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Congo RDC : une fin d’année dans le sang

03 janvier, 2018

Au moins huit personnes ont été tuées par les balles des forces de l’ordre au cours d’une manifestation organisée par les évêques le 31 décembre dernier. Pour ces derniers il était question de rappeler au président Kabila les engagements pris dans le cadre de l’accord de la Saint-Sylvestre

La détermination des congolais contre la loi électorale en discussion au sénat cause des morts civiles à Kinshasa

20 janvier, 2015

Après le parlement où la loi électorale à été votée samedi 17 janvier 2015 par une large majorité des députés, c’était autour du Sénat ce lundi 19 janvier de se pencher sur le texte tant contesté. Au cours de cette instance, les manifestants qui n’ont plus visiblement confiance en leurs représentants, ont été vivement matés par les forces de l’ordre. Les chiffres sur le nombre de victimes reste malheureusement discutés entre le régime en place et les partis d’opposition.

Si la réclamation reste possible en République Démocratique du Congo aujourd’hui, elle le reste pour certains aspects et pour d’autres pas. Les manifestants venus dire leur désaccord ce lundi 19 janvier 2015 alors que les sénateurs se penchaient sur la nouvelle loi électorale très controversée, l’auront appris à leur dépend.  Craignant le vote au sénat après celui du parlement, les congolais sont sortis dans la rue pour stopper le vote de cette loi qui vise à permettre à Joseph Kabila de se maintenir infiniment après la fin de son mandat l’année 2016 à venir.

Pour calmer ces manifestants, la police qui visiblement avait ordre d’ouvrir le feu, à tiré à balle réelle sur la foule, faisant un minimum de quatre morts selon Lambert Mende, porte-parole de ce gouvernement congolais. L’homme parle de quatre morts donc deux policiers et deux civils qui se livraient au pillage. Les partis d’opposition sous l’égide de Vital Kamerhe, le chef de file, évoquent quant à eux un nombre de 13 morts, tous tombés sous les balles d’une police fortement obéissante. Ils affirment être ne possession des enregistrements de ces scènes de violence.  Cette thèse de l’opposition a reçu le soutien de Paul Nsapu, le secrétaire général de FIDH section Afrique, lequel parle de 14 morts et incrimine directement le régime de Kabila. « Le personnel soignant nous a informés, chiffres à l’appui, et nous avons des images, des photos sont là (…) Le régime a tué. Le régime a déployé un dispositif vraiment disproportionné » a-t-il déclaré.

A l’issue de ces crimes que le régime Kabila tente de dissimuler le nombre en interdisant l’accès à la morgue aux journalistes et à toute organisation susceptible de rapporter la vérité, la police a procédé à l’interpellation d’une quinzaine de manifestants. La loi quant à elle, reste encore dans les discussions au sénat et risque certainement d’être votée si ces manifestants s’arrêtent à ce round de ce combat si indispensable pour l’avenir de la nation congolaise. AFPmag. 

 

Gabon : Deux arrestations qui font polémique.

19 avril, 2015
Le ministre gabonais de l'intérieur, Guy Bertrand Mapangou
Le ministre gabonais de l'intérieur, Guy Bertrand Mapangou

 

A l’annonce du décès d’André Mba Obame le 12 avril dernier, les gabonais étaient descendus dans les rues de Libreville pour châtier le coupable. Les manifestants avaient mis le feu au bâtiment abritant les services diplomatiques du Bénin, mais contre toute attente, c’est Annie Lea Meye et Georgette Toussaint qui viennent d’être interpellée dans le cadre de cette enquête, des arrestations qui font polémique depuis quelques heures.

Décédé au Cameroun le 12 avril dernier, André Mba Obame, qui attisait encore les passions au sein de ce peuple gabonais, avait déchaîné l’euphorie à travers les rues de la capitale gabonaise. Plusieurs manifestants s’étaient dirigés vers les locaux de la mission diplomatique béninoise à Libreville, mettant le feu au bâtiment.

