuis les dernières attaques de Boko Haram du 28 décembre 2014, de répondre  désormais aux assaillants de la secte comme aux ennemies de la nation Camerounaise, restent bien quiets sur leur position à la frontière avec le Nigeria.

Mais ce Paul Biya qui remporta beaucoup de combats contre d’impressionnants adversaires, face à des terroristes, voudra-t-il se repentir de veiller sur l’intégrité et la souveraineté de l’Etat du Cameroun ? C’est en tout cas une illusion que seul Aboubakar Shekau arriverait à s’imaginer. 

 AFPmag.

 

Cameroun : Le crédit qui peut booster enfin le secteur primaire.

13 décembre, 2014

Dans une nouvelle dynamique depuis le nouveau mandat de 2011, l’administration de Paul Biya est en passe de signer un accord de prêt de 925 milliards de Fcfa avec des banques locales, en vue de booster le secteur primaire.

Alors que l’année 2014 tire à sa fin, l’administration camerounaise est au four et au moulin pour mobiliser les fonds nécessaires au lancement de son plan triennal. Ce plan de financement d’un montant de 925 milliards de Fcfa, soit 1,4 milliards d’euros, vise à booster le secteur primaire et à mettre sur pied de nouvelles infrastructures.

A l’issue du conseil des ministres du 9 décembre dernier, lequel a validé l’idée d’un endettement de l’Etat camerounais, Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais a délégué Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des finances, à contracter avec cinq banques locales. Il s’agit notamment de la Deutsche Bank, de la standard chatered Bank, d’Eco Bank, de la banque Atlantique et de la BGFI. Cette nouvelle forme d’emprunt, moins contraignant que l’endettement auprès des organismes internationaux tels que le FMI ou la banque mondiale, dénote une certaine maturité de l’Etat camerounais. Du coup le plus à redouter dans cette entreprise est la gestion des fonds qui devraient être alloués à l’administration. L’absence d’une véritable commission de contrôle de la gestion des fonds alloués aux projets de développement, continue d’handicaper l’avancement du Cameroun.

On sait au demeurant que les 925 milliards devraient servir pour la distribution des semences, la mise en place des abattoirs, des entrepôts frigorifiques, des hôpitaux, des logements sociaux, des routes secondaires, des postes de gendarmerie, des postes frontières, de 3 000 forages dans les zones rurales, et de l’éclairage public à Yaoundé et à Douala. C’est donc tout le Cameroun qui pourrait entrer en chantier dès l’année 2015. Trente-deux années plus tard, le père du renouveau s’est résolu à faire bouger les choses. AFPmag

 

Afrique : Arriveront-ils à faire quelque chose quand les foyers de tension paralysent le continent ?

21 décembre, 2014

 

A travers le continent des foyers de tensions sont nés et commencent à enflammer des régions entières. La Libye se somalise de plus en plus, le Kenya fait face à la hargne des islamistes Shebab, la Centrafrique accentue ses divisions confessionnelles, tandis que le Nigeria, et le Cameroun voisin sont au prise avec la secte islamiste, Boko Haram.

 

L’Afrique est en train de sombrer dans une lutte pour une idéologie importée. Ici et là les luttes interconfessionnelles font rages, c’est à croire que ces hommes qu’on tue sont sacrifiés pour l’avènement du « vrai dieu ». Le Nigeria dans ce jour s’est illustré comme l’un des foyers majeurs de cette lutte islamiste. Au mois d’avril dernier, 270 écolières avaient été enlevées par Boko Haram au nord-est du Nigeria, dans l’Etat de Borno.  Depuis lors la secte fait parler d’elle et son chef, Abubacar Shekau, ne manque pas de narguer les autorités nigérianes et même la communauté internationale via des vidéos de ces actes terroristes « réussis ». Ces derniers jours la secte a réussi à plonger dans la psychose totale toute la région nord-est du pays. Avec sa prise de 180 femmes et enfants dans le village de Gumsuri le 13 décembre dernier, la secte qui vit dans les forêts de Sambisa, à quelques lieux des provinces nord du Cameroun fait croire à son autorité dans cette région du Nigeria. Le plus étonnant est dans cet acharnement contre des populations parfois musulmanes. "Ils ont tué 32 personnes, dont l'imam de la localité", a déclaré un des villageois à l’issue de l’attaque. Cette situation est de nature à alimenter un dialogue plus ouvert sur les intérêts qui se profilent dans cette mêlée terroriste. Dès lors il convient de s’interroger sur l’intérêt de ces attaques ? 

