Actualité en continu

RDC : La manifestation pour dire non à la nouvelle loi électorale fait de plus en plus de morts.

22 janvier, 2015

 

Depuis le vote par le parlement de la nouvelle loi électorale le samedi 17 janvier, la rue Congolaise est en branle. Les vagues de manifestants ont investi la rue, où la police ne lésine plus aujourd’hui sur les moyens de stopper cette révolte citoyenne. De l’avis du gouvernement 11 personnes ont perdu la vie tandis que l’opposition et les organismes non gouvernementaux parlent eux de 40 morts.

Le peuple Congolais a-t-il désavoué ses représentants ? C’est en tout cas ce qui se lit dans son attitude. Depuis le samedi 17 janvier 2015, jour où le parlement a largement voté en faveur de la nouvelle loi électorale, le peuple s’agite dans les rues pour montrer son désaccord pour ce vote qui pourrait permettre à Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà de son mandat en 2016. Lundi dernier, alors que le vote au Sénat allait se tenir, les foules de manifestants venus interdire la tenue de ce vote sénatorial ont été repoussées par les forces de l’ordre. Bien décidés à faire entendre leur voix, ils sont toujours nombreux dans la rue aujourd’hui.

De l’avis des autorités, les heurts entre forces de l’ordre et manifestants ont fait depuis lundi 11 morts. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais l’a déclaré, ajoutant ces dix individus morts ont été abattus alors qu’ils commettaient des actes de pillages. « Les dégâts matériels sont extrêmement importants. Transco, la société de transport en commun, a signalé un million de dollars de dégâts parce qu’on a abîmé définitivement sept bus, des bus Mercedes neufs. Nous avons une quarantaine d’établissements tenus par des opérateurs économiques chinois qui ont été saccagés, ainsi que leurs maisons d’habitation. Il y a d’ailleurs une protestation formelle du gouvernement chinois, qui nous demande des comptes » a-t-il déclaré. Ces déclarations ont été très contestées par l’opposition. Les organismes non gouvernementaux, comme cette opposition congolaise, parlent elles de 40 morts depuis lundi. Florent Geel, le responsable de la FIDH a appelé la Monusco à enquêter sur ces morts, déclarant que la plupart des victimes sont des étudiants. « Les victimes sont essentiellement des étudiants et des personnes qui manifestaient pacifiquement dans les rues de Kinshasa, ce qui démontre une répression extrêmement violente de ces manifestations contre la nouvelle loi électorale », affirme-t-il.

Jusqu’où les manifestants sont-ils prêts à aller pour forcer le régime à revoir les stipulations de la nouvelle loi électorale ? On ne peut se perdre dans les suppositions. Retenons du reste que les civils sont en train d’être tués aujourd’hui au Congo démocratique parce qu’ils ont dit finalement non ! AFPmag.

 

RDC: La nouvelle loi électorale pourrait être revue dans l’intérêt de tous.

23 janvier, 2015

Plongé dans une situation chaotique depuis lundi dernier, le Congo RDC est de nouveau en paix ce vendredi 23 janvier 2015. En fait le Sénat congolais, prenant en compte les réclamations citoyennes, a renvoyé le texte de loi controversé au niveau de la  commission administrative pour Révision. On pense donc que l’organisation de l’élection présidentielle dans le nouveau texte sera séparée du recensement.

Cette fois-ci encore, il aura fallu la voix du peuple lui-même pour ramener les parlementaires de leurs errements. Depuis lundi dernier, c’est tout le peuple congolais qui avait investi la rue pour exiger aux parlementaires de revoir la nouvelle loi électorale qui allait être votée par le Sénat après l’assemblée nationale le samedi 17 janvier. La loi en question imposait que le recensement soit fait avant de procéder à l’élection présidentielle de 2016. Les manifestants, face à cette condition sine qua non, soupçonnaient Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir indéfiniment en retardant toujours le recensement.

