Actualité en continu

Maroc : La diaspora Camerounaise manifeste son soutien à l’armée nationale en guerre contre Boko Haram.

22 mars, 2015

Autour de son armée qui lutte sans défaillir dans la région septentrionale, le peuple camerounais s’est complètement fédéré. Aux quatre coins du pays, enfants, adolescents et adultes, comme un seul homme ont témoigné tous les jours depuis plusieurs mois, leur soutien indéfectible aux populations du nord et surtout à l’armée nationale dont le courage et la bravoure ont été salués à travers le monde. Ce train de manifestations a atteint le royaume chérifien ce samedi 21 mars. Après la capitale française, ce sont donc des centaines de Camerounais vivant au Maroc qui ont répondu présent à l’appel conjoint de leur mission diplomatique et de Ndédi Ndédi Blaise, président de la communauté. 

 

Manifestation de la diaspora camerounaise au Maroc pour soutenir l'armée camerounaise combattant contre Boko Haram
Au milieu le doyen de la communauté camerounaise au Maroc Claude Meyoupo. A sa gauche Ndédi Ndédi Blaise, le président de la communauté camerounaise. A sa droite (en cravate noire) le président de l’association des étudiants camerounais au Maroc (CASAM). 

Un appel qui a rallié la grande communauté camerounaise vivant au Maroc. 

Samedi, 21 mars 2015, il est 9h30, lorsque en groupuscules de dix, les camerounais résidents au Maroc ou en transit affluent dans les locaux de la mission diplomatique à Rabat. Comme leurs frères restés au pays le 28 février dernier, ils se sont donnés rendez-vous dans les jardins de l’ambassade pour dénoncer vertement les islamistes de Boko Haram, louer cette armée dont les réactions fermes contre la secte islamiste nigériane ont été saluées à travers le monde, mais aussi soutenir cette frange du peuple qui vit et subit toute forme d’exactions depuis une année. Sur leurs différentes pancartes on pouvait lire « Non à Boko Haram ou soutien à nos frères de l’extrême nord. Ou encore Vive la machine militaire nationale ». 

 

« Boko Haram est en perte de vitesse »

A l’issue d’une brève marche patriotique au son de l’hymne national, Samuel Zang, ministre plénipotentiaire et Chargé d'Affaires a.i de la mission diplomatique, ouvre le débat. Faisant référence à l’allégeance de Boko Haram à Daesh, le diplomate pense aujourd’hui que « la secte Boko Haram est en perte de vitesse. Elle est sur la pente descendante. Selon lui, Pour Boko Haram le compte à rebours a commencé. Pourtant il ajoutera qu’on ne doit pas baisser la garde », une façon d’inviter le peuple à rester vigilant jusqu’à la rémission du dernier islamiste. 

 

Le 1er secrétaire de l'ambassade camerounaise au Maroc, S.E.M. Zang Samuel rend hommage aux victimes de Boko Haram.
M. Zang Samuel pendant la minute de silence en hommage aux victimes de Boko Haram.

 

Entre appel au ralliement du peuple et soutien à l’armée nationale

Le constat du ralliement des camerounais autour de la cause nationale est très frappant, et pourtant Claude Meyoupo, doyen de cette communauté du Maroc et présent depuis quatre décennies au royaume, lance encore un appel à tous : « je souhaite une seule chose aujourd’hui, que nous soyons unis derrière notre armée nationale ». Cet appel sera largement repris par Ndédi Ndédi Blaise, président de la communauté Camerounaise au Maroc. L’homme déclare pour sa part que « nous sommes concernés par cette guerre. Nous sommes endeuillés » ; interpellant ainsi les uns et les autres à mener cette lutte de quelque façon qui soit.   Le dernier, Erik Beck’s, musicien camerounais vivant au Maroc, vouera son soutien à cette armée en lui dédiant « Ruben Um Nyobe », chanson qui rappelle la résistance camerounaise face à l’impérialisme coloniale.

 

Une forte mobilisation des amis du Cameroun

 

Hélène Yamta pendant une manifestation anti Boko Haram
Hélène Yamta, militante des droits de l'homme et présidente de la communauté tchadienne au Maroc.

