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Actualité en continu

Nigeria: Boko Haram pourrait-il avoir orchestré l’enlèvement de l’américaine ?

25 février, 2015

Après l’enlèvement d’une américaine lundi 23 février dans la Hope Academy, une école de la Free Methodist Church au Nigeria, on se demande si les islamistes de Boko Haram qui opèrent dans l’Etat de Borno, à un millier de kilomètres de l’Etat de Kogi où l’acte s’est produit, ont pu orchestrer cet enlèvement ?

Le mystère autour de l’enlèvement par des hommes armés non identifiés d’une missionnaire américaine de la Free Methodist Church demeure.  Phillys Sortor, âgée de 65-70 ans, a été enlevée lundi 23 février dans l’Etat de Kogi, situé au centre du pays, à mille kilomètres de l’Etat de Borno où sévit la secte islamiste nigériane. Selon la police qui ne dispose que de cette information à l’heure actuelle, ce kidnapping viserait à demander une rançon. Alors que personne depuis l’enlèvement n’a réclamé cet acte, les islamistes de Boko Haram sont au cœur des soupçons ?

On sait que Boko Haram opère au Nord du Nigeria, et que ces derniers jours, les victoires des forces armées Nigérianes ont rétréci de plus en plus sa zone de nuisance. Alors que la secte se trouve à 1 000 kilomètres du lieu où Phillys Sortor a été enlevé, outre le cas où les islamistes ont les mains longues, ils ne seraient pas derrière cet enlèvement. Mais le procédé utilisé par les auteurs de l’enlèvement est très similaire à celui des islamistes : des tirs en l’air avant le moment de lever le camp. Le porte-parole de la police de l’Etat de Kogi déclare que « Les ravisseurs ont tiré plusieurs fois en l'air avant de prendre la fuite et de gagner la brousse ». L’autre chose qu’on ne saurait oublier est que les islamistes de Boko Haram mènent un rapt chaque fois qu’une occasion se présente et que cela a pu contribuer à renflouer leurs caisses. On se souvient de Francis Collomp, du prêtre Georges Vandenbeusch, ou de la famille Moulin Fournier, tous enlevés et libérés après paiement d’une rançon pour certains et intervention d’un commando spécial pour d’autres.

Qui est derrière cet enlèvement ? La question se posera encore jusqu’à ce que la preuve de l’immixtion de Boko Haram soit apportée. Mais du reste, on sait que les Etats-Unis ne paient pas de rançon, mais n’ont jamais laissé impunis les auteurs des enlèvements de leurs citoyens. Mais pour l’heure le secrétariat américain ne s’est pas prononcé, sur cet enlèvement encore moins sur les dispositions que l’Amérique va prendre. En tout cas l’occasion est bonne pour cette nation américaine que Goodluck Jonathan interpellait récemment pour l’accompagner dans la lutte contre Boko Haram, de déclarer la guerre à la secte. AFPmag.

Union africaine: vers la mobilisation d’une force de 7500 hommes contre Boko Haram.

30 janvier, 2015

Après la conférence des ministres de l’union africaine, le conseil de paix et de sécurité (CPS) qui s’est ouvert ce jeudi 29 janvier dans la soirée à Addis-Abeba, s’est arrêté sur la menace que constitue Boko Haram aujourd’hui. Les chefs d’Etats présents à ce rendez-vous se sont convenus de l’envoi prochain d’une force multinationale de 7500 hommes pour combattre les islamistes de la secte nigériane.

Boko Haram étant devenu une menace pour la sécurité nationale des pays du contour du lac Tchad et un problème pour les économies des villes frontalières au Nigeria, le continent africain se mobilise pour faire face à la menace. Réunis à Addis-Abeba, en Ethiopie, dans la soirée de ce jeudi 29 janvier, la quinzaine de chefs d’Etats présents à ce conseil de paix et de sécurité, a décidé de l’envoi prochain de troupes multinationales de 7 500 hommes pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Le problème, cette force que composeront les militaires Nigérians, Tchadiens, Camerounais, Nigériens et Béninois n’a pas de moyens pour mener cette guerre. Et sur ce plan, l’Afrique du Sud et le Nigeria qui copartagent la scène de première puissance africaine, ne sont pas prêts à payer les frais de cette guerre africaine pourtant.

