Actualité en continu

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.

Contre Boko Haram Idriss Déby est finalement l’ambassadeur.

18 janvier, 2015

Alors que Idriss Déby a lui-même assuré la descente de ses troupes à la frontière avec le Nigeria pour lutter contre Boko Haram, le chef d’Etat Tchadien appelle les pays africains aujourd’hui à se donner la main afin d’éradiquer la menace des islamistes dans cette région du lac Tchad.

Une fois ses troupes postées à la frontière sous son égide, Idriss Déby qu’on allait accuser de je-m’en—foutisme dans le combat contre les islamistes de Boko Haram, s’est aujourd’hui investi dans le rôle d’ambassadeur des pays en guerre contre la secte Nigériane. Le chef d’Etat Tchadien a appelé les pays du CAC, communauté de l’Afrique centrale et tous les pays africains à faire bloc pour effacer la menace islamiste dans cette partie sud du Nigeria.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes indifférents à ce qui se passe, parce que nous sommes concernés directement et parce que nous estimons que le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse. J’ai lancé aussi un appel aux pays de la CAC, (Communauté de l’Afrique centrale, NDLR) et à tous les pays du continent africain afin qu’ils viennent avec nous pour former une large coalition pour faire face à cette nébuleuse Boko Haram et montrer ainsi à la face du monde que l’Afrique est capable de résoudre ses problèmes » a-t-il déclaré.

Donc l’entrée du Tchad en guerre aujourd’hui est en partie liée au souci de montrer au monde que l’Afrique peut régler ses crises sans nul besoin d’une intervention militaire internationale. Avec ce propos il est sûr que des interventions comme celle qui a décousu la Libye et en fait la nouvelle Somalie ne seront plus jamais tolérées en Afrique. La position tchadienne semble pourtant ne pas suffire aux responsables des Nations Unies. Au cours de son voyage au Nigeria le 16 janvier 2015, Leila Zerrougui, sous-secrétaire général de l'ONU demandait une « réponse régionale » mais aussi internationale.  Sauf que dans cette région du monde personne ne veut entendre parler des réponses internationales. Ces réponses ont trahi par  leurs allures de vengeance camorréenne en Libye où elles semblent avoir signé la somalisation d’une nation qui polémiquait simplement avec son dirigeant.

Au Tchad les populations ont salué le départ de leurs 2 000 soldats par un mouvement de soutien.  « Nous, populations de Ndjamena, apportons notre soutien total aux forces de défense et de sécurité, les encourageons à faire preuve de courage et de détermination dans ce nouveau combat pour la paix et la sécurité dans le bassin du lac Tchad, comme elles l’ont démontré dans le septentrion malien ». Tout est en train de se mettre en ordre pour prendre Boko Haram en tenaille. Fasse le ciel que la détermination politique de tous ses leaders régionaux soit dénuée de toute manigance signée occident. AFPmag.

 

Ebola : Bilan d’une année de deuil.

30 décembre, 2014

 

Revenu officiellement en Guinée Conakry avec l’annonce de la mort d’un enfant de deux ans le 28 décembre 2013, le virus Ebola, découvert l’année 1976 au Zaïre, a entraîné chaque jour de précieuses vies africaines. Il a paralysé, villes et pays et renversé l’ordre d’un continent. Au bout d’une année de crise, l’inaction des autorités africaines qu’on pensait aptes à s’unir au moins pour faire face aux crises communes, le bilan, seul hommage à ces milliers de morts mérite d’être dressé.

 

Au 29 décembre 2014, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 20 081 cas de personnes atteintes du virus pour 7 842 décès, soit un taux de létalité de 39%. La moitié des victimes ont été recensés au Libéria, tandis que les autres sont concentrées en Guinée Conakry et en Sierra Léone. Mais ce n’est pas tout, puisque le virus poursuit sa campagne criminelle à travers les rangs des peuples touchés en ce moment. Face à sa progression, les pays africains ont réagi en fermant les frontières, en interdisant l’accès à leur territoire aux ressortissants des pays touchés, et certains comme le Maroc, ne voulant pas mettre en danger leur population, ont carrément dit non à des évènements africains prévus de longs mois avant le retour du virus.

