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Actualité en continu

L’Airbus A320 en s’écrasant lègue un mystère à l’aviation.

25 mars, 2015

 

Encore un A320 qui n’atteindra jamais le tarmac de sa destination. Depuis deux années les catastrophes aériennes sont de plus en plus fréquentes.  L'Airbus A320-211 immatriculé D-AIPX de la compagnie Germanwings, parti mardi 24 mars 2015 à 10 heures de l’aéroport Espagnol d’El-Prat en direction de Düsseldorf, en Allemagne, a disparu des écrans radars 41 minutes après son départ, avant de s’écraser une dizaine de minutes plus tard. A son bord, 150 citoyens européens, majoritairement des allemands et des espagnols.

L'Airbus A320 qui s’est abattu dans les Alpes ce mardi 24 mars 2015 aux environs de 10 heures 53 minutes, datait de 1990. Mis en circulation en 1991 par la Lufthansa, l’avion qui vient de s’écraser avec à son bord 150 citoyens allemands et espagnols pour la plupart, n’avait à ce qu’il parait aucune défaillance mécanique, puisque ses moteurs avaient été l’objet d’un contrôle les heures qui précédaient cette catastrophe. Certaines données recueillies par des récepteurs radio amateurs permettent à cette heure d’établir qu’il prenait de l’altitude alors qu’il survolait encore la méditerranée.  A 10 h 17 il était à 30 000 pieds (9 km) au milieu du golfe du Lion, puis 38 000 pieds (11,5 km) à 10 h 27, au large de Toulon (Var). Sa vitesse était stable, autour de 470 nœuds (870 km/h). De l’avis des experts de l’aviation, ces données ne présentent aucun problème pour un moyen-courrier.

Pourtant à partir de 10 h 30, l’avion va donner des signes inquiétants pour les contrôleurs de la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Premièrement l’arrêt de la liaison radio. C’est à cette heure que l’ingénieur de permanence de la DGAC donne l’alerte sur l’arrêt de la liaison radio. Le constat par cet ingénieur de la déroute de l’appareil amène la DGAC à déclencher l’alerte. C'est donc la conjonction entre la perte de contact radio et la mise en descente de l'appareil qui a conduit le contrôleur aérien à déclencher la phase de détresse, la Détresse FA », confie la DGAC.

Les mesures d’urgences sont prises avec l’envoi d’un chasseur en vue de prévenir un attentat. Un hélicoptère de gendarmerie suivra aussi, mais trop tard, pour ce vol qui disparaît des écrans radars amateurs à 10 h 41 minutes.  Quelques minutes après le vol amorce la chute ; une chute qui durera huit minutes, soit un kilomètre toutes les minutes. La compagnie Germanwings perdra définitivement le contact avec son appareil à 10 h 53.  

L'Airbus A320 de la Germanwings quitte le ciel après 46 700 décollages et 58 300 heures de vol, et l’équipe de pilotage, fortement expérimentée, laisse l’aviation avec un nouveau mystère à élucider. Puisque tous les experts conviennent sur le fait qu’un avion ne s’écrase pas en huit minutes. AFPmag

Quand le destin de Sarkozy se joue en territoire sénégalais.

31 mars, 2015

 

Dans l’affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par Mouammar Kadhafi, le guide libyen assassiné en 2011 à Syrte, la justice française ne se contente plus des tribunaux parisiens. Deux magistrats ont traversé la méditerranée pour rejoindre le Sénégal où, dans les locaux de la division des investigations criminelles, Amadou Toumani Touré, ancien chef d’Etat malien en exil depuis sa chute en 2012 à Dakar, a été interrogé dans le parfait secret le 24 mars dernier.

A quelques deux ans de la présidentielle de 2017, la justice française court dans tous les sens pour récolter, preuves et témoignages en vue de prouver le financement ou non de la campagne de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle de 2007, par le guide libyen assassiné en 2011 à Syrte. Dans le cadre de cette affaire commencée depuis quelques années, Amadou Toumani Touré, ancien chef d’Etat malien en exil au Sénégal depuis sa chute en 2012, a été appelé à répondre à une foule d’interrogations à Dakar dans les locaux de la division des investigations criminelles (DIC) devant deux magistrats français qui ont fait spécialement le déplacement. Les deux juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris auraient pris une demi-journée dans le cadre de cet interrogatoire.

