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Actualité en continu

Contre Boko Haram la souveraineté du Nigeria crée-t-elle un rempart pour les islamistes ?

20 janvier, 2015

Militaires tchadiens

 

Incapable d’arrêter les islamistes de Boko Haram, une secte née et grandie sur son territoire, le Nigeria a mis en garde les Etats voisins où les incursions des islamistes créent une situation sécuritaire chaotique, contre toute poursuite sur son territoire. Cette interdiction qui se fonde sur le principe de la souveraineté des Etats risque d'entraver la campagne des forces armées Camerounaises et Tchadiennes. 

Après les forces armées Camerounaises parties au front contre Boko Haram depuis mai 2014, les forces armées Tchadiennes se sont déployées ces derniers jours. Cette force conjointe à qui on sait le mérite de pouvoir éteindre l’influence de Boko Haram risque pourtant de se heurter à un problème majeur : la souveraineté du géant voisin nigérian. Le pays de Goodluck Jonathan a mis en garde les forces de défense Camerounaises et toute nation désireuse d’apporter du soutien contre toute poursuite des islamistes à l’intérieur de ses frontières. Chris Olukolade, porte-parole de cette armée nigériane, prévenait en ces termes : «Tout soutien est bienvenu, mais il devra se conformer à nos opérations en cours, car il s'agit de notre territoire». Cette position oblige donc tous les pays qui participeront à cette mission à se plier au commandement des forces armées nigérianes.

Or les forces armées Nigérianes ont réputation de galoper à l’approche des islamistes. « Les soldats prennent leurs jambes à leur cou et abandonnent leur base, leurs armes, leurs munitions et tout leur équipement militaire à l'approche des insurgés », décriait l'organisation des musulmans du Nigeria (JNI) dans un communiqué. Les forces armées Camerounaises et Tchadiennes accepteront-elles de traquer Boko Haram sous le commandement d’une armée de frileux ? Et si elles se résignaient à laisser le Nigeria mené l’attaque contre les islamistes sur son territoire, cette guerre finira-t-elle un jour ?

 

Militaires camerounais

 

L’ambition affichée des forces armées tchadiennes de reprendre Baga, quartier général de la force conjointe créée en 1994 par le Nigeria, le Tchad et le Niger et bastion de l’armée nigériane à la suite du retrait du Tchad et du Niger tombé entre les mains des islamistes récemment, pourrait déclencher d’autres mesures en terre nigériane contre ces islamistes. On comprend que les autorités Nigérianes soient très préoccupées par l’image du Nigeria, première puissance économique du continent africain que par le retour de la paix. Mais il faudra bien qu’on bafoue sa souveraineté au nom de la légitime défense préventive et pour arrêter des malfrats que les tentatives d’incursion répétées fragilisent l’économie de ces régions riveraines du Nigeria.

Contre la souveraineté du Nigeria, le Cameroun et le Tchad n’auront pas le choix bientôt. Ils devront soit voir la secte accroître son influence au Nigeria et l’attendre éternellement à la frontière, soit lancer un raid contre ces islamistes dans les forêts de Sambissa et attendre les conséquences de cette action que toute la planète saluerait. AFPmag.

 

Le Nigeria ne veut pas de coalition internationale contre Boko Haram.

24 janvier, 2015

Soldats tchadiens déployés à la frontière du Cameroun avec le Nigeria

« Le Nigeria n'a pas besoin de l'aide de l'ONU ou des soldats de l'union africaine pour combattre Boko Haram », a déclaré Sambo Dasuki, le conseiller à la sécurité du président Goodluck Jonathan.

La lutte contre la secte islamiste Boko Haram et le "renforcement d'un soutien international" figurent pourtant à l'agenda du 24e sommet des chefs d'Etat de l'Union Africaine qui se tiendra dans la capitale éthiopienne les 30 et 31 janvier.

Mais le Nigeria estime inutile d'aller au-delà de l'engagement militaire de ses voisins. "Je crois qu'à l'état actuel c'est un problème que nous pouvons parfaitement gérer avec nos partenaires, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Nous sommes capables de lutter contre Boko Haram. Il n'y a pas de doutes, c'est dans nos capacités", a ajouté le conseiller présidentiel du Nigeria.

Plusieurs pays menacés

Boko Haram, qui s'est emparé d'une grande partie du nord-est du Nigeria, multiplie les incursions au Cameroun voisin, et menace toute la région par sa proximité avec les frontières du Tchad et du Niger.

