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Actualité en continu

Contre Boko Haram : Une force multinationale de 8 700 hommes avec droit de poursuite.

08 février, 2015

 

Au Cameroun où les experts militaires de la région étaient réunis depuis le 5 février, la décision d’envoyer 8 700 hommes au front contre les islamistes de Boko Haram a été prise. On parle même du droit de poursuite pour cette force multinationale.

A l’issue de la rencontre entre les experts militaires de la région du lac Tchad à Yaoundé entre le 5 et le 7 février, des résolutions fortes ont été prises pour combattre les islamistes de la secte nigériane. Alors qu’on parlait de 7 500 soldats le 30 janvier dernier au sommet de l’Union Africaine, ce sont 8 700 hommes qui seront mobilisés pour combattre Boko Haram. Le Nigeria enverra 3 200 hommes, le Tchad 3 500, le Cameroun 750 et le Niger 750. Pour l’heure on ne sait pas combien de soldats le Bénin enverra dans cette lutte. Mais avant son déploiement, cette force multinationale devra attendre l’approbation préalable du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine et celle subséquente de l’ONU avant de lancer la campagne contre les islamistes.

Alors que le Nigeria avait accordé un droit de poursuite au Tchad, il semble que ce droit ce soit élargi à toutes les autres composantes de cette force multinationale. Sous anonymat, un participant à cette rencontre a confié que les soldats seront libres de se déplacer sur tout le territoire sans requérir une autorisation quelconque.  Précisons toutefois que, même avec l’envoi de cette force au combat, le Cameroun, le Tchad le Niger et le Nigeria pourront toujours recourir à leur armée nationale. Du fait de sa proximité du champ de bataille, N’djamena a été établi QG, mais le commandement de cette force armée sera tournant. AFPmag.

 

Entrée précoce du Niger en guerre contre les islamistes de Boko Haram.

08 février, 2015

 

 Postés à Diffa, frontière avec le Nigeria, les soldats nigériens attendaient le vote de leur parlement ce lundi 9 février pour entrer officiellement en guerre contre les islamistes de Boko Haram. Mais l’attaque islamiste de Bosso et de Diffa du vendredi 6 février, a précipité l’entrée en guerre de l’armée Nigérienne.

Jusque là les islamistes de Boko Haram ne s’attaquaient qu’au Cameroun et au Nigeria, deux terres qui devaient servir de territoire à leur califat imaginaire. Pourtant c’est après le Niger qu’ils en voulaient ce vendredi 6 février. Postées à la frontière, les troupes nigériennes attendaient le feu vert du parlement qui doit voter l’entrée en guerre du pays lundi 9 février. L’attaque islamiste a été menée simultanément sur deux fronts : à Bosso et à Diffa. Mahamadou Karidjo, ministre nigérien de la Défense parle de 109 islamistes tués, 4 militaires nigériens et un civil ont aussi perdu la vie au cours de cette bataille. Le Niger qui déplore aussi deux disparitions, assurait vendredi soir par son ministre de la défense qu’ « En ce moment, le calme est revenu dans les deux localités. La situation est sous contrôle ».

Acculés par les forces Camerounaises et Tchadiennes les islamistes cherchent-ils aujourd’hui à fuir vers le Niger ? Aucune certitude dans ce sens, par contre on sait que le parlement nigérien ne peut plus reculer après ce qui vient d’arriver. Désormais le Niger rejoint le Cameroun qui mène cette guerre depuis une année bientôt et le Tchad qui commence sa troisième semaine. A trois, les armées de ces pays, présentes à Kolofata, à Fotokol, à Gambaru, le long du Lac tchad, à Diffa et à Bosso, ont suffisamment encerclé les islamistes pour en découdre à l’arrivée de la force multinationale de 8 700 hommes annoncées pour bientôt. AFPmag.

 

Niger: Nouveaux heurts de l’armée avec les islamistes de Boko Haram.

09 février, 2015

Ce dimanche 8 février, Diffa, ville nigérienne à la frontière avec le nord du Nigeria, était une nouvelle fois submergé par le tir des canons. Les islamistes de Boko Haram ont attaqué une deuxième fois en deux jours la garnison militaire, où les officiels nigériens venus la samedi rendre hommage aux soldats tombés vendredi dernier se trouvaient encore.

