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Actualité en continu

RDC: La Monusco demande le remplacement du général Mandevu à la tête des troupes qui luttent contre le FDLR.

01 février, 2015

Le général Mandevu sur qui le président congolais a placé sa confiance pour mener les opérations militaires contre les rebelles du FDLR, vient d’être indexé par la Monusco. La mission militaire onusienne au Congo RDC demande que le général soit remplacé à la tête des opérations à cause de graves violations aux droits de l’homme que ses unités auraient commises entre 2010-2011.

 

Le général Mandevu (au fond à gauche) lors d'une rencontre avec des représentants de la MONUSCO en septembre 2014 à Kalemie (Katanga, Sud-Est de la RDC). © Crédits photo : Club UNESCO Kalemie

 

Nommé à la tête des troupes qui luttent en ce moment contre les FDLR dans l’Est du Congo le dimanche 25 janvier, le général Bruno Mandevu, pourrait être remplacé par un général moins coupable que lui. En cause, les troupes que conduisait ce général sur qui Kinshasa a placé une nouvelle fois sa confiance, se seraient rendues coupables de plusieurs actes de violation aux droits humains. Cette fois-ci, ce ne sont pas les instances de défense des droits de l’homme qui sont montées au créneau pour dénoncer les violations, mais la Monusco. Elle a fait savoir au gouvernement congolais qu’elle désapprouvait la nomination de Bruno Mandevu et que son remplacement était urgent. Curieusement, sous anonymat, l’un des dirigeants de cette unité onusienne a confié que Kinshasa allait rectifier le tir, comme si la Monusco disposait aujourd’hui d’une certaine mainmise sur les autorités de Kinshasa que nous croyions souveraine sur le territoire national congolais.  

On rappelle que les forces armées congolaises sont allées au front contre les quelques 2 500-3 000 hommes des forces démocratiques de libération du Rwanda. Pour cette campagne contre ces rebelles qui hantent la région Est du Congo, contre toute attente, la Monusco n’a pas été conviée. Même si elle a déclaré par la suite restée bien disposée à apporter le soutien logistique à ces forces armées congolaises, entre les deux camps, le floue semble bien jeté. Mais ces autorités assurent cependant ne pas exiger le remplacement du général contre leur soutien logistique.

Les exactions dont on accuse les troupes que le général a conduites, auraient été perpétrées  à l’endroit des rebelles Ougandais du LRA, un fait qui pose le vieux problème de l’humanité des rebelles si inhumains souvent. Est-il tant injuste pour les militaires qui meurent sous les balles des rebelles après le peuple qui est pillé et tué par ces mêmes rebelles, de les tuer quand une occasion se montre finalement? AFPmag.

 

RDC : Calendrier électoral au point : Kabila à la porte ?

13 février, 2015

 

Les prochaines élections parlementaires et présidentielles se tiendront au Congo RDC le 27 novembre 2016, mais toujours aucune vraie déclaration officielle sur Kabila qui termine bientôt son deuxième mandat à la tête de l’Etat. Kabila sera-t-il candidat à sa propre succession aux prochaines présidentielles ?

 

Les élections sont prévues le 27 novembre 2016.

Avec les mouvements que le Congo RDC a connus ces semaines passées, l’exigence d’un calendrier électoral avait été formulée par la société civile, l’opposition et même la communauté internationale. Ceci vient d’être effectif, la prochaine élection double du pays se tiendra le 27 novembre 2016, soit presque exactement cinq ans après la réélection de Joseph Kabila. L’annonce de ce calendrier a été faite par  la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ce jeudi 12 février, en présence de la société civile et des diplomates étrangers.

 

Kabila et son équipe laisse croire qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

A l’issue de cette annonce, la question de la candidature de Joseph Kabila qui brigue un deuxième mandat à la tête de l’Etat et qui ne devrait plus aspirer à un troisième mandat, eu égards aux dispositions constitutionnelles, est remontée. Kabila sera-t-il candidat à sa propre succession en 2016 ? Au sujet de sa candidature pour un troisième mandat, un fait contraire à la constitution, le chef d’Etat que Lambert Mende, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais, dit « assailli par cette question », répond toujours : « je respecterai scrupuleusement la constitution ». Mais la parole du chef d’Etat n’a pas souvent suffi à cette population congolaise de plus en plus exigeante vis-à-vis de ses dirigeants peu scrupuleux. D’autres comme Lambert Mende, ont laissé croire que Joseph Kabila quittera la tête de l’Etat à la fin de ce mandat. Au plateau de France 24 le 26 janvier dernier, le ministre de la communication s’était insurgé contre « les adversaires politiques de Joseph Kabila » qui pensent que l’homme ne respectera pas la constitution. Mais en considérant l’arrivée quelque peu mitigée de Joseph Kabila à la tête de l’Etat cet inoubliable 16 janvier 2001, peut-on prendre sa parole pour argent comptant ?

