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Actualité en continu

Burundi: évasion sans trace d’un lion à quelques mois des présidentielles.

03 mars, 2015

Dans la nuit du dimanche au lundi 2 mars, Hussein Radjabu, ancien allié du président Nkurunziza, s’est évadé de la prison de Mpimba à Bujumbura. L’homme qui est toujours populaire au sein du CNDD-FDD, actuel parti au pouvoir et parti qu’il a présidé quelques temps, était prisonnier depuis l’année 2007 pour tentative de déstabilisation.

Hussein Radjabu, devait encore passer 7 ans dans cette prison de Mpimba, à Bujumbura. Condamné en 2007 pour tentative de déstabilisation, l’ancien président du CNDD-FDD, parti au pouvoir actuellement, s’est évadé vers minuit dans la nuit du dimanche au lundi. L’homme qui reste très populaire au sein de son parti, a bénéficié selon Liboire Bakundukize, porte-parole de la police burundaise, de la complicité du brigadier-chef de corps et de l’aide de deux autres gardiens de cette prison de Mpimba.  Le brigadier-chef de corps, étant chargé cette nuit de la sécurité de toute la prison aurait profité du repos des autres gardiens pour libérer l’ancien allié de Pierre Nkurunziza, l’actuel chef d’Etat.  

Hussein Radjabu a pris la poudre des escampettes en compagnie de deux prisonniers. Mais vue que le brigadier-chef avait mis sa famille depuis dans un abri encore inconnu, tout porte à croire que le coup avait été prémédité des aurores auparavant.  C’est un lion que, Nkurunziza, qui aimerait briguer son deuxième mandat issue du suffrage universel et le troisième à la tête de l’Etat, doit traquer désormais. Mais quand les recherches resteraient infructueuses, c’est le ciel qui s’assombrit sur le Burundi à quatre mois de la présidentielle. Puisque rappelons que, le fugitif est un ancien stratège militaire des forces pour la défense de la démocratie pendant la guerre civile burundaise. Connaissant son passé autoritaire et sa proximité tribale avec le FDLR, il y a à craindre que l’homme s’attire les faveurs des rebelles hutus rwandais qu’on combat dans cette frontière entre le Congo RDC et le Burundi, en vue de tenter de prendre le pouvoir par la force ou de punir son ancien allié, Pierre Nkurunziza. AFPmag.

Burundi : Pierre Nkurunziza réélu pour un 3ème mandat

25 juillet, 2015

 

Pierre Nkurunziza gagne pour la 3ème fois vendredi (à 69,41% des voix), les élections présidentielles organisées le 21 juillet dernier au Burundi contre son principal adversaire Agathon Rwasa (18,99%).

Ces résultats proclamés par la Commission électorale, ne crée pas la surprise chez les observateurs avisés du scrutin très controversé depuis l’amorce du processus électoral dans ce pays.

Le Burundi dément les accusations de viol par ses militaires en poste en Somalie.

19 mars, 2015

 

Des soldats burundais de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) distribuent de l’eau potable dans le village de Modmoday, env. 40 km à l’est de la ville centrale somalienne de Baidoa.

De Human Rigths Watch et de la commission technique d’enquête qui vient de livrer lui aussi son rapport sur les actes de viols présumés qu’auraient commis les militaires burundais en Somalie, quelle version est vraie ? En décembre dernier le rapport de l’ONG avait été suffisamment clair sur les abus sexuels commis par les militaires burundais de l’Amisom. Un autre rapport rédigé à l’issue des enquêtes menées par une commission technique du ministère de la défense burundais, ne retient aucun des faits reprochés.

Human Rigths Watch, l’ONG qui tranche sur les droits de l’homme à l’échelle planétaire, en décembre dernier pointait du doigt les militaires burundais pour des viols qu’ils auraient commis sur des filles somaliennes pendant qu’ils sont en mission dans les rangs de l’Amisom.  Trois mois plus tard, une commission technique du ministère de la défense burundais vient de rendre un rapport contradictoire.

