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Légende photo : Des policiers municipaux sur une plage de Marseille, le 6 juillet 2016. Légende photo : Des policiers municipaux sur une plage de Marseille, le 6 juillet 2016. (photo Eric Gaillard/ REUTERS)

INTERDICTION DU BURKINI : Amnesty International se positionne Spécial

+++ L’interdiction du burkini sur des plages françaises suscite un intense débat presque un peu partout dans le monde. L’antenne d’Amnesty International en France réagit le 25 août 2016.

Le communiqué de cet ONG de défense des droits de l’homme intervient au moment où l’affaire passe au Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative de France. Car suite à l’arrêt anti-burkini du 5 août de la ville de Villeneuve-Loubet validé le 18 août par le tribunal de Nice, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) ont saisi le Conseil d’Etat.

Ces deux entités considèrent l’acte comme contraire à la liberté de conscience, à la liberté de se vêtir et à la liberté d’aller et venir. Jusqu’au 25 août 2016, date d’examen de l’affaire au Conseil d’Etat, 26 communes de France ont pris un arrêté similaire de celle de Villeneuve-Loubet.

Pour Amnesty International, ces arrêts sont des mesures discriminatoires et violent les droits des femmes du fait que les arguments avancés pour justifier leur adoption sont tous basés sur des stéréotypes négatifs attachés à une minorité déjà stigmatisée. De plus que leur application entraîne un traitement dégradant pour les femmes et les filles musulmanes.

Le communiqué précise que cette requête au Conseil d’Etat « offre à la justice française d’annuler une interdiction discriminatoire qui se fonde sur, et qui nourrit, des préjugés et l'intolérance » « Le fait de ne pas annuler l'interdiction du burkini représenterait une occasion manquée de mettre un terme aux atteintes aux libertés d'expression et de religion des femmes et à leur droit de ne pas subir une discrimination »

Les avocats de la LDH et du CCIF ont fait savoir que ces interdictions du burkini ne contribuent en rien à renforcer la sécurité publique mais font beaucoup pour favoriser une humiliation publique. Une femme musulmane vient en effet d’être sommée publiquement le 24 août 2016, par des policiers de retirer son vêtement sur une des plages françaises.

Amnesty International lance ainsi un appel clair aux autorités françaises. Comme quoi si ces derniers sont déterminés à protéger la liberté d’expression et les droits des femmes, « ces interdictions abusives seraient immédiatement et inconditionnellement suspendues »

James RAMAROSAONA
(Paris, 25/08/2016)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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