Du coup on pense à la bonne vieille institution onusienne qui, faute de moyens semble-t-il, commencera le retrait des troupes stationnées au Congo RDC depuis 15 ans, en mars 2015. En fait, après la réunion des experts africains qui se tiendra à Yaoundé entre le 5 et le 7 février prochain, l’Union Africaine devrait saisir le conseil de sécurité des Nations Unies pour lui demander d’apporter, par un fonds dédié, un appui logistique et financier à cette force multinationale. La bonne nouvelle est que finalement le Nigeria et ses voisins du lac Tchad ont trouvé un terrain d’entente et que cette force pourrait se déployer sur le territoire nigérian, d’où le combat contre Boko Haram serait plus efficace, bien que risqué pour ces centaines d’hommes enlevés au cours de la dernière année et pour les populations civiles. Mais en ce sens des précautions stratégiques seront prises par les experts pense-t-on.

C’est bien regrettable que le grand continent africain manque encore de moyens au point de financer une guerre qui engage à peine 7 500 hommes, mais l’essentiel aujourd’hui est de mettre un terme aux exactions de Boko Haram, de rétablir la souveraineté du Nigeria et le calme dans cette région qui voyait déjà l’essor des échanges transfrontaliers. AFPmag.

 

Boko Haram : le Nigeria accorde finalement le droit de poursuite à l’armée tchadienne.

02 février, 2015

Alors que le Tchad a commencé samedi 31 janvier les bombardements des positions islamistes à Gambaru, ville nigériane tenue depuis cinq mois par les islamistes de Boko Haram, un officier de cette armée tchadienne affirme que N’djamena aurait reçu le droit de poursuite contre les islamistes.

Après les 123 islamistes tués samedi 31 janvier, l’armée tchadienne a directement ouvert le bombardement des positions islamistes dans la ville nigériane de Gambaru, dans l’Etat de Borno. Avions de chasse, hélicoptères de combat, ont détruit les batteries d’artillerie et les blindés de Boko Haram stationnés dans cette ville. « Pendant près d'une heure, tout ce que nous avons entendu étaient des explosions et on pouvait voir des avions larguer des bombes de l'autre côté de la frontière, à Gamboru-Ngala », affirme Aisami Bukar, résident à Fotokol. Ces militaires tchadiens qui ont aujourd’hui leur base à Fotokol, terre camerounaise, auprès des forces armées camerounaises, à tout juste 500 mètres de la ville de Gambaru, net derrière le pont qui sépare le Cameroun et le Nigeria, n’entendaient pas rester les bras croisés après l’accord de poursuite que semble-t-il, le Nigeria aurait accordé au Tchad. 

Un officier de cette armée Tchadienne assure qu’à la suite d’intenses négociations, le Nigeria aurait accordé le droit de poursuite sur son territoire. Mais ce droit semble ne pas être accordé au Cameroun qui entretient pourtant de bonnes relations avec le Nigeria depuis la fin des dissensions sur Bakassy, retrocedé au Cameroun. Puisque pendant ces bombardements que les forces aériennes Tchadiennes ont effectué seules, l’artillerie camerounaise basée à Fotokol a fourni le soutien tactique et des unités du bataillon d’intervention rapide ont juste été déployées le long de la rivière El Beïd, l’autre frontière entre le Cameroun et le Nigeria pour le cas où les islamistes tenteraient une intrusion de ce côté ou voudrait fuir en direction du Cameroun.

Alors que les bombardements se poursuivent, l’officier Tchadien en charge de diriger les opérations attend les instructions hiérarchiques avant de déployer au sol les unités. Après cinq mois de siège des islamistes, Gambaru devrait retrouver son calme d’antan dans les heures qui viennent. Ainsi les forces armées Tchadiennes pourraient tourner leurs canons vers la ville de Baga, prise par Boko Haram au début de ce mois de janvier 2015. Aucun bilan n’a été donné jusqu’à présent mais on sait du reste que les islamistes ont pris la poudre des escampettes après cette première campagne aérienne Tchadienne, se dispersant partout. C’est tant mieux déjà pour le Cameroun où les intrusions de Boko Haram devraient définitivement cesser.  AFPmag.

