Actualité en continu

La SFI et le chinois Citic à l’assaut du marché immobilier africain.

01 juin, 2015

Pendant que les villes africaines connaissent un fort taux de croissance démographique avec 40 000 nouveaux arrivants tous les jours, Le chinois Citic construction et la SFI, filiale du groupe banque mondial dédié au logement pour le secteur privé, lancent une plateforme d’investissement dotée de 300 millions de dollars.

Le chinois Citic construction et la SFI, filiale du groupe banque mondial dédié au secteur privé, lancent une plateforme d’investissement dans le domaine de l’immobilier de 300 millions de dollars. Objectif : construire 30 000 maisons, dans la région subsaharienne au cours des cinq prochaines années. Les dirigeants du projet tablent sur « des logements abordables et de bonne qualité ». Selon un communiqué publié conjointement par la SFI et la Citic construction, « l’urbanisation rapide fait croître la demande de logements en Afrique subsaharienne. Les villes africaines reçoivent chaque jour  40 000 personnes de plus »

Courrier du pape François aux évêques nigérians exposés aux exactions de Boko Haram

18 mars, 2015

 

Le président du Nigeria Goodluck Jonathan accompagné de sa femme, la première dame Patience Jonathan et le pape François (au milieu) lors d'une visite au Vatican en mai 2014

 

Il ne s’agit pas de la lettre de Paul aux éphésiens, mais de quelque chose comme çà. Le pape François, chef de l’église catholique romaine, dans une lettre adressée aux évêques de l’église qui sont au Nigeria, les exhorte à la « persévérance » et à poursuivre la mission qu’ils se sont choisie, « sans découragement ».

C’est en chef de l’église que le pape François 1er, s’est exprimé dans un courrier adressé à ses évêques qui sont au Nigeria et qui vivent aujourd’hui sous la menace des islamistes de Boko Haram. Le père de l’église catholique romaine exhorte ses évêques à « marcher sur la voie de la paix, et d’avancer dans la « persévérance et sans découragement ». Si le saint père revient sur les difficultés de cette église catholique au Nigeria et sur les difficultés rencontrées par les autres chrétiens et musulmans sur ce territoire nigérian, c’est bien dans l’optique de condamner ces exactions accomplies selon une prétendue ordonnance divine.  

Les islamistes de Boko Haram ont brûlé des centaines de lieux d’adoration dans le pays et ce fait le pape le condamne sans ambages. Pour finir le chef de l’église  catholique appelle les chrétiens à œuvrer en faveur de la paix et de la réconciliation par la « culture de la rencontre ». AFPmag. 

Cliquez ici pour lire l'intégralité de la lettre adressée par le pape François aux évêques du Nigéria.

Nigeria : L’automobile « made in Nigeria » se développe.

01 mai, 2015
IVM Fox, modèle automobile
IVM Fox, modèle automobile "made in Nigeria".

 

IVM, marque du patron nigérian Innocent Chukwuma, est en passe d’envahir le paysage automobile nigérian. Le secret de cette réussite est dans la vente des voitures neuves au prix de l’occasion. Mais il n’y a pas que les prix qui sont abordables, puisque les décisions prises au niveau de l’Etat, qui a augmenté les taxes des voitures importées, a permis de booster l’entreprise.

A 400 kilomètres de Lagos, IVM, l’entreprise de fabrication des automobiles du Nigérian  Innocent Chukwuma, avance à grands pas. La réussite du patron est liée aujourd’hui à un éventail de décisions favorables, prises à son niveau de l’entreprise ou au niveau des autorités de son Etat.

Nigeria : Baisse drastique des subventions du carburant de 90%

08 mai, 2015
Une station service d'Abuja, Nigeria
Une station service d'Abuja, Nigeria

 

C’est une nouvelle ère qui commence dans le secteur des carburants. Pour cette année 2015, l’Etat subventionne le carburant à seulement 100 milliards de Nairas (447 millions d’euros) le carburant, soit une réduction de 90% par rapport à l’année 2014.

