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Actualité en continu

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.

Boko Haram: pourquoi le Tchad est finalement méfiant ?

16 janvier, 2015

Alors que les mille attaques des islamistes de Boko Haram se sont fracassées contre le rideau sécuritaire des forces armées Camerounaises, le Tchad, allié de la France dans la guerre au Mali, commence à se méfier de ces étranges terroristes Nigérians.

L’étonnement commençait à atteindre son comble face à l’attitude du Tchad qui, combattant activement au Nord du Mali aux côtés des forces armées françaises contre l’instauration d’un régime islamiste, arrive à laisser vivre à sa frontière sud les islamistes de Boko Haram. Avec le déplacement du ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o le 14 janvier dernier à N’djamena, l’attitude du pays d’Idriss Déby a complètement changé. Le Tchad semble désormais vouloir se préserver des attaques prochaines des islamistes contre ses positions sur les rives du Logone. Que s’est-il finalement passé pour que l’attitude Tchadienne change si brutalement ?

Un officier Camerounais sous anonymat a déclaré au représentant local d’Afrique Progrès Magazine que « les attaques de Boko Haram ayant croisé une riposte Camerounaise vive et impénétrable, les islamistes commencent aujourd’hui à se tourner vers le Tchad (…) Mais la riposte Tchadienne pourrait les confiner définitivement dans les forêts de Sambissa et les obliger à poursuivre leur campagne au Nigeria en faisant de temps en temps des tentatives d’incursion dans les Etats voisins». Ce propos qui justifie mieux le revirement opéré par N’djamena depuis quelques heures, montre quelque part que lorsque les trois pays prendraient les islamistes dans un mouvement en tenaille, la secte que certains médias de déstabilisation louent depuis quelques jours, sera définitivement effacée.

Mais en attendant la rencontre du 20 janvier 2015 entre le Nigeria, le Tchad, le Bénin et le Cameroun, laquelle pourrait déterminer bientôt les axes prioritaires de cette campagne internationale africaine contre Boko Haram, le Tchad a doublé de vigilance sur toute la côte du Logone (200km) pour se préserver enfin de celui qui semblait destiné à la déstabilisation du voisin Camerounais. Reste à savoir si cette rencontre, si importante pour le retour au calme, ne verra pas la présence d’un ennemi de la paix dans cette région. AFPmag.

 

Contre Boko Haram Idriss Déby est finalement l’ambassadeur.

18 janvier, 2015

Alors que Idriss Déby a lui-même assuré la descente de ses troupes à la frontière avec le Nigeria pour lutter contre Boko Haram, le chef d’Etat Tchadien appelle les pays africains aujourd’hui à se donner la main afin d’éradiquer la menace des islamistes dans cette région du lac Tchad.

Une fois ses troupes postées à la frontière sous son égide, Idriss Déby qu’on allait accuser de je-m’en—foutisme dans le combat contre les islamistes de Boko Haram, s’est aujourd’hui investi dans le rôle d’ambassadeur des pays en guerre contre la secte Nigériane. Le chef d’Etat Tchadien a appelé les pays du CAC, communauté de l’Afrique centrale et tous les pays africains à faire bloc pour effacer la menace islamiste dans cette partie sud du Nigeria.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes indifférents à ce qui se passe, parce que nous sommes concernés directement et parce que nous estimons que le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse. J’ai lancé aussi un appel aux pays de la CAC, (Communauté de l’Afrique centrale, NDLR) et à tous les pays du continent africain afin qu’ils viennent avec nous pour former une large coalition pour faire face à cette nébuleuse Boko Haram et montrer ainsi à la face du monde que l’Afrique est capable de résoudre ses problèmes » a-t-il déclaré.

Donc l’entrée du Tchad en guerre aujourd’hui est en partie liée au souci de montrer au monde que l’Afrique peut régler ses crises sans nul besoin d’une intervention militaire internationale. Avec ce propos il est sûr que des interventions comme celle qui a décousu la Libye et en fait la nouvelle Somalie ne seront plus jamais tolérées en Afrique. La position tchadienne semble pourtant ne pas suffire aux responsables des Nations Unies. Au cours de son voyage au Nigeria le 16 janvier 2015, Leila Zerrougui, sous-secrétaire général de l'ONU demandait une « réponse régionale » mais aussi internationale.  Sauf que dans cette région du monde personne ne veut entendre parler des réponses internationales. Ces réponses ont trahi par  leurs allures de vengeance camorréenne en Libye où elles semblent avoir signé la somalisation d’une nation qui polémiquait simplement avec son dirigeant.

