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Actualité en continu

Innovation Digitale : le profil de l’innovateur parfait d’après Kwame Yamgnane, co-fondateur de l’école 42

06 novembre, 2016

Alors que l’innovation digitale continue de changer le vieux monde, une question revient constamment dans les débats : qui peut innover ? Kwame Yamgnane le co-fondateur de l’Ecole 42 s’est exprimé sur cette question lors de son passage à Marrakech le 3 novembre dernier dans le cadre du salon AFRICA 4 TECH.

AFRICA 4 TECH : les quatre clés pour innover dans un contexte difficile

06 novembre, 2016

Alors que l’Afrique a rejoint le monde dans l’entreprise d’innover et qu’elle entend avoir son mot à dire dans la révolution digitale en cours, force est de constater que le contexte dans lequel les jeunes innovateurs africains évoluent est difficile. Juliana Rotich, innovatrice depuis l’année 2008, est revenue au cours de son intervention à l’ouverture du salon AFRICA 4 TECH le 2 novembre dernier, sur les différents challenges des innovateurs africains.

AFRICA 4 TECH : Mamoun Bouhdoud ouvre le salon sur des orientations et recommandations précises

04 novembre, 2016

Le salon Africa 4 Tech a débuté ce mercredi 2 novembre au Pullman hôtel à Marrakech sur des observations, recommandations aux jeunes innovateurs africains venus à travers le continent.

Garmin, le leader mondial en technologie GPS Lifestyle, fait appel à des partenaires commerciaux en Afrique de l’Ouest

04 novembre, 2016

Avec un chiffre d’affaires de plus de 2,9 milliards de dollars américains et une présence dans 54 territoires à travers le monde, Garmin a vendu plus de 100 millions de produits dans le monde entier et s'est rendu compte qu'il était important de réunir des partenaires, des produits et des outils disponibles dans chaque territoire pour soutenir le produit.

Rwanda: modèle écologique de l'Afrique

30 octobre, 2016

Avec une population d'un peu plus de 11 million d'habitants, le Rwanda se positionne de nos jours comme une Suisse d'Afrique, où la propreté est érigée en règle.

Africa 4 Tech, le plus grand rassemblement de la tech africaine du 2 au 4 Novembre 2016 à Marrakech: Le sommet de l’innovation en Afrique pour l’Afrique

26 octobre, 2016

Du 2 au 4 novembre prochain, et en prélude à la 22ème Conférence des Parties (COP 22) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Marrakech abritera la 1ère édition du Bootcamp Africa 4 Tech.

Le Nouveau Programme pour les villes au service de la transformation structurelle de l’Afrique

18 octobre, 2016

L’urbanisation est une des évolutions les plus importantes que le continent africain connaîtra ce siècle. Région la moins urbanisée du monde, l’Afrique est aussi celle qui s’urbanise le plus rapidement, une situation riche en possibilités et en difficultés. Les pays africains font face au phénomène de l’urbanisation alors qu’ils sont confrontés, à des niveaux élevés, aux inégalités, au chômage, aux déficits infrastructurels et aux lacunes en matière d’innovation et de planification, tout en étant en transition démographique. Il reste que les zones urbaines ont également des effets positifs sur le développement économique et social, et représentent ainsi de 50 à 70 % du PIB de nombreux pays.

En route vers la COP22 : un premier Forum Annuel International sur les Energies Renouvelables en Afrique (AREF) à Marrakech

13 octobre, 2016

A un mois, jour pour jour de la COP22, tous les regards sont braqués sur le Royaume chérifien, pays hôte de cet événement planétaire qui rassemblera tous les acteurs du climat sous le même toit, à Marrakech. Force est de reconnaître que la 1ère édition du Forum Annuel Africain des Energies Renouvelables arrive à un moment opportun ! Pour débattre de l’avenir des Energies renouvelables, la mise en place et le financement des projets durables, le développement technologique, la formation et la recherche seront à l’ordre du jour. Ainsi, porté par des acteurs majeurs du secteur des énergies renouvelables dont MASEN, sponsor officiel de l’événement et outil de la mise en œuvre de l’audace marocain, AREF se place d’ores et déjà sous le signe de l’action !

Industrie alimentaire : Pourquoi l’Afrique ne doit pas délaisser son alimentation bio

12 octobre, 2016

Une étude réalisée courant 2015 par l’université de Cambridge a confirmé une tendance déjà soupçonnée par de nombreux nutritionnistes, celle de l’Afrique comme du continent où l’alimentation est la plus saine au monde. 9 pays africains passent en tête des dix premiers sur le classement établi à l’issue de cette étude.

Environnement : Comment la société Hantsch se propose d’accompagner les pays africains dans le traitement des déchets

11 octobre, 2016

Présent à la 8é édition de Pollutec-Maroc, qui s’est tenue à Casablanca entre le 5 et le 8 octobre dernier, la société Hantsch qui propose des services de compostage à l’international, était au micro d’Afrique Progrès magazine. Depuis l’utilité du compostage pour le continent africain, en passant par les mécanismes de financements de ce cette industrie d’un genre nouveau pour de nombreux pays africains, jusqu’aux techniques proposées pour le traitement des déchets organiques, Freddy LOISELIER, Ingénieur Process chez Hantsch explique tout.

Quels types de services propose hantsch en matière de compostage ?

 

La société Hantsch est spécialisée dans le traitement des déchets organiques. Depuis plus de 40 ans, nous proposons nos services de concepteur et d’équipementier aux collectivités ainsi qu’aux entreprises de collecte et de traitement des déchets. Nous avons développé notre expérience en France et depuis quelques années, nous avons équipé de nombreux sites

Selon la nature des déchets nous sommes amenés à proposer des solutions différentes.

