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Actualité en continu

Elections législatives et communales au Burundi : un climat de peur règne

30 juin, 2015

Alors que les législatives et les communales s’ouvrent au Burundi ce lundi 29 juin, l’opposition et la société civile restent décidées à boycotter cette élection. Ils dénoncent un simulacre électoral. Mais les craintes que la situation dégénère restent fortes et cela malgré la tentative du président de la Céni de rassurer les 4 millions d’électeurs qui sont attendus aux urnes ce jour.

La communauté internationale l’avait interpellé en vue de repousser les élections et de donner une chance aux négociations de paix, l’Union Africaine aussi, le régime en place au Burundi s’est entêté. Comme prévu, la double élection législative et communale, s’est ouverte ce lundi 29 juin. Alors que 4 millions d’électeurs sont attendus aux urnes, l’opposition et la société civile restent déterminées à boycotter cette élection.

Burundi: Agathon Rwasa refuse sa victoire aux législatives.

08 juillet, 2015

Même privée de deux de ses membres, la Céni vient d’annoncer ce mardi 7 juillet les résultats de la double élection de la semaine dernière. Sans surprise, le CNDD-FDD, parti au pouvoir, est en tête du processus avec 77% des sièges, suivi directement par la coalition des indépendants de l’espoir d’Agathon Rwasa, 21%. Avec ce résultat, la coalition des indépendants, qui avait annoncé son boycott de cette élection, est finalement le grand vainqueur du processus, même si le chef de file reste catégorique sur le refus de son équipe de siéger.

Plus d’une semaine après la double élection au Burundi, la Céni qui fonctionne depuis avec trois membres au lieu de cinq vient de rendre ses résultats ce mardi 7 juillet. Sans surprise, le parti au pouvoir arrive largement en tête du processus avec 77% des sièges sur les cent disponibles. La deuxième place revient aux hommes d’Agathon Rwasa, 21% des sièges.

Burundi: l'UE farouchement opposé à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

06 mars, 2015

 

A quelques mois des présidentielles, au Burundi où, Pierre Nkurunziza est président depuis 2005, des dispositions commencent à être prises pour éviter qu’il se présente à sa propre succession. Patrick Spirlet, ambassadeur de l’Union Européenne dans le pays, a tenu ce jeudi à rappeler l’intérêt pour ce gouvernement de respecter les textes de lois en vigueur.

Après les Etats-Unis, c’est l’Union Européenne qui semble s’inscrire dans le rôle de gendarme des libertés et de la marche démocratique des Etats. Jeudi dernier, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi a tenu à rappeler au gouvernement burundais que le respect de la constitution s’impose par ce temps où la société connaît de plus en plus d’agitation. Au cours de son allocution, Patrick Spirlet, déclare que « la présentation pour un troisième mandat du président actuel peut créer un certain nombre de tensions et présenter un certain nombre de risques. C’est pour ça que nous avons fait un appel au gouvernement pour qu’il aborde cette question avec beaucoup de prudence en essayant de favoriser une position si ce n’est consensuelle, en tout cas apaisée entre tous les points de vue pour éviter que cette question détériore le climat politique ».

Mais Pierre Nkurunziza qui en est à son deuxième mandat et donc les fidèles justifient un troisième mandat par le fait que le premier n’ait pas été accordé au scrutin universel, n’a jamais caché ses intentions sur sa présentation à sa propre succession. Il y a donc fort à craindre que le chef de l’Etat tente d’aller à l’encontre des termes de l’accord de paix d’Arusha, lesquels disqualifient le chef de l’Etat de la course au fauteuil présidentiel pour un troisième mandat. Pour rappel, la constitution aussi est claire là-dessus. 

Pendant que le régime, en place depuis 2005, résiste à s’appliquer au respect des normes étatiques, la société connaît chaque jour une certaine agitation en vue de l’y contraindre. Certains comme ce brigadier-chef de corps de la prison de Mpimba, ont eu recours aux grosses têtes pour tenter peut-être d’arrêter ce qu’ils s’activent à considérer comme un mandat de trop. Sinon pourquoi a-t-il favorisé cette nuit du dimanche au lundi dernier, l’évasion de Hussein Radjabu, l’ex-compagnon de Pierre Nkurunziza, devenu son plus grand ennemi ? AFPmag.

