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Actualité en continu

Tchad: 28 pays s’exercent dans la lutte anti-terroriste.

18 février, 2015

 

Des soldats maliens effectuent un système de corde de descente rapide à partir d'un hélicoptère MH-47 Chinook du 160th Special Operations Aviation Regiment (Airborne) de l'armée américaine à Bamako, au Mali  le 18 mai 2010 dans le cadre des exercices conjoints Flintlock de 2010. 

 

Dans le cadre de la lutte antiterrorisme, 28 délégations militaires se sont données rendez-vous au Tchad. Baptisé Flintlock, l’exercice militaire qu’elles viennent de commencer doit durer jusqu’au 19 mars prochain et elle consistera surtout, à inculquer aux participants les notions de lutte antiterroriste que les écoles militaires n’enseignent généralement pas et d’échanger les expériences.

Le terrorisme n’ayant plus de frontière aujourd’hui, tous les pays s’activent dans cette lutte. Au Tchad où des exercices militaires viennent de commencer pour 1200 militaires venus de 28 pays, on s’entraîne à faire face à la menace terroriste. Baptisé Flintlok, l’opération qui regroupe les militaires africains, européens et des forces spéciales américaines, devrait se terminer le 19 mars prochain. Au cours de ce mois d’exercice, les participants seront entraînés dans des techniques que les écoles militaires n’enseignent généralement pas. Ce rendez-vous annuel sera aussi le moment d’échanger les expériences.

Pareilles rencontres montrent l’universalité du terrorisme et la détermination des Etats à harmoniser leur position et leurs méthodes de lutte anti-terroriste. Zacharia Gobongue, général tchadien participant à l’exercice,  a fait une déclaration dans ce sens : « Vous savez le terrorisme n’a ni frontière, ni visage et il se meut partout. On doit s’y adapter, on utilise le mode opératoire asymétrique qui nous permet de nous adopter à sa manière de faire et pour le combattre avec efficacité ». Mais pour Gilbert Diendéré, général Burkinabé, il y a un impératif dans cette lutte contre le terrorisme, que les pays africains soient dotés de la technologie afin de bénéficier d’un renseignement plus fiable désormais.

On comprend que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme soit ouverte aujourd’hui et que de tels exercices constituent des actes majeurs posés dans ce sens, mais des doutes subsistent encore quant à la possibilité pour ces occidentaux de doter les pays africains des technologies qui permettraient d’avoir un renseignement fiable. On peut toutefois compter sur leur assistance éternelle, comme cette quinzaine de militaires français qui se trouvent actuellement au Niger dans le cadre de la lutte contre les islamistes de Boko Haram. AFPmag.

 

Boko Haram a été chassé de Gamboru par les forces armées Tchadiennes.

04 février, 2015

C’est certainement la première victoire du Tchad dans cette guerre qu’elle a commencé depuis une semaine. La ville de Gamboru, située de l’autre côté de la frontière avec le Cameroun a été libéré ce mardi 3 février après un assaut donné par cette force armée Tchadienne. Une heure de combat a suffit pour que les militaires Tchadiens cimentent une victoire que les bombardements aériens menés conjointement avec l’armée camerounaise depuis samedi dernier avaient dessiné.

 

Après d’intenses bombardements, l’armée Tchadienne qui a lancé finalement un assaut contre les islamistes de Boko Haram à Gamboru ce mardi 3 février, a repris la ville en seulement une heure de combat. Les troupes qui ont traversé pour la première fois le fleuve El Beïd qui sépare Fotokol, localité Camerounaise, de Gamboru ville nigériane, sont encore en train de la ratisser en vue de déloger les islamistes qui se seraient cachés. C’est au total deux mille militaires Tchadiens qui se sont rués sur la ville que les islamistes tenaient depuis le début de cette année 2015. On rappelle que jusqu’à présent l’armée Tchadienne et les forces armées Camerounaises répliquaient aux attaques des islamistes depuis samedi dernier par des bombardements aériens et qu’aucune pénétration terrestre n’avait été effective malgré le fait pour le Tchad d’avoir aujourd’hui un droit de poursuite.

