Actualité en continu

Cameroun : Le crédit qui peut booster enfin le secteur primaire.

13 décembre, 2014

Dans une nouvelle dynamique depuis le nouveau mandat de 2011, l’administration de Paul Biya est en passe de signer un accord de prêt de 925 milliards de Fcfa avec des banques locales, en vue de booster le secteur primaire.

Alors que l’année 2014 tire à sa fin, l’administration camerounaise est au four et au moulin pour mobiliser les fonds nécessaires au lancement de son plan triennal. Ce plan de financement d’un montant de 925 milliards de Fcfa, soit 1,4 milliards d’euros, vise à booster le secteur primaire et à mettre sur pied de nouvelles infrastructures.

A l’issue du conseil des ministres du 9 décembre dernier, lequel a validé l’idée d’un endettement de l’Etat camerounais, Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais a délégué Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des finances, à contracter avec cinq banques locales. Il s’agit notamment de la Deutsche Bank, de la standard chatered Bank, d’Eco Bank, de la banque Atlantique et de la BGFI. Cette nouvelle forme d’emprunt, moins contraignant que l’endettement auprès des organismes internationaux tels que le FMI ou la banque mondiale, dénote une certaine maturité de l’Etat camerounais. Du coup le plus à redouter dans cette entreprise est la gestion des fonds qui devraient être alloués à l’administration. L’absence d’une véritable commission de contrôle de la gestion des fonds alloués aux projets de développement, continue d’handicaper l’avancement du Cameroun.

On sait au demeurant que les 925 milliards devraient servir pour la distribution des semences, la mise en place des abattoirs, des entrepôts frigorifiques, des hôpitaux, des logements sociaux, des routes secondaires, des postes de gendarmerie, des postes frontières, de 3 000 forages dans les zones rurales, et de l’éclairage public à Yaoundé et à Douala. C’est donc tout le Cameroun qui pourrait entrer en chantier dès l’année 2015. Trente-deux années plus tard, le père du renouveau s’est résolu à faire bouger les choses. AFPmag

 

Afrique : Arriveront-ils à faire quelque chose quand les foyers de tension paralysent le continent ?

21 décembre, 2014

 

A travers le continent des foyers de tensions sont nés et commencent à enflammer des régions entières. La Libye se somalise de plus en plus, le Kenya fait face à la hargne des islamistes Shebab, la Centrafrique accentue ses divisions confessionnelles, tandis que le Nigeria, et le Cameroun voisin sont au prise avec la secte islamiste, Boko Haram.

 

L’Afrique est en train de sombrer dans une lutte pour une idéologie importée. Ici et là les luttes interconfessionnelles font rages, c’est à croire que ces hommes qu’on tue sont sacrifiés pour l’avènement du « vrai dieu ». Le Nigeria dans ce jour s’est illustré comme l’un des foyers majeurs de cette lutte islamiste. Au mois d’avril dernier, 270 écolières avaient été enlevées par Boko Haram au nord-est du Nigeria, dans l’Etat de Borno.  Depuis lors la secte fait parler d’elle et son chef, Abubacar Shekau, ne manque pas de narguer les autorités nigérianes et même la communauté internationale via des vidéos de ces actes terroristes « réussis ». Ces derniers jours la secte a réussi à plonger dans la psychose totale toute la région nord-est du pays. Avec sa prise de 180 femmes et enfants dans le village de Gumsuri le 13 décembre dernier, la secte qui vit dans les forêts de Sambisa, à quelques lieux des provinces nord du Cameroun fait croire à son autorité dans cette région du Nigeria. Le plus étonnant est dans cet acharnement contre des populations parfois musulmanes. "Ils ont tué 32 personnes, dont l'imam de la localité", a déclaré un des villageois à l’issue de l’attaque. Cette situation est de nature à alimenter un dialogue plus ouvert sur les intérêts qui se profilent dans cette mêlée terroriste. Dès lors il convient de s’interroger sur l’intérêt de ces attaques ? 