Après les vagues de manifestations qui ont causé 11 morts selon le gouvernement et 40 selon les opposants et le FIDH, le Sénat a finalement renvoyé le projet de loi très controversé au niveau de la commission administrative pour qu’il soit révisé. L’annonce de ce renvoi du texte a été faite par Léon Kengo, le président du Sénat. «La Commission Politique administrative et juridique n’a pas terminé l’examen de ce texte. C’est pourquoi, nous demandons à cette commission de terminer son travail aujourd’hui pour que demain matin nous puissions siéger et voter cette loi. Donnez-nous le temps de faire un bon travail pour l’intérêt de tout notre peuple» a-t-il déclaré au palais du peuple ce jeudi 22 janvier 2015. On pense donc que la nouvelle loi électorale ne sera pas conditionnée par la tenue préalable d’un recensement national.  

Prise au niveau du sénat, cette décision de revoir le texte reste sujette à la confirmation du parlement. L’on se demande donc si ce parlement Congolais qui a voté à 337 voix pour, 8 voix contre et 24 abstentions serait prêt à revenir sur ce projet de loi. Mais avec la rencontre entre Léon Kengo, Aubin Minaku, tous deux respectivement  présidents du sénat et du parlement, et les ambassadeurs de l’Union Européenne, des nations Unies et des Etats-Unis, on reste bien confiant sur la nouvelle orientation de cette loi électorale. AFPmag.

 

Congo RDC: l’alinéa controversé de la nouvelle loi électorale vient d’être retiré.

25 janvier, 2015

La rue a chahuté quelques jours, des vies ont été sacrifiées au nom de ce que le peuple congolais estime juste aujourd’hui, la diplomatie étrangère s’est invitée à la querelle nationale pour proposer au régime ses solutions, finalement la RDC est de nouveau calme et l’alinéa 3 de la nouvelle loi électorale a été retiré du texte.

Retour sur les actes majeurs qui ont conduit à ce retrait

La rue qui vainquit des dictatures, au Congo Démocratique, ce samedi 24 janvier 2015, vient de plier des parlementaires fortement acquis à la cause présidentielle pourtant. Tout avait commencé le samedi 17 janvier. Le parlement avait voté la nouvelle loi électorale contre l’opposition du peuple et des partis d’opposition qui soupçonnaient alors une manigance de Joseph Kabila pour se maintenir au pouvoir après le 19 décembre 2016. Lundi, 19 janvier 2015, alors que le Sénat allait se pencher sur le texte, pour sûrement l’approuver après le parlement, la rue avait grondé. Ce jour, selon les autorités quatre personnes étaient mortes ; des chiffres que le FIDH et l’opposition rejetaient, précisant que onze individus ont été tués. Vers la fin de la semaine, le bilan des morts avait pris des proportions inquiétantes. Finalement quelques diplomates de l’union européenne, de l’ONU et des Etats-Unis, avaient rencontré tour à tour, Joseph Kabila et les présidents des deux chambres.

Des représentants forcés de retirer l’alinéa controversé.

On ne peut pas dire que ces parlementaires congolais aient eu une certaine envie de retirer l’alinéa 3. Après un vote au parlement de 337 voix pour, 8 voix contre et 24 abstentions, tout est clair qu’ils validaient tous cette stipulation pour laquelle le peuple dans la rue se tuait à dire non. Les négociations ont été intenses au palais du peuple ce samedi. Entre la réécriture de l’alinéa controversé de cette nouvelle loi électorale et son retrait, la commission sénatoriale et la commission des députés ont tablé longtemps. Ce n’est que vers le soir qu’Aubin Minaku, a annoncé le retrait de l’alinéa 3. Le président du parlement déclare avoir entendu la voix du peuple et décidé de satisfaire sa demande. « Telle était la demande de certains, ceux qui ont réellement revendiqué sur le plan démocratique. Nous avons répondu à leurs attentes afin qu’il y ait sérénité. C’est ce que nous avions voulu dès le départ au niveau de l’Assemblée nationale. Nous avons répondu à leurs attentes parce que dès le départ, il n’était nullement question de contourner la Constitution » a-t-il affirmé. Donc le recensement ne sera plus une condition préalable aux élections présidentielles de 2016.