En 2012 on se souvient encore qu’une tentative de réduction des subventions du carburant avait capitulé après la réaction de la population. Cette année 2015, l’Etat nigérian a réduit de 90% le montant des subventions accordées à ce secteur. Au lieu de 1 000 milliards de Nairas (4,47 milliards d’euros) comme c’était le cas pendant le dernier exercice budgétaire, l’Etat cette fois-ci n’accorde que 100 milliards de Nairas (447 millions d’euros) de subvention au carburant.

Nigeria : accord entre le gouvernement et les importateurs de pétrole.

27 mai, 2015
Des dizaines de personnes font la queue à une station essence de Lagos pour s'approvisionner en carburant le 21 mai 2015.
Des dizaines de personnes font la queue à une station essence de Lagos pour s'approvisionner en carburant le 21 mai 2015.

 

Passée la réunion de ce lundi 25 mai, l’activité économique au Nigeria pourrait reprendre au cours des jours qui viennent. Les grandes entreprises de distribution de carburant du Nigeria et les principaux syndicats avaient suspendu leurs importations à cause des 904 millions d’euros d’arriérés que le gouvernement retient, ce qui a paralysé complètement la machine économique nigériane ces dernières semaines.

Réunis ce lundi 25 mai, les grandes entreprises de distribution de carburant du Nigeria, les principaux syndicats et le gouvernement, ont donné une fin à la crise qui paralysait l’économie nigériane ces dernières semaines. Des arriérés de 904 millions d’euros, avaient forcé les importateurs privés d’essence à suspendre les importations. L’importance de la pénurie a amené certaines entreprises à fermer momentanément et avait réduit le trafic tant aérien que terrestre.

En visite au Nigeria, John Kerry parlera ce dimanche des présidentielles et de Boko Haram.

25 janvier, 2015

Au Nigeria où le chef de la diplomatie américaine sera en visite ce dimanche 25 janvier 2015, on devrait parler des présidentielles du 14 février prochain. John Kerry devrait aussi revenir sur Boko Haram qui est devenu une menace pour la stabilité nigériane et celle des pays de la sous région qui sont tenus aujourd’hui d’attendre toujours la secte islamiste aux frontières.

A quelques trois semaines des présidentielles au Nigeria, John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, sera en visite officielle à Abuja ce dimanche 25 janvier 2015. Au programme, des discussions sur les élections présidentielles de février 2015, mais surtout on se penchera sur la pieuvre islamiste, Boko Haram, que les tentacules touchent aujourd’hui à trois Etats du nord du Nigeria. On sait depuis quelques heures que le Nigeria a refusé l’envoie de troupes internationales pour l’aider à lutter contre les islamistes de Boko Haram ; et ce fait a peut-être forcé le département d’Etat américain à initier ce voyage, pour mettre en garde le pays au sujet de la préoccupation que les islamistes sont devenus pour le Nigeria, mais aussi pour les pays de la sous région.

Au sujet de cette visite brève mais hautement importante, Marie Harf, porte-parole du département d’Etat américain souligne que pour les Etats-Unis, les présidentielles du 14 février prochain au Nigeria doivent être « pacifiques, non violentes et crédibles ». John Kerry devra donc rencontrer Goodluck Jonathan et Mohamed Bouhari son rival, pour un entretien en tête à tête afin d’éviter les fraudes de la dernière présidentielles de 2011. A la suite de Barack Obama dans son interview sur youtube du vendredi dernier où le chef d’Etat américain déclarait : « Le gouvernement nigérian n’a pas été aussi efficace qu’il devrait l’être, non seulement pour retrouver les écolières enlevées, mais aussi pour empêcher que l’organisation extrémiste n’opère sur son territoire », John Kerry reviendra sur Boko Haram qui présente des risques d’embrasement régionaux aujourd’hui.

