Actualité en continu

Y’en a marre a rejoint Dakar : retour sur un incident qui prévient une nouvelle époque en Afrique.

20 mars, 2015

 

A Kinshasa ils ont été taxés de fauteurs de trouble, à Dakar, on a salué en héro leur retour, les militants de Y’en a marre s’inscrivent plus que jamais dans la logique Guévariste. A l’issue de leur arrestation, des soulèvements au sein de cette population dakaroise avaient mis en alerte le gouvernement de Kinshasa. Le procès qui allait s’enclencher contre eux avait finalement été oublié. Ils avaient été sommés de libérer le territoire congolais. Mais en partant, ils ont planté le décor d’une nouvelle dynamique africaine.

Si les militants de Y’en a marre, ont été reçus en héro sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, à Kinshasa d’où ils reviennent, épuisés par des jours de détention, ils ne sont ni plus ni moins que des fauteurs de trouble.  Les trois activistes et leurs confrères burkinabé du Balai Citoyen s’étaient rendus au Congo RDC depuis une dizaine de jours bientôt, pour des échanges d’expérience sur les moyens citoyens de mener une révolution, de faire plier un régime et même d’effacer une époque.

Cette logique guévariste, pour les autorités de Kinshasa atteintes du virus du pouvoir, n’était pas la bienvenue. Dans la nuit du dimanche au lundi dernier, les forces de sécurité congolaises avaient mis le grappin sur ces leaders, sur des journalistes et d’éminentes figures internationales des droits de l’homme. Le motif argué pour justifier cette arrestation d’hommes qui venaient de finir une conférence de presse et attendaient l’heure d’un concert, était qu’ils oeuvraient à mettre à mal la stabilité nationale congolaise. La réaction des populations civiles de cette ville de Dakar ne s’était pas fait attendre. Finalement, les activistes ont été libérés après les journalistes et les personnalités étrangères. Déclarés personna non-grata, ils ont rejoint le bercail entre regret et joie.

Pour ces congolais restés dans une situation sans issue, Aliou Sané a eu une parole touchante. « Mais comme vous le voyez aujourd’hui, il y a de l’amertume parce qu’il y a des frères qui sont restés là-bas, au Congo, et qui sont en prison. Ce n’est pas la joie aujourd’hui » a-t-il lancé à son arrivée à Dakar. Cette déclaration d’un sénégalais qui pleure sur des congolais qui sont martyrisés, ouvre la voie à une nouvelle dynamique africaine ; une dynamique où le frère ne sera plus forcement un membre de la famille clanique, ethnique ou nationale, mais un homme avec qui on partage un même idéal. L’évocation du mot frère aujourd’hui montre aussi que des pas ont été franchis dans le processus de l’unité africaine et que plus que jamais, l’Afrique est prête à se recomposer. AFPmag.

Kinshasa et Kampala ne s’entendront peut-être jamais sur cette question.

23 mars, 2015

Après la guerre d’occupation menée par les troupes rwandaises et ougandaises sur le territoire de la RDC, le Congo avait demandé de Kampala des réparations comprises entre 6 et 10 milliards de dollars pour le pillage de ses matières premières. Comble d’ironie, Kampala, à l’issue de la dernière réunion qui s’est tenue en république sud-africaine, se dit prêt à verser 37 millions d’euros.

C’est une situation difficile qui se profile pour Kampala et le voisin congolais. Au sujet du différend né de l’occupation par l’Ouganda des terres du Congo RDC, Kinshasa qui dénonçait un pillage des matières premières dans la zone investie par les forces d’occupation, avait demandé des réparations comprises entre 6 et 10 milliards d’euros selon le quotidien congolais Le Potentiel. Après d’intenses négociations, les autorités congolaises se disaient prêtes à accepter 2 milliards d’euros. Pourtant lors de la dernière réunion qui s’est tenue en Afrique du Sud, les négociateurs ougandais se disaient prêts à verser en compensation une somme maximale de 37 millions d’euros ; une proposition qui est loin de mettre un terme au différend.

On se souvient encore que cette nation ougandaise, pendant la période d’occupation de la région minière de l’Est du Congo, soutenait le mouvement de libération du Congo (MLC) tandis que le voisin rwandais, non encore inquiété au sujet de ce dossier, soutenait la rébellion du rassemblement pour la démocratie (RCD). AFPmag.

Cliquez ici pour voir l’arrêt de la Cour Internationale de Justice de La Haye - Affaire RDC v. Ouganda

RDC: Les voix montent pour la libération des militants retenus par les services de renseignements.

