Actualité en continu

RwandAir achète des avions Airbus et pas l’amitié française.

01 avril, 2015

 

Rendu photoréaliste du futur Airbus A330-200 de RwandAir
Rendu photoréaliste du futur Airbus A330-200 de RwandAir – © Airbus

 

21 ans après les évènements de 1994 qui causèrent la rupture entre la France et le Rwanda,  l’achat de deux Airbus A330-300 et A330-200 le 24 mars dernier par la compagnie RwandAir, a fait croire un instant que Kigali tentait un rapprochement ; un fait qui dans le fond ne vaut pas plus qu’un acte d’achat quelconque.

C’est sans doute le premier acte de « rapprochement » que le Rwanda a posé depuis la fin du génocide en 1994. Sa compagnie aérienne nationale vient de s’acheter deux Airbus A330-300 et A330-200 le 24 mars passé.  De l’avis de certains, l’acte d’achat pourrait viser un réchauffement des relations avec l’Europe et surtout la France. Pourtant un diplomate français interpellé sur cette question assure que « C'était une négociation strictement privée entre Airbus et RwandAir à laquelle nous n'avons pas été mêlés ».

Donc le Rwanda, habituellement tourné vers le constructeur américain Boeing, en dérogeant à cette habitude, n’aura pas tenté le rapprochement avec Paris, puisque le dossier de l’achat des deux appareils qui serviront à partir de 2016 à desservir Londres, Francfort et Paris, a été traité entre l’avionneur et la compagnie, sans aucune interaction diplomatique.  Et puis il fallait bien que les avions qui desserviront le ciel européen soient de construction européenne pour s’attirer les voyageurs européens de plus en plus regardant sur de tels détails.

 

Flash back.

Entre Paris et Kigali, les relations ne sont plus au beau fixe depuis la fin du génocide. Plusieurs fois la responsabilité de Paris dans les exactions qui ont été commises cette année 1994 a été évoquée. Mais les autorités françaises ont toujours nié leur implication, et cela même quand les écrits tels que l’ouvrage de Serge Farnel, Rwanda, 13 mai 1994. Un massacre français ?, revenaient largement sur cette saison qu’un militaire blanc décrit comme français par les témoins survivants, « pilonnait les civils tutsi sur la colline de Gititi ». Onesiphore Nembe. AFPmag.

Israël : la France a péché en votant en faveur de la Palestine.

02 janvier, 2015

Bien que le vote pour un projet de résolution palestinien ait été défavorable pour l’autorité Palestinienne, Shir-On, directeur général adjoint du ministère des affaires étrangères israélien, chargé de l’Europe, a signifié sa « profonde déception » à l’Etat français, via son ambassadeur qu’il a convoqué ce vendredi 2 janvier.

Finalement, exprimer sa position au cours d’un vote à l’ONU peut être source de remontrances. Puisque ce vendredi, le gouvernement de l’Etat hébreux, a signifié sa « profonde déception » à la France par son ambassadeur qu’il a convoqué. L’équipe de Benyamin Netannyahou n’a pas pardonné à l’Etat français d’avoir voté en faveur d’un projet de résolution Palestinien, et cela malgré l’échec de cette résolution.

 

Cette position française, pour l’Etat hébreux n’est pas dans l’intérêt de l’avancement du processus de paix. Shir-On, directeur général adjoint du ministère des affaires étrangères israélien, chargé de l’Europe, rappelle à la France que « Le seul moyen de parvenir à la paix est d'encourager les parties à reprendre les négociations, et non pas à travers des déclarations et des campagnes unilatérales ». Paris s’est défendu par son ambassadeur en arguant le fait qu’il ait voulu éviter « une division du Conseil de sécurité sur le sujet». Sommes toutes, on s’aperçoit des risques liés à la prise de position dans cette instance onusienne. Du coup l’on se demande si la neutralité n’est pas une bien meilleure position ? AFPmag.

 

Attentat à Charlie Hebdo : un vecteur vers l’islamophobie Français

09 janvier, 2015

Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, la France en quelques heures connaît une montée époustouflante de l’islamophobie. A travers tout le territoire Français, les lieux de culte et les familles musulmans sont devenus la cible d’un peuple français révolté.

Bien que tous les chefs religieux du monde musulman aient condamné avec la plus grande fermeté les actes terroristes qui ont frappé la France le 7 et le 8 janvier dernier, certains s’attendaient à des conséquences politiques. Ironie du sort, ils ont commencé dans la rue, où des français déchaînés, répondent désormais à la barbarie par des actes barbares.