 

Les intrusions de Boko Haram dans l’Etat du Cameroun voisin ont permis de comprendre très rapidement sa visée sous-régionale. Après quelques massacres d’une quarantaine d’hommes en terre Camerounaise, les islamiste ont a réussi l’exploit de mettre en mouvement la machine sécuritaire camerounaise. Depuis lors, la réplique Camerounaise a mis en branle les bases du fief que la secte allait créer au Nord du pays. Mercredi dernier, l’armée Camerounaise a abattu 116 islamistes lors d’une attaque de la secte de la base militaire Camerounaise d’Amchidé, à la frontière avec le Nigéria. «Du côté des assaillants, l'on dénombre 116 morts en territoire camerounais et des dégâts non déterminés en territoire nigérian suite aux tirs de notre artillerie», a affirmé le ministère camerounais de la défense. Le jeu des attaques et de la défense commence à se faire ennuyeux, qu’une véritable guerre contre les islamistes s’impose de plus en plus. Certaines sources anonymes parlent aujourd’hui de la nécessité d’une attaque préventive de l’armée camerounaise au niveau des fiefs de la secte établis le long de leur immense frontière. Mais aussi une certaine nécessité d’harmonisation des stratégies entre le Cameroun et le Nigeria pourrait taire l’élan de Boko Haram. Mais l’armée Nigériane est-elle prête à travailler sur ce dossier avec le voisin Camerounais, et puis pourra-t-elle autoriser dans cette nécessité de prendre en tenaille Boko Haram, des actions militaires Camerounaises sur son territoire ?

 

Dans ces guerres la Libye n’est pas en reste. A côté du Kenya qui est aux prises avec les islamistes Shebab depuis quelques années, le cas Libyen, si proche de celui somalien, est de plus en plus inquiétant. Pour Boubacar Keita, le chef d’Etat malien, le cas libyen doit être prioritaire dans le calendrier africain d’arrangement des conflits. A côté de ces cas, tant écoeurants, la situation à l’Est du Congo est aussi une préoccupation pour la communauté africaine, tandis que celle centrafricaine ne fait rire personne. Tenu ces 29 et 30 novembre 2014 à Dakar, au Sénégal, le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique a-t-il effectivement jeté les bases d’un retour prochain de la paix et de la stabilité en Afrique ? Nous le saurons bientôt !

Eric Mvondo Manga. AFPmag

 

Analyse - Boko Haram : une pieuvre aux mille tentacules ?

15 février, 2015

Analyse

Boko Haram : une pieuvre aux mille tentacules ?

Depuis une dizaine de jours, les islamistes de la secte nigériane attaquent sur plusieurs fronts, à croire qu’ils sont capables de tenir face à ces troupes Camerounaises, Tchadiennes, Nigériennes qui campent autour de leur périmètre aujourd’hui. Mais entre l’allusion que certains font de Boko Haram comme de la secte invincible et la réalité, qu’en est-il effectivement ?

Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans une vidéo rendue publique en 2014, où il dément l'annonce de sa mort.

 

Boko Haram sur tous les fronts.

Beaucoup d’analystes sont certainement en train de revoir l’idée qu’ils se faisaient des islamistes de Boko Haram, sinon tous mais la plupart sont aujourd’hui impressionnés par les récentes activités de la secte qui mène des offensives sur plusieurs fronts. D’abord à Diffa, le 8 février dernier, les islamistes ont attaqué la base où les autorités militaires nigériennes, le ministre de la défense et le chef d’Etat major y compris se trouvaient. Revenus les jours d’après et repoussés par les forces armées tchadiennes et nigériennes,  ils se sont tournés vers Ngouboua sur les rives du Lac Tchad puis vers Gombe dans la matinée de ce samedi 14 février. Toutes ces attaques ont sécoué les habitants et mis quelques villageois tchadiens de cette région frontalière sur les routes, en direction des zones « calmes ». Forcé par ces démonstrations, Goodluck Jonathan,  s’est tourné vers les Etats-Unis. Le chef de l’Etat déclare dans son entretien au wall street journal « nos amis. Si le Nigeria a un problèmeeh bien j’attends des Etats-Unis qu’ils viennent nous aider ».

Le même schéma revient

A Diffa où les islamistes ont attaqué la base militaire le vendredi 6 février, ils ont perdu 109 combattants avant de repartir dans leurs repères du Nigeria. A Gombe où semble-t-il, ils ont pénétré de force la ville sans trouver de résistance à la hauteur, les islamistes qu’un avion de chasse nigérian aurait mis en déroute, sont repartis. Depuis l’après-midi de ce samedi 14 février, la ville de plus de 250 000 hommes vit sous un couvre-feu. Le même schéma de la secte qui attaque avant d’être repoussée, s’est produit à Gambaru la semaine dernière avant de se déporter finalement sur les rives du lac Tchad où, les islamistes ont attaqué le village de  Ngouboua ce vendredi 13 février 2015.