Victoire du peuple

Revenant sur ce retrait de l’article controversé, Vital Kamerhe, chef de file des mouvements d’opposition, déclare « C’est la victoire du peuple. Aujourd’hui, en élaguant cet alinéa 3 de cet article controversé, nous rentrons dans la Constitution. C’est une très bonne chose. Donc nous n’avons plus de risque de glissement. Parce que notre combat était d’éviter de connecter le recensement sur l’élection présidentielle essentiellement. Joseph Kabila en est à son deuxième et dernier mandat qui s’achève le 19 décembre 2016 à minuit. Je l’encourage, et je le félicite d’avance, pour qu’il entre dans l’histoire comme un ex-président de la République en vie. C’est le pays qui a gagné, c’est la République qui en sort agrandie. » AFPmag

 

RDC: La Monusco demande le remplacement du général Mandevu à la tête des troupes qui luttent contre le FDLR.

01 février, 2015

Le général Mandevu sur qui le président congolais a placé sa confiance pour mener les opérations militaires contre les rebelles du FDLR, vient d’être indexé par la Monusco. La mission militaire onusienne au Congo RDC demande que le général soit remplacé à la tête des opérations à cause de graves violations aux droits de l’homme que ses unités auraient commises entre 2010-2011.

 

Le général Mandevu (au fond à gauche) lors d'une rencontre avec des représentants de la MONUSCO en septembre 2014 à Kalemie (Katanga, Sud-Est de la RDC). © Crédits photo : Club UNESCO Kalemie

 

Nommé à la tête des troupes qui luttent en ce moment contre les FDLR dans l’Est du Congo le dimanche 25 janvier, le général Bruno Mandevu, pourrait être remplacé par un général moins coupable que lui. En cause, les troupes que conduisait ce général sur qui Kinshasa a placé une nouvelle fois sa confiance, se seraient rendues coupables de plusieurs actes de violation aux droits humains. Cette fois-ci, ce ne sont pas les instances de défense des droits de l’homme qui sont montées au créneau pour dénoncer les violations, mais la Monusco. Elle a fait savoir au gouvernement congolais qu’elle désapprouvait la nomination de Bruno Mandevu et que son remplacement était urgent. Curieusement, sous anonymat, l’un des dirigeants de cette unité onusienne a confié que Kinshasa allait rectifier le tir, comme si la Monusco disposait aujourd’hui d’une certaine mainmise sur les autorités de Kinshasa que nous croyions souveraine sur le territoire national congolais.  

On rappelle que les forces armées congolaises sont allées au front contre les quelques 2 500-3 000 hommes des forces démocratiques de libération du Rwanda. Pour cette campagne contre ces rebelles qui hantent la région Est du Congo, contre toute attente, la Monusco n’a pas été conviée. Même si elle a déclaré par la suite restée bien disposée à apporter le soutien logistique à ces forces armées congolaises, entre les deux camps, le floue semble bien jeté. Mais ces autorités assurent cependant ne pas exiger le remplacement du général contre leur soutien logistique.

Les exactions dont on accuse les troupes que le général a conduites, auraient été perpétrées  à l’endroit des rebelles Ougandais du LRA, un fait qui pose le vieux problème de l’humanité des rebelles si inhumains souvent. Est-il tant injuste pour les militaires qui meurent sous les balles des rebelles après le peuple qui est pillé et tué par ces mêmes rebelles, de les tuer quand une occasion se montre finalement? AFPmag.

 

RDC : Calendrier électoral au point : Kabila à la porte ?

13 février, 2015

 

Les prochaines élections parlementaires et présidentielles se tiendront au Congo RDC le 27 novembre 2016, mais toujours aucune vraie déclaration officielle sur Kabila qui termine bientôt son deuxième mandat à la tête de l’Etat. Kabila sera-t-il candidat à sa propre succession aux prochaines présidentielles ?