Ils ne se seront pas fait attendre longtemps. Depuis la mort des douze hommes et de l’agent de police hier, mosquées et familles musulmanes sont exposées à la colère d’un peuple français fortement touché. Le Mans a vu la montée des tensions depuis le 7 janvier 2015. Dans cette ville où trois grenades d’exercice ont été lancées en direction des mosquées, le pire n’est pas à exclure pour demain. A Villefranche-sur-Sâone, les choses sont allées plus loin. On parle d’une explosion d’origine criminelle dans un restaurant Kébab situé non loin d’une mosquée. Bernard Perrut, maire de cette ville en paix jusqu’aux veilles de l’attentat contre charlie hebdo, n’a pas hésité de relier les deux évènements. « C’est lié a priori à la situation dramatique », a-t-il déclaré.

Port-La-Nouvelle dans le sud de la France, n’est pas en reste dans cette dynamique de répression contre un culte qui a pourtant condamné les actes criminels d’hommes qu’il semble avoir désavoué. Ici, ce sont des coups de feu qui ont été tirés dans une mosquée où les fidèles, à ce qu’il parait, priaient. La voiture d’une famille musulmane a été aussi visé dans une rue de Caromb par un coup de feu, tandis que sur les portails des mosquées on peut aujourd’hui lire : « morts aux arabes ». L’heure du divorce de la France avec les cinq millions de musulmans qu’elle accueille est-elle arrivée finalement ? Même si on ne déplore aucune perte en vie humaine, une telle idée reste bien plausible.

C’est triste de voir en si peu de temps, la grande France, celle qui pendant longtemps s’est érigée comme un modèle de société unique sur le plan social, sur le plan culturel, sur le plan des droits humains, embrasser la haine et répondre à l’anarchie par l’anarchie. La France a perdu des vies précieuses ces 7 et 8 janvier 2015, mais la France veut-elle se perdre à jamais dans ces labyrinthes xénophobes, où tant de fois, l’humanité se perdant, regretta des malheurs qu’il s’était imposé ? AFPmag.

 

 

France : Après les attentats et le défilé, les juifs pensent à quitter le pays.

12 janvier, 2015

Avec les attentats de cette semaine, la population juive qui s’estime visée par les attaques terroristes et lésée par la France mûrit déjà l’idée de quitter la France pour rejoindre d’autres pays où les manifestations ne regardent pas à l’identité des victimes.

Un deuxième mouvement sioniste est possible ces jours. Et si ce mouvement ne se dirige pas vers Sion, il mènera des vagues de français d’origine juive, loin de la France qu’il estime injuste aujourd’hui. L’attaque de l’hyper casher qui a coûté la vie à quatre juifs la semaine dernière est à l’origine de cette décision. Mais on note avant celui-ci, des attaques antisémites comme ceux de Mohamed Merrah. Cette fois se souviennent certains membres de la communauté juive, les manifestations n’avaient pas été aussi impressionnantes qu’hier ; à croire qu’en France on regarde à l’identité des victimes avant de compatir et de manifester.

« S’il y avait seulement eu la prise d’otage à l’Hyper casher vendredi, et pas l’attentat contre Charlie Hebdo mercredi, aurait-on observé un tel sursaut républicain aujourd’hui ? La réponse est non. On l’a bien vu : les Français ne se sont pas autant mobilisés après la mort d’Ilan Halimi ou les attentats de Toulouse perpétrés par Mohamed Merah », dénonce Michel et Martine Zeitoun, un couple de français d’origine juive. Renée Borycki, 79 ans, voit une injustice dans la manifestation qui borne son effort à crier « Charlie » comme si les autres victimes ne comptaient pas.« Aujourd’hui, ça me fait mal au cœur qu’on ne crie que “Charlie”. Je n’ai pas entendu une personne qui a crié “Vincennes”. Pour moi, il y a deux poids deux mesures. On se sent comme si on n’était pas Français à part entière. Le climat est complètement contre les Juifs et les gens ne s’en rendent pas compte », a-t-elle déclaré.