25 mars, 2015

 

Le député Gilbert Kiakwama
Le député Gilbert Kiakwama, président du Groupe parlementaire des chrétiens démocrates et père d'un des militants détenus

 

Après la libération il y a une semaine des burkinabés du Balai Citoyen et des sénégalais de Y’en a marre, les actions pour la libération de la dizaine de congolais retenue par les services de renseignements, se multiplient dans le pays. Les parlementaires s’activent déjà sur ce dossier.

De nouveau le gouvernement congolais fait face à une crise civile. Après la libération des militants sénégalais de Y’en a marre et des burkinabés de Balai Citoyen, des voix se lèvent chaque jour pour demander la libération dare dare des militants pro-démocratie retenus par les services de renseignements.  Gilbert Kiakwama, député du groupe parlementaire des chrétiens démocrates et père d’un des dix militants arrêtés le 15 mars dernier a déposé une motion au parlement lundi dernier. Le parlementaire précise que « Les services de renseignements se sont fourvoyés, qu'ils arrêtent : où allons nous ? C’est ça l’Etat de droit qu’on est en train de faire ? C’est inacceptable. Qu’on les libère immédiatement. Ils n’ont commis aucun délit. Parler de son pays, se réunir, la liberté d’expression, c’est un droit constitutionnel. On ne peut pas continuer comme ça. On ne peut pas créer une telle tension pour aller aux élections. C’est inacceptable ».

Il n’est pas seul dans cette dynamique qu’une centaine d’associations a adoubée depuis les premières heures de cette arrestation. Mais la conduite de certains hommes politiques n’a pas manqué de surprendre, puisque Didas Pembe, président du parti écologiste au parlement, déclare pour sa part que « C’est la justice qui doit se prononcer. Et moi en tant que député, je ne fais que de l’observation participante active. Donc je laisse la justice et je ne tiens vraiment pas à m’immiscer là-dedans ». Cette position pour certains congolais, dénote une irresponsabilité politique forte.

Désormais on attend les résultats de la mission d’information qui aurait été mise sur pied mardi 24 mars à la demande d’Aubin Minaku, président du parlement congolais. Rappelons toutefois que lors de cette arrestation le 15 mars dernier, les services de renseignement congolais s’intéressaient de près à la façon que les militants sénégalais de Y’en a marre et les burkinabés du Balai Citoyen, étaient arrivés à entrer au Congo. Depuis leur libération en fin de semaine passée, les militants congolais, héritiers certainement de stratégies d’éviction pacifique des régimes non démocratiques, sont toujours retenus. Le comble est que certains de ceux qui militent pour leur libération sont aujourd’hui visés. AFPmag.

Quand la Chine est contre vous

11 juin, 2015

Kalaa Mpinga, fondateur de l’entreprise minière, Mwana Africa, s’est mis à dos les actionnaires chinois, selon ses propres déclarations, ce qui vient de lui coûter sa place. A la dernière assemblée générale qui s’est tenue à Londres le 08 juin passé, le congolais  a été forcé de quitter la tête de l’entreprise qu’il a fondée.

Kalaa Mpinga, fondateur du groupe minier Mwana Africa a perdu face aux actionnaires chinois. A la dernière assemblée générale de l’entreprise qui s’est tenue à Londres le 08 juin passé, le vote de défiance a mis de côté le patron de cette entreprise. « J’ai tenté de me battre pour garder l’indépendance du groupe et son développement en Afrique, mais nous n’étions plus sur la longueur d’onde avec les actionnaires chinois », a-t-il déclaré.

La RDC vient de débourser 50 millions de dollars pour l’acquisition de deux Airbus d’occasion.

01 juillet, 2015

Pour un montant de 50 millions de dollars, Kinshasa qui a lancé sa nouvelle compagnie aérienne nationale, la Congo Airways, vient d’acquérir auprès du transporteur italien Alitalia, deux appareils datant de 2007 et 2008. Une source proche de la transaction affirme que la livraison des deux Airbus A320, se fera pendant ce mois de juillet  et avant la mi-août.

La nouvelle compagnie nationale congolaise, vient d’acquérir auprès du transporteur italien Alitalia, deux Airbus A320 d’occasion pour un montant de 50 millions de dollars. L’annonce de cette transaction a été faite samedi dernier.  Une source proche de la transaction, assure que les appareils qui datent respectivement de 2007 et 2008, seront livrés vers la mi-août de cette année.