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Actualité en continu

Burundi : le régime de Nkurunziza perd son bras droit dans une attaque à la roquette

03 août, 2015

Une semaine après la victoire de Pierre Nkurunziza à la présidentielle du 21 juillet dernier, on apprend l’assassinat d’Adolphe Nshimirimana. Général et ex-chef d’Etat-major du régime burundais, le défunt était considéré comme le bras droit du président.

Burundi: Des « révélations » sur l’assassinat des trois religieuses italiennes mettent Bob Rugurika derrière les verrous

29 janvier, 2015

Pour des révélations faites sur trois religieuses italiennes que de hauts responsables des services secrets burundais auraient commandité le meurtre le 8 septembre 2014, Bob Rugurika , journaliste et directeur de la radio RPA a été arrêté par les autorités depuis bientôt dix jours. L’homme est aujourd’hui poursuivi pour complicité d’assassinat.

Lundi 8 Septembre 2014, trois octogénaires, religieuses Italiennes, sont assassinées dans le couvent de Kamenge, une commune de la périphérie de Bujumbura par « une personne déséquilibrée » selon le diocèse de Parme (Italie). Face à ce crime odieux, le gouvernement burundais par son vice-président, Prosper Bazombanza, déclare être consterné par ces actes avant de s’engager à « faire la lumière sur cette affaire le plus rapidement possible ». Entre temps, la lumière aurait été jetée par Bob Rugurika, journaliste et directeur de la radio RPA. L’homme aurait diffusé une série de reportages de nature à attribuer le meurtre des trois religieuses italiennes à un commando sous les ordres des services secrets burundais. Cette révélation, lorsqu’elle serait vraie, remettrait en question l’identité de ces bonnes religieuses, puisque les services secrets ne s’attaquent en général qu’aux infiltrés ou à des personnes représentant une menace pour l’Etat.

Mais ironie du sort, celui qui accuse les autorités en déclarant : « J’ai touché là où ça fait mal avec les révélations sur les vrais assassins des trois religieuses italiennes en septembre 2014 à Bujumbura » est aujourd’hui derrière les barreaux. Bob Rugurika, est accusé de complicité dans cet assassinat. Aucune révélation explicite n’a encore été faite sur l’implication du journaliste, mais il est retenu dans la prison de Muramvya depuis une dizaine de jours. Cette histoire que la suite pourra certainement éclairer toutes les zones d’ombre qui existent encore, mobilise aujourd’hui, journalistes et organismes des droits de l’homme burundais, tandis qu’à l’international, des voix qui certainement n’en savent pas trop, demandent la libération d’un homme qui a certainement des choses à  dire, afin que justice soit faite sur des âmes bienfaitrices lâchement assassinées. AFPmag.

 

Burundi: la société civile contre un 3e mandat de Nkurunziza.

13 février, 2015

 

A l’approche des élections présidentielles de juin prochain, Pierre Nkurunziza qui finit son deuxième mandat à la tête du pays, est interpellé par la société civile, très opposée à sa candidature pour un troisième mandat.

A l’approche des présidentielles de juin 2015, la société civile burundaise s’active à régler les détails. Le premier détail et peut-être le seul, son chef d’Etat. Pour cette société civile, Pierre Nkurunziza, doit se garder de présenter sa candidature pour un troisième mandat à la tête de l’Etat. Dans une lettre, le collectif « Campagne citoyenne, Non à un troisième mandat », a demandé au chef de l’Etat qui n’a jamais caché son ambition d’être candidat à sa propre succession, de renoncer à cela. Alors que la lettre est restée sans réponse depuis une semaine, Vital Nshimirimana, l’un des leaders du collectif, est passé à la vitesse maximale. L’homme déclare que « Les Burundais sont déterminés à lui faire barrage parce que les Burundais n’ont rien de différent avec les Congolais, les Burkinabè, les Maliens, lorsqu’il s’agit de défendre leurs droits, l’avenir du pays ». Mais si pour Vital Nshimirimana « Il n’est pas encore tard…pour annoncer qu’il renonce officiellement à briguer le 3e mandat », rien n’est sûr quant au fait que le chef de l’Etat cédera à la pression du peuple.