En quelques heures l’idée du mépris du sort des juifs a fait route dans l’esprit de toute la communauté juive de France. Certains parlent aujourd’hui de quitter la France pour rejoindre d’autres pays. Brigitte Lévy, 56 ans regrettant les beaux jours où la France veillait sur tous ses habitants en mère poule s’exclame aujourd’hui :« Je suis Française depuis plusieurs générations, mais je ne sais plus si je reste ou si je m’en vais. En Israël, il y a la guerre, mais on est protégés ». De son côté Viviane Cohen, 60 ans, conseillère à Pôle Emploi n’est retenue aujourd’hui que par son âge avancé. « Je ne connais personne qui n’évoque pas un départ en Israël ou au Canada, ce qui était inconcevable il y a encore quelques années. Moi, ce qui m’arrête, c’est l’âge. C’est dur à 60 ans de refaire sa vie. »

La France commence avec ces attentats, ce défilé historique du 11 janvier 2015, son époque de mutation. Des mutations qui s’opèrent en ce moment même et qui risquent de bouleverser l’ordre rituel des choses dans tout le pays. Certains individus n’ont que des interrogations à formuler sur l’avenir de cette France. Beau rivage pour les défavorisés du monde, que deviendra demain la grande France ? AFPmag.

 

 

Attentats en France: Amedy Coulibaly a tué, Lassana Bathily a sauvé

13 janvier, 2015

Lassana Bathily, le héros de la prise d'otage

 

Le continent noir a finalement tout fait dans les attaques terroristes qui ont touché la France entre le 7 et le 9 janvier 2015. Amedy Coulibaly, 32 ans, a pris l’Hyper Casher en otage et tué des juifs, tandis que l’autre, Lassana Bathily, malien de 24 ans en a sauvé dans ce même magasin.

Les crimes d’Amedy Coulibaly, perpétrés lors de la prise d’otages de l’hyper casher, pourraient s’effacer bientôt pour laisser apparaître le martyr d’un jeune malien. En effet, dans ce même hyper casher, le même vendredi 9 décembre 2015, ces deux hommes d’origine africaine se sont inscrits dans deux logiques bien différentes. Amedy Coulibaly 32 ans s’est illustré comme le tueur tandis que l’autre, Lassana Bathily, 24 ans était le sauveur. Ce dernier aurait sauvé des français de confession juive dans cet hyper casher ou il travaillait. Depuis, sa bravoure a fait parler de lui dans tous les médias et forcer François Hollande après le président malien, IBK, en voyage en France pour le défilé historique du 11 janvier 2015, à saluer ce geste historique d’humanisme.

Amedy Coulibaly dans une vidéo diffusée après sa mort

 

Lassana Bathily qui est passé de l’obscurité à la lumière, depuis vendredi dernier, est aujourd’hui courtisé par tous les médias pour conter cette histoire si impressionnante. Rappelons toutefois que ce brave gaillard vient de loin. Son histoire en sol français commence il y a huit ans, lorsqu’il y rejoint son père pour vivre. Son cousin Sekou confie qu’« Il est arrivé comme tout le monde avec un visa de tourisme. Puis, il est resté ».  Entre l’éloignement avec les siens restés au Mali et la dureté de la vie dans son nouveau monde, l’homme doit son salut à un foyer de travailleurs maliens où la solidarité aidant, il trouve progressivement sa place. C’est dans cette situation qu’il prend des cours de mise à niveau, obtient ses papiers et trouve un travail à l’hyper casher de la porte de vincennes.

Un rôle impressionnant et un courage admirable.

Lassana Bathily raconte à propos de la scène qui l’a propulsée au devant de la scène médiatique. :« Lorsque Coulibaly est rentré dans le magasin, des gens sont descendus en courant au sous-sol disant qu’il y avait un fou armé. Je me suis dit que la seule issue était de nous cacher dans le congélateur, alors je l’ai éteint et j'ai fait rentrer tout le monde ». C’est par la suite que, courageux, il sortira par l’issue de secours, au risque d’être pris pour cible par les policiers qui attendait de lancer l’assaut. Ses informations causeront la perte d’Amedy Coulibaly, sauvant la réputation du continent noir. Ce fameux vendredi 9 janvier 2015, un homme noir et musulman a tué, un autre homme noir et musulman a sauvé ; comme quoi le bien et le mal cheminent toujours ensemble. AFPmag.

 

Ce que la France est devenue après l’attentat des frères Kouachi.

14 janvier, 2015

17 morts en France et toute une nation au bord du traumatisme; voici le bilan que les deux frères Kouachi laissent derrière eux. Pour de vrai, depuis les attentats, le pays est passé à une répression sans précédente du terrorisme et ne tolère plus aujourd’hui les simples blagues d’hier.