 

A la suite de cette entrée sur le territoire Nigérian, les autorités Tchadiennes qui ne s’étaient pas encore exprimées sur le droit de poursuite donc jouit le Tchad dans cette guerre, sont passées aux déclarations. Hassan Sylla, ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement déclare que : « Nos forces basées à Fotokol au Cameroun ont été une fois de plus lâchement attaquées par les hommes de Boko Haram et à la suite de cela nous avons riposté, nous avons usé de notre droit de poursuite et on est arrivé jusqu’à la ville de Gamboru et l’avons libérée totalement des forces du mal ».

 

Hassan Sylla ajoute que « Nous sommes décidés à en finir avec cette bête-là à côté de nos frères d’armes camerounais, nigériens ou tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre Boko Haram ». Ces propos qui montrent la détermination du pays d’Idriss Déby d’en finir avec cette pseudo menace que constitue Boko Haram, éclairent aussi sur les actions que mènera cette armée Tchadienne dans les jours qui viennent.

 

A Bosso, ville nigérienne située à 200 km au nord sur les rives du lac Tchad, les forces armées Tchadiennes ont déployé lundi dernier plusieurs  centaines de véhicules et quelques 2 500 hommes. L’objectif de cette nouvelle troupe est la reprise de Malam fatori tombé aux mains des islamistes il y’a trois mois. Ces troupes pourraient donc traverser dans les jours qui viennent le Komadougou, une rivière qui sépare le Niger du Nigeria. Ici aussi rien n’est sûr quand à la participation à cette mission en territoire Nigérian des forces armées nigériennes déployées sur plus de 150 km le long de la frontière avec le Nigeria. Sans droit de poursuite comme le Cameroun, ils attendront le feu vert du parlement qui peut décider d’une mesure d’intervention contre Boko Haram en évoquant la légitime défense préventive. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.

Boko Haram: pourquoi le Tchad est finalement méfiant ?

16 janvier, 2015

Alors que les mille attaques des islamistes de Boko Haram se sont fracassées contre le rideau sécuritaire des forces armées Camerounaises, le Tchad, allié de la France dans la guerre au Mali, commence à se méfier de ces étranges terroristes Nigérians.

L’étonnement commençait à atteindre son comble face à l’attitude du Tchad qui, combattant activement au Nord du Mali aux côtés des forces armées françaises contre l’instauration d’un régime islamiste, arrive à laisser vivre à sa frontière sud les islamistes de Boko Haram. Avec le déplacement du ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o le 14 janvier dernier à N’djamena, l’attitude du pays d’Idriss Déby a complètement changé. Le Tchad semble désormais vouloir se préserver des attaques prochaines des islamistes contre ses positions sur les rives du Logone. Que s’est-il finalement passé pour que l’attitude Tchadienne change si brutalement ?

Un officier Camerounais sous anonymat a déclaré au représentant local d’Afrique Progrès Magazine que « les attaques de Boko Haram ayant croisé une riposte Camerounaise vive et impénétrable, les islamistes commencent aujourd’hui à se tourner vers le Tchad (…) Mais la riposte Tchadienne pourrait les confiner définitivement dans les forêts de Sambissa et les obliger à poursuivre leur campagne au Nigeria en faisant de temps en temps des tentatives d’incursion dans les Etats voisins». Ce propos qui justifie mieux le revirement opéré par N’djamena depuis quelques heures, montre quelque part que lorsque les trois pays prendraient les islamistes dans un mouvement en tenaille, la secte que certains médias de déstabilisation louent depuis quelques jours, sera définitivement effacée.