 

Une population congolaise qui ne se laisse plus faire

Ces derniers mois on a noté une forte mobilisation du peuple congolais et sa détermination face à certaines orientations de l’avenir national a été forte. Le retrait de l’alinéa 3 du fameux article 8 de la loi nouvelle loi électorale est aujourd’hui un trophée pour cette population longtemps tenu en respect par ses dirigeants.  Kabila se présentera-t-il aux élections de 2016 dont on vient de donner le calendrier : rien de précis, la seule chose qu’on sait est que cette élection malgré les « contraintes » financières évoquées par la CENI, devra se tenir sous l’impulsion de ce peuple qui semble décidé à faire prévaloir désormais son intérêt. AFPmag.

 

RDC: Vives discussions autour du calendrier électoral.

15 février, 2015

 

Deux jours après la publication du calendrier électoral, les avis au parlement sont divers. Tandis que certains dénoncent un calendrier impossible à exécuter, d’autres l’estiment exécutable et le parti au pouvoir mène quant à lui sa campagne.

C’est au total 7 élections que la République Démocratique du Congo doit connaître en deux ans. Pour l’opposition le calendrier est trop serré et ceci d’autant plus que le pays organise pour la première fois de son histoire les élections locales. 8 heures après la publication de ce calendrier électoral, Samy Badibanga, craint une révision du calendrier. La raison évoquée par  chef du groupe parlementaire de l'Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS) est que : la commission électorale accuse déjà un retard. « Par exemple avec le calendrier partiel qu’on avait sorti l’année passée : sur la fiabilisation, c’était prévu pendant 127 jours. On est à plus de huit mois aujourd’hui. Et cette fiabilisation n’a toujours pas été réglée. Donc nous craignons ce glissement de fait » conclut-il.

Cet avis n’est pas partagé au sein de cette institution parlementaire congolaise, puisque Ramazani Shadari, président du groupe parlementaire Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), déclare pour sa part que : « Nous avons deux années pour organiser les scrutins. Les moyens sont en train d’être recherchés par-ci, par-là. Tout le monde a demandé le calendrier global. Cette fois, le calendrier global est là. Qu’est-ce qu’on cherche encore ?, s’agace-t-il. Nous l’Assemblée, nous serons prêts sans faute. Au mois de mai, vous aurez toutes les lois annexes concernant la répartition des sièges à différents niveaux. »

De toute façon pendant que certains sont occupés à se tirailler au sujet du calendrier électoral si attendu pourtant, d’autres comme le parti majoritaire ont commencé à battre campagne. Le parti prévoit d’ailleurs la tenue d’un congrès d’ici deux semaines pour désigner ses représentants dans les différentes élections à venir. AFPmag.

 

RDC: Et si Joseph Kabila tirait les ficelles en faveur des rebelles rwandais ?

16 février, 2015

Ces dernières semaines, Joseph Kabila, a multiplié les propos absurdes et ses décisions sur les FDLR et la Monusco sont devenues flagrantes au point qu’on se demande s’il n’a pas un réel intérêt à ce que ces rebelles rwandais continuent d’opérer dans cette région Est du Congo.

L’annulation de la réunion du SADC et du CIRGL du 15 janvier 2015 a ouvert la voie à des annonces d’une absurdité blâmable. Le 29 janvier 2015, soit moins de deux semaines après cette annulation inexpliquée jusqu’à présent, Joseph Kabila a rassemblé les forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) pour aller combattre les rebelles rwandais des FDLR. Contre toute attente le chef d’Etat a exclu la Monusco de cette campagne qui doit être une victoire puisque d’ici quelques mois la Monusco, présente depuis plus de quinze ans au Congo, commence son retrait progressif. Depuis, on n’a pas eu de nouvelle de la campagne que cette armée Congolaise aurait lancée contre les FDLR. Bien qu’exclu dans cette menée contre les rebelles, la Monusco avait offert de soutenir cette armée congolaise avec la logistique nécessaire pour en finir avec ce groupe rebelle d’à peine 3 000 hommes.