 

L’inaction des autorités africaines sur ce dossier reste fort remarquable. Au 1er novembre dernier, l’union parlementaire africaine (UPA), réunie à Rabat pour sa 37ème session, parlait encore de sensibiliser les autorités africaines. Elle stipule dans ses déclarations, l’UPA « S’engage à agir pour que les gouvernements africains prennent les mesures nécessaires pour protéger les populations et enrayer la propagation du virus Ebola ».  C’est dire que rien n’avait encore été fait au début du mois de novembre, pour une épidémie qui a commencé onze mois auparavant. Sur ce dossier, les Etats-Unis avait pris les devants avec l’envoi de 2000 hommes, militaires, personnel de santé, et de tout le matériel nécessaire pour un début de combat contre l’épidémie. Le 6 novembre 2014, Barack Obama avait demandé un fonds d’urgence de plus de 6 milliards de dollars au congrès américain en vue de lutter contre cette maladie.

 

Pour rappel, une réunion d’urgence des chefs d’Etat africains s’était tenue à Addis Abeba le 8 septembre dernier en vue de décider de la stratégie commune à adopter pour endiguer la progression du virus. A sa suite, aucune résolution concrète n’était sortie. Frontières fermées, ils avaient abandonné à leur sort ces pays touchés. C’est à regret que l’on doit constater au bout de cette année que l’Union Africaine, dans cette lutte où la commission européenne promettait une enveloppe de 140 millions d’euros, le FMI une enveloppe de 200 millions de dollars, l’OMS un plan de 100 millions de dollars, les USA plus de six milliards de dollars, est le vrai dernier en termes d’apports. AFPmag

 

Sénégal : deux jours pour trouver des solutions aux crises sécuritaires africaines.

16 décembre, 2014

 

 

Depuis ce lundi 15 décembre, Dakar abrite le forum sur la paix et la sécurité en Afrique. L’évènement est pour les 300 invités attendus, le moment d’évoquer les questions liées à la sécurité du continent et notamment aux moyens pouvant permettre d’arrêter la progression de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

 

La sécurité au cœur des discussions

 

Après la première édition du forum sur la paix et la sécurité en Afrique tenue à l’Elysée le 7 et 8 décembre 2013, la France et le Sénégal co-organisent l’évènement à Dakar ces 15 et 16 décembre 2014. Chefs d’Etats et autres invités, soit un total de 300 personnes sont attendues pour ces discussions sur les crises qui minent le continent noir. Les discussions devraient porter prioritairement sur le terrorisme. En cela la secte nigériane Boko Haram qui compte plus de 10 000 victimes à son actif depuis l’année 2009 sera au cœur des débats.

 

Dakar : la plateforme des évènements d’envergure

 

En accueillant le forum sur la paix et la sécurité en Afrique, deux semaines après le sommet de la francophonie des 29 et 30 novembre dernier, le Sénégal laisse éclater son ambition de devenir le site de réflexion du continent. Et cela, MackySall, le chef d’Etat sénégalais l’affirme comme une priorité de son équipe « Notre ambition est de faire de Dakar un lieu inédit d’échanges autour des questions de sécurité sur le continent en réunissant responsables politiques, militaires, industriels et centres de recherches ».

 

Une France très active dans ce dossier

 

Représenté à ce sommet par son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, Paris  s’est proposé de faciliter les échanges entre les différents pays de la sous-région dans l’optique d’aider le Nigéria à mettre un terme aux attaques intempestives de Boko Haram. Cette proposition française ne laisse sans réfléchir sur les intérêts qui sous-tendent cette offre. Serait-ce encore un stratagème qui vise à reconquérir le «paradis perdu » ? Puisqu’avec la perte la décennie dernière de la moitié de son marché africain, la France a multiplié les actions en vue d’un retour sur le continent noir. 

 

Un forum relativement important

 

 

L’importance des échanges et de la collaboration entre les acteurs internationaux sur de tels dossiers est devenue indispensable pour arrêter ces ennemis embusqués. Mais avec les rapports récents  qui font état de pays qui collaborent avec les groupes armés rebelles pour déstabiliser et imposer un nouvel ordre aux nations, on se demande bien si une sérieuse coopération sous régionale ne vaut pas mieux que ces solutions qu’on transmet à l’ennemie le soir d’après ? AFPmag

 

Afrique : Arriveront-ils à faire quelque chose quand les foyers de tension paralysent le continent ?