 

Après Paul Biya qui a réussi la prouesse de coaliser toutes les forces vives de la région du lac Tchad, d’Afrique centrale et même toute la communauté africaine, les camerounais du Maroc ont suivi cet idéal d’union en invitant les diaspora tchadienne, nigériane et nigérienne à rallier cette manifestation de soutien. Woyle Soyinka, président de la communauté nigériane du Maroc, profitant de cette occasion, saluera l’intervention de première heure du Cameroun dans cette guerre contre les islamistes, tandis que Hélène Yamta, militante tchadienne des droits humains, bornera son propos à célébrer les prouesses de la force multinationale en campagne contre Boko Haram depuis de longues semaines.  Onesiphore Nembe. AFPmag

 

Les photos de l’événement:

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Pourquoi N’Djamena est devenu la cible de Boko Haram

30 juin, 2015

Ces deux dernières semaines, le Tchad, allié fort du Cameroun et du Nigeria dans la guerre contre Boko Haram, a connu deux attentats qui ont fait une cinquantaine de morts, à croire que le pays est dans la loupe des islamistes nigérians. Mais pendant que les réseaux de trafic d’armes de Boko Haram passent par la route du Tchad et qu’une frange de la population reste disposée à épouser l’idéologie islamiste, de nouvelles attaques restent possibles.

Un premier attentat à N’Djamena avait fait le 15 juin dernier, 38 morts et 101 blessés, un second ce lundi 29 juin a fait 11 morts dont 5 policiers et leur informateur. Cette cadence montre que la capitale tchadienne est visée par les islamistes au même titre que Borno, Etat nigérian fief de Boko Haram.

Boko Haram a plié et devrait rompre bientôt.

08 mars, 2015

La fin annoncée par Idriss Déby Itno de Boko Haram se rapproche. Pour le leader du mouvement qui le présage, l’heure est aux appels à soutien. Mais le groupe Etat islamique (EI) qu’Abubakar Shekau vient de faire allégeance, peut-il aujourd’hui apporter du soutien aux islamistes de Boko Haram qui tuent musulmans et chrétiens sur leur route ?

Traqués et tués, poursuivis et arrêtés, les islamistes de Boko Haram, si redoutés en ce début du mois de janvier, sont réduits aujourd’hui à demander le soutien des groupes islamistes. Dans un message audio, Abubakar Shekau, chef de la secte islamiste nigériane déclare avoir fait allégeance au groupe Etat islamique.

Depuis quelques temps, Boko Haram a tenté en vain d’interpeller le groupe Etat islamique qui sévit déjà en Libye. Dans les vidéos des exécutions, la secte s’appliquait même à copier le groupe Etat islamique. Insuffisant pour que Boko Haram entre dans l’estime des leaders du groupe Etat islamique et reçoivent, si possible, le soutien mercenaire ou matériel.  La secte nigériane a qui on reproche de commettre sur sa route des exactions sur les chrétiens et sur les musulmans, n’est peut-être pas du goût de l’Etat islamique. L’autre raison qui pourrait priver Abubakar Shekau du soutien de l’EI est que la secte nigériane est fortement imprécise. On se souvient que jusqu’en 2014, les leaders de Boko Haram bénissaient Al-Qaïda. Avant de changer brutalement aujourd’hui, le mouvement avait changé de discours et soutenait tout à la fois l’EI et Al-Qaïda.

L’allégeance faite aujourd’hui à Abou Bakr al-Baghdadi, suffira-t-elle à mettre le groupe Etat Islamique au service de Boko Haram ? Rien n’est certain dans ce sens, et puis, il ne suffit plus d’une volonté à cette heure pour apporter du soutien à la secte nigériane, puisque les forces multinationales que mènent le Cameroun et le Tchad, ont quadrillé depuis quelques temps son périmètre et la neutralise dans chacune des positions stratégiques qu’elle tenait. Pour Boko Haram, la fin est devenue une évidence et ces sursauts d’un leader qui noie dans la mer de ses turpides, ne resteront peut-être que des cris jetés dans un vide univers. AFPmag.

Boko Haram perd 123 islamistes dans une attaque contre les troupes Tchadiennes à FOTOKOL.

01 février, 2015

Après deux tentatives jeudi et vendredi dernier, les islamistes de Boko Haram ont finalement croisé le feu avec les militaires Tchadiens postés dans la région de Fotokol au Nord du Cameroun. L'armée tchadienne a fait 123 morts dans le camp islamistes et perdu trois valeureux soldats tués par des engins explosifs de fabrication artisanale. 

L’annonce  de la mort de 123 islamistes de Boko Haram a été faite par un communiqué de l’armée Tchadienne. Selon ce communiqué, le Tchad a perdu 3 soldats dans les affrontements qui ont eu lieu à Fotokol dans le nord du Cameroun ce samedi 31 janvier. Ces militaires « ont été tués par des engins explosifs de fabrication artisanale » précise l’Etat-major. Douze autres militaires ont été blessés dans ces combats.