Des attaques dissuasives ou des menées d’une secte capable d’instaurer sa loi ?

A noter qu’aucune attaque des islamistes depuis l’entrée des troupes tchadiennes dans cette guerre n’a été une réussite. Acculée dans ses positions, la secte se débat pour garder le plus longtemps possible les forces Camerounaises, Tchadiennes et nigériennes sur les abords de son périmètre. On ne saurait tabler sur la capacité de cette force islamiste à combattre sur tous les fronts au même moment, puisque toutes ces attaques ont été perpétrées avec un minimum de 12 heures d’écart entre elles, soit le temps de quitter une position pour atteindre une autre et donner l’impression d’être partout. Leur technique néanmoins a réussi puisque certains  aujourd’hui on parle de la secte comme d’une pieuvre aux mille tentacules.

Et si Boko Haram était attaqué de toute part aujourd’hui ?

L’on ne pourra mesurer la force de la secte nigériane tant que les régiments des armées étrangères postés aux frontières n’auront pas attaqué simultanément les islamistes. Cette attaque harmonisées permettra de mesurer aussi la capacité des forces de la sous région à venir à bout de Boko Haram. On table dans ce cas sur un échec islamiste pour deux raisons : les islamistes sont incapables de tenir leur position, on l’a vu avec la chute de Gambaru que Boko haram contrôlait depuis plus de cinq mois. Cette chute a duré moins de 72 heures et l’autre raison est que Boko Haram n’a jamais pu tenir un front pendant plus de 12 heures sans reculer, un fait qui montre une certaine faiblesse liée au mental des combattants qui reculent face à l’intensité du combat ou lorsque les réserves sont épuisées.

« Nous vaincrons Boko Haram »

Au cours d’une allocution récente, le chef d’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, déclarait : « Boko Haram n’a aucun avenir dans notre sous région, nous vaincrons Boko Haram ». Ce propos qui n’a rien d’un slogan de fanatique, dépend dans son accomplissement de la force armée nigériane qui a trahi souvent par son incapacité à tenir les islamistes en respect. Du coup vaincre Boko Haram tient à la possibilité pour les troupes en présence de prendre les islamistes en tenaille. Dans ce sens, les forces armées devront afficher une détermination sans faille et mener une campagne qui ne finira qu’avec la destruction des bases arrières de la secte. Onesiphore Nembe.

 

 

Cameroun: Rencontre des dirigeants de l’Afrique Centrale pour discuter sur Boko Haram.

16 février, 2015

 

Après la réunion du 5-7 février dernier entre les experts militaires des pays de la région du lac Tchad, les représentations des dix pays de l’Afrique  Centrale se retrouveront à Yaoundé ce lundi 16 février pour parler d’une voix unique et surtout affiner la stratégie à adopter face aux islamistes de Boko Haram.

L’Afrique a résolument mis le cap sur l’union. Depuis l’UA jusqu’aux organisations régionales, le mouvement d’union est le même. Sur la question de la secte islamiste nigériane, les pays de la région Afrique Centrale veulent mettre sur pied une stratégie unique, en vue d’éradiquer la menace. Ceci se fera au cours de la rencontre prévue à Yaoundé ce 16 février 2015. Après la décision de mobiliser une force de 8 700 hommes contre Boko Haram, ils devraient convenir aujourd’hui sur le mandat et le rôle de cette force régionale. Les experts militaires au cours de leur réunion à Yaoundé le 5 février dernier avaient établi une feuille de route, mais celle-ci doit être soumise au conseil de paix et de sécurité de l’union africaine et au conseil de sécurité des nations Unies.

Les autorités Camerounaises et Tchadiennes qui portent aujourd’hui le fardeau de cette guerre contre les islamistes mettront certainement à l’ordre du jour le financement de cette force multinationale. D’ailleurs un délégué à ce sommet de Yaoundé reconnaît aujourd’hui que : « Intervenir militairement a un coût ». Un autre souligne que « ce sont entre 6 000 et 7 000 soldats qu'il faut nourrir, soigner et équiper quotidiennement pour répondre à chaque agression du groupe islamiste ». Le défaut de moyen plombe encore l’avancement de l’union africaine et des unions régionales, mais face à l’impératif de réagir aux attaques islamistes, l’Afrique doit trouver ces moyens, tous le savent bien aujourd’hui. AFPmag.

Boko Haram perd 86 assaillants face au Cameroun et deux villes reprises par l’armée Nigériane.