21 décembre, 2014

 

A travers le continent des foyers de tensions sont nés et commencent à enflammer des régions entières. La Libye se somalise de plus en plus, le Kenya fait face à la hargne des islamistes Shebab, la Centrafrique accentue ses divisions confessionnelles, tandis que le Nigeria, et le Cameroun voisin sont au prise avec la secte islamiste, Boko Haram.

 

L’Afrique est en train de sombrer dans une lutte pour une idéologie importée. Ici et là les luttes interconfessionnelles font rages, c’est à croire que ces hommes qu’on tue sont sacrifiés pour l’avènement du « vrai dieu ». Le Nigeria dans ce jour s’est illustré comme l’un des foyers majeurs de cette lutte islamiste. Au mois d’avril dernier, 270 écolières avaient été enlevées par Boko Haram au nord-est du Nigeria, dans l’Etat de Borno.  Depuis lors la secte fait parler d’elle et son chef, Abubacar Shekau, ne manque pas de narguer les autorités nigérianes et même la communauté internationale via des vidéos de ces actes terroristes « réussis ». Ces derniers jours la secte a réussi à plonger dans la psychose totale toute la région nord-est du pays. Avec sa prise de 180 femmes et enfants dans le village de Gumsuri le 13 décembre dernier, la secte qui vit dans les forêts de Sambisa, à quelques lieux des provinces nord du Cameroun fait croire à son autorité dans cette région du Nigeria. Le plus étonnant est dans cet acharnement contre des populations parfois musulmanes. "Ils ont tué 32 personnes, dont l'imam de la localité", a déclaré un des villageois à l’issue de l’attaque. Cette situation est de nature à alimenter un dialogue plus ouvert sur les intérêts qui se profilent dans cette mêlée terroriste. Dès lors il convient de s’interroger sur l’intérêt de ces attaques ? 

 

Les intrusions de Boko Haram dans l’Etat du Cameroun voisin ont permis de comprendre très rapidement sa visée sous-régionale. Après quelques massacres d’une quarantaine d’hommes en terre Camerounaise, les islamiste ont a réussi l’exploit de mettre en mouvement la machine sécuritaire camerounaise. Depuis lors, la réplique Camerounaise a mis en branle les bases du fief que la secte allait créer au Nord du pays. Mercredi dernier, l’armée Camerounaise a abattu 116 islamistes lors d’une attaque de la secte de la base militaire Camerounaise d’Amchidé, à la frontière avec le Nigéria. «Du côté des assaillants, l'on dénombre 116 morts en territoire camerounais et des dégâts non déterminés en territoire nigérian suite aux tirs de notre artillerie», a affirmé le ministère camerounais de la défense. Le jeu des attaques et de la défense commence à se faire ennuyeux, qu’une véritable guerre contre les islamistes s’impose de plus en plus. Certaines sources anonymes parlent aujourd’hui de la nécessité d’une attaque préventive de l’armée camerounaise au niveau des fiefs de la secte établis le long de leur immense frontière. Mais aussi une certaine nécessité d’harmonisation des stratégies entre le Cameroun et le Nigeria pourrait taire l’élan de Boko Haram. Mais l’armée Nigériane est-elle prête à travailler sur ce dossier avec le voisin Camerounais, et puis pourra-t-elle autoriser dans cette nécessité de prendre en tenaille Boko Haram, des actions militaires Camerounaises sur son territoire ?

 

Dans ces guerres la Libye n’est pas en reste. A côté du Kenya qui est aux prises avec les islamistes Shebab depuis quelques années, le cas Libyen, si proche de celui somalien, est de plus en plus inquiétant. Pour Boubacar Keita, le chef d’Etat malien, le cas libyen doit être prioritaire dans le calendrier africain d’arrangement des conflits. A côté de ces cas, tant écoeurants, la situation à l’Est du Congo est aussi une préoccupation pour la communauté africaine, tandis que celle centrafricaine ne fait rire personne. Tenu ces 29 et 30 novembre 2014 à Dakar, au Sénégal, le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique a-t-il effectivement jeté les bases d’un retour prochain de la paix et de la stabilité en Afrique ? Nous le saurons bientôt !