Au Tchad les populations ont salué le départ de leurs 2 000 soldats par un mouvement de soutien.  « Nous, populations de Ndjamena, apportons notre soutien total aux forces de défense et de sécurité, les encourageons à faire preuve de courage et de détermination dans ce nouveau combat pour la paix et la sécurité dans le bassin du lac Tchad, comme elles l’ont démontré dans le septentrion malien ». Tout est en train de se mettre en ordre pour prendre Boko Haram en tenaille. Fasse le ciel que la détermination politique de tous ses leaders régionaux soit dénuée de toute manigance signée occident. AFPmag.

 

Contre Boko Haram la souveraineté du Nigeria crée-t-elle un rempart pour les islamistes ?

20 janvier, 2015

Militaires tchadiens

 

Incapable d’arrêter les islamistes de Boko Haram, une secte née et grandie sur son territoire, le Nigeria a mis en garde les Etats voisins où les incursions des islamistes créent une situation sécuritaire chaotique, contre toute poursuite sur son territoire. Cette interdiction qui se fonde sur le principe de la souveraineté des Etats risque d'entraver la campagne des forces armées Camerounaises et Tchadiennes. 

Après les forces armées Camerounaises parties au front contre Boko Haram depuis mai 2014, les forces armées Tchadiennes se sont déployées ces derniers jours. Cette force conjointe à qui on sait le mérite de pouvoir éteindre l’influence de Boko Haram risque pourtant de se heurter à un problème majeur : la souveraineté du géant voisin nigérian. Le pays de Goodluck Jonathan a mis en garde les forces de défense Camerounaises et toute nation désireuse d’apporter du soutien contre toute poursuite des islamistes à l’intérieur de ses frontières. Chris Olukolade, porte-parole de cette armée nigériane, prévenait en ces termes : «Tout soutien est bienvenu, mais il devra se conformer à nos opérations en cours, car il s'agit de notre territoire». Cette position oblige donc tous les pays qui participeront à cette mission à se plier au commandement des forces armées nigérianes.

Or les forces armées Nigérianes ont réputation de galoper à l’approche des islamistes. « Les soldats prennent leurs jambes à leur cou et abandonnent leur base, leurs armes, leurs munitions et tout leur équipement militaire à l'approche des insurgés », décriait l'organisation des musulmans du Nigeria (JNI) dans un communiqué. Les forces armées Camerounaises et Tchadiennes accepteront-elles de traquer Boko Haram sous le commandement d’une armée de frileux ? Et si elles se résignaient à laisser le Nigeria mené l’attaque contre les islamistes sur son territoire, cette guerre finira-t-elle un jour ?

 

Militaires camerounais

 

L’ambition affichée des forces armées tchadiennes de reprendre Baga, quartier général de la force conjointe créée en 1994 par le Nigeria, le Tchad et le Niger et bastion de l’armée nigériane à la suite du retrait du Tchad et du Niger tombé entre les mains des islamistes récemment, pourrait déclencher d’autres mesures en terre nigériane contre ces islamistes. On comprend que les autorités Nigérianes soient très préoccupées par l’image du Nigeria, première puissance économique du continent africain que par le retour de la paix. Mais il faudra bien qu’on bafoue sa souveraineté au nom de la légitime défense préventive et pour arrêter des malfrats que les tentatives d’incursion répétées fragilisent l’économie de ces régions riveraines du Nigeria.

Contre la souveraineté du Nigeria, le Cameroun et le Tchad n’auront pas le choix bientôt. Ils devront soit voir la secte accroître son influence au Nigeria et l’attendre éternellement à la frontière, soit lancer un raid contre ces islamistes dans les forêts de Sambissa et attendre les conséquences de cette action que toute la planète saluerait. AFPmag.