 

Nigeria: Boko Haram terroriserait-il Goodluck Jonathan?

03 février, 2015

Finalement la secte islamiste est partout  dans le sillage présidentiel. Après l’assaut lancé à Maiduguri au lendemain d’un meeting de campagne de Goodluck Jonathan, Boko Haram a fait exploser ce lundi une bombe à Gombe dans le nord-est du pays, à la sortie d’un meeting de campagne de campagne du chef de l’Etat.

 

Sur les lieux de l'attentat  -Gombe, dans le Nord Est du Nigéria-, peu de temps après l'explosion et le départ du président Goodluck

 

Deux fois déjà la secte islamiste nigériane a fait des dégâts dans le sillage de Goodluck Jonathan. On se souvient qu’au lendemain de son meeting de campagne dans la ville de Maiduguri, les islamistes avaient lancé un assaut d’envergure contre cette ville d’un million d’habitants. Heureusement l’armée Nigériane avait réussi à stopper sa progression et à les renvoyer dans les petites localités alentour. Cette fois ils n’auront pas attendu le départ du chef de l’Etat pour faire la démonstration de leur force sur ces terres du nord du pays. Ce lundi 2 février la secte a fait exploser une bombe à la sortie d’un meeting de campagne de Goodluck Jonathan à Gombe, dans le nord-est du pays, à 15 heures. Le convoi du président qui quittait les lieux au moment de l’explosion a toutefois été secoué par cet acte. On déplore deux morts et une vingtaine de blessés dans cette attaque perpétrée par deux femmes.

A 11 jours du premier tour des présidentiels du 14 février prochain, Boko Haram tenterait-il de terroriser le chef de l’Etat sortant ? C’est en tout cas ce qu’on peut constater. On sait que le chef de l’Etat a accordé un droit de poursuite à l’armée Tchadienne et que depuis deux jours les islamistes sont sous les frappes de l’aviation tchadienne à Gambaru, à la frontière avec le Cameroun. Cette autorisation accordée à l’armée tchadienne pour les islamistes est un acte de rupture avec le régime de Goodluck Jonathan, si complaisant jusqu’à présent. Désormais ils pourraient attenter contre la vie du chef d’Etat lui-même pense certains hommes politiques nigérians.

A quelques jours du scrutin présidentiel, Goodluck Jonathan, le chef d’Etat sortant a fort à prouver aux citoyens nigérians qui estiment qu’il est incapable d’arrêter les islamistes. C’est vrai qu’à sa rescousse, le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Bénin et tout le continent Africain se pressent aujourd’hui, mais cela pourrait se révéler fort insuffisant pour sa réélection devant un certain Muhamadou Bouhari, musulman, originaire du nord qui se dit négligé et de surcroit général dans cette armée nigériane. AFPmag.

 

Boko Haram a été chassé de Gamboru par les forces armées Tchadiennes.

04 février, 2015

C’est certainement la première victoire du Tchad dans cette guerre qu’elle a commencé depuis une semaine. La ville de Gamboru, située de l’autre côté de la frontière avec le Cameroun a été libéré ce mardi 3 février après un assaut donné par cette force armée Tchadienne. Une heure de combat a suffit pour que les militaires Tchadiens cimentent une victoire que les bombardements aériens menés conjointement avec l’armée camerounaise depuis samedi dernier avaient dessiné.

 

Après d’intenses bombardements, l’armée Tchadienne qui a lancé finalement un assaut contre les islamistes de Boko Haram à Gamboru ce mardi 3 février, a repris la ville en seulement une heure de combat. Les troupes qui ont traversé pour la première fois le fleuve El Beïd qui sépare Fotokol, localité Camerounaise, de Gamboru ville nigériane, sont encore en train de la ratisser en vue de déloger les islamistes qui se seraient cachés. C’est au total deux mille militaires Tchadiens qui se sont rués sur la ville que les islamistes tenaient depuis le début de cette année 2015. On rappelle que jusqu’à présent l’armée Tchadienne et les forces armées Camerounaises répliquaient aux attaques des islamistes depuis samedi dernier par des bombardements aériens et qu’aucune pénétration terrestre n’avait été effective malgré le fait pour le Tchad d’avoir aujourd’hui un droit de poursuite.

