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Actualité en continu

Boko Haram s’apprêterait-il à attaquer Kolofata ?

15 mars, 2015

Le pont sur le fleuve El Beid reliant le Cameroun au Nigeria 

Après les multiples attaques des troupes de la force multinationale contre Boko Haram, la secte s’est massivement rassemblée à Kumché, une localité nigériane située à 15 kilomètres de Kolofata, base militaire camerounaise. Depuis lors, les soupçons d’une attaque massive de la secte contre le Cameroun gonflent.

Boko Haram chassé finalement de Damasak

19 mars, 2015

Un convoi de l'armée tchadienne à Damasak le 18 mars 2015

Il aura fallu dix jours à la force armée tchado-nigérienne pour déloger les islamistes de Boko Haram de Damasak. Initié le 8 mars dernier, ce combat a connu finalement un terme mercredi 18 mars. Sur le terrain on parle de 300 morts.

Annoncé libéré le 8 mars dernier, soit quelques heures après que les forces armées tchadienne et nigérienne avaient traversé la rivière Komadougou Yobé, frontière entre le Niger et le voisin Nigérian, ce n’est que ce 18 mars que le staccato des mitraillettes a cessé dans la ville. Les islamistes qui ont perdu un vaste territoire de ce qui devait être leur califat, ont livré de rudes batailles pour conserver cette ville, l’une des rares encore sous son contrôle. Peine perdue malheureusement.

Ahmat Youssouf, colonel des forces armées tchadiennes, est revenu sur les détails de ce combat historique. « Nous avons livré un premier combat puis un second.  A l’entrée Est de Damasak, nous avons rencontré une petite résistance et ils ont laissé beaucoup de véhicules, de motos, calcinés, là-haut dans la brousse, là où il y a eu des combats », a-t-il lancé, pour dire combien la seule pénétration dans la ville aura demandé du temps et de la détermination. Toumba Mohamed, colonel dans l’armée Nigérienne, s’expliquant à RFI, mentionne des difficultés liées à un environnement boisé. L’homme déclare que : « Les difficultés étaient dues à un environnement boisé, parce que  quand quelqu’un est dans un environnement boisé, il est difficilement décelable. Il fallait vraiment aller pas à pas, avec minutie, pour trouver les poches de résistance et les réduire, avant de  passer avec sérénité sur les objectifs futurs ».

La détermination affichée par la force multinationale a asphyxié chaque jour les islamistes de Boko Haram. Aujourd’hui que la secte est pilonnée à l’Est et à l’Ouest de cette Etat de Borno et ce sans la possibilité de fuir vers le Cameroun voisin, où le bataillon d’intervention rapide (BIR) les attend de plein pied, on ne s’interroge plus sur le sort de la bande à Abubakar Shekau, mais plutôt sur le temps que sa neutralisation prendra. Puisque ce combat qui vient de connaître un terme et qui a fait 300 morts selon une source nigérienne, avait été annoncée fini le 8 mars dernier, avant que les démentis quelques heures plus tard interviennent.

Prévues le 14 février dernier, les présidentielles avaient été repoussées à cause de la situation sécuritaire fortement instable dans cette région nord-Est du pays. Goodluck Jonathan, candidat à sa propre succession et son gouvernement, se donnait alors six semaines pour éradiquer la menace islamiste. Depuis lors les menées contre la secte ont libéré plusieurs villes et localités de l’étau islamistes, mais on est encore loin des promesses faites, ce qui lève une question à 9 jours de la nouvelle date des présidentielles : le Nigeria va-t-il repousser une nouvelle fois les élections ? Onesiphore Nembe. AFPmag.

Le Nigeria: Un handicap majeur dans la lutte contre Boko Haram.

20 mars, 2015

Reprise le 3 février à l’issue des bombardements conjoints de la force armée tchado-camerounaise, Gambaru que l’armée tchadienne a quitté le 12 mars dernier, est en train de tomber à nouveau dans les mains des islamistes. En principe la ville devait rester sous la vigilance des forces armées nigérianes telle que convenu, hélas, elle était abandonnée à elle-même lorsque les islamistes ont semble-t-il, chargé contre elle.