Depuis l’enlèvement des 270 filles nigérianes l’année dernière, l’Amérique s’est insurgée contre cet acte terroriste sans précédent sur le sol africain, faisant naître le mouvement « bring back ours girls ». Pourtant depuis lors, les islamistes ont sans cesse gagné du terrain au Nigeria. Donc il n’est pas exclu qu’après cette visite de John kerry, l’Amérique qui n’aime l’islamisme, revienne pour une intervention militaire à la place des forces armées africaines que Goodluck Jonathan refuse aujourd’hui. AFPmag. 

 

Tchad: 28 pays s’exercent dans la lutte anti-terroriste.

18 février, 2015

 

Des soldats maliens effectuent un système de corde de descente rapide à partir d'un hélicoptère MH-47 Chinook du 160th Special Operations Aviation Regiment (Airborne) de l'armée américaine à Bamako, au Mali  le 18 mai 2010 dans le cadre des exercices conjoints Flintlock de 2010. 

 

Dans le cadre de la lutte antiterrorisme, 28 délégations militaires se sont données rendez-vous au Tchad. Baptisé Flintlock, l’exercice militaire qu’elles viennent de commencer doit durer jusqu’au 19 mars prochain et elle consistera surtout, à inculquer aux participants les notions de lutte antiterroriste que les écoles militaires n’enseignent généralement pas et d’échanger les expériences.

Le terrorisme n’ayant plus de frontière aujourd’hui, tous les pays s’activent dans cette lutte. Au Tchad où des exercices militaires viennent de commencer pour 1200 militaires venus de 28 pays, on s’entraîne à faire face à la menace terroriste. Baptisé Flintlok, l’opération qui regroupe les militaires africains, européens et des forces spéciales américaines, devrait se terminer le 19 mars prochain. Au cours de ce mois d’exercice, les participants seront entraînés dans des techniques que les écoles militaires n’enseignent généralement pas. Ce rendez-vous annuel sera aussi le moment d’échanger les expériences.

Pareilles rencontres montrent l’universalité du terrorisme et la détermination des Etats à harmoniser leur position et leurs méthodes de lutte anti-terroriste. Zacharia Gobongue, général tchadien participant à l’exercice,  a fait une déclaration dans ce sens : « Vous savez le terrorisme n’a ni frontière, ni visage et il se meut partout. On doit s’y adapter, on utilise le mode opératoire asymétrique qui nous permet de nous adopter à sa manière de faire et pour le combattre avec efficacité ». Mais pour Gilbert Diendéré, général Burkinabé, il y a un impératif dans cette lutte contre le terrorisme, que les pays africains soient dotés de la technologie afin de bénéficier d’un renseignement plus fiable désormais.

On comprend que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme soit ouverte aujourd’hui et que de tels exercices constituent des actes majeurs posés dans ce sens, mais des doutes subsistent encore quant à la possibilité pour ces occidentaux de doter les pays africains des technologies qui permettraient d’avoir un renseignement fiable. On peut toutefois compter sur leur assistance éternelle, comme cette quinzaine de militaires français qui se trouvent actuellement au Niger dans le cadre de la lutte contre les islamistes de Boko Haram. AFPmag.

 

Nigeria: Boko Haram pourrait-il avoir orchestré l’enlèvement de l’américaine ?

25 février, 2015

Après l’enlèvement d’une américaine lundi 23 février dans la Hope Academy, une école de la Free Methodist Church au Nigeria, on se demande si les islamistes de Boko Haram qui opèrent dans l’Etat de Borno, à un millier de kilomètres de l’Etat de Kogi où l’acte s’est produit, ont pu orchestrer cet enlèvement ?