Cette campagne islamiste contre la position tchadienne à Fotokol dans le nord du Cameroun, est la troisième après les tentatives du jeudi et du vendredi. Les islamistes voulaient certainement jauger les aptitudes au combat de cette armée Tchadienne qui remporta tant de défis par le passé et démontrer leur puissance à la face du monde. Hélas ! Le bilan des pertes enregistré par ces islamistes de la secte nigériane est donc une alerte forte donnée par les forces militaires tchadiennes après celles du Cameroun. Désormais une intrusion de Boko Haram sur ces terres voisines du Nigeria où il venait voler le bétail et piller les récoltes paysannes s’avère difficile sinon impossible.

Arrivées au Cameroun le 17 janvier dernier, les troupes Tchadiennes sont au front contre Boko Haram aux côtés de l’armée Camerounaise qui a repoussé maintes attaques et fait un nombre important de victimes dans les rangs des islamistes. Même si ces forces armées Tchadiennes ont gagné ce premier round d’un défi qui s’annonce difficile à cause du voisin Nigérian qui campe encore sur sa position d’Etat souverain, il reste que son but de reprendre la ville stratégique de Baga, tombée entre les mains des islamistes début janvier, sera sa véritable première victoire. Déjà de sa position de Fotokol, elle se trouve à 500 mètres de la ville de Gamboru tenue par les islamistes, une position qui en dit long sur son ambition de repousser les forces de Boko Haram jusques dans les collines de Sambissa. La paix reviendra dans cette région du lac Tchad, le Cameroun et le Tchad semblent bien décidés à la rétablir sur le sang de ces islamistes sans foi ni loi. AFPmag

 

Boko Haram: la raison du déploiement des militaires français au Niger.

06 février, 2015

Après les supposées missions de reconnaissance que l’armée française mènerait dans le nord Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, c’est d’une poignée de militaires français déployée dans la région de Diffa au Niger dont on parle aujourd’hui. Ils seraient envoyés pour fournir le renseignement militaire aux forces africaines engagées dans la lutte contre Boko Haram.

Décidément la bonne France veut se battre contre les islamistes de Boko Haram. La raison est peut-être dans sa récente détermination à éradiquer le terrorisme. Après les missions de reconnaissance que l’armée française serait en train de mener dans l’extrême nord du Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, une information jamais confirmée par les autorités camerounaises, elle aurait été déployée dans la région de Diffa, au sud du Niger, pour fournir désormais les renseignements aux forces qui combattent Boko Haram. L’annonce de ce déploiement français dans cette région nigérienne a été faite par le ministère de la défense français. Ils seraient entre 15 et 20 militaires français.

Le plus étonnant dans ce déploiement est qu’il a été demandé par le Niger qui est resté encore inactif dans la lutte contre Boko Haram. Les discussions sur l’intervention du pays au Nigeria contre les islamistes restent en cours et pourtant ils demandent déjà du soutien à une nation française très critiquée après son intervention en Libye, laquelle a ouvert la voie à la somalisation de cette nation relativement calme par le passé. « Il s’agit aujourd’hui du renseignement, mais demain il s’agira d’autre chose » ironise un intellectuel africain interrogé par AFPmag sur la question de ce soutien français.

Présente au Mali, en Centrafrique, et désormais au Niger, la France ne serait-elle pas en train de tisser une nasse autour de son pré carré qu’elle a perdu de moitié cette dernière décennie, en mettant toujours en avant son grand souci d’aider ces pays à vaincre un mal qui a grandi si mystérieusement ces derniers mois ? De toute façon on attend de voir ce que cette cellule de renseignement apportera de déterminant dans cette lutte que le Cameroun et le Tchad mènent déjà si bien. AFPmag.

 

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Boko Haram perd 143 hommes face à l’armée Camerounaise à Kolofata.

13 janvier, 2015

Alors que les islamistes de Boko Haram continuent de semer la terreur au Nigeria, deux mille morts la semaine dernière, ils viennent d’essuyer une cuisante défaite face à l’armée Camerounaise. Le bilan provisoire fait état de 143 islamistes morts et d’un important matériel de guerre laissé sur le champ de bataille par les islamistes.