Mais en attendant la rencontre du 20 janvier 2015 entre le Nigeria, le Tchad, le Bénin et le Cameroun, laquelle pourrait déterminer bientôt les axes prioritaires de cette campagne internationale africaine contre Boko Haram, le Tchad a doublé de vigilance sur toute la côte du Logone (200km) pour se préserver enfin de celui qui semblait destiné à la déstabilisation du voisin Camerounais. Reste à savoir si cette rencontre, si importante pour le retour au calme, ne verra pas la présence d’un ennemi de la paix dans cette région. AFPmag.

 

Contre Boko Haram Idriss Déby est finalement l’ambassadeur.

18 janvier, 2015

Alors que Idriss Déby a lui-même assuré la descente de ses troupes à la frontière avec le Nigeria pour lutter contre Boko Haram, le chef d’Etat Tchadien appelle les pays africains aujourd’hui à se donner la main afin d’éradiquer la menace des islamistes dans cette région du lac Tchad.

Une fois ses troupes postées à la frontière sous son égide, Idriss Déby qu’on allait accuser de je-m’en—foutisme dans le combat contre les islamistes de Boko Haram, s’est aujourd’hui investi dans le rôle d’ambassadeur des pays en guerre contre la secte Nigériane. Le chef d’Etat Tchadien a appelé les pays du CAC, communauté de l’Afrique centrale et tous les pays africains à faire bloc pour effacer la menace islamiste dans cette partie sud du Nigeria.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes indifférents à ce qui se passe, parce que nous sommes concernés directement et parce que nous estimons que le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse. J’ai lancé aussi un appel aux pays de la CAC, (Communauté de l’Afrique centrale, NDLR) et à tous les pays du continent africain afin qu’ils viennent avec nous pour former une large coalition pour faire face à cette nébuleuse Boko Haram et montrer ainsi à la face du monde que l’Afrique est capable de résoudre ses problèmes » a-t-il déclaré.

Donc l’entrée du Tchad en guerre aujourd’hui est en partie liée au souci de montrer au monde que l’Afrique peut régler ses crises sans nul besoin d’une intervention militaire internationale. Avec ce propos il est sûr que des interventions comme celle qui a décousu la Libye et en fait la nouvelle Somalie ne seront plus jamais tolérées en Afrique. La position tchadienne semble pourtant ne pas suffire aux responsables des Nations Unies. Au cours de son voyage au Nigeria le 16 janvier 2015, Leila Zerrougui, sous-secrétaire général de l'ONU demandait une « réponse régionale » mais aussi internationale.  Sauf que dans cette région du monde personne ne veut entendre parler des réponses internationales. Ces réponses ont trahi par  leurs allures de vengeance camorréenne en Libye où elles semblent avoir signé la somalisation d’une nation qui polémiquait simplement avec son dirigeant.

Au Tchad les populations ont salué le départ de leurs 2 000 soldats par un mouvement de soutien.  « Nous, populations de Ndjamena, apportons notre soutien total aux forces de défense et de sécurité, les encourageons à faire preuve de courage et de détermination dans ce nouveau combat pour la paix et la sécurité dans le bassin du lac Tchad, comme elles l’ont démontré dans le septentrion malien ». Tout est en train de se mettre en ordre pour prendre Boko Haram en tenaille. Fasse le ciel que la détermination politique de tous ses leaders régionaux soit dénuée de toute manigance signée occident. AFPmag.

 

Contre Boko Haram la souveraineté du Nigeria crée-t-elle un rempart pour les islamistes ?

20 janvier, 2015

Militaires tchadiens

 

Incapable d’arrêter les islamistes de Boko Haram, une secte née et grandie sur son territoire, le Nigeria a mis en garde les Etats voisins où les incursions des islamistes créent une situation sécuritaire chaotique, contre toute poursuite sur son territoire. Cette interdiction qui se fonde sur le principe de la souveraineté des Etats risque d'entraver la campagne des forces armées Camerounaises et Tchadiennes. 