Burundi : Pour un troisième mandat de Nkurunziza la justice est d’accord.

20 avril, 2015

Au Burundi où l’on manifestait vendredi dernier contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, le week-end était spécial pour la juridiction de Bujumbura. Après l’audition de quelques 106 personnes, les inculpations pour « participation à un mouvement insurrectionnel » ont touché 65 d’entre elles tandis que 41 autres ont été relaxées. Ce sont donc plusieurs irrégularités qui ont pu être notées dans cette procédure, laissant voir un soutien indéfectible de la justice au président de la république.

Au Burundi où le président Nkurunziza fait un vrai forcing pour un troisième mandat, les manifestants qui prônent le respect strict des dispositions constitutionnelles ont quant à eux payé le prix de leur velléité. Sur les 106 manifestants contre un nouveau mandat du chef de l’Etat arrêtés vendredi dernier, 65 ont été inculpés après une enquête lapidaire et une vraie procédure de référé.

Egypte : Condamnation de Mohamed Morsi.

22 avril, 2015
Mohamed Morsi au tribunal
Le président égyptien destitué Mohamed Morsi dans un tribunal du Caire.

Mohamed Morsi l’homme providentiel des révolutionnaires égyptiens de l'année 2012, porté à la tête de l’Etat avant d’en descendre précipité par le Maréchal Sissi treize mois plus tard, a été condamné ce mardi 21 avril 2015 par un tribunal du Caire à 20 ans de prison. En cause, l’homme serait mêlé à des arrestations et aux actes de torture sur des manifestants contre son mandat. Quoique considérable, cette condamnation a été en deçà des espérances de certains qui appellent à la peine de mort.

Finalement Mohamed Morsi, le chef d’Etat providentiel de la révolution égyptienne sera derrière les barreaux pendant les vingt années à venir. Sa condamnation a été décidée ce mardi 21 avril 2015 par un tribunal du Caire.

Burundi: 6 morts dans une menée policière contre des manifestants anti-troisième mandat.

02 juillet, 2015
Un policier tire sur les manifestants anti-troisième mandat dans le quartier de Mutakura, le 2 juin 2015
Un policier tire sur les manifestants anti-troisième mandat dans le quartier de Mutakura, le 2 juin 2015

La fête d’indépendance au Burundi a été célébrée ce 1er juillet avec le chant des kalachnikovs. Dans le quartier périphérique de Mutakura, l’un des fiefs de la contestation contre un troisième mandat, les forces de police qui auraient été informées de l’existence d’une cache d’armes, se sont affrontées pendant des heures à un groupe. Bilan : six morts, dont un père et ses deux enfants dans une maison.

Depuis quelques semaines, les manifestants anti-troisième mandat au Burundi, ont opté pour la lutte armée. Kalachnikovs, grenades, certains sont armés aujourd’hui et n’hésitent pas à affronter les forces gouvernementales acquises à la cause du président Pierre Nkurunziza. Alors que la police avait été informée de l’existence d’une cache d’armes dans le quartier périphérique de Mutakura, elle s’est rendue sur place. Selon ses déclarations, elles auraient été prises d’assaut par les assaillants. Pendant des heures, les échanges de tirs entre forces de police et manifestants, ont obligé le quartier à rester dans les maisons.

Mali: L’ONU reconnaît la responsabilité de la MINUSMA dans la mort de trois maliens.

03 avril, 2015
Patrouille d'une unité de police de la MINUSMA à Gao, Mali
Patrouille d'une unité de police de la MINUSMA à Gao, Mali

 

L’ONU vient de reconnaître l’assassinat de trois maliens par ses casques bleus qui opèrent depuis juillet 2013 à Gao sous le mandat de la Minusma. En s’excusant auprès des familles des victimes, Ban Ki-moon, a promis que les responsables de ces actes devront assumer la responsabilité qui en découle.