Après les burkinabé qui ont chassé Blaise Compaoré le 31 octobre 2014, les congolais de la RDC qui ont plié les parlementaires et forcé le retrait de l’alinéa 3 de l’article 8 de la nouvelle loi électorale, les burundais vont-ils entonner le chant de cette douce révolution que les peuples mènent finalement en Afrique ? AFPmag. 

 

Burundi: La manifestation pour le retour de Bob Rugurika était aussi une mise en garde.

20 février, 2015

Après un mois d’incarcération, Bob Rugurika a été libéré ce jeudi 19 février. Pour la circonstance, une foule immense est sortie dans les rues de Bujumbura pour saluer le retour du directeur de la RPA. Mais pour la plupart des manifestants, cette foule voulait passer un message au président Nkurunziza, qui veut briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat.

C’est une foule jamais observée auparavant qui est sortie ce jeudi 19 février dans les rues de Bujumbura, capitale du Burundi, pour saluer le retour de Bob Rugurika. Le directeur de la RPA, la plus importante radio du Pays, était emprisonné depuis un mois. Ce sont plusieurs dizaines de milliers d’hommes qui sont sortis contre l’interdiction du ministre de l’intérieur pour l’accueillir. Cette marrée humaine pour certains hommes politiques et certains membres de la société civile voulait envoyer un message clair aux autorités du pays. Avec la détermination de Nkurunziza, président du Burundi, à se présenter pour la troisième fois aux élections présidentielles prochaines, la population a voulu dire : « Non ».

Alors que nous sommes à trois mois du scrutin présidentiel au Burundi, les avis de tous les manifestants sont unanimes sur le fait que cette foule mettait en garde le régime. Le directeur de Bonesha FM pense que le ras-le-bol a suffisamment mûri. « J’interprète cela comme une façon de dire non, non avec un grand « N » aux injustices répétitives, à la dictature, à la mauvaise gouvernance au Burundi. Ca montre que depuis longtemps, le peuple burundais s’est réservé, mais maintenant il en a marre », a-t-il déclaré à l’issue de cette manifestation. Mais le régime qui s’entête déclarait récemment que : « le Burundi n’est pas le Burkina Faso ». Nombreux sont ceux qui pensent comme Pierre, citoyen Burundais vivant depuis une trentaine d’années à Bujumbura, que « C’est la première fois qu’on voit ça. Cela montre clairement que les Burundais ont changé, qu’ils se battent aujourd’hui pour leur dignité, pour leurs droits ».

Alors que deux blocs semblent s’ériger pour le grand combat dans les urnes ou dans les rues de Bujumbura dans quelques mois, on peut tout simplement constater que le peuple burundais vient de rompre avec son indiscrétion coutumière. AFPmag.

 

Burundi: Entre Pierre Nkurunziza et l’opposition le bras de fer a commencé.

15 avril, 2015

Pierre Nkurunziza qui ne cache plus ses intentions de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat, a fini par se mettre à dos toute l’opposition burundaise. Forte d’un prétendu soutien international, cette opposition a appelé le pouvoir en place au respect strict de la constitution et des clauses de l’accord de paix d’Arusha, outre mesure a-t-elle déclaré ce mardi, elle  se voit dans l’obligation de mettre en marche une batterie de mesures pour l’arrêter.

Le moment des discours est passé, hélas, il n’a servi à rien. Pierre Nkurunziza reste bien décidé à briguer un troisième mandat et ce contre les dispositions constitutionnelles et les clauses de l’accord d’Arusha.

Burundi : Pour un troisième mandat de Nkurunziza la justice est d’accord.

20 avril, 2015

Au Burundi où l’on manifestait vendredi dernier contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, le week-end était spécial pour la juridiction de Bujumbura. Après l’audition de quelques 106 personnes, les inculpations pour « participation à un mouvement insurrectionnel » ont touché 65 d’entre elles tandis que 41 autres ont été relaxées. Ce sont donc plusieurs irrégularités qui ont pu être notées dans cette procédure, laissant voir un soutien indéfectible de la justice au président de la république.