Burundi : La communauté Internationale tente d’arrêter l’hémorragie.

07 mai, 2015

 

Depuis plus de dix jours le peuple burundais a renoué avec la rue pour tenter de plier Pierre Nkurunziza. La crise, née de l’annonce de la candidature du chef de l’Etat pour un troisième mandat à la tête de l’Etat a fait déjà une dizaine de victimes civiles et se poursuit plus ferme que jamais. Face à cette dégradation de la situation sécuritaire dans le pays, les nations Unies n’entendent pas garder longtemps le silence. Après la réunion des ministres des affaires étrangères de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est, c’est le conseil de sécurité de l’Onu qui se réunit ce jeudi 7 mai pour parler de cette crise qui touche déjà toute la sous-région.

Pierre Nkurunziza, décidé à faire un troisième mandat à la tête de l’Etat, s’est mis à dos une bonne frange des citoyens burundais. Déterminée à faire déguerpir le chef de l’Etat à l’issue de ce deuxième mandat, la population est dans les rues depuis une dizaine de jours. Les altercations avec les forces de police ont causé la mort d’une dizaine de civiles et une quinzaine de policiers ont été blessés au cours des manifestations. Des milliers de burundais ont fui en direction du Rwanda voisin, et la situation n’est pas prête de se calmer.

Coup d’Etat en cours au Burundi : retour sur la situation pré-coup d’Etat.

13 mai, 2015
Des manifestants burundais entourant un char de l'armée avancent vers le centre ville tandisque la police recule. Bujumbura, ce mercredi le 13 mai 2015.
Des manifestants burundais entourant un char de l'armée avancent vers le centre ville tandis que la police recule devant leur passage. Bujumbura, ce mercredi le 13 mai 2015.

 

Depuis deux semaines les Burundais ont rejoint la rue pour forcer Pierre Nkurunziza à renoncer à un troisième mandat. La situation dans les premiers jours était mi-calme, mi-chaude, mais laissait présager un durcissement du ton de la part des manifestants ; ce qui est finalement arrivé.

Deux semaines de manifestations avec des répits d’une journée ou deux tout au plus, la rue burundaise est bien décidée à plier Pierre Nkurunziza et à le faire renoncer à son ambition de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat. 

Burundi: la psychose gagne le pays

17 mai, 2015

 

Certes le coup d’Etat est passé, mais les forces loyalistes restent sous le choc et leurs réactions de ce samedi 16 mai, trahissent une psychose forte. Désormais elles agissent sans aucune vérification, se déploient en bataillon alors qu’il s’agit simplement de rumeurs. Mais la psychose s’est emparée aussi du peuple qui ne veut plus croire même aux évidences.

Le Burundi est entré dans une nouvelle ère. Après le coup d’Etat raté de la semaine dernière, les choses ne seront plus les mêmes dans le pays. Jeudi 14 mai 2015, alors que les meneurs du coup d’Etat s’étaient retirés dans le quartier de Kibenga, un hôpital de ce quartier avait été pris pour cible par les forces loyalistes. 

Burundi: Le portefeuille européen en passe de soumettre les autorités

18 mai, 2015
Le vice-premier ministre de la Belgique, Didier Reynders avec le président Pierre Nkurunziza du Burundi
Le vice-premier ministre de la Belgique, Didier Reynders avec le président Pierre Nkurunziza du Burundi

L’entêtement des autorités burundaises, Céni y compris, ne se poursuivra pas aujourd’hui que la Belgique, la Suisse et même l’Union Européenne, principaux contributeurs du pays ont annoncé la suspension de leur aide. La date des communales et des législatives, prévue le 26 mai prochain, pourrait changer dans les jours qui viennent.

Les autorités burundaises, plusieurs fois sommées par l’opposition nationale et la société civile, de repousser la date des élections communales et législatives prévues le 26 mai prochain vont finalement se plier à cette exigence.

Burundi: Les scénarios possibles après le départ des observateurs européens et si Nkurunziza est réélu.

29 mai, 2015
Des policiers patrouillent à Kinindo, mairie de Bujumbura, Burundi, mercredi le 6 mai 2015.
Des policiers burundais à Kinindo, Bujumbura, mai 2015.