Après les forces armées Camerounaises parties au front contre Boko Haram depuis mai 2014, les forces armées Tchadiennes se sont déployées ces derniers jours. Cette force conjointe à qui on sait le mérite de pouvoir éteindre l’influence de Boko Haram risque pourtant de se heurter à un problème majeur : la souveraineté du géant voisin nigérian. Le pays de Goodluck Jonathan a mis en garde les forces de défense Camerounaises et toute nation désireuse d’apporter du soutien contre toute poursuite des islamistes à l’intérieur de ses frontières. Chris Olukolade, porte-parole de cette armée nigériane, prévenait en ces termes : «Tout soutien est bienvenu, mais il devra se conformer à nos opérations en cours, car il s'agit de notre territoire». Cette position oblige donc tous les pays qui participeront à cette mission à se plier au commandement des forces armées nigérianes.

Or les forces armées Nigérianes ont réputation de galoper à l’approche des islamistes. « Les soldats prennent leurs jambes à leur cou et abandonnent leur base, leurs armes, leurs munitions et tout leur équipement militaire à l'approche des insurgés », décriait l'organisation des musulmans du Nigeria (JNI) dans un communiqué. Les forces armées Camerounaises et Tchadiennes accepteront-elles de traquer Boko Haram sous le commandement d’une armée de frileux ? Et si elles se résignaient à laisser le Nigeria mené l’attaque contre les islamistes sur son territoire, cette guerre finira-t-elle un jour ?

 

Militaires camerounais

 

L’ambition affichée des forces armées tchadiennes de reprendre Baga, quartier général de la force conjointe créée en 1994 par le Nigeria, le Tchad et le Niger et bastion de l’armée nigériane à la suite du retrait du Tchad et du Niger tombé entre les mains des islamistes récemment, pourrait déclencher d’autres mesures en terre nigériane contre ces islamistes. On comprend que les autorités Nigérianes soient très préoccupées par l’image du Nigeria, première puissance économique du continent africain que par le retour de la paix. Mais il faudra bien qu’on bafoue sa souveraineté au nom de la légitime défense préventive et pour arrêter des malfrats que les tentatives d’incursion répétées fragilisent l’économie de ces régions riveraines du Nigeria.

Contre la souveraineté du Nigeria, le Cameroun et le Tchad n’auront pas le choix bientôt. Ils devront soit voir la secte accroître son influence au Nigeria et l’attendre éternellement à la frontière, soit lancer un raid contre ces islamistes dans les forêts de Sambissa et attendre les conséquences de cette action que toute la planète saluerait. AFPmag.

 

Le Nigeria ne veut pas de coalition internationale contre Boko Haram.

24 janvier, 2015

Soldats tchadiens déployés à la frontière du Cameroun avec le Nigeria

« Le Nigeria n'a pas besoin de l'aide de l'ONU ou des soldats de l'union africaine pour combattre Boko Haram », a déclaré Sambo Dasuki, le conseiller à la sécurité du président Goodluck Jonathan.

La lutte contre la secte islamiste Boko Haram et le "renforcement d'un soutien international" figurent pourtant à l'agenda du 24e sommet des chefs d'Etat de l'Union Africaine qui se tiendra dans la capitale éthiopienne les 30 et 31 janvier.

Mais le Nigeria estime inutile d'aller au-delà de l'engagement militaire de ses voisins. "Je crois qu'à l'état actuel c'est un problème que nous pouvons parfaitement gérer avec nos partenaires, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Nous sommes capables de lutter contre Boko Haram. Il n'y a pas de doutes, c'est dans nos capacités", a ajouté le conseiller présidentiel du Nigeria.

Plusieurs pays menacés

Boko Haram, qui s'est emparé d'une grande partie du nord-est du Nigeria, multiplie les incursions au Cameroun voisin, et menace toute la région par sa proximité avec les frontières du Tchad et du Niger.

Sur cette image, on peut distinguer les soldats du Niger d'un coté, et les combattants de Boko Haram de l'autre coté de la rivière. Au loin, flotte un drapeau des jihadistes. Dans le cours d'eau, les enfants font leur lessive.