17 février, 2015

 

Patrouille des forces spéciales du BIR à Waza

 

Dans des accrochages avec l’armée Camerounaise ce lundi 16 février,  les islamistes ont perdu 86 hommes, un blindé et beaucoup d’armes abandonnées sur le champ de bataille. Dans le même temps, ils ont perdu Mungono et Marte, à la suite des bombardements de l’aviation nigériane.

La matinée de ce lundi 16 février a été mouvementée pour les forces armées Camerounaises postées à Waza, dans la région de l’extrême nord. Alors que ces militaires camerounais effectuaient des patrouilles, ils sont tombés sur des combattants de Boko Haram. Une source anonyme précise qu’ « Il y a alors eu plusieurs accrochages. Des combats de forte intensité ». Ces accrochages ont duré jusqu’à l’après-midi et fait 86 morts dans le camp des islamistes. De leur côté les forces armées Camerounaises déplorent une perte de cinq hommes et sept blessés.  Comme dans toutes les croisades, cette force armée camerounaise est entrée en possession d’un butin considérable. On parle d’un blindé récupéré, et de plusieurs armes. 

Ce lundi décidément aura été très dur pour ces islamistes. Ils ont aussi perdu deux villes, reprises par l’armée Nigériane. Il s’agit de Mungono et de Marte dans le nord-Est du Nigeria. La force armée Nigériane s’est déroulée sur le terrain, appuyée par son aviation, elle a reprise ces deux villes, tombées aux mains des islamistes en janvier dernier. Aucune précision n’a été donnée concernant le nombre de victimes. Mais on sait de propos du général Chris Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane, que désormais la reconquête des zones occupées par Boko Haram est lancée. « L’opération aérienne et terrestre se poursuit et nous progressons résolument vers d’autres localités qui doivent être reprises dans le cadre de l’offensive en cours contre les terroristes », a-t-il déclaré à l’issue de cette première victoire de l’armée.

Avec l’ouverture de plusieurs fronts ces derniers jours, les islamistes pensaient faire l’effet d’une force capable de tenir plusieurs positions à la fois. Il semble bien qu’ils se soient trop dispersés et qu’ils aient diminué leur puissance de nuire. Le sommet des chefs d’Etat de  la CEEAC étant finie ce lundi, l’Opération Alpha que pilote le colonel Camerounais Joseph Nouma, l’armée Tchadienne et l’armée nigérienne, pourraient resserrer à leur tour l’étau sur la bande à Abubakar Shekau. AFPmag.

 

Au sommet de la CEEAC : 50 milliards de francs CFA mobilisés contre Boko Haram

17 février, 2015

De g.à d. : Samba Panza, Paul Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby et Ali Bongo Ondimba

A l’issue du sommet de Yaoundé de ce lundi 16 février, les chefs d'Etat d'Afrique centrale qui élaboraient une stratégie commune contre les islamistes de Boko Haram, ont décidé de reverser au Cameroun et au Tchad un fonds d’urgence de 50 milliards de FCFA, conformément au pacte d’assistance et de solidarité qui lie les pays de la CEEAC.

Ils étaient au total six chefs d’Etats au sommet de Yaoundé de ce lundi 16 février 2015. Leur objectif : établir une stratégie commune pour lutter et anéantir la menace islamiste aux frontières Camerouno-tchadiennes. Au cours de ce sommet que présidait Idriss Déby, président en exercice de la CEEAC, la décision de reverser au Cameroun et au Tchad la somme de 50 milliards de Fcfa a été prise. Cette somme est accordée aujourd’hui au nom du pacte d’assistance et de solidarité qui lie les pays de la région Afrique Centrale. La décision d’affecter des équipements militaires et logistiques aux deux pays a aussi été prise. Les populations de la région des combats n’ont pas été oubliées au cours de cette rencontre. Elles pourraient donc bénéficier d’actions sociales au cours des jours à venir.

Pour Paul Biya, président du Cameroun et hôte de ce sommet, aucune négociation n’est possible avec les islamistes de Boko Haram vue leur immoralité, d’où sa conclusion de combattre la secte jusqu’au dernier retranchement. Mais pour Idriss Déby, à l’issue de ce sommet, le Cameroun et le Tchad doivent passer à l’action désormais. AFPmag.

 

Qu’apportera la France aux pays qui luttent contre Boko Haram?