 

Le Nigeria ne veut pas de coalition internationale contre Boko Haram.

24 janvier, 2015

Soldats tchadiens déployés à la frontière du Cameroun avec le Nigeria

« Le Nigeria n'a pas besoin de l'aide de l'ONU ou des soldats de l'union africaine pour combattre Boko Haram », a déclaré Sambo Dasuki, le conseiller à la sécurité du président Goodluck Jonathan.

La lutte contre la secte islamiste Boko Haram et le "renforcement d'un soutien international" figurent pourtant à l'agenda du 24e sommet des chefs d'Etat de l'Union Africaine qui se tiendra dans la capitale éthiopienne les 30 et 31 janvier.

Mais le Nigeria estime inutile d'aller au-delà de l'engagement militaire de ses voisins. "Je crois qu'à l'état actuel c'est un problème que nous pouvons parfaitement gérer avec nos partenaires, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Nous sommes capables de lutter contre Boko Haram. Il n'y a pas de doutes, c'est dans nos capacités", a ajouté le conseiller présidentiel du Nigeria.

Plusieurs pays menacés

Boko Haram, qui s'est emparé d'une grande partie du nord-est du Nigeria, multiplie les incursions au Cameroun voisin, et menace toute la région par sa proximité avec les frontières du Tchad et du Niger.

Sur cette image, on peut distinguer les soldats du Niger d'un coté, et les combattants de Boko Haram de l'autre coté de la rivière. Au loin, flotte un drapeau des jihadistes. Dans le cours d'eau, les enfants font leur lessive.

Une riposte militaire conjointe a été décidée fin 2014 entre les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (Cameroun, Nigeria, Niger et Tchad). Mais cette force composée de 700 militaires de chaque pays, ainsi que du Bénin, peine à se matérialiser du fait de mésentente entre le Nigeria et ses voisins.

 

Réveil tardif de la communauté internationale

Hier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé qu'il prévoyait de se rendre au Nigeria dans quelques jours.

John Kerry a fait cette annonce lors d'un discours sur la lutte contre "l'extrémisme violent" au Forum économique mondial de Davos.

Depuis que le gouvernement nigérian a déclaré l'état d'urgence dans trois États du nord-est, il y a 20 mois, pour faire face à l'insurrection, Boko Haram a renforcé et contrôle désormais plusieurs villes, où il a déclaré avoir créé un "Califat".

Infographie des attaques du Boko Haram au Nigéria

Les islamistes ont acquis une notoriété mondiale après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, en avril de l'année dernière, dans la ville de Chibok. Précisons que, à l'heure actuelle, ces filles restent toujours captives, la plupart ayant été par la suite mariées de force, ou revendues comme esclaves selon les dires du chef islamiste Abubakar Shekau.

Michelle Obama tenant une affiche réclamant la libération des filles kidnappées par Boko Haram.

Le leader islamiste Abubakar Shekau poste souvent des vidéos dans lesquelles il menace les dirigeants de la région et les insultes en les traitant de tous les noms.

Récemment, les combattants Boko Haram ont mené des raids dans le Cameroun voisin, et cette semaine, ils ont mené les attaques brutales sur la ville nigériane de Baga. Ils ont attaqué les bases militaires de Kolofata (Cameroun) et Baga (Nigéria) où ils ont pillé une grande quantité d'armes et munitions.

 

2000 morts en une semaine ou le bilan d'une armée nigériane incapable de protéger la population

Les rapports d'Amnesty International ont dit que pas moins de 2000 personnes sont mortes à Baga mais le gouvernement du Nigeria a contesté ce chiffre, en réduisant le nombre de victimes à 150.

Le Nigéria affirme avoir déployé près de 50% de son armée dans le nord-est. Toutefois, plusieurs soldats se sont plaints de ne pas être suffisamment armés. Beaucoup témoignent que Boko Haram possède des canons antiaériens alors que les soldats n'ont que des kalachnikovs avec 60 balles chacun. Critiques que les officiels nigérians rejettent, en disant qu'il y a des «lâches» au sein de leurs forces armées qui entravent la campagne contre les insurgés de Boko Haram. AFPmag

Boko Haram repoussé par les forces armées nigérianes.