L’ancien chef d’Etat malien étant très proche du guide devait en savoir plus sur ce financement que Nicolas Sarkozy, actuel président de l’UMP, n’a jamais reconnu. Sa maîtrise supposé du dossier est telle que, selon de nombreux témoins interrogés à Paris avant cette date, le fonds d’investissement libyen au Mali, est la boîte par où les fonds ayant financé la campagne de Sarkozy sont passés. A l’époque le fonds était sous la direction d’un certain Amadou Cheikh Bani Kanté.  

Mais pas d’amalgame sur la question, Amadou Toumani Touré n’est pas entré en procès pour autant, mais ses déclarations pourraient orienter ces juges qui disposent encore de deux années avant les présidentielles françaises auxquelles Nicolas Sarkozy pourrait participer comme candidat UMP pour une troisième fois consécutive. AFPmag. 

Rwanda: Hélas les documents déclassifiés sont vides.

09 avril, 2015

 

Le président français François Mitterrand et le président rwandais Juvénal Habyarimana
Le président français François Mitterrand et le président rwandais Juvénal Habyarimana, à Kigali, le 10 décembre 1984.

 

Les documents que Paris vient de déclassifier sont des morceaux épars des relations franco-rwandais entre 1990 et 1995, époque pendant laquelle le génocide rwandais avait été perpétré. A ce jour Paris et Kigali ne se sont pas remis des frictions de ce passé. Certains ouvrages venant appuyer les soupçons de Paul Kagame, permettaient d’établir une implication française dans cette crise.

Les documents que Paris vient de déclassifier permettront-ils d’établir son implication dans le génocide rwandais ? Hélas, non. Mais on sait qu’il s’agit de documents revenant largement sur les relations franco-rwandais entre 1990 et 1995.

Jean-Marie Le Pen et Marine, sa fille, ont définitivement dénoué

05 mai, 2015

Les combats contre les masses étrangères sont suspendus depuis quelques temps, en cause Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du front national et sa fille Marine, actuelle présidente du parti, se livrent à une guerre sans merci. Cette dernière et l’ensemble du bureau exécutif ayant décidé de la suspension du cofondateur du FN, cette fois la guerre a été ouvertement déclarée sur Europe1.

« Trahi », « traité de façon scandaleuse », Jean-Marie Le Pen, père de Marine Le Pen l’actuelle présidente du front national, n’a plus de mot pour traduire sa colère après son passage à tabac par le bureau exécutif du parti. Tant son limogeage l’écoeure, tant il se défoule. L’Eurodéputé qui en est arrivé à s’opposer à l’ascension de sa fille à l’Elysée en 2017 a poussé plus loin le bouchon : « Je lui dis : marie-toi, ça te permettra de changer de nom, ça me soulagera la conscience ». C’est à croire que Jean-Marie Le Pen reniait sa fille, sa propre fille. 

Boko Haram: la raison du déploiement des militaires français au Niger.

06 février, 2015

Après les supposées missions de reconnaissance que l’armée française mènerait dans le nord Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, c’est d’une poignée de militaires français déployée dans la région de Diffa au Niger dont on parle aujourd’hui. Ils seraient envoyés pour fournir le renseignement militaire aux forces africaines engagées dans la lutte contre Boko Haram.

Décidément la bonne France veut se battre contre les islamistes de Boko Haram. La raison est peut-être dans sa récente détermination à éradiquer le terrorisme. Après les missions de reconnaissance que l’armée française serait en train de mener dans l’extrême nord du Cameroun et au Nigeria depuis l’année 2014, une information jamais confirmée par les autorités camerounaises, elle aurait été déployée dans la région de Diffa, au sud du Niger, pour fournir désormais les renseignements aux forces qui combattent Boko Haram. L’annonce de ce déploiement français dans cette région nigérienne a été faite par le ministère de la défense français. Ils seraient entre 15 et 20 militaires français.