21 février, 2015

 

Alors que Laurent Fabius vient d’effectuer un déplacement pour la capitale tchadienne afin d’affirmer aux autorités du pays le soutien de Paris dans la lutte contre les islamistes de Boko Haram, et qu’il devrait poursuivre son voyage au Cameroun et au Niger, on se demande bien ce que la France voudrait apporter à ces pays dans cette lutte ?

Pour sa tournée marathon, Laurent Fabius qui a fait sa première escale à N’djamena, au Tchad et qui devra poursuivre sa visite au Cameroun puis au Niger au courant des 24 prochaines heures, est venu affirmer le soutien de la France aux autres nations qui luttent contre les islamistes de Boko Haram. Ce soutien qui intervient moins de cinquante jours après les attentats qui ont secoué la France, prouve aujourd’hui la détermination de la nation française à combattre le terrorisme. Mais on se demande toutefois en quoi consiste ce soutien français ?

Récemment la France a envoyé une quinzaine d’éléments au Niger dans la région de Diffa pour le renseignement des troupes de la force multinationale. Elle se dit prête aujourd’hui à plaider au niveau des Nations Unies et du FMI, pour la création d’un fond destiné à la lutte contre Boko Haram. Dans le cadre de sa relation bilatérale avec le Tchad, la France pense pouvoir aider le pays à s’en sortir de la crise que la baisse historique des cours de pétrole a provoquée dans le pays. Précisons toutefois que la France ne tient pas à s’impliquer directement dans cette guerre comme au Mali, puisqu’un proche de Laurent Fabius a tenu à rappeler que les soldats français ne sont pas les « « tuniques bleues qui arrivent sabre au clair ».

Les Etats n’ayant jamais des amis mais des intérêts, on se demande bien si le ministre des affaires étrangères peut effectuer un voyage dans l’unique but d’assurer le soutien de son pays aux nations engagées dans le combat contre la secte islamiste nigériane. Certains pensent aujourd’hui qu’après l’Egypte, la France recherche des acheteurs de son matériel militaire parmi ces pays qui combattent Boko Haram, puisqu’il y a quelques semaines, l’annonce de Yaoundé de recevoir un important dispositif militaire en provenance de Russie, avait fait écho. De toute façon, Idriss Déby et le ministre français ont passé 45 minutes d’audience et 15 minutes dans un tête-à-tête où ils ont pu abordé de tels sujets. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : deux régiments tchadiens lancent un repli stratégique.

13 mars, 2015

 

Depuis l’annonce du départ de deux régiments tchadiens de Dikwa le vendredi dernier, des insinuations peu objectives nourrissent l’idée d’une rupture entre les deux pays voisins, et acteurs de la coalition multinationale qui lutte contre les islamistes de Boko Haram. Mais qu’en est-il dans la vérité ?

Près de dix jours après la reprise de Dikwa par les forces armées tchadiennes, le Nigeria est venu prendre possession des lieux, ce qui en principe exclu les deux régiments tchadiens présents à Dikwa. De ce fait ce sont 2 500 soldats tchadiens qui viennent de rejoindre le camp militaire Camerounais de Fotokol, situé de l’autre côté de la frontière

Boko Haram s’apprêterait-il à attaquer Kolofata ?

15 mars, 2015

Le pont sur le fleuve El Beid reliant le Cameroun au Nigeria 

Après les multiples attaques des troupes de la force multinationale contre Boko Haram, la secte s’est massivement rassemblée à Kumché, une localité nigériane située à 15 kilomètres de Kolofata, base militaire camerounaise. Depuis lors, les soupçons d’une attaque massive de la secte contre le Cameroun gonflent.

Boko Haram : Paralysé mais encore nuisible.

19 avril, 2015
Des islamistes de Boko Haram sur un tank (capture d'écran d'une vidéo de propagande publiée par Boko Haram en novembre 2014)

 

Bien que paralysé, Boko Haram est toujours une secte nuisible. Les habitants de Bia, un hameau situé dans la localité de Kolofata, à l’extrême Nord du Cameroun, viennent d’essuyer un revers de la secte. Dans la nuit du jeudi au vendredi, une dizaine de personnes auraient été tuées dans une attaque éclair islamiste.

Malgré la perte de toutes ses places fortes, Boko Haram, secte mal structurée en ce moment et fortement diminuée sur le plan des effectifs, continue de commettre des atrocités aux frontières des Etats voisins. Au Cameroun où l’armée a connu une certaine  accalmie depuis quelques semaines, le relâchement de la vigilance des forces armées vient de coûter la vie à une dizaine de nationaux.