Sur cette image, on peut distinguer les soldats du Niger d'un coté, et les combattants de Boko Haram de l'autre coté de la rivière. Au loin, flotte un drapeau des jihadistes. Dans le cours d'eau, les enfants font leur lessive.

Une riposte militaire conjointe a été décidée fin 2014 entre les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (Cameroun, Nigeria, Niger et Tchad). Mais cette force composée de 700 militaires de chaque pays, ainsi que du Bénin, peine à se matérialiser du fait de mésentente entre le Nigeria et ses voisins.

 

Réveil tardif de la communauté internationale

Hier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé qu'il prévoyait de se rendre au Nigeria dans quelques jours.

John Kerry a fait cette annonce lors d'un discours sur la lutte contre "l'extrémisme violent" au Forum économique mondial de Davos.

Depuis que le gouvernement nigérian a déclaré l'état d'urgence dans trois États du nord-est, il y a 20 mois, pour faire face à l'insurrection, Boko Haram a renforcé et contrôle désormais plusieurs villes, où il a déclaré avoir créé un "Califat".

Infographie des attaques du Boko Haram au Nigéria

Les islamistes ont acquis une notoriété mondiale après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, en avril de l'année dernière, dans la ville de Chibok. Précisons que, à l'heure actuelle, ces filles restent toujours captives, la plupart ayant été par la suite mariées de force, ou revendues comme esclaves selon les dires du chef islamiste Abubakar Shekau.

Michelle Obama tenant une affiche réclamant la libération des filles kidnappées par Boko Haram.

Le leader islamiste Abubakar Shekau poste souvent des vidéos dans lesquelles il menace les dirigeants de la région et les insultes en les traitant de tous les noms.

Récemment, les combattants Boko Haram ont mené des raids dans le Cameroun voisin, et cette semaine, ils ont mené les attaques brutales sur la ville nigériane de Baga. Ils ont attaqué les bases militaires de Kolofata (Cameroun) et Baga (Nigéria) où ils ont pillé une grande quantité d'armes et munitions.

 

2000 morts en une semaine ou le bilan d'une armée nigériane incapable de protéger la population

Les rapports d'Amnesty International ont dit que pas moins de 2000 personnes sont mortes à Baga mais le gouvernement du Nigeria a contesté ce chiffre, en réduisant le nombre de victimes à 150.

Le Nigéria affirme avoir déployé près de 50% de son armée dans le nord-est. Toutefois, plusieurs soldats se sont plaints de ne pas être suffisamment armés. Beaucoup témoignent que Boko Haram possède des canons antiaériens alors que les soldats n'ont que des kalachnikovs avec 60 balles chacun. Critiques que les officiels nigérians rejettent, en disant qu'il y a des «lâches» au sein de leurs forces armées qui entravent la campagne contre les insurgés de Boko Haram. AFPmag

Boko Haram repoussé par les forces armées nigérianes.

26 janvier, 2015

 

Maiduguri qui abritait le samedi 24 janvier 2015 un meeting présidentiel, a été pris pour cible par les islamistes de Boko Haram au matin du dimanche 25 janvier. La secte islamiste, ayant manqué de prendre cette grande ville de l’Etat de Borno, s’est bornée à ajouter à son califat à naître en terre nigériane, la minuscule localité de Monguno.

Simple coïncidence ou acte prémédité ? On ne le saura peut-être jamais, mais à la suite du meeting  de Goodluck Jonathan, le chef d’Etat candidat à sa propre succession et quelques heures avant l’arrivée de John Kerry à Lagos pour parler de la situation qui prévaut dans le nord du pays, Maiduguri dans l’Etat de Borno, au Nord-Est du Nigeria, s’est réveillée sous une pluie de plomb. Les islamistes qui veulent aujourd’hui prendre cette ville d’un million d’habitants, ont attaqué très tôt ce dimanche 25 janvier 2015. Les forces armées Nigérianes, connues pour détaler à l’approche des islamistes, ont combattu cette fois avec la détermination des défenseurs de la nation. Résultat, les islamistes qui avaient attaqué sur deux fronts avec des armes lourdes  ont été repoussés loin de la ville. Signalons toutefois que les islamistes ont pu prendre la petite localité de Monguno, un village par où ils avaient lancé leur attaque, tandis que Njimtilo, le faubourg par où ils avaient tenté d’entrer est sous contrôle des forces armées. 

