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Luc-Adolphe Tiao Luc-Adolphe Tiao

Burkina : l'ex-Premier ministre de Blaise Compaoré inculpé pour assassinat, coups et blessures volontaires Spécial

L’ancien premier ministre burkinabé, Luc-Adolphe Tiao, a été arrêté vendredi dernier et mis en arrêt dans la maison de détention de Ouagadougou. Rentré mardi dernier pour être entendu dans le cadre de l'enquête sur les victimes de l'insurrection populaire d'octobre 2014, il a été inculpé pour « assassinat ».

L’époque Compaoré n’est pas encore oubliée, même si le Burkina Faso a fait peau neuve au sommet de l’Etat et ouvert une nouvelle page de son histoire. Luc-Adolphe Tiao, le dernier premier ministre du président Blaise Compaoré aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire vient d’être inculpé ce vendredi pour des faits qui remontent à l’année 2014. Au milieu de l’insurrection qui avait forcé le chef d’Etat à prendre le chemin de l’exil, l’ancien premier ministre s’était rendu coupable d’actes criminels. D’après le procureur de la Haute cour de justice, « Il a été inculpé d'assassinat, de coups et blessures volontaires et de complicité de tous ces actes-là ».

Outre ces motifs Luc-Adolphe Tiao est aussi poursuivi pour une réquisition qu’il aurait signée à la veille des manifestations contre la révision constitutionnelle, laquelle autorisait l’usage de la force aux forces de sécurité. Cette réquisition lève toute responsabilité des forces de sécurité qui peuvent arguer avoir appliqué des ordres. L’ancien premier ministre n’est du reste pas le premier membre du régime Compaoré à comparaître dans le cadre de cette affaire. Six autres ministres du régime Compaoré avaient été interpellés avant d’être remis en liberté faute de motif d’inculpation.

Selon le bilan officiel, 33 personnes avaient perdu la vie au cours de cette insurrection commencé fin octobre. Le gouvernement d’alors avait été mis en cause et devait un jour ou l’autre répondre pour l’ensemble des victimes. Sauf que depuis lors le président Compaoré s’était exilé ainsi que de nombreuses autres personnalités dont l'ex-Premier ministre.

Des mécontents après cette mise aux arrêts

Juliette Bonkoungou, membre du Haut conseil du CDP a salué le courage de l’ancien premier ministre qui n’a opposé aucune résistance quant à l’idée de se présenter devant la justice de son pays. Elle s’est dite toutefois attristée pour cette mise en détention et appelé au respect des « règles nationales et internationales en matière de procédure et de justice ». Afrique Progrès Magazine

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