 

Les élections sont prévues le 27 novembre 2016.

Avec les mouvements que le Congo RDC a connus ces semaines passées, l’exigence d’un calendrier électoral avait été formulée par la société civile, l’opposition et même la communauté internationale. Ceci vient d’être effectif, la prochaine élection double du pays se tiendra le 27 novembre 2016, soit presque exactement cinq ans après la réélection de Joseph Kabila. L’annonce de ce calendrier a été faite par  la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ce jeudi 12 février, en présence de la société civile et des diplomates étrangers.

 

Kabila et son équipe laisse croire qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

A l’issue de cette annonce, la question de la candidature de Joseph Kabila qui brigue un deuxième mandat à la tête de l’Etat et qui ne devrait plus aspirer à un troisième mandat, eu égards aux dispositions constitutionnelles, est remontée. Kabila sera-t-il candidat à sa propre succession en 2016 ? Au sujet de sa candidature pour un troisième mandat, un fait contraire à la constitution, le chef d’Etat que Lambert Mende, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais, dit « assailli par cette question », répond toujours : « je respecterai scrupuleusement la constitution ». Mais la parole du chef d’Etat n’a pas souvent suffi à cette population congolaise de plus en plus exigeante vis-à-vis de ses dirigeants peu scrupuleux. D’autres comme Lambert Mende, ont laissé croire que Joseph Kabila quittera la tête de l’Etat à la fin de ce mandat. Au plateau de France 24 le 26 janvier dernier, le ministre de la communication s’était insurgé contre « les adversaires politiques de Joseph Kabila » qui pensent que l’homme ne respectera pas la constitution. Mais en considérant l’arrivée quelque peu mitigée de Joseph Kabila à la tête de l’Etat cet inoubliable 16 janvier 2001, peut-on prendre sa parole pour argent comptant ?

 

Une population congolaise qui ne se laisse plus faire

Ces derniers mois on a noté une forte mobilisation du peuple congolais et sa détermination face à certaines orientations de l’avenir national a été forte. Le retrait de l’alinéa 3 du fameux article 8 de la loi nouvelle loi électorale est aujourd’hui un trophée pour cette population longtemps tenu en respect par ses dirigeants.  Kabila se présentera-t-il aux élections de 2016 dont on vient de donner le calendrier : rien de précis, la seule chose qu’on sait est que cette élection malgré les « contraintes » financières évoquées par la CENI, devra se tenir sous l’impulsion de ce peuple qui semble décidé à faire prévaloir désormais son intérêt. AFPmag.

 

RDC: Vives discussions autour du calendrier électoral.

15 février, 2015

 

Deux jours après la publication du calendrier électoral, les avis au parlement sont divers. Tandis que certains dénoncent un calendrier impossible à exécuter, d’autres l’estiment exécutable et le parti au pouvoir mène quant à lui sa campagne.

C’est au total 7 élections que la République Démocratique du Congo doit connaître en deux ans. Pour l’opposition le calendrier est trop serré et ceci d’autant plus que le pays organise pour la première fois de son histoire les élections locales. 8 heures après la publication de ce calendrier électoral, Samy Badibanga, craint une révision du calendrier. La raison évoquée par  chef du groupe parlementaire de l'Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS) est que : la commission électorale accuse déjà un retard. « Par exemple avec le calendrier partiel qu’on avait sorti l’année passée : sur la fiabilisation, c’était prévu pendant 127 jours. On est à plus de huit mois aujourd’hui. Et cette fiabilisation n’a toujours pas été réglée. Donc nous craignons ce glissement de fait » conclut-il.