Le mystère autour de l’enlèvement par des hommes armés non identifiés d’une missionnaire américaine de la Free Methodist Church demeure.  Phillys Sortor, âgée de 65-70 ans, a été enlevée lundi 23 février dans l’Etat de Kogi, situé au centre du pays, à mille kilomètres de l’Etat de Borno où sévit la secte islamiste nigériane. Selon la police qui ne dispose que de cette information à l’heure actuelle, ce kidnapping viserait à demander une rançon. Alors que personne depuis l’enlèvement n’a réclamé cet acte, les islamistes de Boko Haram sont au cœur des soupçons ?

On sait que Boko Haram opère au Nord du Nigeria, et que ces derniers jours, les victoires des forces armées Nigérianes ont rétréci de plus en plus sa zone de nuisance. Alors que la secte se trouve à 1 000 kilomètres du lieu où Phillys Sortor a été enlevé, outre le cas où les islamistes ont les mains longues, ils ne seraient pas derrière cet enlèvement. Mais le procédé utilisé par les auteurs de l’enlèvement est très similaire à celui des islamistes : des tirs en l’air avant le moment de lever le camp. Le porte-parole de la police de l’Etat de Kogi déclare que « Les ravisseurs ont tiré plusieurs fois en l'air avant de prendre la fuite et de gagner la brousse ». L’autre chose qu’on ne saurait oublier est que les islamistes de Boko Haram mènent un rapt chaque fois qu’une occasion se présente et que cela a pu contribuer à renflouer leurs caisses. On se souvient de Francis Collomp, du prêtre Georges Vandenbeusch, ou de la famille Moulin Fournier, tous enlevés et libérés après paiement d’une rançon pour certains et intervention d’un commando spécial pour d’autres.

Qui est derrière cet enlèvement ? La question se posera encore jusqu’à ce que la preuve de l’immixtion de Boko Haram soit apportée. Mais du reste, on sait que les Etats-Unis ne paient pas de rançon, mais n’ont jamais laissé impunis les auteurs des enlèvements de leurs citoyens. Mais pour l’heure le secrétariat américain ne s’est pas prononcé, sur cet enlèvement encore moins sur les dispositions que l’Amérique va prendre. En tout cas l’occasion est bonne pour cette nation américaine que Goodluck Jonathan interpellait récemment pour l’accompagner dans la lutte contre Boko Haram, de déclarer la guerre à la secte. AFPmag.

Union africaine: vers la mobilisation d’une force de 7500 hommes contre Boko Haram.

30 janvier, 2015

Après la conférence des ministres de l’union africaine, le conseil de paix et de sécurité (CPS) qui s’est ouvert ce jeudi 29 janvier dans la soirée à Addis-Abeba, s’est arrêté sur la menace que constitue Boko Haram aujourd’hui. Les chefs d’Etats présents à ce rendez-vous se sont convenus de l’envoi prochain d’une force multinationale de 7500 hommes pour combattre les islamistes de la secte nigériane.

Boko Haram étant devenu une menace pour la sécurité nationale des pays du contour du lac Tchad et un problème pour les économies des villes frontalières au Nigeria, le continent africain se mobilise pour faire face à la menace. Réunis à Addis-Abeba, en Ethiopie, dans la soirée de ce jeudi 29 janvier, la quinzaine de chefs d’Etats présents à ce conseil de paix et de sécurité, a décidé de l’envoi prochain de troupes multinationales de 7 500 hommes pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Le problème, cette force que composeront les militaires Nigérians, Tchadiens, Camerounais, Nigériens et Béninois n’a pas de moyens pour mener cette guerre. Et sur ce plan, l’Afrique du Sud et le Nigeria qui copartagent la scène de première puissance africaine, ne sont pas prêts à payer les frais de cette guerre africaine pourtant.