Le 27 janvier dernier, la Minusma avait fait trois morts dans les rangs des manifestants qui tentaient de prendre d’assaut sa base de Gao. Ces manifestants estimaient que la Minusma, en signant avec la coordination des groupes armés un accord allait au-delà de sa mission. A la suite de ce crime, l’ONU avait diligenté une enquête pour établir dans les détails les faits qui venaient ternir sa réputation.

 

Des manifestants s'en prennent à un poste de la Minusma, à Gao, mardi 27 janvier 2015.
Des manifestants s'en prennent à un poste de la Minusma, à Gao, mardi 27 janvier 2015. Les casques bleus sont accusés d'avoir tiré sur la foule, tuant trois personnes.

 

Alors que les conclusions du rapport rendu récemment confirment que le corps onusien en mission pour le retour de la paix au Mali depuis le mois de juillet 2013 a fait un usage abusif de la force, Ban Ki-moon, a présenté les excuses aux familles des victimes. Le secrétaire général des Nations unies a promis que les auteurs de cet assassinat seront « tenus entièrement responsables de leurs actions ». Puisqu’en en droit comme dans la vie, l’équilibre entre l’attaque et la riposte est ce qui concède à un acte la couverture de la légitime défense. Or en l’espèce les manifestants n’avaient que des pierres et donc rien n’explique qu’on tire sur eux au point de tuer trois d’entre eux et de faire quatre blessés. Onesiphore Nembe. AFPmag. 

Mali: La MINUSMA tire sur des manifestants et fait des morts civils

28 janvier, 2015

A Gao où la contestation contre la présence de la Minusma qui prendrait des décisions sans consulter les autorités locales a mis des foules en branle ce mardi 27 janvier, on apprend que trois personnes ont été tuées par ces forces onusiennes.

C’est un fait bien regrettable que les soldats de la force onusienne qui doivent veiller sur les populations des ces localités du Nord mali en crise sécuritaire, se retrouvent à tirer à balles réels sur elles et arrivent à faire des morts. En fait au cours d’une marche de contestation contre la présence de la Minusma sur le sol malien, certains manifestants ont été tués par les soldats de l’ONU. Au sujet de cette manifestation qui a tourné au carnage, Olivier Salgado, porte-parole de la Mission onusienne, déclare que « nous recevions, à leur demande (les manifestants), les délégués de la manifestation dans le camp de la Minusma, une foule s’est amassée autour du camp, aux environs de 10h. Après avoir jeté pierres et coktails molotov, des manifestants ont alors tenté de pénétrer dans le camp et c’est à ce moment que la police des Nations unies a utilisé des gaz lacrymogènes et effectué des tirs de sommation pour disperser la foule et l’empêcher de pénétrer dans le camp. ».

Le porte-parole de cette mission onusienne parle de tirs de sommation pourtant la direction de l’hôpital où ces cadavres ont été acheminés confirme qu’ils ont été tués par balles. Cette même direction déclare que de nombreux blessés ont afflué dans leurs locaux et des cas de personnes victimes des gaz lacrymogènes ont été enregistrées. Boutiques, lycées où les cours ont été suspendus et les enfants retenus par leurs enseignants, bureaux, c’est toute la ville de Gao qui a été paralysée ce mardi 27 janvier.

Après cette manifestation qui a coûté la vie à trois personnes selon nos confrères de malijet, la Minusma qui ne quittera peut-être pas le territoire malien à cause de cette bavure, voudra-t-elle au moins se soumettre à la volonté du peuple qui s’oppose à un accord entre la Minusma et les groupes rebelles sur la création d’un secteur démilitarisé ?  Rien n’est désormais sûr avec ces soldats de l’ONU qui, envoyés pour ramener la paix, sont prêts à faire la guerre à des civils qui ne demandent qu’à voir leur point de vue pris en compte dans la prise des décisions qui les entament directement. AFPmag.