Au Burundi où le président Nkurunziza fait un vrai forcing pour un troisième mandat, les manifestants qui prônent le respect strict des dispositions constitutionnelles ont quant à eux payé le prix de leur velléité. Sur les 106 manifestants contre un nouveau mandat du chef de l’Etat arrêtés vendredi dernier, 65 ont été inculpés après une enquête lapidaire et une vraie procédure de référé.

Burundi : Après quelques années de répit le pays replonge

27 avril, 2015

Au Burundi où la stabilité était revenue depuis quelques années, certains commencent à prendre les chemins de l’exil. Alors que la tension monte d’un cran tous les jours, ils sont nombreux depuis samedi à prévoir le pire. L’entêtement de Pierre Nkurunziza  à briguer un troisième mandat est en train de précipiter le pays dans une crise civile.

Sommé plusieurs fois de renoncer à son ambition de briguer un troisième mandat, Pierre Nkurunziza, s’est porté candidat de son parti le CNDD-FDD samedi dernier. Depuis lors, les manifestants pro-opposition sont descendus dans les rues de Bujumbura, la capitale, où ils affrontent en jets de pierres les forces de l’ordre. La force anti-émeute use quant à elle de tous les moyens pour les arrêter.

Burundi: Des déclarations de nature à nuire la poursuite du dialogue

11 juin, 2015

A l’issue du sommet des chefs d’Etat de la CIRGL de ce début du mois de juin, on s’attendait à un recul de six semaines au moins des élections et au retour à un dialogue franc entre les opposants au troisième mandat de Pierre Nkurunziza et le gouvernement, hélas. Les récentes déclarations des uns et des autres sont de nature à suspendre le dialogue, ce qui est une victoire des pro-Nkurunziza

Réunis à Dar Es-salam, au début de ce mois de juin, les chefs d’Etat de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs avaient demandé le recul du calendrier électoral de six semaines : une demande que Nkurunziza et son gouvernement n’ont pas satisfait complètement. Repoussé de trois semaines, les présidentielles qui devaient se tenir initialement le 25 juin sont prévues pour la mi-juillet, une décision prise par la Céni qui ne compte aujourd’hui que trois membres au lieu de cinq.

Burundi : Le même combat mais la tactique change

23 juin, 2015
Des secouristes prennent un charge une victime de l'explosion de grenades dans un marché de Bujumbura au Burundi
Des secouristes prennent un charge une victime d'une explosion de grenades dans un marché de Bujumbura au Burundi

 

Au Burundi où la rue n’est plus en mouvement contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, c’est la tactique qui a changé. Explosions de grenades çà et là, un vrai scénario d’une guérilla urbaine.

Le train des manifestations contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza s’étant arrêté, place à une nouvelle tactique de combat pour forcer le chef d’Etat qui en est à son deuxième mandat à quitter la tête du pays. Après Bujumbura où une grenade a explosé vendredi soir, de nouvelles explosions ont touché l’intérieur du pays, comme si les auteurs de ces explosions essayaient de mettre tout le pays en boule.

Burundi: les arrestations des opposants se poursuivent

28 juin, 2015
Agathon Rwasa
L'opposant burundais Agathon Rwasa se plaint de l'arrestation de plusieurs des militants de son parti.

Ce samedi a connu une nouvelle vague d’arrestations de militants de partis d’opposition au Burundi. Ces derniers sont accusés par le régime d’être mêlés aux manifestations qui ont secoué Bujumbura ces derniers mois, des allégations que Agathon Rwasa, le leader des FNL-Rwasa, invalide complètement.

D’abord Evangeline Kamaro, présidente locale de la ligue des femmes du FNL-Rwasa, ensuite Augustin Burikukiye, médecin et  représentant des FNL-Rwasa à Cibitoke, tous deux arrêtés par la police  ce samedi 27 juin dans leur domicile, le train des arrestations d’opposants au régime de Bujumbura continue. Selon les autorités, il s’agit là de personnes ayant participé aux manifestions qui ont secoué le Burundi depuis le 26 avril dernier, des allégations qu’Agathon Rwasa conteste entièrement.