Une riposte militaire conjointe a été décidée fin 2014 entre les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (Cameroun, Nigeria, Niger et Tchad). Mais cette force composée de 700 militaires de chaque pays, ainsi que du Bénin, peine à se matérialiser du fait de mésentente entre le Nigeria et ses voisins.

 

Réveil tardif de la communauté internationale

Hier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé qu'il prévoyait de se rendre au Nigeria dans quelques jours.

John Kerry a fait cette annonce lors d'un discours sur la lutte contre "l'extrémisme violent" au Forum économique mondial de Davos.

Depuis que le gouvernement nigérian a déclaré l'état d'urgence dans trois États du nord-est, il y a 20 mois, pour faire face à l'insurrection, Boko Haram a renforcé et contrôle désormais plusieurs villes, où il a déclaré avoir créé un "Califat".

Infographie des attaques du Boko Haram au Nigéria

Les islamistes ont acquis une notoriété mondiale après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, en avril de l'année dernière, dans la ville de Chibok. Précisons que, à l'heure actuelle, ces filles restent toujours captives, la plupart ayant été par la suite mariées de force, ou revendues comme esclaves selon les dires du chef islamiste Abubakar Shekau.

Michelle Obama tenant une affiche réclamant la libération des filles kidnappées par Boko Haram.

Le leader islamiste Abubakar Shekau poste souvent des vidéos dans lesquelles il menace les dirigeants de la région et les insultes en les traitant de tous les noms.

Récemment, les combattants Boko Haram ont mené des raids dans le Cameroun voisin, et cette semaine, ils ont mené les attaques brutales sur la ville nigériane de Baga. Ils ont attaqué les bases militaires de Kolofata (Cameroun) et Baga (Nigéria) où ils ont pillé une grande quantité d'armes et munitions.

 

2000 morts en une semaine ou le bilan d'une armée nigériane incapable de protéger la population

Les rapports d'Amnesty International ont dit que pas moins de 2000 personnes sont mortes à Baga mais le gouvernement du Nigeria a contesté ce chiffre, en réduisant le nombre de victimes à 150.

Le Nigéria affirme avoir déployé près de 50% de son armée dans le nord-est. Toutefois, plusieurs soldats se sont plaints de ne pas être suffisamment armés. Beaucoup témoignent que Boko Haram possède des canons antiaériens alors que les soldats n'ont que des kalachnikovs avec 60 balles chacun. Critiques que les officiels nigérians rejettent, en disant qu'il y a des «lâches» au sein de leurs forces armées qui entravent la campagne contre les insurgés de Boko Haram. AFPmag

Quand la présence de Boko Haram commence à peser sur l’économie des villes tchadiennes.

26 janvier, 2015

Habitués à traverser le lac Tchad, à voyager à travers les petites localités qui séparent le Tchad des premières villes Nigérianes, afin de vendre ou d’acheter, les citoyens tchadiens des villes limitrophes au Nigeria, connaissent d’énormes difficultés depuis que l’ombre des islamistes plane sur cette région nord-est du Nigeria. Cessation des échanges, augmentation des prix, longs périples vers le Nigeria si proche par le passé, ce sont autant de souffrances qui ponctuent le quotidien des tchadiens de Bagassola et justifient l’intervention des forces armées Tchadiennes en territoire nigérian contre les islamistes de Boko Haram.  

Il faudra bien qu’on le dise, les villes tchadiennes frontalières au Nigeria dépendaient jusque-là du géant voisin. Depuis que Boko Haram s’est rendu maître des localités nigérianes situées dans cette région nord-est du pays, certaines régions tchadiennes comme le port de Bagassola sur la rive nord du lac Tchad, sont dans le rouge. Par le passé, ce port voyait l’arrivée quasi-quotidienne de marchandises en provenance du Nigeria, aujourd’hui le calme est revenu sur le port et les pirogues sont toutes amarrées devant des commerçants consternés.  El Hadj Cherif, président du syndicat des commerçants de Bagassola avoue que « Bagassola est mort, notre économie ne tient plus. 90% de nos échanges se sont arrêtés ».

