Actualité en continu

Nigeria: Les combats continuent autour de Damasak.

12 mars, 2015

 

On croyait Damasak entre les mains des forces armées tchado-nigériennes, mais si les islamistes ont perdu le contrôle de la ville depuis ce lundi, les armées n’ont quant à elles pas encore investi complètement les lieux. Le ratissage continue et les échanges de tirs se poursuivent avec quelques islamistes embusqués.

Les échanges de tir continuent à Damasak, après l’annonce de la prise de la ville par les forces armées tchadienne et nigérienne. Ce mercredi, les islamistes tiraient encore à partir de leur position, sous les buissons ou cachés sous le branchage des arbres.  Mais ces combats qui devraient finir bientôt, ne sont plus rudes et ils ne poursuivent qu’un but : ratisser suffisamment les alentours de la ville pour éviter un revers islamiste. On se souvient qu’après la prise de Gambaru le 3 février dernier, le manque de ratissage avait eu pour conséquence la mort de dizaines de camerounais, tués par les islamistes infiltrés à Fotokol et venus de Gambaru dans la nuit.

Au cours de ces ratissages, un important matériel militaire a été récupéré. Un informateur anonyme parle « des kalachnikovs, des mitrailleuses et même un char que Boko Haram avait pris à l’armée nigériane ». L’avancée vers Borno devrait continuer sous l’égide du général tchadien qui mène ces opérations, mais avant, les forces armées nigérianes doivent prendre possession des lieux ravis à Boko Haram en vue de les sécuriser. AFPmag.

Boko Haram chassé finalement de Damasak

19 mars, 2015

Un convoi de l'armée tchadienne à Damasak le 18 mars 2015

Il aura fallu dix jours à la force armée tchado-nigérienne pour déloger les islamistes de Boko Haram de Damasak. Initié le 8 mars dernier, ce combat a connu finalement un terme mercredi 18 mars. Sur le terrain on parle de 300 morts.

Annoncé libéré le 8 mars dernier, soit quelques heures après que les forces armées tchadienne et nigérienne avaient traversé la rivière Komadougou Yobé, frontière entre le Niger et le voisin Nigérian, ce n’est que ce 18 mars que le staccato des mitraillettes a cessé dans la ville. Les islamistes qui ont perdu un vaste territoire de ce qui devait être leur califat, ont livré de rudes batailles pour conserver cette ville, l’une des rares encore sous son contrôle. Peine perdue malheureusement.

Ahmat Youssouf, colonel des forces armées tchadiennes, est revenu sur les détails de ce combat historique. « Nous avons livré un premier combat puis un second.  A l’entrée Est de Damasak, nous avons rencontré une petite résistance et ils ont laissé beaucoup de véhicules, de motos, calcinés, là-haut dans la brousse, là où il y a eu des combats », a-t-il lancé, pour dire combien la seule pénétration dans la ville aura demandé du temps et de la détermination. Toumba Mohamed, colonel dans l’armée Nigérienne, s’expliquant à RFI, mentionne des difficultés liées à un environnement boisé. L’homme déclare que : « Les difficultés étaient dues à un environnement boisé, parce que  quand quelqu’un est dans un environnement boisé, il est difficilement décelable. Il fallait vraiment aller pas à pas, avec minutie, pour trouver les poches de résistance et les réduire, avant de  passer avec sérénité sur les objectifs futurs ».

La détermination affichée par la force multinationale a asphyxié chaque jour les islamistes de Boko Haram. Aujourd’hui que la secte est pilonnée à l’Est et à l’Ouest de cette Etat de Borno et ce sans la possibilité de fuir vers le Cameroun voisin, où le bataillon d’intervention rapide (BIR) les attend de plein pied, on ne s’interroge plus sur le sort de la bande à Abubakar Shekau, mais plutôt sur le temps que sa neutralisation prendra. Puisque ce combat qui vient de connaître un terme et qui a fait 300 morts selon une source nigérienne, avait été annoncée fini le 8 mars dernier, avant que les démentis quelques heures plus tard interviennent.