Cet avis n’est pas partagé au sein de cette institution parlementaire congolaise, puisque Ramazani Shadari, président du groupe parlementaire Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), déclare pour sa part que : « Nous avons deux années pour organiser les scrutins. Les moyens sont en train d’être recherchés par-ci, par-là. Tout le monde a demandé le calendrier global. Cette fois, le calendrier global est là. Qu’est-ce qu’on cherche encore ?, s’agace-t-il. Nous l’Assemblée, nous serons prêts sans faute. Au mois de mai, vous aurez toutes les lois annexes concernant la répartition des sièges à différents niveaux. »

De toute façon pendant que certains sont occupés à se tirailler au sujet du calendrier électoral si attendu pourtant, d’autres comme le parti majoritaire ont commencé à battre campagne. Le parti prévoit d’ailleurs la tenue d’un congrès d’ici deux semaines pour désigner ses représentants dans les différentes élections à venir. AFPmag.

 

RDC: Et si Joseph Kabila tirait les ficelles en faveur des rebelles rwandais ?

16 février, 2015

Ces dernières semaines, Joseph Kabila, a multiplié les propos absurdes et ses décisions sur les FDLR et la Monusco sont devenues flagrantes au point qu’on se demande s’il n’a pas un réel intérêt à ce que ces rebelles rwandais continuent d’opérer dans cette région Est du Congo.

L’annulation de la réunion du SADC et du CIRGL du 15 janvier 2015 a ouvert la voie à des annonces d’une absurdité blâmable. Le 29 janvier 2015, soit moins de deux semaines après cette annulation inexpliquée jusqu’à présent, Joseph Kabila a rassemblé les forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) pour aller combattre les rebelles rwandais des FDLR. Contre toute attente le chef d’Etat a exclu la Monusco de cette campagne qui doit être une victoire puisque d’ici quelques mois la Monusco, présente depuis plus de quinze ans au Congo, commence son retrait progressif. Depuis, on n’a pas eu de nouvelle de la campagne que cette armée Congolaise aurait lancée contre les FDLR. Bien qu’exclu dans cette menée contre les rebelles, la Monusco avait offert de soutenir cette armée congolaise avec la logistique nécessaire pour en finir avec ce groupe rebelle d’à peine 3 000 hommes.

Alors qu’il a convoqué ces derniers jours 18 ambassadeurs étrangers au palais présidentiel, Joseph Kabila a tenu à tout mettre au clair avec eux. En une heure, le chef de l’Etat s’est arrêté sur deux points principaux. Le chef d’Etat déclare « renoncer à tout appui de la Monusco pour mener cette opération contre les FDLR ». Lambert Mende revenant sur ce premier point, expliquera que le chef d’Etat juge « irrespectueux » la demande de la Monusco de remplacer les deux généraux des FARDC envoyés conduire les opérations militaires contre les rebelles. L’autre point porte sur l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires de la nation Congolaise. Mais en recourant à la force onusienne sur son territoire, le Congo n’a-t-il pas diminué sa souveraineté au point que parler de la souveraineté nationale soit pour certains une aberration ?

De toute façon, plusieurs observateurs sont tentés de voir dans ces rebondissements incessants et ces accusations, une façon pour le régime de Joseph Kabila de garder encore les rebelles hutus. Avec le peuple congolais de plus en plus actif sur les questions nationales, Joseph Kabila, héritier d’un pouvoir tâché du sang des milliers d’innocents, ne chercheraient t-ils pas aujourd’hui à entretenir ce groupe rebelle pour assurer son maintien au pouvoir après 2016 ? Dans ce cas il risque d’être surpris par une intervention de la Monusco que le mandat exige de neutraliser les rebelles hutus. Il est donc possible au cours des semaines à venir que la Monusco lance une offensive contre les rebelles hutus. AFPmag.

 

La RDC et la Monusco arriveront-ils à trouver un terrain d’entente ?

19 février, 2015

 

Les récents soubresauts dans les relations entre la République démocratique du Congo et la Monusco, ont créé des fossés qu’il est difficile de terrasser. Même si les deux travaillent en ce moment à renouer le lien, rien ne dit qu’ils formeront une force unique pour combattre le FDLR.