La muraille Camerounaise n’ayant pas fissuré après plusieurs attaques de Boko Haram, les islamistes semblent se tourner désormais vers le Niger. Après l’attaque du vendredi dernier et sa centaine de morts côté islamistes, Boko Haram est revenu à la charge ce dimanche 8 février. Tout a commencé avec les tirs d’obus à 5h 30, heure locale. Objectif : prendre le pont de Komadougou Yobé afin de rejoindre le sol nigérien ou le détruire pour interdire l’accès aux forces armées nigériennes. Ce pont qui se trouve à 7 kilomètres de la ville de Diffa devrait permettre aux forces armées nigériennes et tchadiennes postées dans cette localité d’accéder au Nigeria à l’issue du vote confirmatif du parlement nigérien de ce lundi 9 février.

Les premiers tirs ont commencé ce dimanche alors que les officiels nigériens, le ministre de la défense y compris, venus samedi pour honorer la mémoire des quatre militaires et un civil tombés dans les affrontements de la veille étaient encore dans la garnison. Ils ont été exfiltrés et ce sont les civils d’un marché de la ville qui ont été touchés par un tir d’obus. On parle d’un mort et d’une dizaine de blessés. Côté islamistes où un nuage de feu s’est déversé, on ne saura peut-être jamais combien de morts ont été enregistrés. Les islamistes au final ont été repoussés à la mi-journée. S’ils ne reviennent pas à la charge ce lundi, il est possible que les forces armées nigériennes lancent leur première offensive contre ce mardi à l’issue du vote au Parlement. AFPmag.

 

Niger: Assaut imminent contre Boko Haram.

10 février, 2015

Après le vote au parlement ce lundi 9 février, les militaires nigériens postés à Diffa et le détachement de l’armée tchadienne présente dans cette zone, s’apprêtent à lancer une offensive en terre nigériane contre Boko Haram

Les militaires nigériens n’attendaient que le feu vert du parlement avant de lancer l’assaut contre les islamistes de Boko Haram. Hier, lundi 9 février 2015, le parlement a voté pour cette intervention de l’armée en terre nigériane contre les islamistes. L’assaut n’est qu’une question d’heures désormais. Cette opération sera menée avec la coordination des troupes tchadiennes venues en renfort dans cette localité et des informateurs occidentaux dépêchés ici il y a quelques jours. Ce sont donc des milliers de soldats entraînés au combat contre les islamistes qui vont traverser la frontière en direction du Nigeria.

Pour cette campagne qui s’apprête, on parle d’un déploiement important d’armes et de canons. Dans l’arsenal de cette force nigérienne on rencontre même le canon 122 mm, capable de pulvériser des cibles à 20 kilomètres. Mais si franchir la frontière est devenu pour ces soldats une obsession, toutefois on se demande bien comment ils surveilleront désormais cette ville que des kamikazes islamistes tentent d’infiltrer par tous les moyens. Pour rappel, deux kamikazes ont traversé la frontière  ce mardi avant d’être neutralisés.

Coincé au milieu des canons de cette force multinationale, Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans sa récente vidéo postée sur Youtube, tente d’interpeller le leader du groupe Etat islamique et joue la carte de la puissante armée qui ne craint rien face à ces redoutables forces qui arrivent désormais de toute part. La fin de Boko Haram surviendra-t-elle avant la fin de ces six semaines que s’accorde le gouvernement de Goodluck Jonathan ? On ne peut le parier même si tout est mis en ordre pour en finir très bientôt.  AFPmag.

 

Boko Haram perd 143 hommes face à l’armée Camerounaise à Kolofata.

13 janvier, 2015

Alors que les islamistes de Boko Haram continuent de semer la terreur au Nigeria, deux mille morts la semaine dernière, ils viennent d’essuyer une cuisante défaite face à l’armée Camerounaise. Le bilan provisoire fait état de 143 islamistes morts et d’un important matériel de guerre laissé sur le champ de bataille par les islamistes.

Décidément les islamistes de Boko Haram n’ont pas de chance face au mur sécuritaire Camerounais. Selon les autorités Camerounaises, les islamistes ont perdu 143 hommes dans les combats qui ont eu lieu à Kolofata ce lundi 12 janvier 2015. Les islamistes qui voulaient prendre un camp militaire tenu par les hommes de Paul Biya auront cependant réussi l’exploit de tuer un soldat Camerounais. Pendant ces combats qui ont duré cinq heures seulement, l’armée Camerounaise a saisi un important arsenal militaire. Bien que cette perte soit très importante, elle reste bien moindre comparée aux deux précédentes.