 

Depuis les propos des gouvernants jusqu’aux décisions de justice, tout est mis en ordre aujourd’hui pour blâmer le terrorisme et bien sûr tous ces cancres qui l’applaudissent. Dans ce jour le motif phare pour punir même ce qui était une blague par le passé est « apologie du terrorisme ».  Ce délit, introduit le 14 novembre 2014 dans le code pénal français pour lutter plus efficacement contre le terrorisme, secoue le paysage social français. Un Alcoolique de 34 ans vient d’être condamné à Valenciennes à quatre ans de prison pour ce propos qu’il aurait tenu devant des policiers venus l’interpeller : « Il devrait y en avoir plus des Kouachi, j'espère que vous serez les prochains ». Un autre à Toulouse passera 10 mois derrière les barreaux pour avoir déclaré devant des policiers « Je nique la France et je vais vous fumer à la kalachnikov ».

 

Après eux c’est l’humoriste Dieudonné Mballa Mballa qui pourrait rejoindre une prison française pour des propos que Bernard Cazeuneuve a rangé dans le désormais vaste tiroir de l’«apologie au terrorisme ». Le franco-Camerounais, en voulant faire rire via son compte facebook, a publié : « je me sens Charlie Coulibaly ». Son humour n’est pas passé et l’infraction a été retenue contre lui. On attend plus que la réaction du juge pour trancher au sujet de l’humoriste; ce juge qui devient tout puissant à mesure que les restrictions à la liberté d’expression s’accentuent. De toute façon la liberté d’expression a désormais de vraies limites sur certaines questions. 17 morts, une nation traumatisée et qui plonge hélas, dans la répression d’infractions qui ailleurs s’appellent blagues. Voici le bilan laissé par les frères Kouachi une semaine après leur attaque. AFPmag.

 

Charlie Hebdo: Les médias et le peuple américain condamnent la liberté d’expression à la française.

19 janvier, 2015

Même si le public américain condamne les attentats de Paris, il est loin de cautionner les caricatures du prophète Mahomet ou celles de Jésus Christ.

Cette fois encore les Etats-Unis sont arrivés à surprendre le monde en prenant position contre la liberté d’expression à la française. Les médias américains et tout le peuple sont unanimes sur le fait que Dieu n’est pas un sujet de plaisanterie et que la liberté d’expression devrait bien se borner aux autres aspects de la vie. Gérard Biard, le rédacteur en chef du journal satiriste français l’aura certainement compris dans son interview sur la chaîne NBC.

Depuis les attentats de Paris les 7 et 9 janvier 2015, le média américain examine cette question de la liberté d’expression. Sans acclamer pourtant les actes qui ont été perpétrés en France,  ils appellent à une prise en compte de la sensibilité des uns et des autres. Cette position en faveur de l’islam a conduit les musulmans américains à rechercher dans le dialogue une issue à la crise que la publication du journal a déclenchée. Oussama Jammal,  secrétaire général du conseil des associations musulmanes déclarait récemment : « Mon message aux journalistes est : nous sommes avec vous, ensemble, contre l’extrémisme et la violence. Et ensemble nous devons trouver un terrain d’entente fondé sur un respect mutuel. En ce qui concerne le prophète, pour nous, c’est une ligne rouge. Vous ne devez pas franchir cette ligne, mais tout le reste peut être discuté ». C’est dire que les communautés musulmanes sont prêtes à coopérer dans la lutte contre l’extrémisme à la condition qu’on se garde de les stigmatiser.

Au final si la liberté d’expression doit concourir à semer la zizanie dans le monde, à opposer les peuples, à faire périr des innocents comme on a observé au Niger ces derniers jours, alors on se demande pourquoi cet entêtement à l’exercer quand à côté, pour une parole, une simple parole comme « je suis charlie coulibaly » de Dieudonné Mballa on devient passible d’une peine de 7 ans de prison et d’une amende de 100 000 euros ? AFPmag.

 

Dieudonné M'bala comparait au tribunal correctionnel de Paris ce mercredi.

04 février, 2015

Au tribunal correctionnel de Paris ce mercredi 04 février, Dieudonné M'bala, pourrait être condamné pour « apologie du terrorisme ». En effet, à l’issue de la marche pour la liberté d’expression, l’humoriste avait publié sur sa page facebook : « je me sens Charlie Coulibaly », un propos qui peut le mener en prison pour  7 ans et l’obliger à payer une amende de 100 000 euros.

Pour des propos prononcés le 11 janvier dernier, à l’issue de la marche pour la liberté d’expression à laquelle Dieudonné M'bala avait participé, l’humoriste sera jugé au tribunal correctionnel de Paris ce mercredi 4 février. « je me sens Charlie Coulibaly », avait écrit Dieudonné Mbala sur sa page facebook. Ce propos avait suffit pour que le lendemain, médias et hommes politiques se ruent sur le bodet. Le premier, Bernard Cazeuneuve, avait rangé dans le grand placard de l’apologie au terrorisme, le propos de l’humoriste qui voulait juste faire rire son public. Alors que l’ « apologie du terrorisme » a été récemment ajoutée à la liste des infractions, beaucoup de Français ont déjà écopé de sa rigueur.