Alors qu’il a convoqué ces derniers jours 18 ambassadeurs étrangers au palais présidentiel, Joseph Kabila a tenu à tout mettre au clair avec eux. En une heure, le chef de l’Etat s’est arrêté sur deux points principaux. Le chef d’Etat déclare « renoncer à tout appui de la Monusco pour mener cette opération contre les FDLR ». Lambert Mende revenant sur ce premier point, expliquera que le chef d’Etat juge « irrespectueux » la demande de la Monusco de remplacer les deux généraux des FARDC envoyés conduire les opérations militaires contre les rebelles. L’autre point porte sur l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires de la nation Congolaise. Mais en recourant à la force onusienne sur son territoire, le Congo n’a-t-il pas diminué sa souveraineté au point que parler de la souveraineté nationale soit pour certains une aberration ?

De toute façon, plusieurs observateurs sont tentés de voir dans ces rebondissements incessants et ces accusations, une façon pour le régime de Joseph Kabila de garder encore les rebelles hutus. Avec le peuple congolais de plus en plus actif sur les questions nationales, Joseph Kabila, héritier d’un pouvoir tâché du sang des milliers d’innocents, ne chercheraient t-ils pas aujourd’hui à entretenir ce groupe rebelle pour assurer son maintien au pouvoir après 2016 ? Dans ce cas il risque d’être surpris par une intervention de la Monusco que le mandat exige de neutraliser les rebelles hutus. Il est donc possible au cours des semaines à venir que la Monusco lance une offensive contre les rebelles hutus. AFPmag.

 

La RDC et la Monusco arriveront-ils à trouver un terrain d’entente ?

19 février, 2015

 

Les récents soubresauts dans les relations entre la République démocratique du Congo et la Monusco, ont créé des fossés qu’il est difficile de terrasser. Même si les deux travaillent en ce moment à renouer le lien, rien ne dit qu’ils formeront une force unique pour combattre le FDLR.

On s’attendait que la République Démocratique du Congo, en l’absence des pays de la sous région, forme avec les forces onusiennes de la Monusco, la coalition contre les forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Mais contre toute attente, le 29 janvier dernier, Kinshasa avait déclaré seul la guerre aux FDLR. Depuis lors, les relations entre la RDC et la Monusco ont pris un coup. La Monusco, en dénonçant les deux généraux qui dirigent les opérations militaires congolaises et en demandant la nomination de nouveaux généraux à la place, avait touché un point sensible : la souveraineté de l’Etat à en croire Lambert Mende. Le porte parole du gouvernement et ministre de la communication déclare que « C’est (…) pour préserver la souveraineté de la RDC que le président a décidé de renoncer (…) à l’appui de la Monusco », et puis les deux généraux incriminés aujourd’hui ont travaillé par le passé avec la force onusienne sans être considérés comme les « infréquentables ».

Alors que ce Mercredi 18 février, Charles Bambara, directeur de l’information de la Monusco, a fait savoir au cours de sa conférence de presse que les deux parties avaient ouvert les pourparlers en vue de rétablir l’ordre, on est un peu dubitatif sur l’issue de ces négociations. Même si l’homme a prié pour que les positions des uns et des autres changent au cours de ces négociations, on ne s’attend pas à une réconciliation puisque le 15 février dernier, Lambert Mende mentionnait que « personne ne pouvait donner des leçons aux forces de défense et de sécurité de la RDC sur les meilleures voies et moyens d’en découdre avec les forces négatives des FDLR », ajoutant que « Ces opérations, qui ont bel et bien commencé, contrairement à ce que certains commentateurs disent, vont être poursuivies jusqu’à bonne fin par les seules FARDC »

Face à cette position quasi inflexible, la Monusco pourrait se résoudre à intervenir seule si à l’issue de cette négociation la RDC ne change pas d’avis. Puisque rappelons que pour Charles Bambara, « La question des FDLR est une question qui interpelle non seulement la RDC, mais aussi la communauté internationale, les pays de la sous-région... ». AFPmag.

 

RDC: Joseph Kabila porte plainte contre de hauts fonctionnaires congolais.

26 juin, 2015
Joseph Kabila
Le président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila

 

C’est un « bon » Joseph Kabila qui vient de déposer une plainte d’une vingtaine de pages contre des personnalités et des hauts fonctionnaires congolais. Corruption, blanchiment d’argent, terrorisme, le lot d’infractions pénales évoquées dans le document rédigé par le conseiller spécial du chef de l’Etat, est lourd.