Eric Mvondo Manga. AFPmag

 

Analyse - Boko Haram : une pieuvre aux mille tentacules ?

15 février, 2015

Analyse

Boko Haram : une pieuvre aux mille tentacules ?

Depuis une dizaine de jours, les islamistes de la secte nigériane attaquent sur plusieurs fronts, à croire qu’ils sont capables de tenir face à ces troupes Camerounaises, Tchadiennes, Nigériennes qui campent autour de leur périmètre aujourd’hui. Mais entre l’allusion que certains font de Boko Haram comme de la secte invincible et la réalité, qu’en est-il effectivement ?

Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans une vidéo rendue publique en 2014, où il dément l'annonce de sa mort.

 

Boko Haram sur tous les fronts.

Beaucoup d’analystes sont certainement en train de revoir l’idée qu’ils se faisaient des islamistes de Boko Haram, sinon tous mais la plupart sont aujourd’hui impressionnés par les récentes activités de la secte qui mène des offensives sur plusieurs fronts. D’abord à Diffa, le 8 février dernier, les islamistes ont attaqué la base où les autorités militaires nigériennes, le ministre de la défense et le chef d’Etat major y compris se trouvaient. Revenus les jours d’après et repoussés par les forces armées tchadiennes et nigériennes,  ils se sont tournés vers Ngouboua sur les rives du Lac Tchad puis vers Gombe dans la matinée de ce samedi 14 février. Toutes ces attaques ont sécoué les habitants et mis quelques villageois tchadiens de cette région frontalière sur les routes, en direction des zones « calmes ». Forcé par ces démonstrations, Goodluck Jonathan,  s’est tourné vers les Etats-Unis. Le chef de l’Etat déclare dans son entretien au wall street journal « nos amis. Si le Nigeria a un problèmeeh bien j’attends des Etats-Unis qu’ils viennent nous aider ».

Le même schéma revient

A Diffa où les islamistes ont attaqué la base militaire le vendredi 6 février, ils ont perdu 109 combattants avant de repartir dans leurs repères du Nigeria. A Gombe où semble-t-il, ils ont pénétré de force la ville sans trouver de résistance à la hauteur, les islamistes qu’un avion de chasse nigérian aurait mis en déroute, sont repartis. Depuis l’après-midi de ce samedi 14 février, la ville de plus de 250 000 hommes vit sous un couvre-feu. Le même schéma de la secte qui attaque avant d’être repoussée, s’est produit à Gambaru la semaine dernière avant de se déporter finalement sur les rives du lac Tchad où, les islamistes ont attaqué le village de  Ngouboua ce vendredi 13 février 2015.

Des attaques dissuasives ou des menées d’une secte capable d’instaurer sa loi ?

A noter qu’aucune attaque des islamistes depuis l’entrée des troupes tchadiennes dans cette guerre n’a été une réussite. Acculée dans ses positions, la secte se débat pour garder le plus longtemps possible les forces Camerounaises, Tchadiennes et nigériennes sur les abords de son périmètre. On ne saurait tabler sur la capacité de cette force islamiste à combattre sur tous les fronts au même moment, puisque toutes ces attaques ont été perpétrées avec un minimum de 12 heures d’écart entre elles, soit le temps de quitter une position pour atteindre une autre et donner l’impression d’être partout. Leur technique néanmoins a réussi puisque certains  aujourd’hui on parle de la secte comme d’une pieuvre aux mille tentacules.

Et si Boko Haram était attaqué de toute part aujourd’hui ?

L’on ne pourra mesurer la force de la secte nigériane tant que les régiments des armées étrangères postés aux frontières n’auront pas attaqué simultanément les islamistes. Cette attaque harmonisées permettra de mesurer aussi la capacité des forces de la sous région à venir à bout de Boko Haram. On table dans ce cas sur un échec islamiste pour deux raisons : les islamistes sont incapables de tenir leur position, on l’a vu avec la chute de Gambaru que Boko haram contrôlait depuis plus de cinq mois. Cette chute a duré moins de 72 heures et l’autre raison est que Boko Haram n’a jamais pu tenir un front pendant plus de 12 heures sans reculer, un fait qui montre une certaine faiblesse liée au mental des combattants qui reculent face à l’intensité du combat ou lorsque les réserves sont épuisées.