 

A l’issue de ces attaques, l’armée qui craint un nouvel assaut de Boko Haram, a décrété un couvre-feu sur la ville. On apprend que certains habitants de la ville ont pris la route du sud pour se mettre à l’abri des balles de ces islamistes qui tirent dans tous les sens. Selon les sources médicales, sept personnes ont perdu la vie dans ces affrontements tandis qu’une vingtaine d’individus ont été blessés.

Après cette attaque qui a été repoussée grâce aux bombardements aériens des positions islamistes, l’armée a pris le contrôle de la ville. Depuis lors les hélicoptères survolent le ciel.  Le Nigeria sait pertinemment aujourd’hui que cette ville où le mouvement islamiste est né l’année 2002, ne doit pas tomber entre les mains des islamistes. Mais on continue de se demander aujourd’hui si son entêtement à ne pas se faire assister par les forces Camerounaises et Tchadiennes qui attendent à la frontière ne le perdra pas.  AFPmag.

 

Quand la présence de Boko Haram commence à peser sur l’économie des villes tchadiennes.

26 janvier, 2015

Habitués à traverser le lac Tchad, à voyager à travers les petites localités qui séparent le Tchad des premières villes Nigérianes, afin de vendre ou d’acheter, les citoyens tchadiens des villes limitrophes au Nigeria, connaissent d’énormes difficultés depuis que l’ombre des islamistes plane sur cette région nord-est du Nigeria. Cessation des échanges, augmentation des prix, longs périples vers le Nigeria si proche par le passé, ce sont autant de souffrances qui ponctuent le quotidien des tchadiens de Bagassola et justifient l’intervention des forces armées Tchadiennes en territoire nigérian contre les islamistes de Boko Haram.  

Il faudra bien qu’on le dise, les villes tchadiennes frontalières au Nigeria dépendaient jusque-là du géant voisin. Depuis que Boko Haram s’est rendu maître des localités nigérianes situées dans cette région nord-est du pays, certaines régions tchadiennes comme le port de Bagassola sur la rive nord du lac Tchad, sont dans le rouge. Par le passé, ce port voyait l’arrivée quasi-quotidienne de marchandises en provenance du Nigeria, aujourd’hui le calme est revenu sur le port et les pirogues sont toutes amarrées devant des commerçants consternés.  El Hadj Cherif, président du syndicat des commerçants de Bagassola avoue que « Bagassola est mort, notre économie ne tient plus. 90% de nos échanges se sont arrêtés ».

Cette confession d’un homme qui a vu sa ville florissante et qui la voit sombrant, ne suffit pourtant pas à montrer l’ampleur des dégâts que la présence de Boko Haram cause à cette économie de Bagassola. El hadj Kery Moussa se souvient qu’avant l’insurrection des islamistes de Boko Haram, « on exportait du poisson, du nacrons, du bétail et on revenait au Tchad avec des produits manufacturés. Mais depuis que les boko haram sont là, ils nous arrachent nos marchandises et nous tuent ».

Lac Tchad

Alors que les habitants de cette ville dépendent des échanges avec le voisin nigérian, ils sont aujourd’hui contraints de passer par le Niger pour rallier le Nigeria, afin de vendre ou d’acheter. La distance qu’ils faisaient en une semaine par le passé s’est allongée aujourd’hui. Ils doivent couvrir près de 1650 Km de route pour rallier la grande ville de Kano.

Cette situation, ajoutée à l’impératif pour le Tchad de préserver ces pipelines qui passent par le Cameroun, a forcé le président Idriss Déby Itno, à envoyer ses troupes au front. Postées à la frontière Camerounaise avec les unités spéciales Camerounaises, ces troupes n’attendent aujourd’hui que les ordres de N’djamena pour lancer une attaque sur le sol nigérian. Cette campagne de l’armée tchadienne que le Nigeria n’a pas approuvée, devrait commencer par Baga, la ville nigériane tombée aux mains des islamistes au début de cette année.

Bagassola, ville florissante il n’y a pas longtemps, où les sandales coûtaient 250 fcfa connaît une forte augmentation de prix aujourd’hui avec ces mêmes sandales à 500 fcfa. Bientôt c’est tout le Tchad qui pourrait connaître les revers de cette présence islamiste qu’il n’est que juste d’éradiquer. AFPmag.