Dans la plainte que le procureur de la république vient de recevoir, c’est une cinquantaine de personnalités politiques et de hauts fonctionnaires congolais qui sont visés. Le motif : corruption, blanchiment d’argent, terrorisme, assez pour faire des prisonniers à perpétuité ou forcer les uns et les autres à choisir le camp présidentiel à une année de la présidentielle.

CAN 2015 : Match nul entre la Zambie et la RDC

19 janvier, 2015

Lors de cette deuxième journée de la coupe d’Afrique des nations, la Zambie et le Congo RDC qui s’affrontaient à Ebébiyin pour le premier match de cette poule B se sont séparés sur un score de parité après 90 minutes de jeu.

On s’attendait à une bien meilleure performance de cette équipe zambienne, vainqueur de la CAN 2012, elle aura simplement réussi à arracher un match nul (1-1) face à la République Démocratique du Congo. Mais on comprend aussi que l’époque de gloire est passée pour cette équipe. Avec un certain Chris Katongo, capitaine à la retraite aujourd’hui ou un certain Hervé Renard au coaching, le pays n’aurait fait qu’une bouchée de son adversaire. Cette équipe zambienne a pourtant marqué la première à la 2è minute sur un tir de Singuluma à 20m des buts avant que l’égalisation de Bolasie n’intervienne à la 66è minute.

On retiendra toutefois que les léopards de la RDC ont dominé complètement la rencontre face aux chipolopolos. AFPmag

 

RDC: Ban Ki-Moon recommande le retrait de 2 000 casques bleus.

07 janvier, 2015

Alors que les forces de l’ONU présentes au Congo RDC ont lancé le 5 janvier dernier un assaut contre les rebelles qui minent depuis toujours la région Est du pays, Ban ki-Moon, a recommandé ce mardi 6 janvier le retrait dare dare de 2 000 casques bleus.

C’est une recommandation plutôt étrange que le secrétaire général des nations unies vient de donner ce mardi 6 décembre 2015. Deux jours après le lancement de l’assaut par les forces armées congolaises et les forces onusiennes de la Monusco, contre les rebelles du FNL et du FDLR, Ban ki-Moon, recommande la réduction de 2 000 casques bleus. Cette réduction des effectifs de 10% aurait été demandée en avril 2014, mais tout ce temps passé, le secrétaire général n’avait pas estimé nécessaire de réduire les troupes. A ce qu’il parait, c’est toute la stratégie de sortie des forces onusiennes du Congo RDC qui est en étude. On souligne qu’entre décembre 2013 et août 2014, la Monusco a redéployé toutes ses troupes à l’est du pays, en vue de mettre un terme à la menace des groupes rebelles dans cette région du pays.

 

L’idée de réduire les troupes fait donc suite à toute une stratégie mise en place progressivement. Une raison a été évoquée pour justifier ce départ de 2 000 hommes : les contraintes budgétaires. L’ONU dépenserait pour ses 22 000 hommes de la RDC, un milliard et demi de dollars par an. Et cette somme, elle ne supporterait plus de la dépenser, même pour sauver ces vies exposées à l’Est du Congo. On rappelle que plus de quarante groupes armés sont encore présents dans l’Est du Congo, et que la victoire il y a un an sur le M23 est loin d’avoir éteint la flamme de la discorde.

 

Les partis d’opposition et la société civile ont réagi dès l’annonce de cette nouvelle. Ils pensent tous que la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée ces trois derniers mois, et que le moment est mal choisi pour un retrait des troupes de la Monusco.  Pour certains, le désarmement de tous les groupes armés qui existent dans cette région devait avoir lieu avant le retrait de la Monusco de la RDC. Hélas pour ces congolais, la recommandation a été faite et il faudra bien s’y faire. AFPmag.

 

RDC: Les bailleurs de fonds internationaux ne financeront pas les sept élections en vue.

11 mars, 2015

En République Démocratique du Congo où le calendrier électoral est toujours l’objet d’une vive polémique, les bailleurs de fonds internationaux à qui la Céni vient de présenter l’ensemble des exigences financières de ces élections, se disent prêts à financer les législatives et les présidentielles seulement.

L’opposition congolaise critique depuis de longues semaines le calendrier électoral proposé par les autorités gouvernementales, pourtant aucune disposition n’a été prise pour le réaménager. Avec l’opposition que les bailleurs de fonds viennent de mettre quant au financement des sept élections prévues d’ici deux ans, on se demande bien si Kinshasa ne sera pas tenu de revoir son calendrier et d’interpeller de nouveaux bailleurs de fonds.