Décidément les islamistes de Boko Haram n’ont pas de chance face au mur sécuritaire Camerounais. Selon les autorités Camerounaises, les islamistes ont perdu 143 hommes dans les combats qui ont eu lieu à Kolofata ce lundi 12 janvier 2015. Les islamistes qui voulaient prendre un camp militaire tenu par les hommes de Paul Biya auront cependant réussi l’exploit de tuer un soldat Camerounais. Pendant ces combats qui ont duré cinq heures seulement, l’armée Camerounaise a saisi un important arsenal militaire. Bien que cette perte soit très importante, elle reste bien moindre comparée aux deux précédentes.

Forte de ses victoires à Baga au Nigeria, la secte avait attaqué très tôt ce lundi Kolofata où un camp militaire Camerounais surplombe la ville. A la faveur de la brume, elle espérait prendre par surprise cette impressionnante armée Camerounaise, la tactique a finalement tourné en sa défaveur. Mais par mesure de sécurité les populations ont rejoint la ville de Maroua, capitale de cette province de l’extrême nord du Cameroun. Un témoin de cette scène parlant de la violence de ces combats déclare : « J'étais dans ma chambre et à 6h44, j'ai commencé à entendre des coups de feu [...] Finalement, ça a perduré et c'est devenu un brasier de tirs, terrible. On se demandait quand tout cela allait finir et qu'est-ce qui se passait. Finalement, j'ai appelé un peu partout, et on m'a dit que les Boko Haram étaient arrivés et qu'ils avaient attaqué la base militaire. Ils ont voulu pénétrer en ville, mais comme la base militaire est juste au-dessus de Kolofata, donc du côté nord, ils ont été stoppés net.

L’armée Camerounaise reste finalement seule apte à stopper la progression des islamistes. Si elle s’accordait au nom de la légitime défense préventive le droit de poursuivre les islamistes de Boko Haram dans leur retranchement du Nigeria, à coup sûr la secte retournerait dans l’oubli d’où elle a émergé en 2009. Puisque quoi qu’on dise, le Nigeria a perdu sa souveraineté sur certains de ses territoires et ce fait, suffit pour justifier une intervention armée du voisin Camerounais qui ne demande qu’à vivre tranquillement. AFPmag.

 

Contre Boko Haram la souveraineté du Nigeria crée-t-elle un rempart pour les islamistes ?

20 janvier, 2015

Militaires tchadiens

 

Incapable d’arrêter les islamistes de Boko Haram, une secte née et grandie sur son territoire, le Nigeria a mis en garde les Etats voisins où les incursions des islamistes créent une situation sécuritaire chaotique, contre toute poursuite sur son territoire. Cette interdiction qui se fonde sur le principe de la souveraineté des Etats risque d'entraver la campagne des forces armées Camerounaises et Tchadiennes. 

Après les forces armées Camerounaises parties au front contre Boko Haram depuis mai 2014, les forces armées Tchadiennes se sont déployées ces derniers jours. Cette force conjointe à qui on sait le mérite de pouvoir éteindre l’influence de Boko Haram risque pourtant de se heurter à un problème majeur : la souveraineté du géant voisin nigérian. Le pays de Goodluck Jonathan a mis en garde les forces de défense Camerounaises et toute nation désireuse d’apporter du soutien contre toute poursuite des islamistes à l’intérieur de ses frontières. Chris Olukolade, porte-parole de cette armée nigériane, prévenait en ces termes : «Tout soutien est bienvenu, mais il devra se conformer à nos opérations en cours, car il s'agit de notre territoire». Cette position oblige donc tous les pays qui participeront à cette mission à se plier au commandement des forces armées nigérianes.

Or les forces armées Nigérianes ont réputation de galoper à l’approche des islamistes. « Les soldats prennent leurs jambes à leur cou et abandonnent leur base, leurs armes, leurs munitions et tout leur équipement militaire à l'approche des insurgés », décriait l'organisation des musulmans du Nigeria (JNI) dans un communiqué. Les forces armées Camerounaises et Tchadiennes accepteront-elles de traquer Boko Haram sous le commandement d’une armée de frileux ? Et si elles se résignaient à laisser le Nigeria mené l’attaque contre les islamistes sur son territoire, cette guerre finira-t-elle un jour ?

 

Militaires camerounais

 

L’ambition affichée des forces armées tchadiennes de reprendre Baga, quartier général de la force conjointe créée en 1994 par le Nigeria, le Tchad et le Niger et bastion de l’armée nigériane à la suite du retrait du Tchad et du Niger tombé entre les mains des islamistes récemment, pourrait déclencher d’autres mesures en terre nigériane contre ces islamistes. On comprend que les autorités Nigérianes soient très préoccupées par l’image du Nigeria, première puissance économique du continent africain que par le retour de la paix. Mais il faudra bien qu’on bafoue sa souveraineté au nom de la légitime défense préventive et pour arrêter des malfrats que les tentatives d’incursion répétées fragilisent l’économie de ces régions riveraines du Nigeria.