Si la confirmation de la reprise de la ville de Gambaru par les islamistes de Boko Haram tombait finalement, les adeptes de la théorie du complot aurait un nouvel argument pour soutenir leur position si solidement soutenue déjà. La ville, reprise le 3 février à l’issue des bombardements conjoints de la force tchado-camerounaise, avait vu le départ de ces sentinelles le 12 mars dernier.

En fait, à la demande du Nigeria qui estimait que l’armée tchadienne n’avait plus rien a faire dans cette zone et qu’un renforcement sur l’aile Est, vis-à-vis du lac Tcha       d, serait plus utile dans la stratégie d’encerclement menée aujourd’hui, l’armée tchadienne avait quitté la zone. Le problème : le Nigeria n’a pas envoyé de soldats pour sécuriser la ville que les islamistes épiaient encore.

Depuis une semaine, l’Etat-major camerounais positionné à Fotokol, avait annoncé que les islamistes affluaient dans les parages de la ville. Des alarmes insuffisantes pour secouer la machine militaire nigériane qui devait venir pourtant en remplacement aux 2 500 militaires tchadiens qui avaient quitté la zone. Selon certains médias, les islamistes ont fait onze victimes entre mercredi et jeudi et sont pour le moins aux portes de la ville. L’armée camerounaise de son côté a confirmé des tirs à l’arme lourde dirigés contre la ville. Les islamistes vont-ils la réinvestir dans les heures qui viennent ? L’armée tchadienne qui se trouve  en territoire camerounais depuis une semaine devra-t-elle rentrer mener un combat gagné il y’a des semaines ? Voici autant de questions qui se posent au milieu de mille discours condamnant les décisions péremptoires d’Abuja. AFPmag. 

Nigeria: Quand Goodluck Jonathan instrumentalise Boko Haram.

24 mars, 2015

 

Le président nigérian Goodluck Jonathan en tenue militaire lors d'une visite à l'armée dans le nord du pays le 26 février 2015
Le président du Nigéria Goodluck Jonathan habillé en tenue de camouflage militaire lors d'une visite à Baga (Borno) et à Mubi (Adamawa) le 26 février 2015

A quatre jours des présidentielles au Nigeria, Goodluck Jonathan, candidat à sa propre succession, s’appuie sur les victoires de la force multinationale contre la secte islamiste pour s’attirer le maximum d’électeurs; une stratégie qui pourrait se révéler insuffisante à celui que le laxisme face à Boko Haram, avait rétrécie le champ d’exercice de la souveraineté nationale.

La guerre contre Boko Haram est encore en cours, pourtant Goodluck Jonathan, candidat à sa propre succession, s’arroge les victoires de la force multinationale pour s’attirer les électeurs. A quatre jours des présidentielles, le chef d’Etat sortant joue son va-tout face à un certain  Muhamadu Buhari, vrai rival à cette élection du 28 mars prochain.

Avec en appuie la reprise de 36 villes et localités, Goodluck Jonathan à qui on reproche un fort laxisme contre Boko Haram, ne s’est pas limité à dire à l’électorat ses victoires. Le chef d’Etat sortant a même été vu en tenue militaire, félicitant les troupes, une façon pour lui de s’inscrire dans la logique du chef de guerre de la nation. Mais tout ce tapage pourrait se révéler insuffisant pour déterminer en sa faveur l’issue de ces élections. Puisqu’un sondage récent situait les deux favoris, Goodluck Jonathan et Muhamadu Buhari, à 42% des voix, laissant voir que cette élection sera la plus serrée depuis la chute du dictateur Sani Abacha en 1998.

Pour rappel, le Nigeria avait perdu une bonne part de sa souveraineté sur quelques Etats de cette région Nord-Est du pays. Boko Haram régnait en maître et massacrait comme à Baga le 3 janvier dernier, des milliers de civiles. Cette situation que le Cameroun, le Tchad et quelque part le Niger, ont contribuée fortement à soigner depuis de longues semaines de combats, avait interdit la tenue des présidentielles le 14 février dernier. Au cours des jours qui suivaient, une série de décisions importantes sur le plan africain avait ouvert la voie à des campagnes militaires réussies contre les islamistes.