Le plus étonnant dans ce déploiement est qu’il a été demandé par le Niger qui est resté encore inactif dans la lutte contre Boko Haram. Les discussions sur l’intervention du pays au Nigeria contre les islamistes restent en cours et pourtant ils demandent déjà du soutien à une nation française très critiquée après son intervention en Libye, laquelle a ouvert la voie à la somalisation de cette nation relativement calme par le passé. « Il s’agit aujourd’hui du renseignement, mais demain il s’agira d’autre chose » ironise un intellectuel africain interrogé par AFPmag sur la question de ce soutien français.

Présente au Mali, en Centrafrique, et désormais au Niger, la France ne serait-elle pas en train de tisser une nasse autour de son pré carré qu’elle a perdu de moitié cette dernière décennie, en mettant toujours en avant son grand souci d’aider ces pays à vaincre un mal qui a grandi si mystérieusement ces derniers mois ? De toute façon on attend de voir ce que cette cellule de renseignement apportera de déterminant dans cette lutte que le Cameroun et le Tchad mènent déjà si bien. AFPmag.

 

Sénégal : deux jours pour trouver des solutions aux crises sécuritaires africaines.

16 décembre, 2014

 

 

Depuis ce lundi 15 décembre, Dakar abrite le forum sur la paix et la sécurité en Afrique. L’évènement est pour les 300 invités attendus, le moment d’évoquer les questions liées à la sécurité du continent et notamment aux moyens pouvant permettre d’arrêter la progression de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

 

La sécurité au cœur des discussions

 

Après la première édition du forum sur la paix et la sécurité en Afrique tenue à l’Elysée le 7 et 8 décembre 2013, la France et le Sénégal co-organisent l’évènement à Dakar ces 15 et 16 décembre 2014. Chefs d’Etats et autres invités, soit un total de 300 personnes sont attendues pour ces discussions sur les crises qui minent le continent noir. Les discussions devraient porter prioritairement sur le terrorisme. En cela la secte nigériane Boko Haram qui compte plus de 10 000 victimes à son actif depuis l’année 2009 sera au cœur des débats.

 

Dakar : la plateforme des évènements d’envergure

 

En accueillant le forum sur la paix et la sécurité en Afrique, deux semaines après le sommet de la francophonie des 29 et 30 novembre dernier, le Sénégal laisse éclater son ambition de devenir le site de réflexion du continent. Et cela, MackySall, le chef d’Etat sénégalais l’affirme comme une priorité de son équipe « Notre ambition est de faire de Dakar un lieu inédit d’échanges autour des questions de sécurité sur le continent en réunissant responsables politiques, militaires, industriels et centres de recherches ».

 

Une France très active dans ce dossier

 

Représenté à ce sommet par son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, Paris  s’est proposé de faciliter les échanges entre les différents pays de la sous-région dans l’optique d’aider le Nigéria à mettre un terme aux attaques intempestives de Boko Haram. Cette proposition française ne laisse sans réfléchir sur les intérêts qui sous-tendent cette offre. Serait-ce encore un stratagème qui vise à reconquérir le «paradis perdu » ? Puisqu’avec la perte la décennie dernière de la moitié de son marché africain, la France a multiplié les actions en vue d’un retour sur le continent noir. 

 

Un forum relativement important

 

 

L’importance des échanges et de la collaboration entre les acteurs internationaux sur de tels dossiers est devenue indispensable pour arrêter ces ennemis embusqués. Mais avec les rapports récents  qui font état de pays qui collaborent avec les groupes armés rebelles pour déstabiliser et imposer un nouvel ordre aux nations, on se demande bien si une sérieuse coopération sous régionale ne vaut pas mieux que ces solutions qu’on transmet à l’ennemie le soir d’après ? AFPmag

 

Qu’apportera la France aux pays qui luttent contre Boko Haram?

21 février, 2015

 

Alors que Laurent Fabius vient d’effectuer un déplacement pour la capitale tchadienne afin d’affirmer aux autorités du pays le soutien de Paris dans la lutte contre les islamistes de Boko Haram, et qu’il devrait poursuivre son voyage au Cameroun et au Niger, on se demande bien ce que la France voudrait apporter à ces pays dans cette lutte ?