Le compostage permet la production d’un amendement ou d’un engrais naturel à partir des matières organiques biodégradables. Notre technologie permet d’accélérer le compostage tout en maîtrisant le risque de nuisances, grâce à la mesure de la consommation d’oxygène en temps réel directement dans les déchets. En parallèle, la mesure de température permet de s’assurer de l’hygiénisation du compost produit.

Notre technologie peut aussi s’appliquer au traitement de déchets mélangés ou souillés. Dans ce cas, il s’agit de process de stabilisation de la fraction organique avant enfouissement ou de bioséchage pour améliorer les caractéristiques des RDF (Refuse Derived Fuel) comme combustible alternatif.

Pour chaque projet, nous déterminons le procédé le plus adapté en fonction des caractéristiques des déchets et des possibilités locales de valorisation afin de proposer la solution optimale.

 

Y’a-t-il un réel besoin sur le continent africain ?

 

Dès lors que nous produisons plus de déchets que ce que notre environnement immédiat peu absorber sans être perturbé, nous générons une pollution.

Le compostage reste le procédé de traitement le plus simple à mettre en œuvre car il s’agit d’une transformation naturelle de la matière. Il nécessite des investissements d’autant plus faibles que les déchets sont essentiellement organiques et non souillés. Le compostage peut être fait au niveau individuel sans équipement particulier lorsque les déchets sont produits en quantité limitée et sont uniquement organiques. C’est le plus souvent le cas en milieu rural. Dès lors que la densité de population augmente la production de déchets et limite les surfaces agricoles, le compostage doit s’industrialiser. Les modes de consommation ayant recours à de nombreux emballages complexifient indéniablement le traitement des déchets. Il est donc primordial de mettre en place des collectes sélectives.

 

Quel type de convention proposez-vous aux pays africains compte tenu de leurs moyens financiers très limités ?

 

Hantsch n’exploite pas les sites que nous équipons. Plutôt que d’investir nous-même dans les unités de traitement, pour ensuite en tirer les profits, nous faisons le choix de proposer une technologie optimisée et évolutive afin de limiter les investissements nécessaires. Il existe des mécanismes de financements internationaux permettant une aide pour l’investissement initial. Cette démarche permet de développer une véritable économie locale. Et nous accompagnons son développement en formant les utilisateurs et en mettant en place des conventions d’assistance technique. Cela permet la pérennisation des filières.

 

Hansch propose aussi des machines dans d’autres secteurs en rapport avec l’environnement, pouvez-vous nous en parler ?

 

Certains déchets peuvent nécessiter une phase de préparation pour permettre leur traitement ou pour en extraire des fractions valorisables autrement que par compostage. Hantsch s’associe à un panel de constructeurs leaders dans leurs domaines respectifs afin de proposer les équipements fiables et éprouvés. Nous pouvons ainsi proposer des broyeurs Willibald ou Komptech adaptés aux différentes natures de déchets, des retourneurs d’andains, différentes techniques de criblage et de séparation des différentes fractions du flux de déchets. Nous proposons également des équipements très spécifiques comme le déconditionneur Atritor permettant d’extraire les déchets organiques de leurs emballages.

 

La nappe souterraine est menacée en Afrique plus que jamais, avec la pénétration des eaux souillées, pensez-vous qu’une prise en compte de l’intérêt du traitement des déchets puisse dissiper les risques de contamination de celle-ci ?

 

Dans le domaine de la gestion des déchets, le principal risque de pollution des nappes souterraines réside dans l’enfouissement contrôlé ou non des déchets dangereux mais aussi des déchets organiques. Pour les déchets dangereux, il est primordial qu’ils soient isolés et éliminés selon des filières adéquates.

Pour les déchets organiques, le compostage apparaît une nouvelle fois comme une solution simple et efficace, puisqu’il permet de détourner une source importante des lixiviats produits par les décharges. L’élévation naturelle de la température au cours du compostage permet l’évaporation qu’une quantité importante d’eau contenue dans les déchets. De même lorsque les déchets organiques sont trop souillés pour permettre l’obtention d’un compost de qualité, il est possible de les stabiliser biologiquement à travers une phase de fermentation aérobie semblable au compostage. Au cours de ce traitement, nous dégradons la matière organique contenue dans le mélange puis nous profitons de la chaleur produite pour biosécher la matière restante. Cela permet de faciliter l’extraction et la valorisation des matières recyclables et de n’enfouir que la fraction non valorisable, soit des déchets ultimes

 

Combien de temps faut-il au continent africain pour rattraper son retard en matière de traitement des déchets si le départ devait être pris à l’issue de cette COP22 ?

 

Le développement de la gestion et le traitement des déchets pourrait aller très vite, si chacun joue son rôle. Il est indispensable que les politiques nationales et locales ne favorisent pas une unique filière qu’elle soit l’enfouissement ou l’incinération mais une véritable gestion multifilière des déchets basée sur la généralisation des collectes sélectives et l’éducation des populations dès l’école.

Les organismes internationaux d’aides au développement pourraient alors apporter leur soutien à de véritables filières de valorisation. Il suffit de prendre en compte sur le long terme le coût environnemental et sanitaire de la gestion des déchets pour pouvoir dégager d’importantes ressources financières dès aujourd’hui.

Les fournisseurs de technologie ou de service doivent aussi s’intégrer dans ces programmes de développement sans y voir une manne immédiate de subventions pour financer des équipements et des prestations qui ne seraient pas adaptés.

Hantsch s’emploie à proposer des solutions simples et évolutives afin d’être en accord avec les moyens financiers disponibles mais aussi d’accompagner le développement progressif des politiques de gestion de déchets.

 

Propos recueillis par Onésiphore Nembe

Directeur de Publication

D’Afrique Progrès Magazine