 

Boko Haram et Ebola à l’ouverture du conseil des ministres de l’Union Africaine.

27 janvier, 2015

A l’ouverture du conseil des ministres de l’union africaine ce lundi 26 janvier à Addis Abeba en Ethiopie, Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’Union Africaine, a invité les pays africains à réagir contre Boko Haram. D’autres voix se sont levées pour demander la levée de la dette des pays touchés par Ebola.

L’ouverture du conseil des ministres ce lundi 26 janvier à Addis Abeba en Ethiopie a été ponctuée par le propos de Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’union africaine. La sud-Africaine a appelé les pays africains à s’unir pour contrer la menace islamiste, Boko Haram et à apporter une aide économique aux pays touchés par Ebola. Au sujet de la secte islamiste nigériane, Nkosazana Dlamini-Zuma, affirme que  « Si cette menace n’est pas contenue, nous serons tous en danger. Il est temps d’agir, d’agir collectivement ». A sa suite, Carlos Lopes, le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, s’est aussi exprimé au sujet de Boko Haram et de tous les mouvements insurrectionnels qui sévissent sur le continent noir. Déclarant que la réponse à apporter à ces différentes crises (Aqmi, Boko Haram, Shebab) « n’est pas que politique mais aussi économique », il ajoute que « le résultat d’une incapacité à créer de l’activité pour les populations des régions concernées. Une instabilité qui a aussi un coût élevé pour le continent où la menace terroriste est perçue comme un risque pour les investisseurs ». Avant la fin de ce sommet il est donc possible que l’UA définisse un agenda contre Boko Haram et décide de la manière que cette campagne sera menée.

Au sujet de l’autre crise que quelques pays africains subissent depuis plus d’une année, l’épidémie Ebola, Carlos Lopes propose l’annulation de la dette extérieure des trois pays touchés, Sierra Léone, Libéria, Guinée Conakry. Cette dette qui est de l’ordre de 3 milliards de dollars, lorsque la communauté internationale l’annulerait, pourrait permettre à l’économie de ces pays de se relever et de repartir en hausse.

Le ton de cette rencontre de l’union africaine a donc été donné sur ces deux problèmes majeurs que rencontre le continent, mais on se garde d’espérer des solutions à l’issue de cette rencontre, puisque l’on se demande toujours si le Nigeria validera finalement l’arrivée des troupes internationales sur son territoire pour combattre la secte islamiste ou si l’ensemble des pays du globe conviendra à effacer la dette de ces trois pays qui connaissent une croissance zéro en ce moment. AFPmag.

 

Une brigade de l’Armée Camerounaise replie face aux islamistes de Boko Haram.

29 décembre, 2014

 

Ashigashiya, village transfrontalier situé entre le Nigeria et le Cameroun est tombé aux mains des islamistes de Boko Haram ce dimanche après des affrontements avec l’armée Camerounaise. Présent dans le village, côté Nigeria depuis quelques temps, les islamistes sont arrivés à repousser les forces de sécurité Camerounaises à quelques distances à l’intérieur du pays.

La force militaire Camerounaise a-t-elle choisi de reculer face aux troupes islamistes en surnombre pour se préparer pour un assaut d’envergure ? Non à ce qu’il parait. On sait toutefois que les troupes Camerounaises ont cédé leur position à Ashigashiya, un village transfrontalier séparant le Cameroun et le Nigeria voisin. Les combats entre les éléments de la Brigade d’infanterie motorisée (BRIM) qui avaient érigé un camp dans ce village et les islamistes de la secte nigériane, commencé vers quatre heures du matin ce dimanche 28 décembre 2014, ont mal tourné pour les forces de défense Camerounaises. On apprend de nos confrères de RFI qu’ils auraient reculé à quelques distances dans l’arrière pays.

Les populations villageoises de cette localité, nigérianes pour la plupart a-t-on appris de nos sources sur place, ont pris les chemins de l’exil. Elles se sont enfoncées dans l’arrière pays du Cameroun, sur ces terres où la paix leur garanti de voir leurs vieux jours. Aux dires des témoins, les islamistes de la secte ont hissé leur drapeau dans ce village, en signe de victoire. Mais combien de temps cette joie durera t-elle puisque les forces de défense Camerounaises ont su ces derniers temps créer des failles dans les rangs de ces troupes islamistes suffisamment mal entraînées. Pour combattre la secte islamiste, toute les mesures sont en train d’être prises au niveau du Cameroun. Une vague de recrutement militaire, un renforcement du dispositif sécuritaire à la frontière avec le Nigeria, l’adoption d’un projet de loi le 8 décembre dernier, lequel propose « la peine de mort, pour quiconque à titre personnel, en complicité ou en coaction, commet un acte terroriste. ».