Cette confession d’un homme qui a vu sa ville florissante et qui la voit sombrant, ne suffit pourtant pas à montrer l’ampleur des dégâts que la présence de Boko Haram cause à cette économie de Bagassola. El hadj Kery Moussa se souvient qu’avant l’insurrection des islamistes de Boko Haram, « on exportait du poisson, du nacrons, du bétail et on revenait au Tchad avec des produits manufacturés. Mais depuis que les boko haram sont là, ils nous arrachent nos marchandises et nous tuent ».

Lac Tchad

Alors que les habitants de cette ville dépendent des échanges avec le voisin nigérian, ils sont aujourd’hui contraints de passer par le Niger pour rallier le Nigeria, afin de vendre ou d’acheter. La distance qu’ils faisaient en une semaine par le passé s’est allongée aujourd’hui. Ils doivent couvrir près de 1650 Km de route pour rallier la grande ville de Kano.

Cette situation, ajoutée à l’impératif pour le Tchad de préserver ces pipelines qui passent par le Cameroun, a forcé le président Idriss Déby Itno, à envoyer ses troupes au front. Postées à la frontière Camerounaise avec les unités spéciales Camerounaises, ces troupes n’attendent aujourd’hui que les ordres de N’djamena pour lancer une attaque sur le sol nigérian. Cette campagne de l’armée tchadienne que le Nigeria n’a pas approuvée, devrait commencer par Baga, la ville nigériane tombée aux mains des islamistes au début de cette année.

Bagassola, ville florissante il n’y a pas longtemps, où les sandales coûtaient 250 fcfa connaît une forte augmentation de prix aujourd’hui avec ces mêmes sandales à 500 fcfa. Bientôt c’est tout le Tchad qui pourrait connaître les revers de cette présence islamiste qu’il n’est que juste d’éradiquer. AFPmag.

 

Tchad: Des zones d’ombre dans l’affaire Baba Laddé.

05 janvier, 2015

 

Ancien Chef rebelle en Centrafrique, Abdelkader Baba Laddé a été pourtant nommé préfet de la Grande Sido par Idriss Deby en juillet 2014 avant d’être révoqué quatre mois plus tard. S’étant enfui en Centrafrique au début du mois de décembre 2014, l’homme a été arrêté et vient d’être extradé au Tchad où il sera entendu par les services de la police judiciaire ce lundi 5 janvier 2015.

La décision de nommer Abdelkader Baba Laddé, ancien rebelle Tchadien en Centrafrique, était-elle mauvaise au point de le révoquer quatre mois plus tard et de chercher à le capturer ? On en sait rien encore, puisque les autorités Tchadiennes gardent le silence sur cette question si préoccupante pourtant. On sait en tout cas que l’homme a été nommé préfet de la Grande Sido, une région tchadienne proche de la frontière Centrafricaine, en juillet 2014 par le chef d’Etat en personne. Quatre mois après sa nomination, en novembre 2014 précisément, Baba Laddé est révoqué de son poste, et se retrouve au cœur des poursuites judiciaires pour des motifs non élucidés encore. S’étant enfui en Centrafrique au début du mois de décembre dernier, il a été arrêté par les forces internationales et remis aux autorités centrafricaines. A la demande du Tchad, Baba laddé a été extradé dans la nuit du vendredi au samedi 3 janvier.

Attendu ce lundi 5 janvier 2015 au bureau de la police judiciaire pour l’ouverture des enquêtes sur son affaire, l’homme qui est retenu dans une prison tchadienne en ce moment, pourrait enfin nous permettre de comprendre ce que son affaire cache. L’espoir en l’espèce est qu’on ne nous dise pas qu’il est poursuivi pour crime contre l’humanité, puisqu’en le nommant à la préfecture de la Grande Sido, on ignorait aucun de ses crimes. Affaire à suivre sur AFPmag.