 

Les intrusions de Boko Haram dans l’Etat du Cameroun voisin ont permis de comprendre très rapidement sa visée sous-régionale. Après quelques massacres d’une quarantaine d’hommes en terre Camerounaise, les islamiste ont a réussi l’exploit de mettre en mouvement la machine sécuritaire camerounaise. Depuis lors, la réplique Camerounaise a mis en branle les bases du fief que la secte allait créer au Nord du pays. Mercredi dernier, l’armée Camerounaise a abattu 116 islamistes lors d’une attaque de la secte de la base militaire Camerounaise d’Amchidé, à la frontière avec le Nigéria. «Du côté des assaillants, l'on dénombre 116 morts en territoire camerounais et des dégâts non déterminés en territoire nigérian suite aux tirs de notre artillerie», a affirmé le ministère camerounais de la défense. Le jeu des attaques et de la défense commence à se faire ennuyeux, qu’une véritable guerre contre les islamistes s’impose de plus en plus. Certaines sources anonymes parlent aujourd’hui de la nécessité d’une attaque préventive de l’armée camerounaise au niveau des fiefs de la secte établis le long de leur immense frontière. Mais aussi une certaine nécessité d’harmonisation des stratégies entre le Cameroun et le Nigeria pourrait taire l’élan de Boko Haram. Mais l’armée Nigériane est-elle prête à travailler sur ce dossier avec le voisin Camerounais, et puis pourra-t-elle autoriser dans cette nécessité de prendre en tenaille Boko Haram, des actions militaires Camerounaises sur son territoire ?

 

Dans ces guerres la Libye n’est pas en reste. A côté du Kenya qui est aux prises avec les islamistes Shebab depuis quelques années, le cas Libyen, si proche de celui somalien, est de plus en plus inquiétant. Pour Boubacar Keita, le chef d’Etat malien, le cas libyen doit être prioritaire dans le calendrier africain d’arrangement des conflits. A côté de ces cas, tant écoeurants, la situation à l’Est du Congo est aussi une préoccupation pour la communauté africaine, tandis que celle centrafricaine ne fait rire personne. Tenu ces 29 et 30 novembre 2014 à Dakar, au Sénégal, le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique a-t-il effectivement jeté les bases d’un retour prochain de la paix et de la stabilité en Afrique ? Nous le saurons bientôt !

Eric Mvondo Manga. AFPmag

 

Analyse - Boko Haram : une pieuvre aux mille tentacules ?

15 février, 2015

Analyse

Boko Haram : une pieuvre aux mille tentacules ?

Depuis une dizaine de jours, les islamistes de la secte nigériane attaquent sur plusieurs fronts, à croire qu’ils sont capables de tenir face à ces troupes Camerounaises, Tchadiennes, Nigériennes qui campent autour de leur périmètre aujourd’hui. Mais entre l’allusion que certains font de Boko Haram comme de la secte invincible et la réalité, qu’en est-il effectivement ?

Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans une vidéo rendue publique en 2014, où il dément l'annonce de sa mort.

 

Boko Haram sur tous les fronts.

Beaucoup d’analystes sont certainement en train de revoir l’idée qu’ils se faisaient des islamistes de Boko Haram, sinon tous mais la plupart sont aujourd’hui impressionnés par les récentes activités de la secte qui mène des offensives sur plusieurs fronts. D’abord à Diffa, le 8 février dernier, les islamistes ont attaqué la base où les autorités militaires nigériennes, le ministre de la défense et le chef d’Etat major y compris se trouvaient. Revenus les jours d’après et repoussés par les forces armées tchadiennes et nigériennes,  ils se sont tournés vers Ngouboua sur les rives du Lac Tchad puis vers Gombe dans la matinée de ce samedi 14 février. Toutes ces attaques ont sécoué les habitants et mis quelques villageois tchadiens de cette région frontalière sur les routes, en direction des zones « calmes ». Forcé par ces démonstrations, Goodluck Jonathan,  s’est tourné vers les Etats-Unis. Le chef de l’Etat déclare dans son entretien au wall street journal « nos amis. Si le Nigeria a un problèmeeh bien j’attends des Etats-Unis qu’ils viennent nous aider ».