Bien que les conventions avec le Nigeria interdisent un droit de poursuite sur les terres Nigérianes par les forces de sécurité Camerounaises, et que le Cameroun se refuse encore de poursuivre les islamistes de Boko Haram dans leurs repères du Nigeria au nom de la légitime défense préventive, l’issue de cette crise est loin de se dessiner. Les derniers épisodes de cette série montrent bel et bien que les forces de défense Camerounaises n’ont cédé qu’une position et qu’elles reviennent à la charge sous peu. D’ailleurs un officier supérieur de l’armée Camerounaise a assuré que le retour en force est pour les jours à venir, puisque le matériel militaire disponible dans les casernes de Maroua est suffisant pour une réplique nourrie. AFPmag

 

L’aviation militaire Camerounaise renvoie Boko Haram dans ses repères du Nigeria.

29 décembre, 2014

Finalement la victoire de la secte islamiste Nigériane n’aura duré que trois heures à Ashigashiya. Entré en jeu après le repli de sa brigade militaire dans l’après midi du dimanche 28 décembre, l’aviation militaire Camerounaise a poussé à la désertion les assaillants islamistes.

Le drapeau des islamistes de la secte nigériane n’aura flotté que trois heures au total avant l’assaut de l’aviation Camerounaise et la reprise du camp militaire d’Ashigashiya. Les chasseurs bombardiers ont investi le ciel du village et forcé les islamistes à détaler à travers les champs d’où ils étaient venus. Le Bilan n’a pas encore été donné quant aux victimes de cette réplique, mais il pourrait être très lourd en raison de la puissance et de la précision des frappes qui ont submergé ces lieux en fin de journée de ce dimanche.

A la suite de cette réplique Camerounaise, le colonel Badjeck, porte-parole de l’armée Camerounaise s’est expliqué sur les raisons qui ont forcé l’armée Camerounaise à mettre enfin les moteurs de ses bombardiers en marche.  « Nous avons bien compris [que l'ennemi] voulait nous occuper sur tous les fronts. A partir de là, je pense que l’aviation est extrêmement importante pour nous permettre de gagner non seulement en mobilité, mais également en flexibilité, indique-t-il. On avait quelques appréhensions à utiliser l’arme aérienne à cause des pertes collatérales. Mais à partir du moment où l’ennemi est identifié sur un plan géographique, je pense qu’on va utiliser l’arme aérienne. C’est effectivement une montée en puissance dans nos moyens. C’est la preuve qu’on peut répondre à n’importe quelle gradation du conflit. », a-t-il déclaré. Le porte-parole laisse voir que finalement le Cameroun a pris la mesure de la menace et qu’il répliquera désormais vivement à toute attaque des islamistes, et cela avec tout le matériel militaire d’usage dans une guerre, puisqu’à bien y regarder, c’est ce dimanche 28 décembre 2014 que le Cameroun est officiellement entré en guerre contre la secte. Mais le silence du voisin nigérian, face à cette montée des islamistes sur son territoire et lorsqu’elle menace l’intégrité territoriale d’une nation souveraine est spectaculairement étonnant. C’est à croire que ces islamistes ont reçu la bénédiction des autorités Nigérianes.

Si les islamistes de Boko Haram ont multiplié les incursions sur tous les fronts ces derniers jours, c’est parce qu’une percée de cette muraille sécuritaire Camerounaise est le premier objectif dans ces démenés en vue de créer un Etat islamiste ou quelque chose comme çà. Par chance les musulmans du Nord Cameroun restent bien accrochés à un islamisme modéré, et négligent désormais les liens commerciaux qui auraient pu les pousser dans les bras de ces étrangers. Onesiphore Nembe. AFPmag

 

 

Cameroun : Des voix appellent le Nigeria à durcir le ton contre Boko Haram.

31 décembre, 2014

Quelques heures après le coup de force de l’aviation militaire camerounaise du dimanche 28 décembre à Ashigashiya, des voix s’élèvent au Cameroun pour rappeler sa responsabilité à l’Etat du Nigeria.

