All for Joomla All for Webmasters
 

RCA - ONU : L’ONU suspend les Policiers Burundais accusés d’exactions

04 juin, 2016

Les Nations Unies ne renouvelleront pas le mandat des policiers burundais de la Mission de l'Onu en Centrafrique (Minusca) ; c’est ce que ressort de l’annonce faite ce Vendredi par l’ONU à New York. Cette sanction fait suite aux nombreuses.

Côte d'Ivoire: bientôt l’indemnisation de 316954 victimes d'exactions

21 avril, 2016

Mardi 19 avril la commission nationale pour la réconciliation et l'indemnisation des victimes (CONARIV) a remis une liste de 316 954 noms au président Alassane Ouattara. Il s’agit des victimes d’exactions à l’échelle nationale entre 1990 et 2011.

RCA: il n’y a pas eu génocide.

12 janvier, 2015

La mission onusienne en charge d’enquêter sur les exactions commises en République Centrafricaine ces deux dernières années, dans son rapport, estime que c’est de crimes contre l’humanité qu’il s’agit et non d’un génocide. Le rapport fait état d’un nombre de morts compris entre trois et six mille morts.

La commission onusienne en charge d’élucider les crimes et les exactions commis en république centrafricaine, dans son rapport définitif, tient pour responsable les deux principaux groupes rivaux de cette lutte armée interconfessionnelle : la Seleka et les Anti-balaka. Dans ce rapport de 27 pages, les auteurs mentionnent « La Seleka et les anti-balaka sont responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ». Cette accusation qui porte sur les trois à six mille morts enregistrés ces deux dernières années est moins lourde que ce qu’on espérait. Puisque certains estimaient qu’un génocide avait été commis en RCA ; une affirmation fausse à en croire le rapport.

La commission qui désapprouve l’idée qu’un génocide ait été commis, tire cependant la sonnette d’alarme en avouant qu’« il n'est pas certain qu'un génocide pourra être évité à l'avenir ». C’est dire que des mesures doivent être prises rapidement en vue de mettre un terme au staccato des mitraillettes en Centrafrique. Du reste les informations de ce rapport pourront être évoquées pour traduire les auteurs de ces crimes devant la cour pénale internationale qui travaille sur ce dossier depuis quelques temps. AFPmag.

 

RDC: La Monusco demande le remplacement du général Mandevu à la tête des troupes qui luttent contre le FDLR.

01 février, 2015

Le général Mandevu sur qui le président congolais a placé sa confiance pour mener les opérations militaires contre les rebelles du FDLR, vient d’être indexé par la Monusco. La mission militaire onusienne au Congo RDC demande que le général soit remplacé à la tête des opérations à cause de graves violations aux droits de l’homme que ses unités auraient commises entre 2010-2011.

 

Le général Mandevu (au fond à gauche) lors d'une rencontre avec des représentants de la MONUSCO en septembre 2014 à Kalemie (Katanga, Sud-Est de la RDC). © Crédits photo : Club UNESCO Kalemie

 

Nommé à la tête des troupes qui luttent en ce moment contre les FDLR dans l’Est du Congo le dimanche 25 janvier, le général Bruno Mandevu, pourrait être remplacé par un général moins coupable que lui. En cause, les troupes que conduisait ce général sur qui Kinshasa a placé une nouvelle fois sa confiance, se seraient rendues coupables de plusieurs actes de violation aux droits humains. Cette fois-ci, ce ne sont pas les instances de défense des droits de l’homme qui sont montées au créneau pour dénoncer les violations, mais la Monusco. Elle a fait savoir au gouvernement congolais qu’elle désapprouvait la nomination de Bruno Mandevu et que son remplacement était urgent. Curieusement, sous anonymat, l’un des dirigeants de cette unité onusienne a confié que Kinshasa allait rectifier le tir, comme si la Monusco disposait aujourd’hui d’une certaine mainmise sur les autorités de Kinshasa que nous croyions souveraine sur le territoire national congolais.  

On rappelle que les forces armées congolaises sont allées au front contre les quelques 2 500-3 000 hommes des forces démocratiques de libération du Rwanda. Pour cette campagne contre ces rebelles qui hantent la région Est du Congo, contre toute attente, la Monusco n’a pas été conviée. Même si elle a déclaré par la suite restée bien disposée à apporter le soutien logistique à ces forces armées congolaises, entre les deux camps, le floue semble bien jeté. Mais ces autorités assurent cependant ne pas exiger le remplacement du général contre leur soutien logistique.