Le même schéma revient

A Diffa où les islamistes ont attaqué la base militaire le vendredi 6 février, ils ont perdu 109 combattants avant de repartir dans leurs repères du Nigeria. A Gombe où semble-t-il, ils ont pénétré de force la ville sans trouver de résistance à la hauteur, les islamistes qu’un avion de chasse nigérian aurait mis en déroute, sont repartis. Depuis l’après-midi de ce samedi 14 février, la ville de plus de 250 000 hommes vit sous un couvre-feu. Le même schéma de la secte qui attaque avant d’être repoussée, s’est produit à Gambaru la semaine dernière avant de se déporter finalement sur les rives du lac Tchad où, les islamistes ont attaqué le village de  Ngouboua ce vendredi 13 février 2015.

Des attaques dissuasives ou des menées d’une secte capable d’instaurer sa loi ?

A noter qu’aucune attaque des islamistes depuis l’entrée des troupes tchadiennes dans cette guerre n’a été une réussite. Acculée dans ses positions, la secte se débat pour garder le plus longtemps possible les forces Camerounaises, Tchadiennes et nigériennes sur les abords de son périmètre. On ne saurait tabler sur la capacité de cette force islamiste à combattre sur tous les fronts au même moment, puisque toutes ces attaques ont été perpétrées avec un minimum de 12 heures d’écart entre elles, soit le temps de quitter une position pour atteindre une autre et donner l’impression d’être partout. Leur technique néanmoins a réussi puisque certains  aujourd’hui on parle de la secte comme d’une pieuvre aux mille tentacules.

Et si Boko Haram était attaqué de toute part aujourd’hui ?

L’on ne pourra mesurer la force de la secte nigériane tant que les régiments des armées étrangères postés aux frontières n’auront pas attaqué simultanément les islamistes. Cette attaque harmonisées permettra de mesurer aussi la capacité des forces de la sous région à venir à bout de Boko Haram. On table dans ce cas sur un échec islamiste pour deux raisons : les islamistes sont incapables de tenir leur position, on l’a vu avec la chute de Gambaru que Boko haram contrôlait depuis plus de cinq mois. Cette chute a duré moins de 72 heures et l’autre raison est que Boko Haram n’a jamais pu tenir un front pendant plus de 12 heures sans reculer, un fait qui montre une certaine faiblesse liée au mental des combattants qui reculent face à l’intensité du combat ou lorsque les réserves sont épuisées.

« Nous vaincrons Boko Haram »

Au cours d’une allocution récente, le chef d’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, déclarait : « Boko Haram n’a aucun avenir dans notre sous région, nous vaincrons Boko Haram ». Ce propos qui n’a rien d’un slogan de fanatique, dépend dans son accomplissement de la force armée nigériane qui a trahi souvent par son incapacité à tenir les islamistes en respect. Du coup vaincre Boko Haram tient à la possibilité pour les troupes en présence de prendre les islamistes en tenaille. Dans ce sens, les forces armées devront afficher une détermination sans faille et mener une campagne qui ne finira qu’avec la destruction des bases arrières de la secte. Onesiphore Nembe.

 

 

Cameroun: Rencontre des dirigeants de l’Afrique Centrale pour discuter sur Boko Haram.

16 février, 2015

 

Après la réunion du 5-7 février dernier entre les experts militaires des pays de la région du lac Tchad, les représentations des dix pays de l’Afrique  Centrale se retrouveront à Yaoundé ce lundi 16 février pour parler d’une voix unique et surtout affiner la stratégie à adopter face aux islamistes de Boko Haram.