« Nous vaincrons Boko Haram »

Au cours d’une allocution récente, le chef d’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, déclarait : « Boko Haram n’a aucun avenir dans notre sous région, nous vaincrons Boko Haram ». Ce propos qui n’a rien d’un slogan de fanatique, dépend dans son accomplissement de la force armée nigériane qui a trahi souvent par son incapacité à tenir les islamistes en respect. Du coup vaincre Boko Haram tient à la possibilité pour les troupes en présence de prendre les islamistes en tenaille. Dans ce sens, les forces armées devront afficher une détermination sans faille et mener une campagne qui ne finira qu’avec la destruction des bases arrières de la secte. Onesiphore Nembe.

 

 

Cameroun: Rencontre des dirigeants de l’Afrique Centrale pour discuter sur Boko Haram.

16 février, 2015

 

Après la réunion du 5-7 février dernier entre les experts militaires des pays de la région du lac Tchad, les représentations des dix pays de l’Afrique  Centrale se retrouveront à Yaoundé ce lundi 16 février pour parler d’une voix unique et surtout affiner la stratégie à adopter face aux islamistes de Boko Haram.

L’Afrique a résolument mis le cap sur l’union. Depuis l’UA jusqu’aux organisations régionales, le mouvement d’union est le même. Sur la question de la secte islamiste nigériane, les pays de la région Afrique Centrale veulent mettre sur pied une stratégie unique, en vue d’éradiquer la menace. Ceci se fera au cours de la rencontre prévue à Yaoundé ce 16 février 2015. Après la décision de mobiliser une force de 8 700 hommes contre Boko Haram, ils devraient convenir aujourd’hui sur le mandat et le rôle de cette force régionale. Les experts militaires au cours de leur réunion à Yaoundé le 5 février dernier avaient établi une feuille de route, mais celle-ci doit être soumise au conseil de paix et de sécurité de l’union africaine et au conseil de sécurité des nations Unies.

Les autorités Camerounaises et Tchadiennes qui portent aujourd’hui le fardeau de cette guerre contre les islamistes mettront certainement à l’ordre du jour le financement de cette force multinationale. D’ailleurs un délégué à ce sommet de Yaoundé reconnaît aujourd’hui que : « Intervenir militairement a un coût ». Un autre souligne que « ce sont entre 6 000 et 7 000 soldats qu'il faut nourrir, soigner et équiper quotidiennement pour répondre à chaque agression du groupe islamiste ». Le défaut de moyen plombe encore l’avancement de l’union africaine et des unions régionales, mais face à l’impératif de réagir aux attaques islamistes, l’Afrique doit trouver ces moyens, tous le savent bien aujourd’hui. AFPmag.

Au sommet de la CEEAC : 50 milliards de francs CFA mobilisés contre Boko Haram

17 février, 2015

De g.à d. : Samba Panza, Paul Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby et Ali Bongo Ondimba

A l’issue du sommet de Yaoundé de ce lundi 16 février, les chefs d'Etat d'Afrique centrale qui élaboraient une stratégie commune contre les islamistes de Boko Haram, ont décidé de reverser au Cameroun et au Tchad un fonds d’urgence de 50 milliards de FCFA, conformément au pacte d’assistance et de solidarité qui lie les pays de la CEEAC.

Ils étaient au total six chefs d’Etats au sommet de Yaoundé de ce lundi 16 février 2015. Leur objectif : établir une stratégie commune pour lutter et anéantir la menace islamiste aux frontières Camerouno-tchadiennes. Au cours de ce sommet que présidait Idriss Déby, président en exercice de la CEEAC, la décision de reverser au Cameroun et au Tchad la somme de 50 milliards de Fcfa a été prise. Cette somme est accordée aujourd’hui au nom du pacte d’assistance et de solidarité qui lie les pays de la région Afrique Centrale. La décision d’affecter des équipements militaires et logistiques aux deux pays a aussi été prise. Les populations de la région des combats n’ont pas été oubliées au cours de cette rencontre. Elles pourraient donc bénéficier d’actions sociales au cours des jours à venir.

