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Selon les experts, l’Afrique peut profiter de la situation actuelle en mettant sur pied des politiques adaptées au contexte. Selon les experts, l’Afrique peut profiter de la situation actuelle en mettant sur pied des politiques adaptées au contexte.

COP22 : Le réchauffement climatique constitue un atout pour l’Afrique Spécial

Pollueur à seulement 4% des émissions globales dans le monde, l’Afrique subit pourtant de plein fouet les ravages du réchauffement climatique. La poussée du Sahara dans la partie ouest africaine, du Kalahari dans la partie australe, ou encore l’érosion au niveau du littoral, menacé par la montée des eaux, voici autant de dégâts observables d’entrée de jeu et qui constituent des raisons de s’inquiéter. Mais de l’avis des experts, il s’agit bien là d’atouts importants, pouvant permettre au continent de se positionner.

Face au stress hydrique dans la région sahélienne ainsi que dans d’autres parties du continent africain, les femmes ont 14% de risques de plus que les hommes de souffrir des causes du réchauffement climatique. Difficultés dans l’accomplissement des tâches ménagères, agriculture quasi-impossible dans les conditions pluviométriques actuelles. Il est à noter que quelques décennies plus tôt, cette région sahélienne comptait 5 mois de précipitations par an, des chiffres qui ont régressé largement. Certaines régions aujourd’hui ont deux mois de précipitations par an.

Dans ces conditions la jeunesse est aussi aux premières loges des personnes affectées. Ils sont nombreux aujourd’hui, faute d’occupation dans le secteur agricole, autrefois poumon d’une économie de rente dans cette région sahélienne, à se lancer dans l’immigration clandestine. Pire encore, certains n’hésitent pas à faire le choix de rallier les groupes terroristes ou le grand banditisme. C’est la triste réalité hélas !

Le scénario sur la côte africaine n’est pas plus agréable à en croire les propos de Justin Ahanhanzo lors de la conférence débat donnée au stand de l’Unesco à la COP 22 ce mercredi 16 novembre. Selon le chargé de liaison régionale section des politiques marines et de la coordination régionale au sein de l’Unesco, bien que menacé, l’océan reste pour l’Afrique « un instrument pour lutter contre les famines et un atout géopolitique important ». Le béninois avance l’idée que l’Afrique peut profiter de la situation actuelle en mettant sur pied des politiques adaptées au contexte. 

 

Appel à la mise en place d’une nouvelle agriculture en Afrique

Justin Ahanhanzo appelle au lancement d’une nouvelle agriculture laquelle pourrait s’appuyer sur la Télé-irrigation, méthode d’irrigation mise en place par l’ingénieur nigérien Abdou Maman Kané. Grâce à ce système l’arrosage deviendra moins fastidieux et pilotable à distance. La télé-irrigation, commercialisée depuis 2013, devrait aussi permettre l’arrosage de vastes étendues. La mobilisation des ressources hydrauliques reste à imaginer dans ce contexte.

D’autres actions peuvent être menées dans le contexte actuel du réchauffement climatique en vue de permettre l’assouplissement de la condition de vie des populations, tant rurales que celles résidant dans les aires urbaines. Il s’agit de l’introduction de l’usage de l’énergie solaire à tous les niveaux dans la société, un fait qui devrait diminuer la consommation de bois et délester les tâches ménagères pour les femmes.

In fine, s’il y’a un continent où tout est encore à faire, c’est bien l’Afrique. Dans ce sens le continent peut facilement prendre la tête du peloton et impulser une nouvelle dynamique à l’échelle mondiale, cela grâce à l’acquisition des technologies solaires, éoliennes et surtout à la mise en place d’une agriculture consciente des changements climatiques. Il faudra bien entendu adapter le tout aux spécificités africaines. Afrique Progrès Magazine

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