On s’attendait que la République Démocratique du Congo, en l’absence des pays de la sous région, forme avec les forces onusiennes de la Monusco, la coalition contre les forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Mais contre toute attente, le 29 janvier dernier, Kinshasa avait déclaré seul la guerre aux FDLR. Depuis lors, les relations entre la RDC et la Monusco ont pris un coup. La Monusco, en dénonçant les deux généraux qui dirigent les opérations militaires congolaises et en demandant la nomination de nouveaux généraux à la place, avait touché un point sensible : la souveraineté de l’Etat à en croire Lambert Mende. Le porte parole du gouvernement et ministre de la communication déclare que « C’est (…) pour préserver la souveraineté de la RDC que le président a décidé de renoncer (…) à l’appui de la Monusco », et puis les deux généraux incriminés aujourd’hui ont travaillé par le passé avec la force onusienne sans être considérés comme les « infréquentables ».

Alors que ce Mercredi 18 février, Charles Bambara, directeur de l’information de la Monusco, a fait savoir au cours de sa conférence de presse que les deux parties avaient ouvert les pourparlers en vue de rétablir l’ordre, on est un peu dubitatif sur l’issue de ces négociations. Même si l’homme a prié pour que les positions des uns et des autres changent au cours de ces négociations, on ne s’attend pas à une réconciliation puisque le 15 février dernier, Lambert Mende mentionnait que « personne ne pouvait donner des leçons aux forces de défense et de sécurité de la RDC sur les meilleures voies et moyens d’en découdre avec les forces négatives des FDLR », ajoutant que « Ces opérations, qui ont bel et bien commencé, contrairement à ce que certains commentateurs disent, vont être poursuivies jusqu’à bonne fin par les seules FARDC »

Face à cette position quasi inflexible, la Monusco pourrait se résoudre à intervenir seule si à l’issue de cette négociation la RDC ne change pas d’avis. Puisque rappelons que pour Charles Bambara, « La question des FDLR est une question qui interpelle non seulement la RDC, mais aussi la communauté internationale, les pays de la sous-région... ». AFPmag.

 

RDC: Joseph Kabila porte plainte contre de hauts fonctionnaires congolais.

26 juin, 2015
Joseph Kabila
Le président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila

 

C’est un « bon » Joseph Kabila qui vient de déposer une plainte d’une vingtaine de pages contre des personnalités et des hauts fonctionnaires congolais. Corruption, blanchiment d’argent, terrorisme, le lot d’infractions pénales évoquées dans le document rédigé par le conseiller spécial du chef de l’Etat, est lourd.

Dans la plainte que le procureur de la république vient de recevoir, c’est une cinquantaine de personnalités politiques et de hauts fonctionnaires congolais qui sont visés. Le motif : corruption, blanchiment d’argent, terrorisme, assez pour faire des prisonniers à perpétuité ou forcer les uns et les autres à choisir le camp présidentiel à une année de la présidentielle.

CAN 2015 : Match nul entre la Zambie et la RDC

19 janvier, 2015

Lors de cette deuxième journée de la coupe d’Afrique des nations, la Zambie et le Congo RDC qui s’affrontaient à Ebébiyin pour le premier match de cette poule B se sont séparés sur un score de parité après 90 minutes de jeu.

On s’attendait à une bien meilleure performance de cette équipe zambienne, vainqueur de la CAN 2012, elle aura simplement réussi à arracher un match nul (1-1) face à la République Démocratique du Congo. Mais on comprend aussi que l’époque de gloire est passée pour cette équipe. Avec un certain Chris Katongo, capitaine à la retraite aujourd’hui ou un certain Hervé Renard au coaching, le pays n’aurait fait qu’une bouchée de son adversaire. Cette équipe zambienne a pourtant marqué la première à la 2è minute sur un tir de Singuluma à 20m des buts avant que l’égalisation de Bolasie n’intervienne à la 66è minute.

On retiendra toutefois que les léopards de la RDC ont dominé complètement la rencontre face aux chipolopolos. AFPmag