Alors que le train des manifestations anti-troisième mandat, le coup d’Etat manqué du 13 mai dernier  n’ont pu arrêter Pierre Nkurunziza qui tente de se maintenir à la tête de l’Etat, et que les législatives sont maintenues pour le 5 juin prochain, les observateurs de l’Union Européens, présents à Bujumbura depuis un mois quittent le territoire burundais ce vendredi 29 mai, ce qui ne présage pas un bel avenir pour le pays.

Au Burundi où les manifestations anti-troisième mandat ont baissé d’intensité pour ne pas dire qu’elles sont finies, Pierre Nkurunziza qui a pacifié le pays avec les arrestations des auteurs du putsch manqué du 13 mai dernier, a maintenu les élections législatives au 5 juin prochain.

Burundi: l’armée et la police ont annoncé qu’ils réagiraient contre l’opposition.

25 décembre, 2014

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Ce qui s’est passé au Burkina Faso semble avoir eu un certain impact sur tout le continent noir. Depuis le coup de force du peuple contre Blaise Compaoré, son leader de ces trois dernières décennies, partout en Afrique l’opposition mènent des actions d’envergure en vue de renverser des dirigeants parfois régulièrement élus. Le Burundi vient de rejoindre le Gabon d’Ali Bongo dans ces mouvements insurrectionnels de l’opposition. Mais les choses dans le cas Burundais pourraient se passer autrement, Puisque Prime Niyongabo, le chef d’Etat-major  de l’armée a été clair dans  ses déclarations mardi dernier. « Le Burundi n’est pas le Burkina Faso » a-t-il déclaré aux mouvements d’opposition du pays. Ce propos semble demander aux nombreux manifestants de moraliser leur ardeur et de regarder par deux fois avant de se lancer dans cette lutte.

Au pouvoir depuis le 19 août 2005, Pierre Nkurunziza brigue en ce moment son deuxième mandat, et mérite bien la patience de son peuple. On comprend qu’il veuille lui interdire de se représenter en 2015, mais ce combat pour l’heure n’a de place qu’au parlement et non dans la rue. La rue reste l’ultime recours lorsque plus rien ne parvient à infléchir le régime en place. Onesiphore Nembe AFPmag. 

 

 

Burundi : pourquoi l’armée tue finalement ces rebelles ?

05 janvier, 2015

 

Un mystérieux groupe de quelques 200 individus armés et les forces de l’ordre nationales Burundaises s’affrontent depuis le 30 décembre 2014 à Cibitoke, une province située au nord de la capitale Bujumbura.

Un groupe de près de 200 individus armés de lance-roquettes, de mitrailleuses, de fusils d’assaut et d’un mortier de 60mm affronte les forces de l’ordre depuis bientôt une semaine dans la province de Cibitoke, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bujumbura, capitale Burundaise. Au bout de ces jours d’altercations, les forces de l’ordre sont en passe d’écraser cette mystérieuse rébellion. Plus de 100 d’entre ces rebelles auraient été tués dans des conditions louches, puisque certaines sources avancent que même ceux qui choisissent de se rendre sont mis à mort. Aucune information officielle n’a été encore été communiquée et on ne saura pas grand-chose tant que les affrontements ne seront pas définitivement finis.

Soulignons toutefois que sous anonymat, un haut gradé de l’armée Burundaise aurait précisé que les individus sont venus de la RDC dans la nuit du lundi au mardi 30 décembre 2014. Cette date qui coïncide avec le terme de l’ultimatum lancé par la SADC et la CIRGL aux rebelles hutus des forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a fait pensé à un détachement des rebelles du FDLR qui essaye de trouver refuge au Burundi avant l’assaut des troupes internationales et de l’armée congolaise contre leur rébellion. Pour rappel les pays voisins du Congo ont toujours servi de base arrière aux groupes armés qui opèrent à l’Est du Congo RDC. Mais avec la tournure actuelle des choses, ces rebelles sont devenus un pesant fardeau pour les autorités. On pourrait alors penser que ces affrontements visent à éliminer une menace qui, en quittant le Congo démocratique, aurait pesé désormais sur le Burundi.

De toute façon le motif argué jusqu’à présent par les hauts gradés de l’armée burundaise est le matraquage d’une rébellion pour éviter de gangrener toute une nation et mettre le Burundi au bord d’une guerre civile. Onesiphore Nembe AFPmag