Après l’alcoolique de Valenciennes et le cas de Toulouse, Dieudonné Mbala pourrait être frappé à son tour par une loi qui ne pardonne plus les blagues.  Il risque une peine de prison pouvant atteindre 7 ans et des amendes allant jusqu’à 100 000 euros. AFPmag.

 

Les médias français attaquent Mohamed VI pendant sa visite à Paris

09 février, 2015

 

En voyage officiel en France où il rencontre François Hollande pour poursuivre avec le réchauffement des relations franco-marocaines interrompues depuis une année, sa majesté le Roi Mohamed VI a été indexé par la presse française pour la somme de 7,9 millions d’euros. 

Cette fois-ci aussi la presse française n’a pas dérogé à la bonne vieille tradition d’indexer les dirigeants africains pour leur fortune. Après les chefs d’état gabonais et équato-guinéen, c’est sa majesté le Roi Mohamed VI qui vient d’être indexé pour la somme de 7,9 millions d’euros qu’il aurait placée dans un compte Suisse. Le souverain du royaume Chérifien en voyage officiel pour réchauffer les liens entre Paris et Rabat,  avait été une première fois indexé par le magazine Forbes qui parlait quant à lui de la somme de 2 milliards d’euros. Du coup on ne comprend plus rien au milieu de ce tapage médiatique.

A Rabat où l’action nationaliste du souverain se voit dans chaque recoin de la ville où un douar a été rasé et changé par des HLM majestueux, certains y voient une manigance visant à interdire le réchauffement des relations entre les deux pays. Signalons toutefois que le royaume chérifien dans le cadre de ses rapports avec la France avait exigé le respect de ses officiels et que cette exigence pourrait être considérée comme bafouée. Mais Rabat qui n’a pas réagi pourrait se prononcer dans les heures qui viennent sur cette publication que Serge Michel, responsable du Monde Afrique, auteur de cette publication, considère comme une coïncidence entre son calendrier préétabli et l’arrivée du souverain en France.

On sait que la coopération judiciaire entre les deux pays a recommencé la semaine dernière et que le Royaume a arrêté ces derniers temps de nombreux jihadistes français sur son territoire. Au vue de cet intérêt et de tant d’autres que la France a dans le Royaume, il serait fort désastreux pour cette nation française de voir une nouvelle brouille plomber cette relation. AFPmag.

 

 

Mohammed VI et Hollande ont recollé les morceaux après une année.

10 février, 2015

 

Malgré les dénonciations indélicates de la presse française, le souverain Mohamed VI et François Hollande sont arrivés à recoudre les relations franco-marocaines à froid depuis une année.

Il a suffi d’une seule heure dans l’enceinte du palais de l’Elysée pour que Mohamed VI et François Hollande, recollent les morceaux après une brouille diplomatique d’une année et les dénonciations indélicates de ce dimanche 8 février 2015 sur un supposé compte que le souverain aurait ouvert en Suisse. Alors que certains officiels du royaume chérifien avaient été visés par des mesures judiciaires en France, avec notamment la fouille du domicile de l’ambassadeur du Maroc en France, ou l’annulation des milliers de séjour touristiques par Paris, le Royaume qui a toujours exigé de son allié français un respect réciproque, avait coupé les ponts avec la France. Finalement cette décision des autorités marocaines se révèle sage après une année. Désormais à Rabat et dans quelques parties du continent où la métropole française fait la pluie et le beau temps, le modèle est calqué.  

L’importance du Maroc pour la France s’est renforcée à l’issue des attentats qui ont visé la France entre le 7 et le 9 janvier 2015. Depuis lors, le Maroc a arrêté de nombreux jihadistes français sur son territoire. Ceci avait forcé les gardes des sceaux des deux pays à se rencontrer la semaine dernière dans le cadre de la conclusion d’un nouvel accord de coopération judiciaire, lequel inclus les échanges d’informations et de renseignements. Alors que la France injecte près de 900 millions d’euro dans l’économie marocaine chaque année, il était indispensable pour Paris de renouer ce lien.

Toujours pour donner un nouveau départ à cette relation qui sera plus égalitaire désormais, Manuel Valls et Laurent Fabius seront au Maroc dans les semaines qui viennent pour de nouvelles discussions. Tout compte fait Rabat a dans cette rupture ouvert la marche vers la fin de la tutelle que la France s’entête à vouloir exercer sur le continent africain. AFPmag.