Forte de ses victoires à Baga au Nigeria, la secte avait attaqué très tôt ce lundi Kolofata où un camp militaire Camerounais surplombe la ville. A la faveur de la brume, elle espérait prendre par surprise cette impressionnante armée Camerounaise, la tactique a finalement tourné en sa défaveur. Mais par mesure de sécurité les populations ont rejoint la ville de Maroua, capitale de cette province de l’extrême nord du Cameroun. Un témoin de cette scène parlant de la violence de ces combats déclare : « J'étais dans ma chambre et à 6h44, j'ai commencé à entendre des coups de feu [...] Finalement, ça a perduré et c'est devenu un brasier de tirs, terrible. On se demandait quand tout cela allait finir et qu'est-ce qui se passait. Finalement, j'ai appelé un peu partout, et on m'a dit que les Boko Haram étaient arrivés et qu'ils avaient attaqué la base militaire. Ils ont voulu pénétrer en ville, mais comme la base militaire est juste au-dessus de Kolofata, donc du côté nord, ils ont été stoppés net.

L’armée Camerounaise reste finalement seule apte à stopper la progression des islamistes. Si elle s’accordait au nom de la légitime défense préventive le droit de poursuivre les islamistes de Boko Haram dans leur retranchement du Nigeria, à coup sûr la secte retournerait dans l’oubli d’où elle a émergé en 2009. Puisque quoi qu’on dise, le Nigeria a perdu sa souveraineté sur certains de ses territoires et ce fait, suffit pour justifier une intervention armée du voisin Camerounais qui ne demande qu’à vivre tranquillement. AFPmag.

 

Boko Haram : les militaires camerounais en ont-ils vraiment ras-le-bol ?

14 janvier, 2015

Engagée au Nord du Cameroun contre les islamistes de la secte Nigériane Boko Haram, l’armée Camerounaise commence à se lasser de l’inaction du Nigeria face à la montée de Boko Haram et du silence qui au niveau international semble acclamer aujourd’hui le terrorisme pourtant si fustigé hier.

Bien que l’armée Camerounaise soit sortie victorieuse de toutes les attaques lancées par les islamistes de Boko Haram, le porte-parole de cette armée aurait déclaré au passage après la riposte Camerounaise qui a coûté la vie à 143 islamistes et un militaire Camerounais ce lundi 12 janvier 2015 : « On se sent très seul au front ». En fait ils auraient bien aimé que derrière les troupes des islamistes, l’armée Nigériane mène une campagne. Certains hauts responsables de l’armée Camerounaise parlent d’une attaque Nigériane dans les forêts de Sambissa, base arrière des islamistes. Hélas, le Nigeria a mieux à faire quand 2 000 de ces nationaux peuvent être tués en un seul jour. Le pays de Goodluck Jonathan n’a réagi que récemment, après les raids menés par les islamistes dans la ville de Baga, tuant cent cinquante islamistes.

Au Cameroun où les stratèges militaires n’évoquent pas l’idée d’une incursion de l’armée Camerounaise en terre Nigériane et notamment dans les forêts de Sambissa, seule option militaire adéquate pour stopper les islamistes, l’appel à l’international aurait été lancé. Didier Badjeck, porte-parole de l’armée Camerounaise aurait déclaré « On ne peut pas se cacher de dire qu’on se sent toujours très seul au front. Cela pèse. […] Je pense que, même au niveau international, il commence à y avoir une certaine gêne quant à l’implication même de cette communauté internationale. Nous œuvrons énormément pour les observations de maintien de la paix. En retour, on pourrait également bénéficier de ces attentions. Vous avez peut-être pu lire le message du chef de l’Etat adressé à la Nation. Il a dit que c’était un problème qui était global et qu’il fallait des solutions globales. Il faudrait donc peut-être que ces solutions se mettent déjà en place pour qu’on puisse nous soulager déjà d’un problème qui n’est pas le nôtre ».

Finalement la lassitude gagne-t-elle cette armée Camerounaise ? On ne saurait d’emblée le conclure. Mais l’énervement face à l’attitude du géant voisin nigérian visiblement ramolli par ses islamistes et l’attitude de spectateur d’un monde qui dévoile chaque jour l’un de ses mensonges historiques, voici ce qui dérange ces vaillants soldats Camerounais. AFPmag.

 

Boko Haram : le ministre de la défense Camerounaise permet au Tchad de mieux y voir.

15 janvier, 2015

En visite à N’djamena, le ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est exprimé ce mercredi 14 janvier 2015 avec le président Tchadien. Cette rencontre visait a rappelé au gouvernement tchadien ses responsabilités face aux islamistes de Boko Haram, qui semblent désormais contourner le Cameroun pour atteindre le voisin Tchadien.