Les exactions dont on accuse les troupes que le général a conduites, auraient été perpétrées  à l’endroit des rebelles Ougandais du LRA, un fait qui pose le vieux problème de l’humanité des rebelles si inhumains souvent. Est-il tant injuste pour les militaires qui meurent sous les balles des rebelles après le peuple qui est pillé et tué par ces mêmes rebelles, de les tuer quand une occasion se montre finalement? AFPmag.

 

Nigeria: Buhari a supplié, Obama est resté très dur, Boko Haram a gagné

24 juillet, 2015
Le président du Nigéria Muhammadu Buhari a été reçu par son homologue Barack Obama à la Maison Blanche le 20 juillet 2015

 

En visite aux Etats-Unis pour quatre jours, Muhammadu Buhari espérait que la superpuissance militaire américaine volerait à son secours avec de l’armement pour faire face à Boko Haram, hélas, il n’en est pas question. Washington qui est à froid avec Abuja depuis plus d’une année, a refusé de céder à la demande du chef de l’Etat nigérian, ce qui aurait participé à réchauffer les liens sans que le Nigeria ait payé le prix pour s’être insurgé contre les Etats-Unis.

Courrier du pape François aux évêques nigérians exposés aux exactions de Boko Haram

18 mars, 2015

 

Le président du Nigeria Goodluck Jonathan accompagné de sa femme, la première dame Patience Jonathan et le pape François (au milieu) lors d'une visite au Vatican en mai 2014

 

Il ne s’agit pas de la lettre de Paul aux éphésiens, mais de quelque chose comme çà. Le pape François, chef de l’église catholique romaine, dans une lettre adressée aux évêques de l’église qui sont au Nigeria, les exhorte à la « persévérance » et à poursuivre la mission qu’ils se sont choisie, « sans découragement ».

C’est en chef de l’église que le pape François 1er, s’est exprimé dans un courrier adressé à ses évêques qui sont au Nigeria et qui vivent aujourd’hui sous la menace des islamistes de Boko Haram. Le père de l’église catholique romaine exhorte ses évêques à « marcher sur la voie de la paix, et d’avancer dans la « persévérance et sans découragement ». Si le saint père revient sur les difficultés de cette église catholique au Nigeria et sur les difficultés rencontrées par les autres chrétiens et musulmans sur ce territoire nigérian, c’est bien dans l’optique de condamner ces exactions accomplies selon une prétendue ordonnance divine.  

Les islamistes de Boko Haram ont brûlé des centaines de lieux d’adoration dans le pays et ce fait le pape le condamne sans ambages. Pour finir le chef de l’église  catholique appelle les chrétiens à œuvrer en faveur de la paix et de la réconciliation par la « culture de la rencontre ». AFPmag. 

Cliquez ici pour lire l'intégralité de la lettre adressée par le pape François aux évêques du Nigéria.

RCA: Les anti-balaka passent au kidnapping pour libérer le général Andjilo.

20 janvier, 2015

En République Centrafricaine où Ngaïbona Rodrigue, alias général Andjilo, un chef anti-balaka accusé pour des crimes et d’autres exactions graves, a été arrêté samedi 17 janvier 2015 par les troupes Camerounaises de la Minusca, les conséquences n’ont pas tardé. Les proches du général ont procédé à l’enlèvement d’une ressortissante française et d’un autre individu ce lundi 19 janvier 2015 à 9h.

Après d’intenses combats samedi dernier, Ngaïbona Rodrigue, alias général Andjilo a été arrêté par les troupes Camerounaises de la Minusca dans la localité de Bouca. Depuis, la libération du puissant général est devenue une obsession pour ses proches. Ce lundi 19 janvier 2015, les proches du chef de guerre accusé de crimes, de détention illégale d’armes de guerre, de pillages, sont passés au kidnapping pour exiger sa libération.

Une ressortissante française et un autre individu, d’origine centrafricaine probablement, ont donc été visés par cet enlèvement. Les deux travaillent pour Codis, une ONG médicale Catholique. La scène s’est déroulée à Bangui aux alentours de 9h ce lundi. Quatre hommes en armes se dressent devant le véhicule de l’ONG et forcent le chauffeur à s’arrêter. L’un d’entre eux, le frère spiritain Elkanna, pour des motifs non encore élucidés, est renvoyé, tandis que les quatre hommes embarquent les deux autres en direction de Boy-Babe un quartier de Bangui, devenu le repère des anti-balaka. Depuis cette minute les hommes du général demandent sa libération contre celle des otages.

Les négociations se sont ouvertes hier sous l’égide de l’archevêché et devraient en principe se poursuivre aujourd’hui. Toutefois cette situation d’impasse, entre d’un côté deux religieux et de l’autre un bandit qu’il serait impensable de remettre en liberté, déterminera ce qui compte le plus dans cette guerre contre les groupes armés qui sévissent en République Centrafricaine. AFPmag.