Du coup on pense à la bonne vieille institution onusienne qui, faute de moyens semble-t-il, commencera le retrait des troupes stationnées au Congo RDC depuis 15 ans, en mars 2015. En fait, après la réunion des experts africains qui se tiendra à Yaoundé entre le 5 et le 7 février prochain, l’Union Africaine devrait saisir le conseil de sécurité des Nations Unies pour lui demander d’apporter, par un fonds dédié, un appui logistique et financier à cette force multinationale. La bonne nouvelle est que finalement le Nigeria et ses voisins du lac Tchad ont trouvé un terrain d’entente et que cette force pourrait se déployer sur le territoire nigérian, d’où le combat contre Boko Haram serait plus efficace, bien que risqué pour ces centaines d’hommes enlevés au cours de la dernière année et pour les populations civiles. Mais en ce sens des précautions stratégiques seront prises par les experts pense-t-on.

C’est bien regrettable que le grand continent africain manque encore de moyens au point de financer une guerre qui engage à peine 7 500 hommes, mais l’essentiel aujourd’hui est de mettre un terme aux exactions de Boko Haram, de rétablir la souveraineté du Nigeria et le calme dans cette région qui voyait déjà l’essor des échanges transfrontaliers. AFPmag.

 

Boko Haram : le Nigeria accorde finalement le droit de poursuite à l’armée tchadienne.

02 février, 2015

Alors que le Tchad a commencé samedi 31 janvier les bombardements des positions islamistes à Gambaru, ville nigériane tenue depuis cinq mois par les islamistes de Boko Haram, un officier de cette armée tchadienne affirme que N’djamena aurait reçu le droit de poursuite contre les islamistes.

Après les 123 islamistes tués samedi 31 janvier, l’armée tchadienne a directement ouvert le bombardement des positions islamistes dans la ville nigériane de Gambaru, dans l’Etat de Borno. Avions de chasse, hélicoptères de combat, ont détruit les batteries d’artillerie et les blindés de Boko Haram stationnés dans cette ville. « Pendant près d'une heure, tout ce que nous avons entendu étaient des explosions et on pouvait voir des avions larguer des bombes de l'autre côté de la frontière, à Gamboru-Ngala », affirme Aisami Bukar, résident à Fotokol. Ces militaires tchadiens qui ont aujourd’hui leur base à Fotokol, terre camerounaise, auprès des forces armées camerounaises, à tout juste 500 mètres de la ville de Gambaru, net derrière le pont qui sépare le Cameroun et le Nigeria, n’entendaient pas rester les bras croisés après l’accord de poursuite que semble-t-il, le Nigeria aurait accordé au Tchad. 

Un officier de cette armée Tchadienne assure qu’à la suite d’intenses négociations, le Nigeria aurait accordé le droit de poursuite sur son territoire. Mais ce droit semble ne pas être accordé au Cameroun qui entretient pourtant de bonnes relations avec le Nigeria depuis la fin des dissensions sur Bakassy, retrocedé au Cameroun. Puisque pendant ces bombardements que les forces aériennes Tchadiennes ont effectué seules, l’artillerie camerounaise basée à Fotokol a fourni le soutien tactique et des unités du bataillon d’intervention rapide ont juste été déployées le long de la rivière El Beïd, l’autre frontière entre le Cameroun et le Nigeria pour le cas où les islamistes tenteraient une intrusion de ce côté ou voudrait fuir en direction du Cameroun.

Alors que les bombardements se poursuivent, l’officier Tchadien en charge de diriger les opérations attend les instructions hiérarchiques avant de déployer au sol les unités. Après cinq mois de siège des islamistes, Gambaru devrait retrouver son calme d’antan dans les heures qui viennent. Ainsi les forces armées Tchadiennes pourraient tourner leurs canons vers la ville de Baga, prise par Boko Haram au début de ce mois de janvier 2015. Aucun bilan n’a été donné jusqu’à présent mais on sait du reste que les islamistes ont pris la poudre des escampettes après cette première campagne aérienne Tchadienne, se dispersant partout. C’est tant mieux déjà pour le Cameroun où les intrusions de Boko Haram devraient définitivement cesser.  AFPmag.