Face à ces deux rapports, tant opposés que prouvés, Joseph Nzeyimana, conseiller du ministre de la Défense du Burundi et vice-président de cette commission d’enquête a plaidé pour la prise en compte de ce dernier rapport au détriment des déclarations de Human Rights Watch. L’homme déclare que : « Notre rapport est plus crédible parce que nous, nous avons enquêté sur les associations de femmes, les représentants de l’administration, les chefs de quartier et tous ont été unanimes qu’aucun fait n’a été commis par les militaires burundais ». Le ministère de la défense burundais qui aurait bien voulu procéder à des sanctions contre les militaires fautifs, affirme malheureusement n’avoir « aucune preuve, aucun fait ou aucun témoignage ».

Mais pour la chercheuse de Human Rights Watch, Laetitia Bader, présente pendant les trois heures d’exposé du rapport contradictoire ce mardi à Bujumbura, le rapport produit par son ONG est vrai, tout comme les témoignages qu’il retient. Mais il n’est pas question de livrer les noms des victimes qui ont tenu à rester incognito dans cette histoire. Selon elle, les victimes  « ne voulaient absolument pas que leurs cas soient connus parce qu’elles ont tellement honte de ce qui se passe ».

Qui tranchera désormais après ces deux rapports ? Aussi longtemps que les victimes de viol auront honte de l’avouer devant un tribunal, l’impunité des auteurs sera bonnement préservée, et ce sans enfreinte à nos lois si rigoureuses sur cette question. AFPmag.

Burundi: la situation se dégrade, l’Union Africaine réagit

08 mai, 2015
Un militaire burundais vérifie les signes vitaux d'un homme attaqué par les manifestants qui l'accusaient d'etre un
Un militaire burundais vérifie les signes vitaux d'un homme lynché par les manifestants qui l'accusaient d’être un "Imbonerakure", partisan du parti au pouvoir, à Cibitoke, Bujumbura, jeudi le 7 mai 2015

 

De nouveaux heurts ont eu lieu ce jeudi à Bujumbura, cette fois se sont les partisans de Pierre Nkurunziza et les militants contre un troisième mandat qui étaient à couteau tiré dans un quartier réputé être le fief des mouvements. L’armée, restée neutre jusqu’à présent a suscité elle aussi la colère des manifestants en se chargeant d’enlever les barricades érigées dans les rues par les manifestants ; ces derniers pensent même que les militaires « prennent le parti de Nkurunziza ». Avec tout çà, l’Union Africaine, plus active que jamais sur les questions sécuritaires africaines, a réagi.

Les manifestants contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza étaient encore nombreux dans les rues de Bujumbura ce jeudi 7 mai. Alors que les forces armées ont entrepris de dégager les barricades érigées dans le quartier de Musaga, principal fief de la manifestation, l’attitude vis-à-vis des militaires a changé.

Coup d’Etat en cours au Burundi : Trois hypothèses pour démêler la situation.

14 mai, 2015
Manifestants dans les rues de Bujumbura, le 13 mai 2015.
Manifestants dans les rues de Bujumbura, le 13 mai 2015.

L’exercice dans lequel nous allons nous livrer est fortement hypothétique, mais dresse un ensemble d’hypothèses pouvant expliquer la situation en cours au Burundi et ses chances d’aboutir à un véritable coup d’Etat. 

 

Contexte

Le 26 avril, lendemain de l’annonce de Pierre Nkurunziza de se présenter à la présidentielle du 26 juin prochain, un train de manifestations s’élançait au Burundi. Et ce 13 mai, moins d’une semaine après le dépôt de la candidature du chef d’Etat pour la présidentielle de juin prochain, alors que le président s’est rendu en Tanzanie pour le sommet extraordinaire de Dar es-salam avec les autres chefs d’Etat de la sous-région, le général Godefroid Niyombaré, ex-chef d’Etat Major de l’armée burundaise et ex-chef des services secrets, annonce par les ondes de la radio privée Isanganiro, qu’il destitue le chef d’Etat en exercice.