Pour sa tournée marathon, Laurent Fabius qui a fait sa première escale à N’djamena, au Tchad et qui devra poursuivre sa visite au Cameroun puis au Niger au courant des 24 prochaines heures, est venu affirmer le soutien de la France aux autres nations qui luttent contre les islamistes de Boko Haram. Ce soutien qui intervient moins de cinquante jours après les attentats qui ont secoué la France, prouve aujourd’hui la détermination de la nation française à combattre le terrorisme. Mais on se demande toutefois en quoi consiste ce soutien français ?

Récemment la France a envoyé une quinzaine d’éléments au Niger dans la région de Diffa pour le renseignement des troupes de la force multinationale. Elle se dit prête aujourd’hui à plaider au niveau des Nations Unies et du FMI, pour la création d’un fond destiné à la lutte contre Boko Haram. Dans le cadre de sa relation bilatérale avec le Tchad, la France pense pouvoir aider le pays à s’en sortir de la crise que la baisse historique des cours de pétrole a provoquée dans le pays. Précisons toutefois que la France ne tient pas à s’impliquer directement dans cette guerre comme au Mali, puisqu’un proche de Laurent Fabius a tenu à rappeler que les soldats français ne sont pas les « « tuniques bleues qui arrivent sabre au clair ».

Les Etats n’ayant jamais des amis mais des intérêts, on se demande bien si le ministre des affaires étrangères peut effectuer un voyage dans l’unique but d’assurer le soutien de son pays aux nations engagées dans le combat contre la secte islamiste nigériane. Certains pensent aujourd’hui qu’après l’Egypte, la France recherche des acheteurs de son matériel militaire parmi ces pays qui combattent Boko Haram, puisqu’il y a quelques semaines, l’annonce de Yaoundé de recevoir un important dispositif militaire en provenance de Russie, avait fait écho. De toute façon, Idriss Déby et le ministre français ont passé 45 minutes d’audience et 15 minutes dans un tête-à-tête où ils ont pu abordé de tels sujets. AFPmag.

 

Affaire Karake: Paul Kagame dénonce l’« arrogance et le mépris » des pays occidentaux.

26 juin, 2015
Le président du Rwanda Paul Kagame, jeudi le 25 juin 2015 à Kigali
Le président du Rwanda Paul Kagame, jeudi le 25 juin 2015 à Kigali

Comme à son habitude, Paul Kagame qui s’est exprimé ce jeudi 25 juin au sujet de l’arrestation du général Karake, n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer « l’arrogance et le mépris » des occidentaux du peuple rwandais et de l’ensemble du continent.

Ce jeudi 25 juin, à l’occasion d’une cérémonie au cours de laquelle des juges ont prêté serment, Paul Kagame s’est exprimé sur l’arrestation du général Karake par la police londonienne. Le chef d’Etat rwandais n’a pas dérogé à sa coutume. Dans son allocution devant un parterre d’officiels rwandais et des diplomates étrangers, le chef d’Etat a dénoncé « l’arrogance et le mépris » des pays occidentaux vis-à-vis du Rwanda. Plus loin il compare l’arrestation de son chef des renseignements à celle d’ « un vulgaire voleur ».

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo a été écarté « parce qu’il ne baissait pas la tête devant le maître »

15 juillet, 2015

 

Manipulation, économie, pouvoir, Fanny Pigeaud vient de livrer dans son nouvel essai France-Côte d’Ivoire : une histoire tronquée, les dessous des frappes françaises contre les positions de l’armée régulière ivoirienne en 2011. Selon la journaliste, Laurent Gbagbo « n’a pas réussi à instaurer le rapport d’égal à égal qu’il souhaitait avec la France » et « parce qu’il ne baissait pas les yeux devant le maître », son remplacement par un homme qui satisfait plus les intérêts de la France a été décidé.

Bien plus qu’un ouvrage, le nouvel essai de Fanny Pigeaud est un soutien à Laurent Gbagbo et à tous ses partisans dans les prisons et les tribunaux çà et là dans le monde. L’auteure, française et journaliste, a séjourné quelques années en Côte d’Ivoire dans le cadre de son travail, profitant de ce temps pour voir clair dans l’histoire que la république française avait rapporté au sujet de Laurent Gbagbo.