26 janvier, 2015

 

Maiduguri qui abritait le samedi 24 janvier 2015 un meeting présidentiel, a été pris pour cible par les islamistes de Boko Haram au matin du dimanche 25 janvier. La secte islamiste, ayant manqué de prendre cette grande ville de l’Etat de Borno, s’est bornée à ajouter à son califat à naître en terre nigériane, la minuscule localité de Monguno.

Simple coïncidence ou acte prémédité ? On ne le saura peut-être jamais, mais à la suite du meeting  de Goodluck Jonathan, le chef d’Etat candidat à sa propre succession et quelques heures avant l’arrivée de John Kerry à Lagos pour parler de la situation qui prévaut dans le nord du pays, Maiduguri dans l’Etat de Borno, au Nord-Est du Nigeria, s’est réveillée sous une pluie de plomb. Les islamistes qui veulent aujourd’hui prendre cette ville d’un million d’habitants, ont attaqué très tôt ce dimanche 25 janvier 2015. Les forces armées Nigérianes, connues pour détaler à l’approche des islamistes, ont combattu cette fois avec la détermination des défenseurs de la nation. Résultat, les islamistes qui avaient attaqué sur deux fronts avec des armes lourdes  ont été repoussés loin de la ville. Signalons toutefois que les islamistes ont pu prendre la petite localité de Monguno, un village par où ils avaient lancé leur attaque, tandis que Njimtilo, le faubourg par où ils avaient tenté d’entrer est sous contrôle des forces armées. 

 

A l’issue de ces attaques, l’armée qui craint un nouvel assaut de Boko Haram, a décrété un couvre-feu sur la ville. On apprend que certains habitants de la ville ont pris la route du sud pour se mettre à l’abri des balles de ces islamistes qui tirent dans tous les sens. Selon les sources médicales, sept personnes ont perdu la vie dans ces affrontements tandis qu’une vingtaine d’individus ont été blessés.

Après cette attaque qui a été repoussée grâce aux bombardements aériens des positions islamistes, l’armée a pris le contrôle de la ville. Depuis lors les hélicoptères survolent le ciel.  Le Nigeria sait pertinemment aujourd’hui que cette ville où le mouvement islamiste est né l’année 2002, ne doit pas tomber entre les mains des islamistes. Mais on continue de se demander aujourd’hui si son entêtement à ne pas se faire assister par les forces Camerounaises et Tchadiennes qui attendent à la frontière ne le perdra pas.  AFPmag.

 

L’aviation militaire Camerounaise renvoie Boko Haram dans ses repères du Nigeria.

29 décembre, 2014

Finalement la victoire de la secte islamiste Nigériane n’aura duré que trois heures à Ashigashiya. Entré en jeu après le repli de sa brigade militaire dans l’après midi du dimanche 28 décembre, l’aviation militaire Camerounaise a poussé à la désertion les assaillants islamistes.

Le drapeau des islamistes de la secte nigériane n’aura flotté que trois heures au total avant l’assaut de l’aviation Camerounaise et la reprise du camp militaire d’Ashigashiya. Les chasseurs bombardiers ont investi le ciel du village et forcé les islamistes à détaler à travers les champs d’où ils étaient venus. Le Bilan n’a pas encore été donné quant aux victimes de cette réplique, mais il pourrait être très lourd en raison de la puissance et de la précision des frappes qui ont submergé ces lieux en fin de journée de ce dimanche.