Burundi: Adieu le coup d’Etat

15 mai, 2015
Les meneurs du coup d'état raté au Burundi: en haut à gauche, le général Godefroy NIYOMBARE. A droite, débout en béret rouge, le général major Cyrille NDAYIRUKIYE
Les meneurs du coup d'état raté au Burundi: en haut à gauche, le général Godefroy NIYOMBARE. A droite, débout en béret rouge, le général major Cyrille NDAYIRUKIYE

 

Bujumbura est depuis 48 heures le théâtre d’un jeu dangereux entre militaires putschistes et forces loyalistes au président Pierre Nkurunziza. Le coup d’Etat, mal préparé, a rencontré une ferme résistance. Pour ces putschistes qui commencent à admettre leur échec, risquer de mourir en tentant de sortir du pays ou se rendre sont les deux seules options.

Les militaires putschistes retranchés dans le quartier de Kibenga à Bujumbura semblent avoir admis l’échec de la tentative de coup d’Etat du 13 mai dernier.  « Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué. Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir » a déclaré jeudi soir  le général Cyrille Ndayirukiye, numéro deux de cette tentative de coup d’Etat.

Burundi: Pierre Nkurunziza ampute les budgets des institutions pour financer les élections

26 mai, 2015
Le président du Burundi Pierre Nkurunziza, le 17 mai 2015 à Bujumbura
Le président du Burundi Pierre Nkurunziza, le 17 mai 2015 à Bujumbura

 

Malgré les appels de la présidente de la commission africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, et de nombreux bailleurs de fonds étrangers à proroger la date des élections, le président Pierre Nkurunziza a signé à la fin de la semaine dernière un décret visant le financement du processus électoral. C’est donc une enveloppe de 25 millions d’euros qui sera dégagée des budgets des différents ministères.

Décrié par une bonne frange du peuple burundais, Pierre Nkurunziza, est au four et au moulin en vue de s’offrir un troisième mandat et cela contre l’avis même des autorités de l’union africaine. On se souvient  que le 6 mai dernier, Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la commission de l’UA faisait savoir au régime burundais que « le climat n’est pas propice à la tenue d’un scrutin. Précisant de ce fait qu’On ne peut pas aller dans un pays, rencontrer des réfugiés qui fuient, et dire que nous allons observer les élections ».

Crise au Burundi: Les résolutions probables du sommet de Dar es-salam de ce Dimanche.

31 mai, 2015

 

Le premier sommet du 13 mai sur la crise qui sévit au Burundi depuis plus d’un mois n’ayant pas accouché de fortes résolutions en raison de la tentative de coup d’Etat qui a perturbé les échanges, Dar es-salam abrite ce dimanche 31 mai un nouveau sommet des chefs d’Etats d’Afrique de l’Est.

Le sommet de ce dimanche 31 mai auquel participera Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Joseph Kabila de la RDC, Uhuru Kenyatta du Kenya, Cyril Ramaphosa le vice-président de la République sud-africaine invité spécial de ce sommet, Jakaya Kikwete président de la Tanzanie et éventuellement Pierre Nkurunziza du Burundi devrait baliser les axes de sortie de crise du Burundi et cela bien que la plupart de ces chefs d’Etat soient tout autant coupables que Pierre Nkurunziza et donc incapables de poser de véritables exigences.  

Burundi: les chefs d’Etat de la région est-africaine ont-ils réussi à plier Pierre Nkurunziza ? (analyse)

01 juin, 2015

Au sommet des chefs d’Etat de la région Est africaine de ce dimanche 31 mai, la décision de reporter l’échéance des élections a été prise, une décision que le gouvernement de Pierre Nkurunziza se dit prête à valider. Du coup on se demande si l’EAC est arrivé à plier le régime Burundais ?

Réunis à Dar Es-salam ce dimanche 31 mai les chefs d’Etat de la région est-africaine ont demandé le report des élections au Burundi afin de donner le temps aux manifestants et au gouvernement de trouver un terrain d’entente.  « Profondément inquiet de l'impasse actuelle au Burundi, le sommet appelle à un long report des élections, pas moins d'un mois et demi », pouvait-on lire dans la déclaration finale.