 

A la suite de cette entrée sur le territoire Nigérian, les autorités Tchadiennes qui ne s’étaient pas encore exprimées sur le droit de poursuite donc jouit le Tchad dans cette guerre, sont passées aux déclarations. Hassan Sylla, ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement déclare que : « Nos forces basées à Fotokol au Cameroun ont été une fois de plus lâchement attaquées par les hommes de Boko Haram et à la suite de cela nous avons riposté, nous avons usé de notre droit de poursuite et on est arrivé jusqu’à la ville de Gamboru et l’avons libérée totalement des forces du mal ».

 

Hassan Sylla ajoute que « Nous sommes décidés à en finir avec cette bête-là à côté de nos frères d’armes camerounais, nigériens ou tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre Boko Haram ». Ces propos qui montrent la détermination du pays d’Idriss Déby d’en finir avec cette pseudo menace que constitue Boko Haram, éclairent aussi sur les actions que mènera cette armée Tchadienne dans les jours qui viennent.

 

A Bosso, ville nigérienne située à 200 km au nord sur les rives du lac Tchad, les forces armées Tchadiennes ont déployé lundi dernier plusieurs  centaines de véhicules et quelques 2 500 hommes. L’objectif de cette nouvelle troupe est la reprise de Malam fatori tombé aux mains des islamistes il y’a trois mois. Ces troupes pourraient donc traverser dans les jours qui viennent le Komadougou, une rivière qui sépare le Niger du Nigeria. Ici aussi rien n’est sûr quand à la participation à cette mission en territoire Nigérian des forces armées nigériennes déployées sur plus de 150 km le long de la frontière avec le Nigeria. Sans droit de poursuite comme le Cameroun, ils attendront le feu vert du parlement qui peut décider d’une mesure d’intervention contre Boko Haram en évoquant la légitime défense préventive. AFPmag.

 

Boko Haram: la raison du déploiement des militaires français au Niger.

06 février, 2015

Après les supposées missions de reconnaissance que l’armée française mènerait dans le nord Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, c’est d’une poignée de militaires français déployée dans la région de Diffa au Niger dont on parle aujourd’hui. Ils seraient envoyés pour fournir le renseignement militaire aux forces africaines engagées dans la lutte contre Boko Haram.

Décidément la bonne France veut se battre contre les islamistes de Boko Haram. La raison est peut-être dans sa récente détermination à éradiquer le terrorisme. Après les missions de reconnaissance que l’armée française serait en train de mener dans l’extrême nord du Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, une information jamais confirmée par les autorités camerounaises, elle aurait été déployée dans la région de Diffa, au sud du Niger, pour fournir désormais les renseignements aux forces qui combattent Boko Haram. L’annonce de ce déploiement français dans cette région nigérienne a été faite par le ministère de la défense français. Ils seraient entre 15 et 20 militaires français.

Le plus étonnant dans ce déploiement est qu’il a été demandé par le Niger qui est resté encore inactif dans la lutte contre Boko Haram. Les discussions sur l’intervention du pays au Nigeria contre les islamistes restent en cours et pourtant ils demandent déjà du soutien à une nation française très critiquée après son intervention en Libye, laquelle a ouvert la voie à la somalisation de cette nation relativement calme par le passé. « Il s’agit aujourd’hui du renseignement, mais demain il s’agira d’autre chose » ironise un intellectuel africain interrogé par AFPmag sur la question de ce soutien français.

Présente au Mali, en Centrafrique, et désormais au Niger, la France ne serait-elle pas en train de tisser une nasse autour de son pré carré qu’elle a perdu de moitié cette dernière décennie, en mettant toujours en avant son grand souci d’aider ces pays à vaincre un mal qui a grandi si mystérieusement ces derniers mois ? De toute façon on attend de voir ce que cette cellule de renseignement apportera de déterminant dans cette lutte que le Cameroun et le Tchad mènent déjà si bien. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Entrée précoce du Niger en guerre contre les islamistes de Boko Haram.