Prévues le 14 février dernier, les présidentielles avaient été repoussées à cause de la situation sécuritaire fortement instable dans cette région nord-Est du pays. Goodluck Jonathan, candidat à sa propre succession et son gouvernement, se donnait alors six semaines pour éradiquer la menace islamiste. Depuis lors les menées contre la secte ont libéré plusieurs villes et localités de l’étau islamistes, mais on est encore loin des promesses faites, ce qui lève une question à 9 jours de la nouvelle date des présidentielles : le Nigeria va-t-il repousser une nouvelle fois les élections ? Onesiphore Nembe. AFPmag.

Niger : L’armée et Boko Haram se défient sur les rives du lac Tchad.

27 avril, 2015
Une mission d'assistance d'urgence du CICR apporte des sacs de riz aux réfugiés sur l’île de Karamga, Lac Tchad, Niger, le 5 mai 2014.
Une mission d'assistance d'urgence du CICR apporte des sacs de riz aux réfugiés sur l’île de Karamga (une île du Lac Tchad appartenant au Niger), le 5 mai 2014. Cette île abrite plusieurs déplacés ayant fui les exactions de Boko Haram. C'est cette même île que Boko Haram a attaqué ce samedi 25 avril 2015.

 

L’île de Karamga que cent vingt militaires nigériens étaient chargés de protéger d’une invasion des islamistes de Boko Haram, a été prise d’assaut par des centaines de combattants de la secte nigériane très tôt samedi dernier. Depuis lors les combats se poursuivent et selon quelques sources, l’armée nigérienne aurait perdu des dizaines d’éléments.

Pris d’assaut par surprise par les éléments de Boko Haram depuis samedi matin, les 120 militaires nigériens de l’île de Karamga, auraient été massacrés s’ils n’avaient pas opté pour un repli stratégique. Ils auraient quitté leur posté quelques temps avant de lancer un nouvel assaut contre les islamistes de Boko Haram.

Lutte contre Boko Haram : Muhammadu Buhari repositionne le Nigeria

05 juin, 2015
Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari avec son homologue tchadien Idriss Déby, le 4 juin 2015 à N'djamena
Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari avec son homologue tchadien Idriss Déby, le 4 juin 2015 à N'djamena

 

Moins de 72 heures après son investiture à la présidence nigériane, Muhammadu Buhari a effectué sa première visite au Niger et au Tchad, deux pays qui luttent aux côtés du Cameroun contre Boko Haram. Cette attitude de rassembleur vise à replacer le Nigeria dans le rôle de leader du combat contre Boko Haram. Avec la convocation prochaine d’un sommet de la commission du Lac Tchad à Abuja, le Nigeria devrait reprendre la main dans cette lutte.

Après le transfert de l’Etat Major d’Abuja, capital de l’Etat fédéral à Maiduguri, ville proche du front et le voyage de Muhammadu Buhari au Niger et au Tchad, le Nigeria est en train de se repositionner dans la lutte contre Boko Haram. Le nouveau chef d’Etat prévoit la tenue prochaine d’un sommet des pays de la commission du Lac Tchad en vue de régler les détails de cette lutte. Le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Bénin et le Nigeria vont pouvoir peaufiner ensemble une stratégie ou adouber celle du chef d’Etat nigérian qui se donne un mois aujourd’hui pour éradiquer la secte islamiste.

Tout ce qu’on sait du double attentat de N’djamena et de l’implication possible de Boko Haram.

16 juin, 2015
Images sanglantes (floutées) de l'attentat devant l'école de police de N'djamena, lundi le 15 juin 2015
Images sanglantes (floutées) de l'attentat de ce lundi 15 juin 2015 devant l'école de police de N'djamena

 

Alors que personne n’a réclamé le double attentat perpétré à N’Djamena ce lundi 15 juin, Boko Haram est pointé du doigt par les autorités tchadiennes. Plusieurs fois au début de cette année, les islamistes ont menacé les chefs d’Etat camerounais, tchadien, nigérien, trois pays impliqués dans la lutte contre leur expansion au Nigeria.