Bien que Goodluck Jonathan se reconnaisse aujourd’hui les mérites du gagnant, la guerre contre Boko Haram  n’est pas encore finie, une raison pour laquelle le peuple nigérian peut préférer un chef militaire de formation à son chef d’Etat sortant qui vêt une tenue de soldat dans un but purement électoral. AFPmag.

A la veille des présidentielles, Boko Haram plus que jamais acculé par l’armée nigériane.

27 mars, 2015

 

A un jour de l’élection présidentielle au Nigeria, l’armée est plus que jamais déterminée à tenir en respect les islamistes de Boko Haram. Avions de chasse, chars d’assaut, fusils mitrailleuses, tout est bon pour reprendre la ville de Gwoza, tenue par la secte depuis plusieurs mois.

Située à une centaine de kilomètres à l'est de Chibok dans le Sud de l'Etat de Borno, la ville de Gwoza où l’armée nigériane mène une campagne sans relâche contre Boko Haram depuis une semaine, comptait plus de 200 000 habitants avant sa prise par la secte. Depuis une semaine l’armée nigériane mène une offensive d’envergure contre les positions de la secte dans cette ville. Certaines sources avancent que les localités de Limankara et de Pulka dans la périphérie de Gwoza, tenues depuis neuf mois par Boko Haram ont été libérées. Ces informations seraient vraies à en croire les forces armées Camerounaises qui se trouvent à quelques lieues  de cette ville située près de sa base militaire de Kolofata.

Nigeria : Boko Haram ne constitue plus une grave menace.

29 mars, 2015

 

Une fillette nigériane se tient devant des soldats du Niger et du Tchad dans la ville de Damasak, qui vient d'être reprise à Boko Haram.
Une fillette nigériane se tient devant des soldats du Niger et du Tchad dans la ville de Damasak, reprise à Boko Haram.

 

3 janvier 2015, le monde entier a l’œil rivé sur le Nigeria où, à en croire les médias, jusqu’à 2 000 individus à Baga auraient été victimes du plus pire massacre de l’histoire de Boko Haram. 2 000 morts ou un peu moins, tant ces chiffres sont gonflés, tant le deuil est grand. Désormais la détermination à neutraliser la secte touchait les autres pays du lac Tchad après le Cameroun en combat depuis plus de huit mois. Alors que le Nigeria vient de passer ce samedi 28 mars ses présidentielles sans graves dégâts sur le plan sécuritaire, il est clair aujourd’hui que Boko Haram a perdu sa puissance de destruction de ce début d’année.

Deux heurts dans le pays, 7 morts au total, voici le bilan de Boko Haram alors que le Nigeria tenait ses présidentielles ce 28 mars 2015. Pourtant avec les exactions de Baga où les médias parlaient de 2 000 morts en janvier dernier, on craignait le pire ; et cela d’autant plus que Abubakar Shekau avait fait le serment de plonger cette élection dans le chaos. A Gombe ce samedi matin, deux hommes armés ont ouvert le feu sur des électeurs faisant cinq morts. Dans le même Etat, deux autres localités ont été visées par des tirs attribués aux islamistes de Boko Haram. Là-bas on déplore deux morts.  

Nigeria : 3 raisons pour lesquelles Goodluck Jonathan a perdu l’élection.

01 avril, 2015

D’après les résultats des présidentielles tenues au Nigeria le samedi 28 mars, Goodluck Jonathan, chef d’Etat sortant et candidat à sa propre succession doit quitter le fauteuil présidentiel pour le céder au Général Muhammadu Buhari. Le chef d’Etat sortant en se rendant à cette élection était abandonné des leaders du PDP, diminué dans l’estime du peuple qui subit avec la chute des cours du pétrole un recul de l’activité économique, et l’autre handicap majeur à sa réélection est la nébuleuse islamiste, Boko Haram.