A la suite de cette réplique Camerounaise, le colonel Badjeck, porte-parole de l’armée Camerounaise s’est expliqué sur les raisons qui ont forcé l’armée Camerounaise à mettre enfin les moteurs de ses bombardiers en marche.  « Nous avons bien compris [que l'ennemi] voulait nous occuper sur tous les fronts. A partir de là, je pense que l’aviation est extrêmement importante pour nous permettre de gagner non seulement en mobilité, mais également en flexibilité, indique-t-il. On avait quelques appréhensions à utiliser l’arme aérienne à cause des pertes collatérales. Mais à partir du moment où l’ennemi est identifié sur un plan géographique, je pense qu’on va utiliser l’arme aérienne. C’est effectivement une montée en puissance dans nos moyens. C’est la preuve qu’on peut répondre à n’importe quelle gradation du conflit. », a-t-il déclaré. Le porte-parole laisse voir que finalement le Cameroun a pris la mesure de la menace et qu’il répliquera désormais vivement à toute attaque des islamistes, et cela avec tout le matériel militaire d’usage dans une guerre, puisqu’à bien y regarder, c’est ce dimanche 28 décembre 2014 que le Cameroun est officiellement entré en guerre contre la secte. Mais le silence du voisin nigérian, face à cette montée des islamistes sur son territoire et lorsqu’elle menace l’intégrité territoriale d’une nation souveraine est spectaculairement étonnant. C’est à croire que ces islamistes ont reçu la bénédiction des autorités Nigérianes.

Si les islamistes de Boko Haram ont multiplié les incursions sur tous les fronts ces derniers jours, c’est parce qu’une percée de cette muraille sécuritaire Camerounaise est le premier objectif dans ces démenés en vue de créer un Etat islamiste ou quelque chose comme çà. Par chance les musulmans du Nord Cameroun restent bien accrochés à un islamisme modéré, et négligent désormais les liens commerciaux qui auraient pu les pousser dans les bras de ces étrangers. Onesiphore Nembe. AFPmag

 

 

Cameroun : Des voix appellent le Nigeria à durcir le ton contre Boko Haram.

31 décembre, 2014

Quelques heures après le coup de force de l’aviation militaire camerounaise du dimanche 28 décembre à Ashigashiya, des voix s’élèvent au Cameroun pour rappeler sa responsabilité à l’Etat du Nigeria.

Après sa réplique aérienne du dimanche 28 décembre 2014, laquelle a contraint les assaillants de la secte islamiste nigériane à se retirer dans leurs forêts du Nigeria et coûté la vie à quarante de leurs éléments selon les chiffres communiqués par le ministère de la défense Camerounais, certaines voix camerounaises rappellent sa responsabilité à l’Etat du Nigeria. Hervé Emmanuel Nkom, acteur politique au sein de la mouvance au pouvoir, connu pour son franc-parler, n’est pas aller par quatre chemins. L’homme aurait déclaré, « un problème de sécurité intérieure nigérian devient un problème de sécurité Camerounaise dans la mesure où il déborde de leurs frontières. (…) et nos voisins doivent assumer leur responsabilité. »

Cette position que beaucoup de camerounais partagent aujourd’hui est dictée par une certaine inaction du voisin nigérian alors que la gangrène islamiste s’enfonce dans les nerfs de sa société et tente désespérément de s’infiltrer au Cameroun.  Puisque dans la vérité, une véritable menée de l’armée nigériane contre Boko Haram, au pire des cas, diminuerait la capacité de nuire de la secte. Onesiphore Nembe. AFPmag.

 

Sénégal : deux jours pour trouver des solutions aux crises sécuritaires africaines.

16 décembre, 2014

 

 

Depuis ce lundi 15 décembre, Dakar abrite le forum sur la paix et la sécurité en Afrique. L’évènement est pour les 300 invités attendus, le moment d’évoquer les questions liées à la sécurité du continent et notamment aux moyens pouvant permettre d’arrêter la progression de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

 

La sécurité au cœur des discussions

 

Après la première édition du forum sur la paix et la sécurité en Afrique tenue à l’Elysée le 7 et 8 décembre 2013, la France et le Sénégal co-organisent l’évènement à Dakar ces 15 et 16 décembre 2014. Chefs d’Etats et autres invités, soit un total de 300 personnes sont attendues pour ces discussions sur les crises qui minent le continent noir. Les discussions devraient porter prioritairement sur le terrorisme. En cela la secte nigériane Boko Haram qui compte plus de 10 000 victimes à son actif depuis l’année 2009 sera au cœur des débats.