Saisi par la Ceni, organe en charge de l’organisation des élections au Congo RDC, les bailleurs de fonds internationaux à qui l’on demande aujourd’hui la somme saillante de 1,147 milliard de dollars pour financer tous ces scrutins à venir, ne sont prêts à payer que pour les présidentielles et les législatives.

Cette annonce intervient alors que le gouvernement vient de transmettre au Céni la liste des entités territoriales décentralisées du pays. De 169 entités territoriales que le pays comptait en 2 000, on dénombre après le redécoupage de ces dernières années, 1 400 entités territoriales. Tandis que le gouvernement s’active à faire respecter les délais qu’il s’est enjoint, devra-t-il désormais se tourner vers d’autres bailleurs de fonds et cela d’autant plus qu’aucune garantit n’est donnée par ces bailleurs e fonds internationaux quant au fait qu’ils financeraient toutes ces élections à l’issue d’une révision de ce calendrier électoral. AFPmag.

RDC: Vers un procès contre les étrangers qui travaillent à déstabiliser le pays

17 mars, 2015

 

Les activistes africains arrêtés dimanche dernier à Kinshasa. De g. à d. le congolais Fred Bauma de Lucha, les sénégalais Barro Fadel et Aliou Sané de Y'en a marre, le burkinabé Sidro Sibiri Ouédraogo alias Oscibi du Balai citoyen et le rappeur sénégalais Malal Talla alias Fou malade.

 

L’arrestation en République Démocratique du Congo des leaders burkinabé du Balai citoyen et de celui sénégalais de Y’en a marre et d’autres acteurs internationaux, médias y compris, était motivée par des raisons de sécurité intérieure. Si Lambert Mende, porte-parole de ce régime congolais, ne dénonce pas ces raisons pour le moment, il promet toutefois que les services de police les enverront auprès des juridictions compétentes, à croire qu’on va vers un procès.

Après les déclarations de Lambert Mende au sujet de l’arrestation dimanche dernier des leaders des mouvements burkinabé, Balai Citoyen et sénégalais, Y’en a marre, on voit se dessiner contre les deux étrangers et les autres, un procès pour tentative de déstabilisation d’une nation souveraine. Les deux hommes, venus sous l’invitation du mouvement citoyen Filimbi, avaient été arrêtés alors qu’ils venaient d’achever une conférence de presse et attendaient le moment de se rendre à un concert. Avec eux se trouvait un diplomate américain qui travaille dans les questions de démocratie à l’USAID, des journalistes de BBC, AFP et RTBF.

Pour Lambert Mende, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais,  « La police estime avoir des raisons de croire qu’il y a une manœuvre de déstabilisation et d’atteinte à la sûreté de l’Etat derrière cette activité de personnes qui se réclament de Y'en a marre et du Balai du Burkina Faso, dans la mesure où le voyage a été entaché de pas mal d’irrégularités, d’une sorte de manipulation même de nos services d’immigration. Donc, ils ont été plus ou moins sous surveillance et on est tombé sur des choses que la police se réserve de mettre à la disposition de la justice ». A en croire les propos du ministre, Oscibi Johann du Balai Citoyen et le Sénégalais Fadel Barro, ne seraient pas des mouvements dont ils se réclament et le fait que ce voyage soit entaché d’irrégularités, n’est pas anodin. Ils pourraient donc faire l’objet d’un procès dans les jours qui viennent.

L’affaire rallie déjà les masses

Des réactions pleuvent depuis cette arrestation. Au Burkina Faso, Smockey, l’un des fondateurs du Balai Citoyen assure que « Plus longtemps ils retiendront nos camarades, plus il y aura d’actions allant dans le sens de leur libération, mais surtout aussi allant dans le sens de la dénonciation de cette mafia politique qui a pour but simplement de préserver des intérêts individuels ». Dakar aussi a réagi contre cette arrestation qu’il juge insultant. Mais tout ceci semble ne pas pouvoir arrêter le régime de Kinshasa, qui étant passé à côté du courroux populaire entre le 19 et le 21 janvier dernier, veut s’éviter un retour à cette situation qui a causé pour certains 27 morts et pour d’autres 40. L’ambassade américaine au Congo a aussi réagi pour confirmer à la fois l’arrestation et la libération de son national, responsable du programme sur la démocratie de la coopération américaine USAID. AFPmag.