L’Afrique a résolument mis le cap sur l’union. Depuis l’UA jusqu’aux organisations régionales, le mouvement d’union est le même. Sur la question de la secte islamiste nigériane, les pays de la région Afrique Centrale veulent mettre sur pied une stratégie unique, en vue d’éradiquer la menace. Ceci se fera au cours de la rencontre prévue à Yaoundé ce 16 février 2015. Après la décision de mobiliser une force de 8 700 hommes contre Boko Haram, ils devraient convenir aujourd’hui sur le mandat et le rôle de cette force régionale. Les experts militaires au cours de leur réunion à Yaoundé le 5 février dernier avaient établi une feuille de route, mais celle-ci doit être soumise au conseil de paix et de sécurité de l’union africaine et au conseil de sécurité des nations Unies.

Les autorités Camerounaises et Tchadiennes qui portent aujourd’hui le fardeau de cette guerre contre les islamistes mettront certainement à l’ordre du jour le financement de cette force multinationale. D’ailleurs un délégué à ce sommet de Yaoundé reconnaît aujourd’hui que : « Intervenir militairement a un coût ». Un autre souligne que « ce sont entre 6 000 et 7 000 soldats qu'il faut nourrir, soigner et équiper quotidiennement pour répondre à chaque agression du groupe islamiste ». Le défaut de moyen plombe encore l’avancement de l’union africaine et des unions régionales, mais face à l’impératif de réagir aux attaques islamistes, l’Afrique doit trouver ces moyens, tous le savent bien aujourd’hui. AFPmag.

Boko Haram perd 86 assaillants face au Cameroun et deux villes reprises par l’armée Nigériane.

17 février, 2015

 

Patrouille des forces spéciales du BIR à Waza

 

Dans des accrochages avec l’armée Camerounaise ce lundi 16 février,  les islamistes ont perdu 86 hommes, un blindé et beaucoup d’armes abandonnées sur le champ de bataille. Dans le même temps, ils ont perdu Mungono et Marte, à la suite des bombardements de l’aviation nigériane.

La matinée de ce lundi 16 février a été mouvementée pour les forces armées Camerounaises postées à Waza, dans la région de l’extrême nord. Alors que ces militaires camerounais effectuaient des patrouilles, ils sont tombés sur des combattants de Boko Haram. Une source anonyme précise qu’ « Il y a alors eu plusieurs accrochages. Des combats de forte intensité ». Ces accrochages ont duré jusqu’à l’après-midi et fait 86 morts dans le camp des islamistes. De leur côté les forces armées Camerounaises déplorent une perte de cinq hommes et sept blessés.  Comme dans toutes les croisades, cette force armée camerounaise est entrée en possession d’un butin considérable. On parle d’un blindé récupéré, et de plusieurs armes. 

Ce lundi décidément aura été très dur pour ces islamistes. Ils ont aussi perdu deux villes, reprises par l’armée Nigériane. Il s’agit de Mungono et de Marte dans le nord-Est du Nigeria. La force armée Nigériane s’est déroulée sur le terrain, appuyée par son aviation, elle a reprise ces deux villes, tombées aux mains des islamistes en janvier dernier. Aucune précision n’a été donnée concernant le nombre de victimes. Mais on sait de propos du général Chris Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane, que désormais la reconquête des zones occupées par Boko Haram est lancée. « L’opération aérienne et terrestre se poursuit et nous progressons résolument vers d’autres localités qui doivent être reprises dans le cadre de l’offensive en cours contre les terroristes », a-t-il déclaré à l’issue de cette première victoire de l’armée.

Avec l’ouverture de plusieurs fronts ces derniers jours, les islamistes pensaient faire l’effet d’une force capable de tenir plusieurs positions à la fois. Il semble bien qu’ils se soient trop dispersés et qu’ils aient diminué leur puissance de nuire. Le sommet des chefs d’Etat de  la CEEAC étant finie ce lundi, l’Opération Alpha que pilote le colonel Camerounais Joseph Nouma, l’armée Tchadienne et l’armée nigérienne, pourraient resserrer à leur tour l’étau sur la bande à Abubakar Shekau. AFPmag.