A la suite du double attentat qui a frappé N’Djamena ce lundi 15 juin, le Tchad voit la main de la secte islamiste nigériane. Ces attentats qui n’ont pas été revendiqué jusqu’à présent portent la marque des islamistes de la secte nigériane selon les autorités tchadiennes.

Tchad/Sénégal : Le procès Hissène Habré qui s’ouvre à Dakar est-il une mascarade ?

20 juillet, 2015
Hissène Habré à Dakar, le 3 juin 2015.
Hissène Habré à Dakar, le 3 juin 2015.

 

Etrange conduite que celle d’Hissène Habré, ancien président du Tchad en exil au Sénégal depuis 1990. Alors que le procès de l’ancien homme fort de N’Djamena s’ouvre ce lundi et qu’il durera trois ans, il reste déterminé à ne pas répondre aux interrogations du corps judiciaire et à ne pas se présenter au tribunal, suffisant pour dire qu’il ne reconnaît pas la compétence de ce tribunal. Pourtant le Tchad lui, reconnaît la compétence de ce tribunal dakarois.

Nous sommes le 3 mai 2013, le Tchad et le Sénégal sont en train de signer un accord historique, le genre d’accord qui vise les crimes d’une époque précise : 1982/1990. Pendant cette période, Hissène Habré était l’homme fort de N’Djamena. L’accord qui porte sur l’entraide judiciaire entre les deux pays, précise en son article 23, page 12, que : « le Tchad reconnaîtra de plein droit les décisions prononcées par les chambres africaines extraordinaires et toutes autorités judiciaires de la République du Sénégal, le cas échéant et sans autres formalités que celles prévues par sa législation interne, et leur fera produire tous leurs effets sur son territoire, en particulier l’autorité de chose jugée ».

Tout ce qu’on sait du double attentat de N’djamena et de l’implication possible de Boko Haram.

16 juin, 2015
Images sanglantes (floutées) de l'attentat devant l'école de police de N'djamena, lundi le 15 juin 2015
Images sanglantes (floutées) de l'attentat de ce lundi 15 juin 2015 devant l'école de police de N'djamena

 

Alors que personne n’a réclamé le double attentat perpétré à N’Djamena ce lundi 15 juin, Boko Haram est pointé du doigt par les autorités tchadiennes. Plusieurs fois au début de cette année, les islamistes ont menacé les chefs d’Etat camerounais, tchadien, nigérien, trois pays impliqués dans la lutte contre leur expansion au Nigeria.

A la suite du double attentat qui a frappé N’Djamena ce lundi 15 juin, le Tchad voit la main de la secte islamiste nigériane. Ces attentats qui n’ont pas été revendiqué jusqu’à présent portent la marque des islamistes de la secte nigériane selon les autorités tchadiennes.

Tchad : Trois attentats en 25 jours, 65 morts, et pourtant un calme imperturbable à N’Djamena

13 juillet, 2015
Le marché central de N'Djamena où un homme déguisé en femme s'est fait exploser samedi le 11 juillet 2015
Le marché central de N'Djamena où un homme déguisé en femme, habillé en burqa, s'est fait exploser samedi le 11 juillet 2015

 

Attaquée trois fois en moins d’un mois par les terroristes de Boko Haram, la capitale tchadienne enregistre déjà 65 morts, parmi lesquels cinq policiers et leur informateur tués lors d’une fouille dans une maison qui abritait des terroristes. Pourtant contre toute attente, la population dans cette ville de N’Djamena continue de vaquer à ses occupations et reste confiante en l’avenir.

Double explosion le 15 juin dernier, suicide collectif de six terroristes le 29 juin lors d’une fouille dans une maison qui abritait des terroristes de la secte nigériane, ce jour ce sont cinq policiers et leur informateur qui avaient péri, attentat du samedi 11 juillet au marché central de N’Djamena, la capitale tchadienne compte quelques 65 victimes en moins d’un mois. Assez pour défaire le mental et monter la population contre ses gouvernants.