Le gouvernement Tchadien qui devait envoyé des militaires à Baga dans le cadre de l’entente de Paris de mai 2014 ne l’a pas fait. La conséquence est là, Baga ville nigériane, est passé entre les mains des islamistes, semble t-il. Alors que  la progression des islamistes a été stoppée par les forces armées Camerounaises, elle pourrait se diriger désormais vers le Tchad. C’est dans ce contexte qu’Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la défense Camerounais s’est rendu à N’djamena pour rappeler ses responsabilité à Idriss Deby. 

A l’issue de cette rencontre, conscientes enfin des enjeux, les autorités tchadiennes ont publié un communiqué, lequel a fait l’objet d’une interprétation circonscrite par ceux qui conspirent contre la stabilité du Cameroun. Le communiqué précise que « Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés ». Il n’est donc pas question d’apporter une certaine aide au Cameroun qui a défendu ses frontières jusqu’à présent et qui n’est pas prêt de céder dans aucune de ses positions, mais d’une riposte tchadienne contre un ennemi qui, fuyant les combats contre l’armée Camerounaise, fait route aujourd’hui vers le Tchad.

Rappelons que la dernière attaque des islamistes à Kolofata, frontière entre le Cameroun et le Nigeria, le 12 janvier dernier, a coûté la vie à 143 islamistes et à un militaire Camerounais. Pendant ces échanges qui ont duré à peine cinq heures, en plus des victimes, le Cameroun s’est emparé des vieux fusils d’assaut de Boko Haram, d’un important matériel militaire quoique vétuste, preuve de plus que cette armée est largement au dessus de l’adversaire et de la note que les défaitistes occidentaux lui attribue. AFPmag.

Boko Haram: pourquoi le Tchad est finalement méfiant ?

16 janvier, 2015

Alors que les mille attaques des islamistes de Boko Haram se sont fracassées contre le rideau sécuritaire des forces armées Camerounaises, le Tchad, allié de la France dans la guerre au Mali, commence à se méfier de ces étranges terroristes Nigérians.

L’étonnement commençait à atteindre son comble face à l’attitude du Tchad qui, combattant activement au Nord du Mali aux côtés des forces armées françaises contre l’instauration d’un régime islamiste, arrive à laisser vivre à sa frontière sud les islamistes de Boko Haram. Avec le déplacement du ministre de la défense Camerounaise, Edgar Alain Mebe Ngo’o le 14 janvier dernier à N’djamena, l’attitude du pays d’Idriss Déby a complètement changé. Le Tchad semble désormais vouloir se préserver des attaques prochaines des islamistes contre ses positions sur les rives du Logone. Que s’est-il finalement passé pour que l’attitude Tchadienne change si brutalement ?

Un officier Camerounais sous anonymat a déclaré au représentant local d’Afrique Progrès Magazine que « les attaques de Boko Haram ayant croisé une riposte Camerounaise vive et impénétrable, les islamistes commencent aujourd’hui à se tourner vers le Tchad (…) Mais la riposte Tchadienne pourrait les confiner définitivement dans les forêts de Sambissa et les obliger à poursuivre leur campagne au Nigeria en faisant de temps en temps des tentatives d’incursion dans les Etats voisins». Ce propos qui justifie mieux le revirement opéré par N’djamena depuis quelques heures, montre quelque part que lorsque les trois pays prendraient les islamistes dans un mouvement en tenaille, la secte que certains médias de déstabilisation louent depuis quelques jours, sera définitivement effacée.

Mais en attendant la rencontre du 20 janvier 2015 entre le Nigeria, le Tchad, le Bénin et le Cameroun, laquelle pourrait déterminer bientôt les axes prioritaires de cette campagne internationale africaine contre Boko Haram, le Tchad a doublé de vigilance sur toute la côte du Logone (200km) pour se préserver enfin de celui qui semblait destiné à la déstabilisation du voisin Camerounais. Reste à savoir si cette rencontre, si importante pour le retour au calme, ne verra pas la présence d’un ennemi de la paix dans cette région. AFPmag.

 

Contre Boko Haram Idriss Déby est finalement l’ambassadeur.

18 janvier, 2015

Alors que Idriss Déby a lui-même assuré la descente de ses troupes à la frontière avec le Nigeria pour lutter contre Boko Haram, le chef d’Etat Tchadien appelle les pays africains aujourd’hui à se donner la main afin d’éradiquer la menace des islamistes dans cette région du lac Tchad.