Gagner une élection présidentielle au Nigeria ou partout ailleurs est aussi un concours de circonstances. Et lorsque tout est mis en ordre pour que vous perdiez, comme Goodluck Jonathan, chef d’Etat sortant et candidat à sa propre succession, hélas, vous perdez. Alors que les résultats provisoires de cette présidentielle nigériane donnent une avance considérable à Muhammadu Buhari, un flash back permet de revoir les raisons qui ont pu perdre Goodluck Jonathan.

Boko Haram vient de perdre son dernier Bastion.

03 avril, 2015

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Considéré comme le dernier bastion de la secte islamiste, Malam Fatori, ville nigériane tombée entre les mains des islamistes de Boko Haram en Novembre dernier, vient d’être reprise par la force multinationale. Cette reprise a fait des centaines de morts dans le camp islamiste et neuf soldats tchadiens ont perdu la vie au cours d’une embuscade dans les alentours de la ville.

Des centaines de combattants de Boko Haram tués, 9 soldats tchadiens morts dans une embuscade islamiste non loin de Malam Fatori alors que leur colonne, spécialisé dans le ratissage, parcourait les environs de la ville en feu ; voici le bilan donné par les forces armées tchadiennes quand le dernier bastion islamiste vient de tomber. Les islamistes s’étaient rendus maître de cette ville en novembre dernier.

Après Gambaru, Baga, ou Damasak, Malam Fatori était selon les experts, le dernier bastion des islamistes dans le Nord-Est du Nigeria. Sa reprise par la force multinationale vient de dessiner la fin de la campagne contre Boko Haram. On rappelle que cette force multinationale a arraché chaque jour une victoire au prix d’une forte détermination. Se frayant à chaque fois une route au milieu des combattants de Boko Haram, elle a remis l’ordre dans plusieurs villes et localités en seulement deux mois.

L’arrivée d’un nouveau chef d’Etat à la tête du Nigeria et sa détermination à ramener la paix dans cette région Nord-Est du pays sont un gage suffisant pour faire croire à l’extinction prochaine de Boko Haram. Mais Muhamadu Buhari n’a encore fait une aucune déclaration sur la tactique qu’il voudrait adopter pour l’effacement total de la secte, ni sur la présence des forces armées des pays voisins sur son territoire. Du coup on se demande aujourd’hui quel est l’avenir de cette force multinationale si la guerre contre Boko Haram devait continuer ? AFPmag.

Boko Haram : Paralysé mais encore nuisible.

19 avril, 2015
Des islamistes de Boko Haram sur un tank (capture d'écran d'une vidéo de propagande publiée par Boko Haram en novembre 2014)

 

Bien que paralysé, Boko Haram est toujours une secte nuisible. Les habitants de Bia, un hameau situé dans la localité de Kolofata, à l’extrême Nord du Cameroun, viennent d’essuyer un revers de la secte. Dans la nuit du jeudi au vendredi, une dizaine de personnes auraient été tuées dans une attaque éclair islamiste.

Malgré la perte de toutes ses places fortes, Boko Haram, secte mal structurée en ce moment et fortement diminuée sur le plan des effectifs, continue de commettre des atrocités aux frontières des Etats voisins. Au Cameroun où l’armée a connu une certaine  accalmie depuis quelques semaines, le relâchement de la vigilance des forces armées vient de coûter la vie à une dizaine de nationaux.

Boko Haram : quelques jours encore et viendra la fin

23 avril, 2015
Patrouille de l'armée nigériane dans la forêt de Sambisa.

Le président élu du Nigeria n’aura peut-être plus à combattre Boko Haram, puisque l’armée nationale, encore sous les ordres de Goodluck Jonathan, vient de lancer une vaste campagne contre les islamistes dans leur dernier bastion : la forêt de Sambissa. Plus que quelques jours et la fin de la secte peut survenir.

Dans la forêt de Sambissa où les 200 lycéennes kidnappées en avril 2014 avaient été aménées et où elles auraient été tuées récemment, l’armée nigériane a ouvert hier, mercredi 22 avril 2015, une vaste opération militaire contre les islamistes de Boko Haram. Sambissa, dernier bastion connu de la secte Boko Haram, va craquer sous le plomb de cette armée nigériane décidée à ramener le calme après des années de terreur.