08 février, 2015

 

 Postés à Diffa, frontière avec le Nigeria, les soldats nigériens attendaient le vote de leur parlement ce lundi 9 février pour entrer officiellement en guerre contre les islamistes de Boko Haram. Mais l’attaque islamiste de Bosso et de Diffa du vendredi 6 février, a précipité l’entrée en guerre de l’armée Nigérienne.

Jusque là les islamistes de Boko Haram ne s’attaquaient qu’au Cameroun et au Nigeria, deux terres qui devaient servir de territoire à leur califat imaginaire. Pourtant c’est après le Niger qu’ils en voulaient ce vendredi 6 février. Postées à la frontière, les troupes nigériennes attendaient le feu vert du parlement qui doit voter l’entrée en guerre du pays lundi 9 février. L’attaque islamiste a été menée simultanément sur deux fronts : à Bosso et à Diffa. Mahamadou Karidjo, ministre nigérien de la Défense parle de 109 islamistes tués, 4 militaires nigériens et un civil ont aussi perdu la vie au cours de cette bataille. Le Niger qui déplore aussi deux disparitions, assurait vendredi soir par son ministre de la défense qu’ « En ce moment, le calme est revenu dans les deux localités. La situation est sous contrôle ».

Acculés par les forces Camerounaises et Tchadiennes les islamistes cherchent-ils aujourd’hui à fuir vers le Niger ? Aucune certitude dans ce sens, par contre on sait que le parlement nigérien ne peut plus reculer après ce qui vient d’arriver. Désormais le Niger rejoint le Cameroun qui mène cette guerre depuis une année bientôt et le Tchad qui commence sa troisième semaine. A trois, les armées de ces pays, présentes à Kolofata, à Fotokol, à Gambaru, le long du Lac tchad, à Diffa et à Bosso, ont suffisamment encerclé les islamistes pour en découdre à l’arrivée de la force multinationale de 8 700 hommes annoncées pour bientôt. AFPmag.

 

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.

Boko Haram: pourquoi le Tchad est finalement méfiant ?

16 janvier, 2015

Alors que les mille attaques des islamistes de Boko Haram se sont fracassées contre le rideau sécuritaire des forces armées Camerounaises, le Tchad, allié de la France dans la guerre au Mali, commence à se méfier de ces étranges terroristes Nigérians.

L’étonnement commençait à atteindre son comble face à l’attitude du Tchad qui, combattant activement au Nord du Mali aux côtés des forces armées françaises contre l’instauration d’un régime islamiste, arrive à laisser vivre à sa frontière sud les islamistes de Boko Haram. Avec le déplacement du ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o le 14 janvier dernier à N’djamena, l’attitude du pays d’Idriss Déby a complètement changé. Le Tchad semble désormais vouloir se préserver des attaques prochaines des islamistes contre ses positions sur les rives du Logone. Que s’est-il finalement passé pour que l’attitude Tchadienne change si brutalement ?

Un officier Camerounais sous anonymat a déclaré au représentant local d’Afrique Progrès Magazine que « les attaques de Boko Haram ayant croisé une riposte Camerounaise vive et impénétrable, les islamistes commencent aujourd’hui à se tourner vers le Tchad (…) Mais la riposte Tchadienne pourrait les confiner définitivement dans les forêts de Sambissa et les obliger à poursuivre leur campagne au Nigeria en faisant de temps en temps des tentatives d’incursion dans les Etats voisins». Ce propos qui justifie mieux le revirement opéré par N’djamena depuis quelques heures, montre quelque part que lorsque les trois pays prendraient les islamistes dans un mouvement en tenaille, la secte que certains médias de déstabilisation louent depuis quelques jours, sera définitivement effacée.

Mais en attendant la rencontre du 20 janvier 2015 entre le Nigeria, le Tchad, le Bénin et le Cameroun, laquelle pourrait déterminer bientôt les axes prioritaires de cette campagne internationale africaine contre Boko Haram, le Tchad a doublé de vigilance sur toute la côte du Logone (200km) pour se préserver enfin de celui qui semblait destiné à la déstabilisation du voisin Camerounais. Reste à savoir si cette rencontre, si importante pour le retour au calme, ne verra pas la présence d’un ennemi de la paix dans cette région. AFPmag.