Une fois ses troupes postées à la frontière sous son égide, Idriss Déby qu’on allait accuser de je-m’en—foutisme dans le combat contre les islamistes de Boko Haram, s’est aujourd’hui investi dans le rôle d’ambassadeur des pays en guerre contre la secte Nigériane. Le chef d’Etat Tchadien a appelé les pays du CAC, communauté de l’Afrique centrale et tous les pays africains à faire bloc pour effacer la menace islamiste dans cette partie sud du Nigeria.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes indifférents à ce qui se passe, parce que nous sommes concernés directement et parce que nous estimons que le Cameroun ne doit pas faire face seul à cette nébuleuse. J’ai lancé aussi un appel aux pays de la CAC, (Communauté de l’Afrique centrale, NDLR) et à tous les pays du continent africain afin qu’ils viennent avec nous pour former une large coalition pour faire face à cette nébuleuse Boko Haram et montrer ainsi à la face du monde que l’Afrique est capable de résoudre ses problèmes » a-t-il déclaré.

Donc l’entrée du Tchad en guerre aujourd’hui est en partie liée au souci de montrer au monde que l’Afrique peut régler ses crises sans nul besoin d’une intervention militaire internationale. Avec ce propos il est sûr que des interventions comme celle qui a décousu la Libye et en fait la nouvelle Somalie ne seront plus jamais tolérées en Afrique. La position tchadienne semble pourtant ne pas suffire aux responsables des Nations Unies. Au cours de son voyage au Nigeria le 16 janvier 2015, Leila Zerrougui, sous-secrétaire général de l'ONU demandait une « réponse régionale » mais aussi internationale.  Sauf que dans cette région du monde personne ne veut entendre parler des réponses internationales. Ces réponses ont trahi par  leurs allures de vengeance camorréenne en Libye où elles semblent avoir signé la somalisation d’une nation qui polémiquait simplement avec son dirigeant.

Au Tchad les populations ont salué le départ de leurs 2 000 soldats par un mouvement de soutien.  « Nous, populations de Ndjamena, apportons notre soutien total aux forces de défense et de sécurité, les encourageons à faire preuve de courage et de détermination dans ce nouveau combat pour la paix et la sécurité dans le bassin du lac Tchad, comme elles l’ont démontré dans le septentrion malien ». Tout est en train de se mettre en ordre pour prendre Boko Haram en tenaille. Fasse le ciel que la détermination politique de tous ses leaders régionaux soit dénuée de toute manigance signée occident. AFPmag.

 

Des bilans divergents après une attaque des islamistes au Nord du cameroun.

19 janvier, 2015

Alors que les islamistes de la secte Nigériane ont attaqué au Nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, les bilans de leur rapt divergent fortement.

Dimanche 18 janvier 2015 les islamistes de la secte nigériane ont attaqué au nord du Cameroun, dans une région proche de Kolofata, le dernier théâtre de l’incursion qui a coûté la vie lundi 12 janvier à 143 de leurs hommes et à un militaire Camerounais. A l’issue de cette campagne certains parlent de la libération de 24 otages islamistes que le Cameroun retenait à l’issue des derniers affrontements, d’autres de 60 personnes enlevées, d’autres de 50 enfants, certains autres de 80 personnes femmes et enfants y compris. Sur la question du nombre de morts toute la presse n’est pas toujours unanime. « L’attaque a fait des morts », « plusieurs personnes ont été tuées », « trois morts », chacune y va comme elle l’entend. Le comble reste ces sources non citées qui rapportent des faits qu’elles n’ont certainement pas vécus.

Face à cette cacophonie blâmable des médias sur des faits qu’il serait utile de rapporter exactement, on retient que Boko Haram a opéré à Tourou dans l’arrondissement de Mokolo (province de l’extrême Nord du Cameroun) et que certaines personnes n’ont pas répondu présentes à l’appel à l’issue de cette menée. Retenons aussi que les forces armées camerounaises ont lancé hier une excursion contre la secte.  Mais en attendant l’issue de cette mission commando de l’armée Camerounaise, signalons l’entrée en guerre du Tchad à partir de ce lundi 19 janvier 2015 dans le combat contre les islamistes.

Le Tchad qui doit veiller sur ses frontières aujourd’hui menacées et sur l’intégrité du Cameroun où il a d’énormes intérêts économiques a envoyé un contingent de 400 voitures militaires, des avions de combat et 2 000 hommes pour appuyer l’armée Camerounaise dans la défense de cette région du lac Tchad. Avec l’arrivée de ces patrouilles tchadiennes, une menée conjointe avec les forces de défense Camerounaises en territoire nigérian est envisageable dans les jours qui viennent. Puisque sans une attaque dans les repères nigérians des islamistes, cette guerre est loin de connaître un terme et de pareilles incursions seront toujours perpétrées. AFPmag.