Pour Paul Biya, président du Cameroun et hôte de ce sommet, aucune négociation n’est possible avec les islamistes de Boko Haram vue leur immoralité, d’où sa conclusion de combattre la secte jusqu’au dernier retranchement. Mais pour Idriss Déby, à l’issue de ce sommet, le Cameroun et le Tchad doivent passer à l’action désormais. AFPmag.

 

Y’en a marre a rejoint Dakar : retour sur un incident qui prévient une nouvelle époque en Afrique.

20 mars, 2015

 

A Kinshasa ils ont été taxés de fauteurs de trouble, à Dakar, on a salué en héro leur retour, les militants de Y’en a marre s’inscrivent plus que jamais dans la logique Guévariste. A l’issue de leur arrestation, des soulèvements au sein de cette population dakaroise avaient mis en alerte le gouvernement de Kinshasa. Le procès qui allait s’enclencher contre eux avait finalement été oublié. Ils avaient été sommés de libérer le territoire congolais. Mais en partant, ils ont planté le décor d’une nouvelle dynamique africaine.

Si les militants de Y’en a marre, ont été reçus en héro sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, à Kinshasa d’où ils reviennent, épuisés par des jours de détention, ils ne sont ni plus ni moins que des fauteurs de trouble.  Les trois activistes et leurs confrères burkinabé du Balai Citoyen s’étaient rendus au Congo RDC depuis une dizaine de jours bientôt, pour des échanges d’expérience sur les moyens citoyens de mener une révolution, de faire plier un régime et même d’effacer une époque.

Cette logique guévariste, pour les autorités de Kinshasa atteintes du virus du pouvoir, n’était pas la bienvenue. Dans la nuit du dimanche au lundi dernier, les forces de sécurité congolaises avaient mis le grappin sur ces leaders, sur des journalistes et d’éminentes figures internationales des droits de l’homme. Le motif argué pour justifier cette arrestation d’hommes qui venaient de finir une conférence de presse et attendaient l’heure d’un concert, était qu’ils oeuvraient à mettre à mal la stabilité nationale congolaise. La réaction des populations civiles de cette ville de Dakar ne s’était pas fait attendre. Finalement, les activistes ont été libérés après les journalistes et les personnalités étrangères. Déclarés personna non-grata, ils ont rejoint le bercail entre regret et joie.

Pour ces congolais restés dans une situation sans issue, Aliou Sané a eu une parole touchante. « Mais comme vous le voyez aujourd’hui, il y a de l’amertume parce qu’il y a des frères qui sont restés là-bas, au Congo, et qui sont en prison. Ce n’est pas la joie aujourd’hui » a-t-il lancé à son arrivée à Dakar. Cette déclaration d’un sénégalais qui pleure sur des congolais qui sont martyrisés, ouvre la voie à une nouvelle dynamique africaine ; une dynamique où le frère ne sera plus forcement un membre de la famille clanique, ethnique ou nationale, mais un homme avec qui on partage un même idéal. L’évocation du mot frère aujourd’hui montre aussi que des pas ont été franchis dans le processus de l’unité africaine et que plus que jamais, l’Afrique est prête à se recomposer. AFPmag.

Maroc : le Médical Expo 2015 placé sous le signe de la coopération sud sud.

10 avril, 2015
Pr Abdelmajid Saoura, Président Directeur Général Polyclinique Internationale de Rabat et Dr Aka Florent Pierre Kroo, Président du Conseil National de l'Ordre des médecins ivoiriens.
Pr Abdelmajid Saoura, Président Directeur Général de la Polyclinique Internationale de Rabat et Dr Aka Florent Pierre Kroo, Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins de la République de Côte d'Ivoire, lors de la remise des prix. © Copyright Afrique Progrès Magazine.

L’ouverture de la 16e édition du Médical Expo de Casablanca de ce jeudi 9 avril a été marquée par des déclarations fortes d’éminentes figures médicales du continent africain. Après les hommes politiques d’Afrique, il semble que les leaders du secteur médical se soient définitivement engagés dans la dynamique de la coopération sud sud.

La cérémonie d’ouverture de cette 16e édition de la Médical Expo est venue entériner l’élan impulsé au sommet par les hommes politiques. Directeur d’hôpitaux, professeurs, médecins, tous, vraiment tous les acteurs du secteur médical ont dit oui à la coopération sud sud.