 

Dakar : la plateforme des évènements d’envergure

 

En accueillant le forum sur la paix et la sécurité en Afrique, deux semaines après le sommet de la francophonie des 29 et 30 novembre dernier, le Sénégal laisse éclater son ambition de devenir le site de réflexion du continent. Et cela, MackySall, le chef d’Etat sénégalais l’affirme comme une priorité de son équipe « Notre ambition est de faire de Dakar un lieu inédit d’échanges autour des questions de sécurité sur le continent en réunissant responsables politiques, militaires, industriels et centres de recherches ».

 

Une France très active dans ce dossier

 

Représenté à ce sommet par son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, Paris  s’est proposé de faciliter les échanges entre les différents pays de la sous-région dans l’optique d’aider le Nigéria à mettre un terme aux attaques intempestives de Boko Haram. Cette proposition française ne laisse sans réfléchir sur les intérêts qui sous-tendent cette offre. Serait-ce encore un stratagème qui vise à reconquérir le «paradis perdu » ? Puisqu’avec la perte la décennie dernière de la moitié de son marché africain, la France a multiplié les actions en vue d’un retour sur le continent noir. 

 

Un forum relativement important

 

 

L’importance des échanges et de la collaboration entre les acteurs internationaux sur de tels dossiers est devenue indispensable pour arrêter ces ennemis embusqués. Mais avec les rapports récents  qui font état de pays qui collaborent avec les groupes armés rebelles pour déstabiliser et imposer un nouvel ordre aux nations, on se demande bien si une sérieuse coopération sous régionale ne vaut pas mieux que ces solutions qu’on transmet à l’ennemie le soir d’après ? AFPmag

 

Les hommes à la peau claire qui combattent avec Boko Haram ne sont pas des touaregs.

12 février, 2015

Capture d'écran d'une vidéo des otages français enlevés par Boko Haram en 2013

 

Dans la guerre que les islamistes de Boko Haram mènent contre le Nigeria et les pays de cette région du lac Tchad, beaucoup de questions n’ont toujours pas trouvé des réponses certaines. Si l’on se demande bien ce qui a consolidé la force de cette petite secte née il y’a six ans, on se demande aussi d’où viennent ces hommes à la peau claire que les militaires camerounais ont abattu souvent pendant les attaques de Boko Haram ?

Depuis les sources de financement de Boko Haram, jusqu’aux hommes qui constituent ses troupes, une file de questions restent en suspend aujourd’hui pour les nombreux observateurs de cette secte. On sait que quelques ressortissants des pays ayant combattu la secte nigériane ont rejoint le mouvement islamiste, mais pour ce qui est des hommes à la peau claire qui luttent aux côtés des islamistes, on n’en est toujours à de vagues suppositions. Le capitaine Djankou qui dirige un bataillon à Kolofata et qui a réussi l’exploit de neutraliser 150 islamistes le 12 janvier dernier en ne perdant qu’un seul homme, aurait évoqué le fait que certaines victimes de la secte étaient des hommes à la peau claire.  

Depuis lors, les soupçons se portent sur les touaregs maliens. Mais on sait que ces derniers temps les touaregs et le gouvernement malien ont relancé les discussions au sujet du retour de la paix au nord Mali. Occupés à se contrôler au Nord du Mali ou à rechercher la paix, ont-ils rejoint les rangs d’Abubakar Shekau que même les islamistes peinent aujourd’hui à cerner les objectifs ? Depuis que le chef de la secte nigériane passe au fil de l’épée, musulmans et chrétiens, on lui prête plus le costume d’un dégénéré mental que celui d’un islamiste. On voit donc mal les touaregs qui ont revu à la baisse leurs aspirations islamistes, rejoindre un mouvement que mène un dégénéré. On sait du reste que de nombreux peuples nigérians ont la peau claire. C’est le cas des Ibo ou des Foulani. Mais les Ibo qui sont majoritairement chrétiens et juifs n’ont pas pu rallier un mouvement islamiste. Du coup on pourrait penser aux Foulani qui sont musulmans et originaires du nord où la secte sévit actuellement.

On comprend que les Touaregs maliens soient confondus à ces hommes à la peau claire qui combattent aux côtés de Boko Haram, mais dans la réalité ceci est difficilement démontrable. Ces fameux hommes à la peau claire peuvent être des Foulani, ou issus de l’un quelconque des nombreux peuples qu’on retrouve au Nigeria. AFPmag.