Après sa réplique aérienne du dimanche 28 décembre 2014, laquelle a contraint les assaillants de la secte islamiste nigériane à se retirer dans leurs forêts du Nigeria et coûté la vie à quarante de leurs éléments selon les chiffres communiqués par le ministère de la défense Camerounais, certaines voix camerounaises rappellent sa responsabilité à l’Etat du Nigeria. Hervé Emmanuel Nkom, acteur politique au sein de la mouvance au pouvoir, connu pour son franc-parler, n’est pas aller par quatre chemins. L’homme aurait déclaré, « un problème de sécurité intérieure nigérian devient un problème de sécurité Camerounaise dans la mesure où il déborde de leurs frontières. (…) et nos voisins doivent assumer leur responsabilité. »

Cette position que beaucoup de camerounais partagent aujourd’hui est dictée par une certaine inaction du voisin nigérian alors que la gangrène islamiste s’enfonce dans les nerfs de sa société et tente désespérément de s’infiltrer au Cameroun.  Puisque dans la vérité, une véritable menée de l’armée nigériane contre Boko Haram, au pire des cas, diminuerait la capacité de nuire de la secte. Onesiphore Nembe. AFPmag.

 

Après de lourdes défaites face à l’armée Camerounaise, Boko Haram change vainement de tactique.

06 janvier, 2015

Les défaites consécutives de la secte islamiste nigériane à la frontière avec le Cameroun ont forcé les leaders de Boko Haram a changé de tactique. Mais face à tout ceci le Cameroun est prêt aujourd’hui à répondre à toutes les attaques des islamistes. 

 

Après la riposte aérienne de l’armée Camerounaise dans la nuit du 28 décembre 2014, les islamistes de Boko Haram qui ont essuyé une autre perte de plusieurs dizaines d’hommes au début de cette année 2015, ont changé de tactique. « Ils ont changé de stratégie de guerre… maintenant ils posent des mines » a déclaré un militaire Camerounais à un représentant local d’Afrique Progrès Magazine. Cette vieille tactique hitlérienne qui vise à interdire à l’adversaire de pénétrer jusqu’au repère de l’ennemie affaibli, ne suffit pas pour arrêter les unités d’élites Camerounaises. Selon une source militaire « le Cameroun a dépêché sur le terrain des démineurs professionnels ». L’homme ajoute que « le moral des troupes Camerounaises est très haut aujourd’hui ».

 

Les troupes de Boko Haram sont-elles finalement aussi fortes que l’on croyait ? On ne dirait pas, puisqu’un haut gradé de cette armée Camerounaise pense aujourd’hui que « Si on (le Cameroun) était pas en position de riposte, il y a longtemps qu’on ne parlerait plus de Boko Haram ». AFPmag.

 

Touché : le chef de Boko Haram passe aux menaces contre Paul Biya.

09 janvier, 2015

A la suite des dernières échauffourées entre l’armée Camerounaise et les islamistes de Boko Haram à la fin de l’année 2014, Aboubakar Shekau, chef de Boko Haram, passe aux menaces contre Paul Biya.

Dans une vidéo postée sur youtube le 5 janvier 2015, Aboubakar Shekau, chef de la secte islamiste qui terrorise quelques villes Nigérianes, est passé aux menaces. Sa cible ; l’indomptable Paul Biya. L’homme déclare au chef d’Etat Camerounais,  « Tes soldats ne peuvent rien contre nous. Si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir le même sort que le Nigeria ». Ces propos qui dénotent la position d’un homme acculé, n’ont pas suffi à intimider Paul Biya, encore moins le Cameroun où la vie suit son train train habituel. De  leur côté, les soldats Camerounais, qui ont promis depuis les dernières attaques de Boko Haram du 28 décembre 2014, de répondre  désormais aux assaillants de la secte comme aux ennemies de la nation Camerounaise, restent bien quiets sur leur position à la frontière avec le Nigeria.

Mais ce Paul Biya qui remporta beaucoup de combats contre d’impressionnants adversaires, face à des terroristes, voudra-t-il se repentir de veiller sur l’intégrité et la souveraineté de l’Etat du Cameroun ? C’est en tout cas une illusion que seul Aboubakar Shekau arriverait à s’imaginer. 

 AFPmag.