Contre la souveraineté du Nigeria, le Cameroun et le Tchad n’auront pas le choix bientôt. Ils devront soit voir la secte accroître son influence au Nigeria et l’attendre éternellement à la frontière, soit lancer un raid contre ces islamistes dans les forêts de Sambissa et attendre les conséquences de cette action que toute la planète saluerait. AFPmag.

 

Niger : 48 heures sans réseaux sociaux

23 janvier, 2015

Pour parer à une nouvelle flambée des manifestations anti-chrétiennes au Niger, le gouvernement a procédé au blocage des réseaux sociaux. Facebook, Twitter ou SMS, ne seront pas possibles jusqu’au samedi 24 janvier 2015.

Après les manifestations de la semaine dernière qui ont coûté la vie à plusieurs individus et conduit à la destruction de nombreuses chapelles dans à Zinder et à Niamey, le gouvernement nigérien a pris une mesure jugée indispensable pour maintenir le calme qui sévit actuellement. Depuis ce jeudi 22 janvier 2015, l’ensemble des réseaux sociaux ont été bloqués dans tout le pays. Le gouvernement estime que c’est à cause de la correspondance via les réseaux sociaux  que les violences de la semaine dernière ont été déclenchées. Pour donc éviter le retour à cette situation, le pays devra vivre jusqu’au samedi 24 janvier 2015 sans réseaux sociaux.

A la suite de cette annonce faite jeudi matin par  Massaoudou Hassoumi, ministre de l’intérieur, des explications ont été données. Le ministre déclare que « Nous avons décidé de bloquer les réseaux sociaux pour encadrer la journée de prière, vendredi, ajoutant que, C'est pour éviter de nouveaux débordements que nous avons pris cette décision ». « Il ne s'agit pas de censure » comme certains avancent. On s’interroge toutefois si le chef d’Etat n’a pas voulu éviter à son peuple de voir les menaces d’un certain Aboubacar Shekau, chef de la secte islamiste Boko Haram. Puisque ces derniers jours le caïd nigérian a défié le chef d’Etat nigérien dans une vidéo filmée dans son fief : « Tu vas voir, président du Niger, tu vas voir ! Tu fais partie de ceux qui sont allés compatir avec le président Hollande, le petit-fils de Charlie Hebdo. »

Au-delà des services que les réseaux sociaux rendent à l’univers ces dernières années, ils sont devenus une machine de déstabilisation sociale et nationale. Conscient de ce fait, le Niger semble bien se lancer dans le contrôle de ce pouvoir muet dans l’optique de maintenir la paix et la cohésion sociale si chère à tous. AFPmag. 

 

Après de lourdes défaites face à l’armée Camerounaise, Boko Haram change vainement de tactique.

06 janvier, 2015

Les défaites consécutives de la secte islamiste nigériane à la frontière avec le Cameroun ont forcé les leaders de Boko Haram a changé de tactique. Mais face à tout ceci le Cameroun est prêt aujourd’hui à répondre à toutes les attaques des islamistes. 

 

Après la riposte aérienne de l’armée Camerounaise dans la nuit du 28 décembre 2014, les islamistes de Boko Haram qui ont essuyé une autre perte de plusieurs dizaines d’hommes au début de cette année 2015, ont changé de tactique. « Ils ont changé de stratégie de guerre… maintenant ils posent des mines » a déclaré un militaire Camerounais à un représentant local d’Afrique Progrès Magazine. Cette vieille tactique hitlérienne qui vise à interdire à l’adversaire de pénétrer jusqu’au repère de l’ennemie affaibli, ne suffit pas pour arrêter les unités d’élites Camerounaises. Selon une source militaire « le Cameroun a dépêché sur le terrain des démineurs professionnels ». L’homme ajoute que « le moral des troupes Camerounaises est très haut aujourd’hui ».

 

Les troupes de Boko Haram sont-elles finalement aussi fortes que l’on croyait ? On ne dirait pas, puisqu’un haut gradé de cette armée Camerounaise pense aujourd’hui que « Si on (le Cameroun) était pas en position de riposte, il y a longtemps qu’on ne parlerait plus de Boko Haram ». AFPmag.